27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 13:05
Mozambique: la moitié des éléphants décimés en cinq ans

 

 

Le nombre d’éléphants a été divisé par deux en cinq ans au Mozambique, chutant de 20.000 à près de 10.000, à cause du braconnage pour l’ivoire, selon un comptage de l’ONG américaine Wildlife Conservation Society (WCS).

 

« Le dernier comptage montre une baisse dramatique de 48 % du nombre d’éléphants dans les cinq dernières années, passant de 20.000 à 10.300 éléphants. Cette baisse est due au braconnage effréné qui vise les populations d’éléphants les plus importantes », a affirmé WCS dans un communiqué envoyé mardi à l’AFP.

Sur l’ensemble du continent africain, on estime à 30.000 le nombre d’éléphants illégalement abattus chaque année pour alimenter le commerce d’ivoire, essentiellement à destination de la Chine et d’autres pays d’Asie.

 

Il reste 470.000 éléphants d’Afrique sauvages, selon un comptage de l’ONG Elephants Without Borders (EWB), contre 550.000 en 2006.

Mené par WCS pour le compte du gouvernement, le comptage des éléphants du Mozambique a été réalisé par avion sur un échantillon de 10 % du territoire, à partir duquel les chiffres ont été extrapolés.

 

« 95 % des éléphants décimés l’ont été dans la partie nord du Mozambique, où la population d’éléphants est passée de 15.400 à 6.100 individus », précise WCS dans son communiqué. La réserve de Niassa, qui jouxte la frontière tanzanienne et abritait jusque-là près de 70 % des éléphants au Mozambique, est particulièrement touchée.

Ces chiffres s’expliquent par la venue en masse de braconniers tanzaniens, alors que la population d’éléphants en Tanzanie a été décimée à échelle industrielle et qu’il en reste très peu, d’après Alastair Nelson, le directeur de WCS au Mozambique, dont l’organisation administre la réserve de Niassa.

 

« Le principal problème est celui de la gouvernance. Le nord du pays a toujours été reclus et peu gouvernable, avec de forts niveaux de corruption. Certains policiers et douaniers se laissent facilement acheter, d’autres louent même leurs armes aux braconniers », a t-il expliqué à l’AFP. Dans l’est du pays, les braconniers mozambicains passent également la frontière sud-africaine pour abattre les rhinocéros du célèbre parc Kruger.

 

Maputo a pourtant tardé à se lancer dans la lutte contre le braconnage. Sous la pression internationale, le pays a adopté en juin 2014 une nouvelle loi sur la biodiversité qui criminalise l’abattage d’animaux protégés. Avant cela, les braconniers s’en sortaient avec une simple amende pour port d’arme illégal.

Depuis, des braconniers ont été arrêtés puis jugés, mais également des agents de police et des douaniers. « En avril/mai 2015, la nouvelle police environnementale a arrêté quatre officiers de l’armée qui tuaient des éléphants », détaille le communiqué de WCS, y voyant des signes encourageants.

 

A l’échelle du continent, des experts récemment réunis en congrès au Botswana ont estimé que l’éléphant pourrait disparaître à l’état sauvage d’ici une vingtaine d’années si le braconnage continue sur le même rythme, qui ne permet plus aux populations de se renouveler.

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24 mai 2015 7 24 /05 /mai /2015 06:36
Le monde sans foi, ni loi de la finance s'engage en faveur du climat

 

 

C'est l'histoire de satan qui se réveille un matin et qui se dit qu'il va donner des ronds à la fondation Brigitte Bardot. Voilà l'effet que ça me fait. De belles annonces, de belles promesses qui n'engagent que ceux qui les écoutent. Il est à rappeler que la finance mondiale est basée sur le capitalisme et la mondialisation, responsable et unique coupable du déréglement climatique et de l'effondrement de la biosphère.

 

La sphère financière veut réduire voire arrêter le financement du charbon, investir dans les énergies vertes, publier l'empreinte carbone de ses portefeuilles d'actifs... Les gansters en cravate ont multiplié les annonces en faveur du climat vendredi, mais les ONG se demandent légitimement si elles seront suivies d'effets.

 

A la tribune du «Climate finance day», forum financier organisé en vue de la COP21, la grande conférence internationale qui se tiendra à Paris en décembre, les interlocuteurs étaient formels: le monde financier a conscience de l'enjeu du réchauffement climatique et est prêt à assumer sa part de l'effort.

 

L'assureur Axa a ouvert le bal, son PDG annonçant une série de mesures, dont un retrait de ses investissements placés dans les entreprises les plus consommatrices de charbon à hauteur de 500 millions d'euros.

 

Dans le détail, l'assureur sortira du capital des compagnies minières dont plus de 50% du chiffre d'affaires provient du charbon et de celui des énergéticiens dont plus de 50% du chiffre d'affaires est issu de centrales à charbon.

 

Parallèlement, il s'est engagé à tripler ses investissements verts d'ici 2020 pour atteindre plus de 3 milliards d'euros.

La banque Crédit Agricole a également annoncé il y a quelques jours son souhait de stopper tout financement du charbon.

La Caisse des dépôts a pour sa part indiqué qu'elle allait publier l'empreinte carbone de toutes les entreprises dont elle est actionnaire -- en fait, toutes celles du CAC 40 -- et les inciter à réduire cette empreinte sous peine de retirer ses fonds. Elle consacrera également 15 milliards d'euros au financement de la transition énergétique entre 2014 et 2017 sous la forme de prêts aux collectivités locales et aux entreprises.

 

Pour Les Amis de la Terre, si ces annonces vont dans la bonne direction, la question qui se pose désormais est celle de la transparence, du suivi de l'engagement et de la vérification, indique à l'AFP Lucie Pinson, chargée de campagne au sein de l'ONG.

 

 

«C'est insuffisant pour l'instant mais si ça lance un signal, une dynamique pour le marché, c'est bien», estime-telle.

Les financements du charbon, responsable de 45% des émissions de gaz à effet de serre, proviennent pour plus de la moitié du marché, et non directement des banques, explique-t-elle.

Reste qu'en France, le premier créancier de cette énergie fossile, BNP Paribas, ne s'est pas engagé, souligne-t-elle, regrettant aussi le flou des critères des annonces faites par les acteurs financiers.

 

«Stopper le financement des énergies fossiles, qui représentent 75% de l'énergie, 95% des transports, n'est pas réaliste. La transition va se faire peu à peu et ces entreprises ont besoin de financements pour investir dans les énergies propres», objecte de son côté Abyd Karmali de Bank of America, banque américaine qui a également annoncé son intention de réduire son exposition au charbon.

 

Pour M. Karmali, il existe de réelles incitations pour le secteur à s'engager dans la finance verte. «Les marchés financiers commencent à se réorienter sérieusement vers le secteur, pour plusieurs raisons: le couple rendement/risque est orienté dans la bonne direction, grâce à la baisse des coûts des énergies renouvelables, au contexte favorable que créent les politiques mondiales et au développement de nouveaux produits».

 

En outre, selon Philippe Germa, le directeur général de WWF France, le secteur n'a pas le choix: «la finance est au cœur de nos attentes, elle doit comprendre que les choses vont changer».

Le problème, c'est qu'elle est structurée pour le court terme, alors que les besoins de l'écologie s'inscrivent dans le long terme, regrette-t-il.

 

Pour lui, les annonces du jour sont encourageantes, même si elles ne marquent que le démarrage d'une transition. «On espère que ce n'est pas du +greenwashing+, il va falloir maintenant travailler en profondeur avec eux».

 

La prochaine étape, décisive, restera l'éventuel accord des pays participant à la conférence sur le climat, sans lequel le secteur privé ne pourra pas faire grand-chose, selon lui.

Pour Thomas Vellacott, directeur général de WWF Suisse, cette conférence se prépare sous de meilleures auspices que les précédentes, justement du fait de l'adhésion unanime du secteur privé et financier.

 

 

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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 06:33
Les grands projets français d'énergies marines

 

 

De la technologie marine la plus mûre, l'éolien offshore, à la plus expérimentale, l'énergie thermique des mers, en passant par les hydroliennes, voici les principaux projets d'énergies marines renouvelables au large de la France.

- Six projets de parcs éoliens marins, de 450 à 498 mégawatts (MW) chacun, soit l'équivalent chacun de la consommation électrique annuelle de 600.000 à 700.000 personnes, ont été choisis par le gouvernement après deux appels d'offres. La France n'atteindra toutefois pas son objectif de 6.000 MW dans ce domaine en 2020.

 

Alors que selon le GWEC (conseil mondial de l'énergie éolienne), 2.488 turbines étaient opérationnelles fin 2014 sur 74 sites au large de 11 pays d'Europe, les quatre premiers champs français sont annoncés pour 2018 à 2020.

Trois sont menés par EDF au large de Fécamp en Seine-Maritime (83 éoliennes de 6 MW, à 13 km minimum des côtes), de Courseulles-sur-Mer dans le Calvados (75 éoliennes, à 10 km minimum des côtes) et de Saint-Nazaire (80 éoliennes, à plus de 12 km). Les machines sont construites par Alstom. Les enquêtes publiques sont prévues au second semestre 2015.

 

Un quatrième est prévu pour 2020 au large de Saint-Brieuc (62 éoliennes de 8 MW à 17 km minimum des côtes), mené par l'espagnol Iberdrola. Les éoliennes

doivent être fabriquées par Adwen, récente société commune d'Areva et de l'espagnol Gamesa. L'enquête publique est prévue en 2016.

 

Ces quatre parcs de 2 à 2,5 milliards d'euros chacun doivent créer 10.000 emplois directs, avait annoncé Paris en 2012.

Deux autres parcs de 62 éoliennes chacun ont été ensuite choisis par le gouvernement pour une mise en service «envisagée à partir de 2021». Ils seront construits au large du Tréport (Seine-Maritime) et des îles d'Yeu et de Noirmoutier (Vendée). Leur maître d'oeuvre, Engie (ex-GDF Suez), a assuré que ces projets d'une capacité totale de 1.000 mégawatts allaient créer 6.000 emplois directs et indirects.

 

 

- Hors appels d'offre, un parc de 30 MW via 13 éoliennes flottantes (les autres sont posées au sol) est annoncé par le port de Marseille à l'horizon 2018 au large de Fos-sur-Mer.

- En matière d'hydroliennes, deux projets de fermes pilotes, à l'horizon 2018, ont été choisis par le gouvernement, au large de Cherbourg. L'un de 5,6 MW (quatre hydroliennes) est mené par Engie et Alstom, l'autre, de 14 MW (sept hydroliennes), par EDF et DCNS.

Dans cette technologie, la France est «plutôt en avance», selon le syndicat des énergies renouvelables (SER). Une dizaine seulement de ces turbines immergées qui tournent avec les courants créés par les marées sont testées dans le monde, selon le SER.

 

- Enfin, DCNS a annoncé la construction d'ici 2018, en Martinique, d'une centrale flottante de 15 MW exploitant la différence de température entre la surface et le fond de la mer, un concept réservé aux eaux tropicales.

 

 

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16 mai 2015 6 16 /05 /mai /2015 06:03

Une vidéo courte et simple, qui explique simplement comment nous vivons et les mensonges qui entourent nos vies.

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