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C'est un véritable désastre écologique. Au moins 48 tonnes de poissons morts ont été retirées ces derniers jours du lac de Cajititlan, près de la ville de Guadalajara, résultat possible d'une mauvaise gestion des eaux usées par une usine, selon les autorités locales.

 

« Le phénomène est grave, on le traite en conséquence et nous prévoyons de travailler deux jours de plus », a souligné la responsable de l'environnement pour l'Etat du Jalisco, Magdalena Ruiz Mejía. La mairie de Tlajomulco, où est situé le lac, estime que ce drame pourrait être lié à un phénomène cyclique « en raison des variations de températures et d'une diminution de l'oxygène ».


Mais l'Etat du Jalisco estime qu'il s'agit plus probablement d'une négligence industrielle, car c'est le quatrième épisode de mort massive de poissons cette année. Les autorités chargées de la protection de l'environnement du Jalisco ont ouvert une enquête sur le traitement des eaux usées par plusieurs usines proches du lac.

 

Le Monde

 


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La Norvège a beau être un des principaux producteurs de pétrole de la planète, les voitures électriques y prolifèrent au point qu'il est désormais question de supprimer les privilèges qui ont fait leur succès.

 

Conduire une voiture électrique a du bon, on peur rouler dans les couloirs de bus,  se garer gratuitement sur les parkings publics, s'y recharger sans frais et  franchir les péages urbains à l’œil. Surtout, ces voitures sont exemptées des taxes, extrêmement lourdes en Norvège, qui pèsent sur leurs «cousines» à carburants fossiles.

Visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre du trafic routier, qui représentent 10% de celles du pays, ces mesures très généreuses ont produit leur effet: 32.000 voitures électriques circulent aujourd'hui sur les routes norvégiennes, soit un véhicule pour 160 habitants, chiffre le plus élevé dans le monde.


Les voitures électriques se multiplient comme des petits pains. De la populaire Leaf de Nissan à la berline américaine très cossue, elles représentent environ 13% des ventes de véhicules neufs depuis le début de l'année, une part de marché sans équivalent ailleurs.


En mars, la Tesla est même devenue la voiture la plus vendue de l'histoire norvégienne sur un mois, et cela malgré son prix relativement élevé. Car, même à 60.000 euros pour une entrée de gamme, c'est une aubaine quand on considère qu'il faudrait débourser environ le double si elle était sujette aux taxes.

 

La popularité des voitures électriques a pris de vitesse les autorités qui prévoyaient de maintenir les mesures incitatives jusqu'en 2017 ou jusqu'à ce qu'il y ait 50.000 exemplaires en circulation.


Or, au rythme actuel, ce volume pourrait être atteint dès le début 2015, obligeant le gouvernement à reconsidérer sa politique. Une politique coûteuse puisque les seules exemptions fiscales représentent jusqu'à 4 milliards de couronnes (500 millions d'euros) de manque à gagner, selon les propres estimations de l'État.

«Il se pourrait que l'on fasse des ajustements à la baisse à l'avenir», a récemment indiqué le Premier ministre, Erna Solberg, au journal VG. «Mais je peux promettre aux automobilistes qu'il y aura encore des avantages fiscaux pendant des années à conduire une voiture électrique.»


L'engagement est important car 48% des propriétaires de voiture électrique disent avoir acheté leur véhicule principalement pour économiser de l'argent.

 

Selon l'enquête de l'Association pour la voiture électrique, seuls 27% affirment l'avoir fait par souci pour l'environnement et 12% pour gagner du temps dans leurs trajets.

«Il est trop tôt pour supprimer les avantages fiscaux. Le marché n'est pas encore suffisamment concurrentiel» par rapport à celui des voitures à moteur à combustion, estime la secrétaire générale de l'organisation, Christina Bu.

«Si l'exemption de taxe et de TVA devait prendre fin, le marché pourrait s'effondrer et il serait alors difficile d'atteindre les objectifs climatiques que la Norvège s'est fixés. On doit augmenter le nombre de voitures électriques, pas le baisser», souligne-t-elle.

 


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Un éventuel puissant séisme en mer du Japon pourrait générer en quelques minutes un gigantesque tsunami d'une hauteur atteignant par endroits jusqu'à 23 mètres, selon la première simulation réalisée pour le compte du gouvernement sur la côte ouest du Japon où se trouvent 11 centrales nucléaires.

Une douzaine d'experts, mandatés par le ministère des Transports, celui des Sciences et le bureau du Premier ministre, ont analysé le comportement de 60 failles dans les zones marines allant de Hokkaido (nord) à Kyushu.


Parmi les 253 hypothèses étudiées avec des tremblements de terre probables d'ampleurs différentes, ils ont montré ce que produirait un séisme de magnitude 7,9 en mer du Japon.

D'où il ressort un risque de tsunami de 23,4 mètres sur la région de Setana, à Hokkaido sur des zones de rochers, et de 12 mètres vers Okushiri, toujours à Hokkaido, en plaine habitée cette fois.


De même, plus au sud, des hauteurs de raz-de-marée de 17,4 mètres le long de la préfecture d'Aomori (nord de Honshu) et de 15,8 mètres sur les côtes de celle voisine d'Ishikawa (centre de Honshu) sont aussi possibles.

En terrains plats habités au nord de l'île de Honshu, la plus étendue de l'archipel nippon, sont également redoutées des montées d'eau d'une dizaine de mètres en plusieurs endroits de la préfecture d'Akita.


«Dans l'hypothèse d'un séisme survenant au large à faible distance, il faudrait peut-être moins longtemps que prévu pour qu'il arrive sur les côtes et, en cas de secousse importante ressentie par la population riveraine, il serait important de s'enfuir immédiatement», a expliqué le professeur Katsuyuki Abe de l'Université de Tokyo, président de la commission.


Par ailleurs, les simulations montrent des hauteurs possibles de tsunamis de 1 à près de 6 mètres dans les 11 endroits où se trouvent des centrales nucléaires le long de la côte Ouest du Japon, avec un total d'une trentaine de réacteurs (unité en construction à Aomori et surgénérateur expérimental de Monju compris).

Les conclusions de ce rapport doivent désormais servir de base à l'établissement de plans de secours optimisés pour l'évacuation éventuelle des populations, de même que pour la préparation des installations potentiellement dangereuses, à commencer par les centrales atomiques et autres sites industriels.

 

 


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Environ 7.500 personnes venues de toute l'Europe ont formé samedi une chaîne humaine à la frontière germano-polonaise pour protester contre l'extension prévue de plusieurs mines de charbon à ciel ouvert, ont annoncé les organisateurs.


«Si ce projet se réalise, ces terres deviendront la plus grande fosse à charbon avec les plus importantes émissions d'oxyde de carbone (CO2) d'Europe», avertit dans un communiqué Meri Pukarinen, de Greenpeace Pologne, se réjouissant néanmoins de «la croissance du mouvement anti-charbon».

A l'initiative de collectifs d'habitants et de plusieurs associations écologistes, soutenus par les Verts et le Parti pirate, la chaîne s'est déployée sur près de huit kilomètres entre Kerkwitz, dans le sud du Brandebourg (est de l'Allemagne) et Grabice, à la frontière occidentale de la Pologne.


Les manifestants entendaient protester contre l'agrandissement prévu d'exploitations de lignite à ciel ouvert des deux côtés de la frontière, critiquées pour la pollution et le déplacement d'habitants qu'elles occasionnent.

Début juin, l'Etat régional allemand du Brandebourg avait approuvé le projet du groupe énergétique suédois Vattenfall d'étendre sur 1.900 hectares sa mine de Welzow-Sud, près de Kerkwitz.


La décision était intervenue au terme de sept ans de consultations, qui se sont traduites dans la seule année 2013 par le dépôt de 190.000 prises de position et d'objections. Elle est une nouvelle preuve que l'Allemagne, lancée dans une transition énergétique qui doit la faire passer à l'énergie propre, a bien du mal à se passer pour le moment du charbon.


L'exploitation de la mine de Welzow-Sud, en activité depuis le début des années 70, a déjà conduit au déplacement ou à la disparition de plus de 15 villages des environs. La nouvelle tranche, qui doit entrer en activité en 2026, se soldera par le déplacement de 800 personnes supplémentaires.

Côté polonais, qui exploite avec son site de Belchatow la centrale à charbon la plus polluante d'Europe, le projet d'extension est conduit par le groupe PGE.

La Pologne et l'Allemagne détiennent à elles deux les plus grandes ressources de charbon de toute l'Union européenne, rappelle Greenpeace.

 

 


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