27 décembre 2016 2 27 /12 /décembre /2016 09:19

 

Noël est terminé et la Terre se réveille avec une gueule de bois monumentale, bien plus importante encore que l'année passée :

Entre le  24 et le 25 décembre  l’obèse en rouge aura émis en moyenne soixante-dix millions de tonnes de CO2 soit l’équivalent des émissions totales du Qatar sur une année.

Les quelque trois cent vingt-et-un mille tonnes de jouets auront parcouru cent quatre-vingt-seize millions de kilomètres.

 

La production des matières premières à leur distribution, l’ensemble des présents que les enfants retrouvent au pied du sapin ont généré un peu plus de soixante-huit millions de tonnes d’émissions de CO2, dont neuf cent quatre-vingt-trois mille ont été rejetées par les usines.

Quant à l’emballage papier utilisé pour confectionner les paquets cadeaux, il engendre à lui seul une émission de deux cent quatre-vingt-quatre mille tonnes de CO2 dans l’atmosphère.

 

En plein bouleversement climatique a-t-on le droit d’agir ainsi ? Noël ne serait elle  pas la fête de trop ? Combien de Noël la Terre pourra encore supporter ?

Afin d'illustrer mon propos et à titre d’exemple, en octobre on recule d’une heure afin de faire des économies d’énergie et un mois plus tard les villes et villages s’illuminent  pour Noël faisant ainsi grimper la consommation énergétique ! C’est incompréhensible.

 

Il est temps de se questionner sérieusement sur l’empreinte écologique titanesque de cette fête qui en plus d’être consommatrice de ressource n’a plus rien à voir avec ses origines chrétiennes. Il est juste question ici d’une surconsommation capitaliste et je dirais même, d’une frénésie d’achat.

 

Nous avons en tant qu’être humains des responsabilités énormes. Nous vivons sur une planète surpeuplée, polluée, saccagée où les valeurs ancestrales ont cédées leur place au dieu argent. Nous partageons tous ensemble cette planète et nous agissons comme si demain n’existait pas, en ne se souciant absolument pas de nos enfants qui eux vraisemblablement vivront dans des bulles ou des bunkers car leurs parents auront été trop immatures en voulant « capter cet instant présent ». Le carpe diem a ses limites.

 

Nos pensées et nos actes présents ont des répercussions sur l’avenir et continuer à célébrer des fêtes de Noël de cette manière c’est faire un doigt d’honneur à nos enfants car le plus beau cadeau qu’on pourrait leur offrir serait un monde sain et non des cadeaux en plastique fabriqués par des inconnus en état de semi esclavage à l’autre bout du continent asiatique.

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Published by Notre Terre
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