Tarn : un élevage de 185 000 poules soupçonné d'être responsable de 78 cas de cancers

Publié le par Notre Terre

élevage intensif poules

Et on continue dans le sinistre... Je me demande bien quand de réelles décisions vont être prises en matière de lutte contre les élevages intensifs et les pesticides. Chaque jour des scandales, chaque jour des preuves accablantes sur l'horreur de l'agriculture intensive....et pourtant les pouvoirs publics continuent de subventionner des exploitants agricoles qui sont passés du stade de paysans à meurtriers. L'agriculture moderne plante les clous de nos cercueils.

Il est temps de réagir!

Une ferme de ponte d'œufs de 185 000 poules située dans le village de Lescout (Tarn) est suspectée par la maire de la commune d'être à l'origine de plusieurs cas de cancers. L’Agence régionale de santé (ARS) a été saisie.

Une ferme de ponte d'œufs de 185 000 poules, située à Lescout dans le Tarn et dont se dégage une odeur nauséabonde, pourrait être à l'origine de plusieurs cas de cancers. C'est en tout cas ce que redoute le maire de la commune. Selon lui, 78 cas de cancers ont été recensés ces 15 dernières années autour de l’élevage. Une réunion publique s'est tenue lundi 9 avril en présence d'un représentant de l’Agence régionale de santé (ARS).

Des expertises sont en cours

"Depuis 2006 nous n'avions reçu aucune plainte. Depuis les derniers courriers de ce début d'année, nous avons essayé de rendre objectifs les propos du maire qui présente une liste de 78 cas de cancers dont 42 personnes décédées en 15 ans dans un rayon d'1,5 km autour de l'élevage. Nous nous sommes rapprochés des médecins traitants et avons croisé les données du registre du cancer du Tarn", a-t-il précisé selon "La Dépêche" . L’Agence Nationale de Santé Publique a également été saisie. Des analyses scientifiques ont été réalisées, les résultats devraient être révélés dans les deux prochains mois.

L'attention des villageois ne se porte pas sur les poules, mais sur les odeurs et vapeurs qui se dégagent du site. Impossible de savoir s'il s'agit d'émanations toxiques pour le moment. Mais en attendant les résultats de l'expertise, les familles s'inquiètent : "Et en attendant d’éventuelles analyses, que fait-on de nos enfants? Ils continuent d’aller à l’école située tout près de l’élevage?", a questionné une mère de famille. "On veut savoir ce qu’on respire, ça pique les yeux et la gorge. Quand on ne vit pas ici, on ne peut pas comprendre", assure un autre habitant. 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article