Fantasme d'écolo (ou de grand enfant) il y a encore quelques années, la maison en bois est aujourd'hui une réalité accessible et le marché est en pleine expansion. Retour sur les raisons d'un succès grandissant et sur les améliorations à faire.
Découvrez en image les étonnantes maisons en bois
Anecdotique il y a encore cinq ans, la construction de maisons en bois connaît un véritable essor, de plus en
plus de Français étant désormais séduits par ce matériau écologique, naturel et respectueux de l'environnement.
« Il y a cinq ans, la construction en bois représentait seulement 5 % du marché de la construction individuelle
», affirme Pascale Diacono, directrice du salon Vivons bois, qui s'est tenu du 4 au 7 novembre à Bordeaux.
Maisons en bois : un nouveau marché en expansion
« Mais désormais, cela représente 10 % du marché total de la construction avec 20.000 maisons en bois
construites en 2011, contre 15.000 en 2009, 10.000 en 2005 et 5.000 en 2000 », se félicite Loïc de Saint Quentin, secrétaire général de l'Association française des constructeurs bois
(Afcobois).
« Cette évolution s'explique par le fait qu'il y a vingt ans, les maisons individuelles étaient réservées à une
clientèle plutôt aisée, une sur deux notamment était réalisée par un architecte, ils ne voulaient pas une maison banale. Mais depuis dix ans, des gens plus modestes s'y intéressent et même des
primo-accédants », souligne-t-il.
Parallèlement, de plus en plus de Français ont recours au bois pour procéder « aux extensions et surélévations
de leurs logements, ce qui constitue un nouveau marché », pointe M. de Saint-Quentin.
Maison en bois : l'argument d'économie d'énergie
Selon lui, les aspects environnementaux – un mètre cube de bois permettant de capter et de stocker près d'une
tonne de CO2 – et la performance thermique de ce matériau, qui permet de faire de vraies économies d'énergie, sont les deux principales raisons qui expliquent cet engouement.
Ainsi, 25 % des maisons labellisées « bâtiment basse consommation » (BBC) sont des constructions en
bois.
Les maisons en bois demeurent cependant toujours plus chères que les demeures construites en parpaings : environ
1.500 euros le m2 pour les premières contre 1.200 euros le m2 pour les secondes. « Mais cette différence de prix tend à se réduire », estime M. de Saint Quentin.
Parallèlement, le nombre de constructions en bois dans le logement collectif, les immeubles de bureaux, les
hôtels ou la construction de bâtiments publics (lycées, écoles) est en plein développement.
Grâce aux récents progrès techniques, il est désormais possible d'édifier des immeubles en bois allant jusqu'à
trois étages et « il y a une vraie demande pour aller au-delà », affirme Mme Diacono.
La France un peu à la traîne
Des immeubles en bois comptant huit, voire dix étages, ont déjà vu le jour en Suède et Royaume-Uni mais en
France, « nous sommes un peu à la traîne », regrette Philippe Gallimard, représentant du pôle de compétitivité Xylofutur et professeur à Bordeaux I.
Une autre faiblesse du marché français pointée par Christian Colvis, architecte-designer spécialiste du pin
maritime et directeur scientifique du projet Innovapin, est que « 63 % des constructions en bois ne sont pas issues de forêts françaises ».
« Nous avons du bois mais seulement quelques entreprises qui se sont lancées dans sa transformation », selon M.
de Saint Quentin. Les constructeurs se tournent donc vers l'Allemagne, l'Autriche et les pays scandinaves pour trouver des produits correspondant à leurs besoins.
En 2010, la filière bois française affichait un déficit de 6,4 milliards d'euros, selon le ministère de
l'Agriculture.
Le 4 novembre, s'ouvrira à Bordeaux le salon "Vivons bois". L'occasion de souligner l'essor que connaît aujourd'hui en France la construction de maisons utilisant ce matériau naturel et écologique. Elles représentent à ce jour 10% du marché total de la construction, contre 5% seulement il y a cinq ans.
De plus en plus de Français se laissent séduire par les nombreux atouts de la construction en bois, matériau naturel et respectueux de l'environnement. "Il y a cinq ans, la construction en bois représentait seulement 5% du marché de la construction individuelle", souligne Pascale Diacono, la directrice du salon "Vivons bois", citée par l'AFP. Aujourd'hui, elle en représente 10%. En 2011, se réjouit Loïc de Saint-Quentin, secrétaire général de l'association française des constructeurs bois (Afcobois), dont les propos sont également rapportés par l'agence, quelque 20.000 maisons en bois ont été construites, contre 15.000 en 2009, 10.000 en 2005 et 5.000 en 2000.
Cet essor, estime-t-il, "s'explique par le fait qu'il y a vingt ans, les maisons individuelles étaient réservées à une clientèle plutôt aisée, une sur deux notamment était réalisée par un architecte, ils ne voulaient pas une maison banale mais depuis dix ans, des gens plus modestes s'y intéressent et même des primo-accédants". L'attrait grandissant pour le bois est selon lui avant tout guidé par les qualités environnementales de ce matériau naturel et écologique. Un mètre cube de bois permet de capter et stocker près d'une tonne de CO2, souligne-t-il. Le bois offre en outre une importante performance thermique dont les impacts sur la facture énergétique sont loin d'être négligeables. Aujourd'hui, 25% des maisons labellisées "bâtiment basse consommation" sont construites en bois.
Et si ces maisons coûtent plus chères que celles construites en parpaings, "cette différence de prix tend à se réduire", affirme Loïc de Saint Quentin. En outre, le bois est de plus en plus utilisé dans la construction de bâtiments collectifs. En France, il est désormais possible de réaliser des immeubles en bois de trois étages. Mais le pays "est à la traîne" déplore Philippe Gallimard, représentant du pôle de compétitivité Xylofutur. Au Royaume-Uni comme en Suède, des immeubles en bois s'élevant jusqu'à dix étages ont été édifiés.
Ouvert depuis le mois de mai, le nouveau centre hospitalier Alès Cévennes (CHAC) (Gard) n’a cependant été inauguré que la semaine dernière, en présence du ministre de la Santé Xavier Bertrand. La direction de ce qui s’apparente à l’établissement de santé du futur s’est fixée il y a dix ans des objectifs environnementaux ambitieux et ses efforts portent aujourd’hui leurs fruits puisque le CHAC est le seul hôpital du pays à s’être vu attribuer le label HQE (Haute Qualité Environnementale).
La construction de la structure, dont le coût a été évalué à 130 millions d’euros, a pris en compte les éléments naturels. « Chaque fois qu’un patient va ouvrir la fenêtre de sa chambre, le chauffage ou le système de rafraîchissement se bloque. L’hôpital est également muni de structures brise-soleil sur les façades et ne dispose pas de climatisation, ce qui permettra d’économiser 1 438 tonnes de rejets de CO2 par an. A la place, on bénéficie d’un plafond actif, de tuyaux à base d’eau dans le toit, qui va chauffer ou rafraîchir la pièce. Le malade peut modifier la température de sa chambre grâce à un thermostat », précise Fabien Chanabas, son directeur adjoint.
Le plus gros du travail vert a cependant résidé dans l’approvisionnement énergétique de l’hôpital, équipé d’une chaufferie à bois et flanqué de panneaux solaires. « L’énergie est produite à plus de 80% par le bois venant des forêts avoisinantes », détaille M. Chabanas, pas peu fier de cette chaufferie qui permet de « réguler » quelque 52 000 mètres carrés. Intégrées au toit du bâtiment, les cellules photovoltaïques font le reste.
Outre le chauffage, un soin particulier a été apporté aux 278 chambres que compte l’établissement. Les patients pourront également profiter d’un plus grand confort acoustique et visuel. Afin de limiter les nuisances sonores, le circuit de livraison a en effet été installé à distance respectable des zones d’hébergement et chaque chambre dispose d’une vue sur l’extérieur. Des petits plus qui améliorent incontestablement les conditions de séjour des patients.
Le projet-pilote d’Alès fera bientôt des émules puisque deux établissements de santé labellisés HQE ouvriront prochainement en Île-de-France, l’un à Evry (Essonne) et l’autre à Gonesse (Val-d’Oise). Deux hôpitaux qui feront à leur tour du soin de la planète l’autre grande priorité.
La lessive est un mélange liquide ou solide de produits utilisés pour le lavage domestique ou industriel.
L'action nettoyante est notamment assurée par des produits détersifs comme le savon.
Dans certains pays, la lessive se fait encore à base de cendres et d'eau, comme autrefois en Europe et en
Amérique. Les quantités sont approximatives et les résultats viennent autant de la pratique que de l'enseignement par voie orale. Par le passé, elle était aussi fabriquée à base de plantes telles
que la saponaire.
Afin d'améliorer la qualité de vie sur terre, ainsi que l'espérance de vie de cette dernière, il serait
nécessaire de rendre écologique, moins polluante notre lessive.
Cette page a donc pour objectif de recenser les techniques anciennement utilisées et par la suite d'essayer de
trouver des techniques alternatives pour le monde d'aujourd'hui.
Composition
Les lessives se présentent sous forme de poudres, de liquides ou de tablettes.
Les lessives contiennent :
* des détergents (tensioactifs) qui augmentent le mouillage des tissus, enrobent les
salissures, les détachent du linge puis les maintiennent dispersées dans l'eau (alkylbenzène-sulfonate, savon, lauryl-sulfate, dodécylbenzène-sulfonate, etc.) ;
* des composés alcalins, qui augmentent l'efficacité des tensioactifs en agissant sur le pH
de l'eau pour qu'il reste élevé (borates, carbonates comme le carbonate de sodium, silicates) ;
* des agents séquestrants (chélatants), improprement appelés anticalcaires, qui piègent le
calcium, ce qui augmente l'efficacité des détergents (métaphosphates, polyphosphates, zéolites, EDTA, NTA, citrates, phosphonates). S'il n'y a pas d'anticalcaire dans une formule, il faut
utiliser plus de tensioactifs sauf si l'eau est douce;
* des produits complexants, appelés aussi agents antiredéposition, qui empêchent les
salissures piégées par les tensioactifs de se redéposer sur le linge (ex : carboxyméthylcellulose, phosphonates) ;
* des enzymes, qui dégradent les molécules organiques en les fractionnant en plus petites
particules. Les différentes enzymes agissent sur diverses taches : les lipases agissent sur les taches grasses (lipides), les protéases agissent sur les taches de protéines (sang, herbe, etc.).
Les enzymes sont efficaces même en faible quantité et à basse température;
* des agents de blanchiment, qui oxydent les molécules (perborates, percarbonates tels que le
percarbonate de sodium, peroxydes) ;
* des azurants optiques, qui absorbent des rayons ultraviolets invisibles et réémettent de la
lumière visible, de sorte que le linge paraît plus lumineux et plus blanc ;
* du ballast, matériau granulaire de remplissage qui facilite la manipulation des poudres
;
* de l'eau, si la lessive est liquide.
* des conservateurs
* du parfum
Impact sur l'environnement
Les lessives se retrouvent dans les eaux usées. Après un traitement en station d'épuration, les eaux usées sont
libérées dans la nature.
Les lessives génèrent une importante pollution, de par la présence de molécules plus ou moins instables,
toxiques et rémanentes :
* Les détergents, en formant des mousses, diminuent l'oxygénation de l'eau. Leurs propriétés
tensioactives leur permettent de solubiliser des molécules toxiques et, ainsi, d'assurer leur diffusion dans les milieux aquatiques. À l'instar des pesticides dits hormonaux mimétiques
(modulateurs endocriniens), certains détergents sont fortement suspectés d'interférer avec le métabolisme des animaux, en particulier des amphibiens (Anoures, Urodèles), des poissons et de
l'homme.
Ils pourraient être à l'origine des changements de sexe des mollusques et des poissons, du déclin drastique des populations de grenouilles et de la diminution de la spermatogenèse humaine. Les tensioactifs déversés dans l'eau réagissent au contact du sel et reviennent par voie aérienne détruisant les pins du littoral méditerranéen. Certains tensioactifs sont relativement biodégradables, mais le traitement des station d'épuration (surtout efficaces pour traiter les boues, les graisses, les déchets flottants et les graviers) sont peu efficaces pour traiter les produits chimiques.
* En accroissant le pH de l'eau, les alcalins peuvent perturber l'équilibre des écosystèmes
aquatiques, engendrant des modifications chorologiques.
* Les phosphates ne sont pas toxiques par eux-mêmes — le phosphore est un élément majeur pour
les organismes vivants — mais sont souvent à l'origine du phénomène d'eutrophisation (les marées vertes). Ils sont souvent remplacés par les zéolites qui ne causent pas d'eutrophisation, mais
sont peu biodégradables et causes des problèmes aux stations d'épuration des eaux (problèmes de boues insolubles)
* Les chélatants sont parfois très toxiques : L'EDTA (acide Éthylène Diamine Tétra-Acétique)
, heureusement peu utilisé dans les lessives à cause de son coût(surtout dans les détergents liquide) forme des complexes extrêmement stables avec les métaux, tel le fer de l'hémoglobine, ce qui
en fait un poison, et surtout permet de faire passer dans les être vivants des éléments toxiques comme le Plomb.
* les agents de blanchiment sont des oxydants puissants et peuvent donc détruire la matière
organique. Le plus souvent ce sont des agent oxygénés (comme le Percarbonate de sodium qui remplace le perborate de sodium) qui est peu dangereux, parfois ce sont des agents chlorés susceptibles
de produire des chloramines au contact de matières azotées comme le sont la sueur, les taches protéiniques .
* Les lessives contiennent des produits dérivés du pétrole qui est une industrie très
polluante. Les additifs annexes (colorants, conservateurs, etc.) peuvent aussi agir sur l'environnement.
* Les conservateurs (surtout présent dans les lessives liquides, les poudres étant sèches,
elles risques peu la dégradation par les micro-organismes) sont très dangereux : étant des biocides non seulement ils dégradent le milieu mais sont peu biodégradables (par définition) et
empêchent la biodégradation naturelle dans les station d'épuration.
La fabrication maison réduit la consommation d'emballages, la pollution par les matières plastiques et les
métaux lourds contenus dans les teintes de ces matières. Achats faciles, conséquences complexes.
Conseils d'utilisation
Une attitude écologiquement responsable consiste à :
* privilégier les lessives moins polluantes :
o préférer les poudres aux liquides, plus riches en
tensio-actifs ;
o choisir les lessives contenant des zéolites au lieu de
phosphates ;
o éviter les adoucissants, parfums, colorants et autres
composés de synthèse.
* utiliser rationnellement les lessives :
o trempage préalable : un simple trempage du linge permet
de mouiller les fibres et d'ôter la crasse. Et mettre un peu de lessive ou de savon de Marseille sur les taches avant le lavage en machine permet souvent d'obtenir un meilleur résultat ;
o ne pas surdoser la lessive, et utiliser moins de
produits lorsqu'il y a peu de linge ou lorsqu'il est peu sale ;
o utiliser moins de produits si l'eau utilisée est douce
(c.-à-d. sa dureté totale est inférieure à 15 °f) ;
o l'activité enzymatique étant maximale vers une
température de 40 °C, les lessives aux enzymes enlèveront mieux les taches organiques à basse température ;
o les balles de lavage sont des balles qui battent le
linge dans la machine à laver et permettent d'utiliser moins de lessive ;
o une boule anticalcaire ou antitartre modifie la
structure du calcaire et adoucit l'eau, permettant ainsi de diminuer la quantité de lessive.
o Les lessives concentrées permettent de diminuer les
déchets d'emballage et de rejeter moins de produits toxiques... à condition de ne pas dépasser les doses prescrites.
* Choisir des moyens alternatifs comme la noix de lavage, les lessives à base de plantes ....
(voir plus bas).
Les noix de lavage
En Inde et au Népal pousse un arbre appelé arbre à savon (Sapindus Mukorossis) dont le fruit à la particularité
de sécréter une substance gluante qui le protège des insectes nuisibles. Cette substance gluante possède une forte teneur en saponine et peut donc être utilisée comme savon naturel.
Pour une lessive en machine il faut utiliser 3 à 4 noix qu'il faut briser en morceaux et que l'on dispose dans
un sachet en coton ou en lin ou même dans une chaussette directement dans le tambour de la machine. On peut rajouter une goutte d'huile essentielle si on le souhaite, car le linge lavé par cette
méthode n'a pas d'odeur.
Les mêmes noix peuvent être utilisées de 2 à 3 fois à 30 ou 40 degrés, 2 fois à 60 degrés et 1 fois à 90 degrés.
La saponine contenue dans les noix ne se libère pas dans l'eau froide. Comme on peut réutiliser les noix pour plusieurs lavages cela revient à réduire le budget lessive de moitié par rapport aux
lessives «standards» : un kilo de noix dure un an pour 3 lessives par semaine et coute environ 10 euros.
Pour une machine de blanc, on peut rajouter une cuillère à soupe de percarbonate de soude qui libèrera de
l'oxygène dans l'eau et évitera le "voile gris" qui apparait après quelques lavages. Le percarbonate de soude est un composé chimique très simple qui n'est pas du tout nocif pour
l'environnement.
Après avoir utilisé les noix pour la lessive, la vie des noix n'est pas terminée, car il reste encore assez de
saponine en elles pour en faire une décoction. Et même après vous pouvez jeter les coquilles dans votre compost, elles serviront à enrichir votre jardin.
Un magazine de consommation[1] a testé ces fameuses noix en les comparant avec un lavage du linge sans lessive
ni produit. Le résultat est que ces noix rendent le linge propre…tout comme l'eau. La leçon à tirer de cette comparaison est qu'il faut adapter la dose de produit en fonction des salissures. La
plupart des vêtement n'ont besoin que d'une légère lessive (transpiration, peu de tache) et de traiter les taches.
Avant d'acheter les noix, il faut toute de même tenir compte du bilan écologique global. Écologiques en Inde,
ces noix sont loin de le rester en Europe du fait de leur transport (émission de CO2), mais restent moins polluantes qu'une lessive traditionnelle, car celle-ci voyage aussi, comme l'a comparé
l'émission ABE sur la TSR le 13 novembre 2009[2]. Il vaut mieux dans ce cas utiliser des plantes locales comme celles présentées ci-dessous.
Citations d'un article du réseau Eco-consommation : De plus dans les pays d'origine de la noix de lavage, "les
arbres non ligneux (qui ne sont pas exploités pour leur potentiel de production de bois) et dont l’arbre à savon (Sapindus mukorossi) fait partie, sont utilisés avant tout pour améliorer l’état
nutritionnel et sanitaire des populations locales. La commercialisation locale apporte des produits de première nécessité pour les ménages mais ces arbres apportent également du fourrage, de
l’ombre, permettent la conservation et l’amélioration des sols etc.
La cueillette des produits forestiers est pratiquée par tous les habitants des villages environnants. C’est une
activité pratiquée particulièrement par les femmes et les enfants. Les noix sont donc utilisées par les populations locales. La production dépend de la conjonction des facteurs climatiques et
anthropiques, qui peuvent être aussi défavorables (déplacement des populations, croissance des besoins en terres agricoles, exploitation abusive du bois-énergie), dont l’ensemble peut, dans
certains cas, entraîner une dégradation continue des ressources forestières."
"L’exploitation des noix de lavage n’ont pas fait l’objet d’études d’inventaire forestier aux fins d’aménagement
et d’exploitation de la forêt. Les produits qui ont connu un soudain succès d’intérêt économique comme le karité, la spiruline ou le gommier ont eu besoin d’une gestion rationnelle de la
ressource. Il faut que les différents acteurs prennent conscience de la nécessité de préserver les équilibres locaux.
Si la demande augmente et que les populations locales se voient privées de noix pour leur propre usage, quelle
solution leur reste-il ? Des lessives en poudre ? C’est peut-être une extrapolation, mais le risque existe ! "
Préparation de lessive à base de plantes
La saponine est une substance ayant le pouvoir de faire mousser l'eau. Il est possible de l'extraire en
effectuant une décoction de certains végétaux : les racines de la saponaire, les feuilles de lierre, le marron d'inde épluché et râpé, l'écorce de Savonnier (Koelreuterie paniculata).
Lessive à la saponaire
La saponaire est une herbe que l'on utilisait abondamment en Europe avant le XVIIIe siècle, l'époque à laquelle
commença la fabrication industrielle du savon. Les racines de saponaire contiennent la plus grande part des principes actifs de la plante. Mises en décoction à 60 g par litre d'eau, elles
produisent une mousse détergente qui peut être employée comme shampooing ou savon végétal.
Recette de base
Coupez les racines de saponaire en petits morceaux, jetez-les dans l'eau (non calcaire) lorsqu'elle bout, mettez
le linge dans cette eau et faites bouillir comme s'il s'agissait d'une lessive du commerce.
Recette secondaire
Faire une décoction de 100 g de saponaire pour 1 litre d'eau : faire bouillir cinq minutes puis retirez les
racines. Mettez ce jus en bouteilles : cela donne une lessive très bonne pour la laine et les tissus de couleurs fragiles (attention avec les tissus blancs, elle est légèrement
jaunissante)
Lessive à la luzerne
* 100 g de racine de luzerne.
* 1 litre d'eau.
La luzerne (Medicago sativa), ne pas confondre avec le sainfoin, est très couramment cultivée. C'est une plante
vivace, dont vous arracherez la racine à n'importe quelle saison. Lavez, séchez cette racine, coupez-la en petits dés et jetez-la dans l'eau bouillante comme la racine de saponaire. Faites
bouillir une demi-heure.
[modifier] Lessive aux marrons d'Inde
1 kg de marrons d'Inde décortiqués pour 3 litres d'eau, 1 heure.
Le marronnier d'Inde (Aesculus hippocastanum) fleurit dans tous les jardins publics de France, de Belgique
....
Ramassez un grand panier de marrons, et décortiquez-les, broyez-les dans un mortier et jetez le tout dans de
l'eau bouillante (la décoction doit bouillir pendant une heure). Ensuite, passez au tamis, recueillez le jus, mettez-le en bouteilles, c'est une bonne lessive pour les tissus et lainages de
couleur sombre.
Lessive aux feuilles de lierre
Cent feuilles de lierre, 2 litres d'eau, 1/2 heure.
Le lierre grimpant (Hedera hélix) résiste bravement à toutes pollutions citadines, et il s'accommode de tous les
sols ou presque. Cueillez une centaine de feuilles, jetez-les dans l'eau bouillante pendant dix minutes. Retirez du feu, et laissez refroidir. Écrasez les feuilles au moulin à légumes à gros
trous (ou pressez-les avec les mains). Remettez-les dans le jus, puis passez le tout au-dessus d'un tamis. Dans ce jus tiède, vous pouvez mettre à tremper les soieries, les lainages fragiles,
tous les tissus que vous voudrez, exactement comme si vous utilisiez un détergent du commerce.
On peut ramasser des feuilles de lierre sans aucunement remettre en cause la vie de la plante si on laisse les
feuilles terminales. C'est une plante très résistante et qui pousse sur des terrains très variés. Cette plante volubile pousse sur les troncs des arbres, sur les murs, poteaux.... elle est
souvent arrachée par les sylviculteurs car elle gène la croissance du tronc de l'arbre. Très fréquente, elle a tendance à devenir envahissante et elle doit être maitrisée mais non
supprimée.
Préparation de lessive à base de savon de Marseille
Recette pour 1L de lessive liquide :
- Râper 20 à 50 g de savon de Marseille naturel avec un économe ou une râpe à fromage. On peut aussi utiliser
directement du savon en paillettes.
- Faire bouillir 1l d'eau
- Ajouter les copeaux et mélanger jusqu'à ce que le savon soit totalement dissout
- Mettre le tout dans un ancien bidon de lessive liquide de plus de 1L afin de pouvoir mélanger avant chaque
utilisation.
- Ajouter 4 à 8 gouttes d’huiles essentielles au choix.
Bien secouer le bidon avant utilisation et mettre un verre à moutarde de lessive par machine.
On peut associer à ce mélange :
* 1 cuillère à soupe de cristaux de soude si le linge est très sale
* un verre de vinaigre blanc dans le bac à adoucissant (l'odeur disparait avec le séchage),
en faisant attention cependant car le vinaigre a tendance à attaquer les élastiques, ce qui pose un problème pour les couches lavables, par exemple.
* du jus de citron (filtré à travers un filtre à café) dans le bac d'assouplissant, à la
place du vinaigre pour les lessives de blanc
En remplacement de la lessive en poudre
Lorsqu'on préfère les paillettes, on laisse tranquillement tremper le linge dans l'eau chaude savonneuse et on
n'a pas trop à frotter (sachant que les frottements usent le linge délicat). L'eau doit être un minimum chaude car les paillettes de savon se dissolvent mal à basse température.
Pour une utilisation à basse température, il faut laisser sécher le savon. Quand il est plus dur et sec, on peut
alors le râper avec une râpe fine (du type râpe à zeste), on obtiendra une poudre qui se dissout très bien à basse température.
Les savons commercialisés, que ce soit dans un coopérative diététique ou autre doivent mentionner leur
composition exacte, et bien souvent ils contiennent des conservateurs, parfois des chélatants (contre le calcaire), parfois même des colorants ou des parfums : il faut donc être vigilant quant au
choix. Beaucoup de "savon" n'ont comme adjuvant que des parfums sous la forme d'huiles essentielles.
Commentaires :
* Le savon de Marseille est 100% biodégradable et ne provoque aucune pollution de
l'environnement — à condition qu'il ne soit pas à base d'huile de palme, dont l'exploitation est nuisible.
* Fonctionne pour les lessives en machine ou à la main
* Bon lavage, le linge est doux.
* Santé : ne provoque pas d'allergie, recommandé pour les bébés et les gens qui ont des
problèmes de peau.
* Ingrédients : peut contenir de la glycérine pour améliorer sa texture et l'empêcher de
sécher trop vite.[3]
* Pour le lavage à la main des articles fragiles (comme la lingerie), le savon de Marseille
est idéal. On frotte délicatement le linge avec un cube de savon de Marseille végétal.
* Cette lessive peut également remplacer le liquide vaisselle.
Préparation de lessive à base de cendre
L'objectif est d'extraire la potasse de la cendre et l'utiliser comme détachant.
Fournitures
cendre de bois
Les cendres de fougère étaient réputées pour la fabrication de lessive. L'on dit aussi que le pommier donne des
savons très blancs. Le bois ordinaire utilisé pour les feux de foyer ou les feux de camp peut aussi convenir.
Le bois employé devra être brûlé dans un feu très chaud pour en faire des cendres très blanches. Lorsqu'elles
sont refroidies, entreposez les cendres dans un contenant de plastique avec couvercle, un baril de bois ou un contenant d'acier inoxydable. Un pot de terre cuite (et non un pot d'argile séché au
soleil) convient aussi. De préférence, utilisez un baril de bois ayant un robinet dans le bas.
Il ne doit pas rester de morceaux de charbon! Idéalement vous devrez tamiser la cendre.
De l'eau douce
Si vous ne pouvez obtenir ni eau de source ni eau de pluie, utilisez de l'eau d'une rivière ou d'un puits en y
ajoutant du bicarbonate de soude pour la neutraliser.
Il est aussi possible d'employer l'eau du robinet. Si vous avez de l'eau dure (difficulté à faire mousser)
ajoutez du bicarbonate de soude jusqu'à ce qu'il soit facile de faire mousser votre eau. Ensuite, ajoutez la même quantité de bicarbonate de soude à l'eau que vous emploierez. Par exemple, si
vous testez un litre d'eau et nécessitez 15 ml de bicarbonate de soude, vous aurez besoin de 60 ml de bicarbonate de soude pour 4 litres d'eau. Entreposez cette eau dans un contenant de bois, de
plastique ou d'acier inoxydable.
Pour manipuler l'eau de cendre, il est préférable de mettre des gants en plastique, le liquide dessèche les
mains.
Lessive à la cendre pour laver en machine (technique simple)
* Pour un litre d'eau douce (idéalement de l'eau de pluie).
* 2 à 3 verres de cendres de bois tamisées (par ex. avec une passoire): il ne doit pas rester
de morceaux de charbon de bois.
* un récipient assez grand (bocal, petit seau, vieille cruche...)
* Un (vieux) tissu fin, une étamine fine ou un chiffon microfibre
* Un entonnoir
* Un flacon vide (détergent, lessive liquide...)
Mélanger la cendre et l'eau. Bien remuer et laisser reposer au moins 24 heures en remuant de temps en temps avec
un morceau de bois. Au bout de ce temps, filtrer le mélange en mettant le chiffon fin dans l'entonnoir au dessus du flacon vide. On obtient un liquide dont la couleur varie entre celle du vin
blanc et celle du thé léger, selon le bois qui a brûlé. Si on constate trop de dépôt gris au fond du flacon, filtrer de nouveau avec un chiffon plus fin ou double. On peut ajouter quelques
gouttes d'essence de citron ou de lavande pour le parfum. Cette lessive se conserve environ 3 semaines. Pour une lessive en machine, mettre 1 à 2 verres du produit obtenu dans le bac à lessive,
et faire la lessive normalement. Ne pas verser directement sur le linge sec. Cette lessive ne mousse pas, mais elle est efficace, même à basse température - sauf pour les taches de sang - et elle
laisse le linge doux... et en plus elle est très économique. La "boue grise" qui reste dans le filtre, mélangée à de l'eau, est un très bon engrais au jardin.
Technique avec une lessiveuse
N'importe quelle taille de contenant de bois, de plastique ou de "terre cuite au four". Attention les contenants
en terre cuite au soleil ne conviennent pas pour des produits corrosifs comme l'eau de lessive.
Technique un peu compliquée
1. Il faut que la lessiveuse soit munie d'un robinet filtrant ou d'un trou sur lequel l'on aura
placé un linge pour filtrer le liquide. Pensez à placer un caillou devant le trou de sorte que la cendre ne le bouche pas.
2. Remplissez la lessiveuse de cendres blanches jusqu'à une dizaine de centimètres du
bord.
3. Faites bouillir de l'eau (la moitié du volume de la lessiveuse).
4. Versez lentement l'eau bouillante sur les cendres jusqu'à ce que le liquide commence à dégoutter
du trou. À ce moment, fermez l'ouverture du bas (fermez le robinet ou mettez un bouchon de liège).
5. S'il reste de la place, ajoutez de l'eau et de la cendre, mais ne mettez pas trop d'eau, car
ceci ferait flotter la cendre.
6. Laissez reposer quatre heures ou toute la nuit si vous en avez le temps.
7. Laissez s'écouler par le robinet (ou trou), le liquide brunâtre dans un contenant sécuritaire
puis reversez-le dans le baril.
8. Laissez l'eau de lessive égoutter lentement dans un contenant sécuritaire.
9. Quand le liquide brunâtre cesse de couler du baril, ajoutez de 3,5 à 4,5 litres d'eau douce dans
les cendres, et collectez l'eau qui en résulte dans un autre contenant (cette eau de lessive sera moins forte que la précédente).
10. Répétez avec de 1 à 2 litres d'eau, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de liquide brun qui en
sorte.
11. Enterrez les cendres dans le jardin.
L'eau de lessive étant une tradition orale, il n'existe pas de recette écrite l'utilisant. Utilisez cette eau de
lessive à la place de votre lessive habituelle, mais attention aux proportions utilisées ! Faites des essais en commençant par de très petites quantités.
Technique plus simple
* De l'eau douce (idéalement de l'eau de pluie).
* Une lessiveuse (grand contenant pouvant aller au feu)
* Un vieux torchon
* Un tamis.
* Tamiser les cendres pour ne garder que les plus fines (il ne doit pas rester de morceaux de
charbon).
* Remplir le torchon avec les cendres et le fermer avec un nœud solide.
* Faire bouillir l'eau.
* Plonger le torchon et laisser bouillir quelques minutes.
* Couper le feu et laisser infuser une heure.
* Tremper le linge dans cette infusion pendant quelques heures puis le rincer à l'eau
chaude.