Par Gerome
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Mercredi 30 mai 2007
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Publié dans : Habitat
Des maisons écologiques qui résistent aux incendies, aux tremblements de terre et ne coûtent
presque rien: sorties du désert en Californie (ouest), les habitations universelles de l'architecte Nader Khalili pourraient même un jour pousser sur la Lune.
Installé à Hesperia, ville aux portes du désert au nord-est de Los Angeles, le village expérimental
de M. Khalili a au premier abord des allures de champignonnière. Mais en s'approchant, on distingue portes et fenêtres dans ces petits bâtiments ronds, hauts de moins de trois
mètres.
Ces édifices se confondent avec le paysage du désert grâce à leur couleur sable. Et pour cause: les
matériaux qui ont servi à les élaborer sont sortis du sol à quelques mètres de là.
"Le retour à la terre m'a semblé évident. Je n'ai rien inventé, toutes les civilisations
méditerranéennes ont utilisé la terre sur laquelle elles vivaient pour bâtir", dit cet architecte d'origine iranienne, installé aux Etats-Unis depuis 1971.
Ancien architecte de gratte-ciel, il a fait aboutir son concept dans le "CalEarth Institute"
(Institut pour l'architecture et l'art de la terre de Californie) qu'il anime à Hesperia.
"On creuse le sol. La terre est rassemblée dans des sacs, fermés. Empilés, on les fixe avec des
fils barbelés", détaille ce petit homme à la barbe poivre et sel et aux yeux malicieux.
"Tout est dans la forme arrondie, pour les petits dômes comme pour la grande maison: tout repose
sur l'arc. La forme traditionnelle d'une maison carrée avec des murs verticaux, c'est l'idéal pour qu'elle s'écroule un jour. Avec l'arc, rien ne peut tomber",
affirme-t-il.
Une fois montée, la maison est brûlée de l'intérieur et une coquille de terre cuite vient ainsi
sceller l'édifice. Au total, une grande maison ne coûte que 90.000 dollars et la sueur de trois personnes pendant une semaine.
L'intérieur de la maison
Baptisée "superadobe", allusion aux premières maisons en terre construites par les colons espagnols
de Californie, elle est en outre alimentée en énergie propre et bénéficie d'une climatisation naturelle, grâce à des ouvertures judicieusement placées.
Ces prototypes ont attiré l'attention de la Nasa. Dès 1985, l'architecte et les responsables du
programme lunaire de l'administration spatiale américaine se sont rencontrés, avec dans l'idée la construction des premières bases sur le satellite de la Terre.
"Avouez que ma technique est l'idéal", affirme M. Khalili. Acheminer des matériaux de constructions
lourds sur la lune étant impensable, la poussière lunaire ou martienne suffira.
Les autorités locales en Californie, l'un des territoires les plus touchés par les séismes, ont
récemment donné leur feu vert à la construction de maisons individuelles sur les plans de M. Khalili. Mais la technique intéresse aussi les Nations unies.
Le Haut Comité pour les réfugiés (HCR) et le Programme au développement (PNUD) sont venus étudier
de près les prototypes d'Hesperia au début des années 2000. Des mini-dômes ont été construits sur les sites des tremblements de terre en Iran en 2002 et au Pakistan en
2005.
"Imaginez un monde où tous les réfugiés ont un abri", lance Nader Khalili. "En plus, cela ne coûte
rien", conclut-il en insistant sur la transmission de sa technique par les jeunes étudiants qu'il reçoit toute l'année.
Source : AFP
Par Gerome
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Mardi 29 mai 2007
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Publié dans : OGM j'en veux pas!
Dans la série des bonnes nouvelles :
Encore un revers pour les multinationales produisant des OGM. Au mois de mars, un juge de Californie avait déjà prononcé l'interdiction d'une semence de luzerne OGM commercialisée par MONSANTO.
Début mai, la sentence devient permanente.
Dorénavant, la vente et la plantation de luzerne Roundup Ready sont illégales sur tout le territoire des Etats Unis. Les
agriculteurs qui en possédaient déjà ont l'autorisation de semer encore cette année mais devront s'abstenir l'an prochain.
le Juge ( bien averti!) a ainsi estimé que cette semence nuisait à l'environnement et contaminait les champs de luzerne naturelle à proximité. Dans cette affaire , il a souligné la négligence du
gouvernement. Selon lui, la contamination de la luzerne naturelle est déjà en cours. Il a donc demandé aux compagnies de rendre publiques les emplacements des champs plantés pour en informer
les autres cultivateurs.
Au canada en revanche, cette luzerne est toujours autorisée, bein que les scientifiques y dénoncent le manque de rigueur et de transparence dans les évaluations de ces semences.
GreenPeace appelle le pays à les interdire, à suivre l'exemple de son voisin, pour une fois bon élève.
Source : l'âge de faire