N'oublions pas la Forêt amazonienne....

Publié le par Gerome

La profusion d'informations délivrées quasiment en temps réel à partir de tous les médias possibles et à n'importe quelle heure noit l'information. Les combats écologiques quels qu'ils soient sont si nombreux qu'il est difficle, en tant que simple citoyen de donner des priorités à tel ou tel problème.
On entend beaucoup parler en ce moment du grenelle de l'environnment, de la taxe carbone, du grenelle de la mer, du grenelle des ondes ( entre nous soit dit, le mot "grenelle" a été trop galvanisé et a perdu de son impact auprès de la population) mais je veux rappeler par cet article qu'il y a des combats à ne pas oublier, à ne surtout pas oublier :                                         LA FORET AMAZONIENNE



Le poumon de la Terre se rétércit comme peau de chagrin; que restera t-il de cette Forêt dans 10 ou 20 ans si rien n'est fait? Un vestige craquelé, des bosquets, des bois éparpillés ça et là, des peuples indigènes rattrapés par la civilisation galopante, globalisés, gobés par les villes....Est-ce cela qu'on veut voir? Voulons nous voir ce joyau de la création, cette oeuvre divine violée et saccagée au point de ne plus la reconnaître?
La Forêt amazonienne
renferme dans certains secteurs, plus de 600 espèces d'arbres par hectare, la moyenne étant de 300. Des 250 000 espèces de plantes qui vivent sur la planète, on estime que près de 90 000 évoluent dans la forêt amazonienne. Côté faune, on a dénombré 3000 espèces de poissons en Amazonie, et le nombre d'espèces d'insectes est estimé à un million, la plupart restant à découvrir.

Le Jaguar, Roi de la Forêt, où ira-t-il? Grossir les collections des zoos? Ira-t-il dans certaines familles fortunées répondant aux caprices des enfants " Papa je veux plus de mon singe, il est nul! Je veux un Jaguar! T'as compris? Tout de suite!" Grand Dieu, le fait d'écire cela me donne des frissons....



Au-delà de cet enjeu évident en terme de biodiversité, la déforestation en cours fait également craindre des conséquences graves sur l'équilibre climatique global. Dans son rapport Les cercles vicieux de l'Amazonie (pdf), rendu public au mois de décembre 2007, l'organisation mondiale de protection de l'environnement WWF rappelle ainsi, sous la plume de Dan Nepstad, du Woods Hole Research Center dans le Massachusetts, que l'Amazonie agit comme un régulateur de la température de la planète, en limitant son augmentation. « Mais surtout, explique le chercheur, elle stocke une grande quantité de CO2, et constitue une source d'eau douce primordiale, régulant les grands courants maritimes impliqués dans l'équilibre climatique mondial
Et de conclure que la combinaison des changements climatiques en cours, entraînant entre autres une baisse des précipitations en Amazonie, et de la déforestation, pourrait conduire à la perte de 60% de la forêt amazonienne d'ici 2030 ! Avec, comme conséquence, le rejet dans l'atmosphère de 50 à 100 milliards de tonnes de CO2 durant la même période, entraînant en retour un emballement du réchauffement en cours.

Voilà tout est dit! Protéger la Forêt amazonienne, c'est aussi protéger notre avenir sur Terre, qu'il soit plus tolérable, moins dur. Rendez vous compte : si la déforestation continue à ce rythme, en 2030 nous aurons 50 à 100 milliards de tonnes de CO2 en plus dans l'atmosphère! Autant dire que nous aurons crée l'enfer sur Terre... ».



Comme on peut le voir sur l'image du dessus, 80% de la déforestation est illégale, j'ai envie de dire "Que fait la police?" Reçoit-elle des bakchiches si importants qu'elle ferme les yeux sur ces activités illégales? Est-elle en sous effectif?
Je ne suis pas expert en la matière mais le gouvernement brésilien est le premier à mettre sur le banc des accusés : avec son désir ardent de devenir le premier exportateur mondial de biocarburant, la Forêt amazonienne subit la frénésie industrielle de lula da silva qui n'a rien contre les incendies volontaires, les tronçonneuses et les pelles mécaniques pour faire la place aux champs de colza. Voir cet article pour plus de précisions : link

Qu'attendons-nous pour agir? Simples citoyens que nous sommes, notre pouvoir est faible, nous pourons faire des pétitions tant qu'on voudra, boycotter le bois précieux en provenance de la Forêt Amazonienne ou même boycotter les biocarburants mais avec les taxes suplémentaires de la taxe carbone sur les produits pétroliers, j'ai bien peur que les biocarburants n'aient le vent en poupe......Le cercle vicieux est en marche...

On ne peut qu'espérer un sursaut de la part des autorités brésiliennes mais le temps nous a montré que le pouvoir de l'argent est plus fort que tout... J'aimerais que la Terre se rebelle une fois de plus et que ses avertissements soient pris au sérieux.
La capacité d'autodestruction de l'homme m'étonnera toujours, on sait ce qui va arriver si la déforestation continue, on sait qu'on va vivre l'enfer, mais non on attend d'être au pied du mur pour se lamanter, pleurer, prendre des décisons de dernière minute comme si elles pouvaient changer encore quelque chose... On a été avertis, on ne pourra pas dire "on ne savait pas".








BIENVENUE SUR TERRE!!






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Energie : la France se met à croire à la filière solaire

Publié le par Gerome

LE MONDE | 23.07.09 | 15h05

La France ne sera pas couverte de fermes solaires avant longtemps, mais elle tient peut-être le début d'une filière industrielle de l'énergie photovoltaïque - après avoir abandonné aux Allemands, aux Danois, aux Espagnols et aux Américains celle des éoliennes.

En parrainant l'annonce d'une usine de panneaux solaires co-financée par EDF Energies nouvelles (EDF EN) et le fabricant américain de modules photovoltaïques First Solar, le ministre de l'écologie et de l'énergie a réaffirmé, jeudi 23 juillet, les ambitions du gouvernement : faire de la France un leader mondial des énergies renouvelables. "Cette initiative servira d'exemple et sera le premier d'une longue liste d'investissements et d'emplois verts en France", a souligné Jean-Louis Borloo. Des investissements qui doivent déboucher sur "une production d'électricité solaire compétitive". Le développement d'autres filières (solaire thermique, éolien, biomasse, géothermie...) est "tout aussi important", précise-t-il au Monde, et "le gouvernement soutient tout ce qui va de l'avant". A commencer par la technologie française.

"Des investissements étrangers en France, c'est bien ; le développement des technologies françaises en France, c'est mieux", insiste-t-il. Une force de frappe (CEA, CNRS, IFP, BRGM...) a été regroupée au sein de l'Institut national de l'énergie solaire (INES), créé à Chambéry en 2006. M. Borloo a aussi demandé à EDF EN de soutenir la filière française pour le solaire intégré dans le bâtiment, porté par les industriels Photowatt et Tenesol, filiale commune d'EDF et de Total.

Quant à la "stratégie mondiale" de promotion des énergies non-fossiles, elle passe, selon le ministre de l'écologie, par l'Agence internationale des énergies renouvelables (Irena), installée dans l'éco-cité de Masdar City (Abou Dhabi) et dirigée par la Française Hélène Pelosse, ex-collaboratrice de M. Borloo. Un double choix fait en juin, à l'arraché et à la barbe des Allemands et des Espagnols, par près de 160 pays.


Ces initiatives politiques et industrielles répondent à la stratégie esquissée par le président de la République, le 9 juin, lors de sa visite à l'INES. La France, dont la politique du "tout nucléaire" a réduit les autres énergies à la portion congrue, doit rattraper son retard.

"Nous allons prendre dans les énergies renouvelables un virage aussi important que le général de Gaulle pour le nucléaire dans les années 1960. Ce n'est pas l'un ou l'autre. C'est l'un et l'autre", avait prévenu Nicolas Sarkozy, suscitant le scepticisme des écologistes, qui rappellent les sommes énormes investies dans le nucléaire. "Là où nous dépensons un euro pour le nucléaire, avait-il annoncé, nous dépenserons le même euro pour la recherche sur les technologies propres et la prévention des atteintes à l'environnement."


"On fait feu de tout bois", reconnaît M. Borloo. Le projet de la filiale d'EDF et du numéro 1 mondial des panneaux solaires sert la stratégie gouvernementale : la construction prochaine en France - on évoque les Alpes-de-Haute-Provence - d'une unité de production qui générera 300 emplois. EDF EN et First Solar se partageront l'investissement (45 millions d'euros chacun) dans une usine qui produira des modules pour une capacité initiale de 100 MW par an, utilisant la technique des couches minces. Ils seront livrés à EDF EN et installés en France.

"C'est un acte de foi dans le marché français et son grand potentiel", affirme Mike Ahearn, PDG de First Solar. Comme son homologue d'EDF EN, Pâris Mouratoglou, il se félicite que l'Etat ait créé les conditions nécessaires à cette implantation. Notamment par la programmation des futures capacités (5 400 MW en 2020) et l'assurance donnée aux industriels que le tarif de rachat par EDF de l'électricité sera maintenu pendant une durée suffisante avant que la filière puisse vivre sans subventions.


Par sa population, son ensoleillement et ses technologies, la France a de gros atouts pour devenir un "grand marché", assure M. Mouratoglou. Elle doit maintenant créer une filière allant de l'amont (fabrication de modules) à l'aval (production d'électricité), l'un sécurisant l'autre. Les pays qui développent massivement le solaire (Allemagne, Etats-Unis, Chine...) ont su construire une industrie nationale. Et les consommateurs seront d'autant plus séduits que leurs équipements solaires seront en partie fabriqués dans l'Hexagone, créant ainsi des dizaines de milliers d'emplois.

Pour l'heure, Tenesol et Photowatt sont à la peine, alors que le marché français explose et que plusieurs régions (PACA, Poitou-Charentes...) évaluent leur potentiel solaire. Comment être compétitif ? EDF EN assure qu'avec First Solar, il a choisi "la technologie la moins chère" tout en offrant le meilleur rendement énergétique. Il indique aussi que le ministère de l'écologie a commandé une étude d'impact sanitaire qui a conclu à l'innocuité du tellurure de cadmium présent dans les panneaux. First Solar a d'ailleurs prévu une unité de recyclage des modules.


Concurrence chinoise

La concurrence chinoise est féroce. C'est désormais la référence du marché. "Ils produisaient comme le français Photowatt en 2008 ; cinq ans plus tard, ils produisent cinquante fois plus", note Thierry Lepercq, PDG de Solairedirect, qui fabrique des modules, les installe et produit de l'électricité. "Il n'y a aucune raison de capituler", dit-il. A son usine d'Afrique du Sud, il va ajouter une unité de production (35 MW par an) dans le Val de Durance, qui emploiera 140 personnes.

"Le coût est le seul facteur qui a limité le développement du photovoltaïque, mais l'industrie a su démontrer sa capacité à les réduire rapidement", souligne une récente étude du cabinet A.T. Kearney réalisée pour l'Association européenne de l'industrie photovoltaïque (EPIA). Ses auteurs estiment que "des progrès techniques rendront possibles de nouvelles baisses substantielles de coût". En 2020, avancent-ils, de 57 % à 76 % de l'électricité solaire (selon les scénarios de développement) pourraient se passer d'aides.

Jean-Michel Bezat

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Vidéo : un ciment qui absorbe la pollution!

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L'éolienne cerf-volant

Publié le par Gerome



Demain, des ailes volantes tirées par le vent à 1 000 mètres d’altitude pourraient générer dix fois plus d’énergie que les plus grosses éoliennes d’aujourd’hui.


L’idée ne date pas d’hier”, reconnaît Saul Griffith, PDG de Makani Power, une entreprise située à Alameda, en Californie, et spécialisée dans la production d’électricité grâce à l’énergie éolienne de haute altitude. “L’histoire du cerf-volant est si ancienne… il n’y a presque rien de nouveau sous le soleil.”
Vous avez bien lu : le cerf-volant. Alors que les militants écologistes réclament l’installation de plus d’éoliennes, une nouvelle génération d’ingénieurs soucieux de l’environnement juge cette technique déjà dépassée. Pionnier dans l’utilisation des cerfs-volants comme générateurs d’énergie renouvelable, aujourd’hui consultant pour Makani Power, le Néo-Zélandais Peter Lynn a grandi avec eux. En 2003, il expose sa vision d’“aile libre” sur le groupe de discussion sci.energy. Il souligne qu’un cerf-volant libé­rerait la partie la plus productive des éoliennes – l’hélice – du poids de l’infrastructure que sont le mât, les nacelles et les cabines électriques. En d’autres termes, le cerf-volant serait un condensé de la meilleure partie de l’éolienne et se déploierait là où les vents sont les plus forts.

Des prototypes testés avec succès en italie et aux Pays-Bas

Les éoliennes se dressent en moyenne à 80 mètres de hauteur, là où le vent souffle à environ 4,6 mètres/seconde. A 800 mètres d’altitude, les vents atteignent 7,2 m/s. La régularité du vent augmente également avec l’altitude. Sachant que la quantité d’énergie éolienne dépend de la vitesse du vent élevée au cube, l’exploitation des courants de haute altitude serait une option intéressante puisqu’elle permettrait de multiplier par quatre le rendement des éoliennes classiques. Montez de 1 000 mètres et vous pourrez produire huit fois plus d’énergie.



Tout ce qu’il vous faut, c’est un cerf-volant muni d’une très longue corde. Sur le papier, cette source d’énergie propre et bon marché paraît suffisamment simple et prometteuse pour qu’en novembre 2007 Google investisse 10 millions de dollars dans le projet de Makani Power. La pratique est autrement plus compliquée. Griffith reste plus muet qu’une carpe sur les activités de sa filiale, tout en reconnaissant que les résultats ne dépassent pas encore les 10 kilowatts [kW] de production. A titre de comparaison, une grande éolienne peut générer 5 mégawatts [MW]. “La question est de savoir dans quelle mesure ces systèmes peuvent être étendus à grande échelle et si le prix final de l’électricité sera compétitif”, conclut Griffith.

En Europe aussi, les créateurs de cerfs-volants caressent ce rêve. Rattachés à l’Université technologique de Delft, aux Pays-Bas, Bas Lansdorp et ses collègues travaillent sur un système fonctionnant à partir de cerfs-volants, de câbles et de générateurs. Une première démonstration a eu lieu en 2007. Lors de précédents tests, les chercheurs ont fait voler un cerf-volant de 10 m2 capable de générer 3 kW d’électricité. Ce prototype était contrôlé par télécommande, mais l’équipe travaille à présent à la mise au point d’un logiciel, d’un équipement électronique et d’une station au sol pour piloter automatiquement le cerf-volant.



Cette automatisation du processus pourrait, associée à l’utilisation d’une toile de 20 m2, permettre de produire 20 kW. Dans le même ordre d’idées, la société italienne Kite Gen a passé trois jours à l’aéroport de Milan, en septembre 2007, pour tester son prototype à 400 mètres d’altitude. Les résultats ont été particulièrement encou­rageants, à en croire le responsable du projet, Mario Milanese, de l’Université polytechnique de Turin. Leur cerf-volant de 10 m2 porté par un vent soufflant à 4 m/s a pu générer une moyenne de 2,5 kW.

Le dispositif s’est comporté con­formément aux simulations. “Nous estimons que les principes techniques fondamentaux ont suffisamment fait leurs preuves, explique Milanese. Avec le financement nécessaire, nous espérons pouvoir produire un premier prototype industriel d’ici deux ou trois ans.” Le principe est le même que celui du yo-yo, sauf qu’il s’agit ici d’utiliser la force de traction d’une aile pour alimenter un générateur électrique. Selon la configuration imaginée par Kite Gen, le cerf-volant est retenu par deux points d’attache amarrés à deux treuils séparés et contrôlés par ordinateur.

Une fois que le cerf-volant est lancé et stabilisé, les treuils commencent à se dévider. Le câble s’embobine au niveau des attaches, faisant ainsi tourner les générateurs. Une fois le câble presque entièrement déroulé, les treuils se remettent en action, en sens inverse cette fois, pour ramener le cerf-volant à sa position initiale. Selon les calculs de Milanese, l’alimentation des treuils ne consommera que 12 % de l’énergie produite. L’écart entre énergie produite et énergie disponible peut être optimisé en tirant avantage de certaines irrégularités des vents et en ajustant la position du cerf-volant afin de réduire sa force de traction.



Le cerf-volant se comporte au final comme une éolienne. Les chercheurs de Delft ont imaginé un système similaire baptisé laddermill. Toutefois, au lieu d’un seul cerf-volant, l’idée serait d’en empiler plusieurs les uns au-dessus des autres. Chacun pourrait adapter sa position selon qu’il est en phase de montée ou de descente. Ce système permettrait ainsi de réduire la force de traction des ailes, leurs attaches pouvant se relâcher au moment de redescendre pour réduire la résistance au vent. Selon les chercheurs, un laddermill complet pourrait produire près de 50 MW, soit dix fois plus que les plus grandes éoliennes actuellement en service. Il reste toutefois de nombreux problèmes à régler.

Comment maintenir et optimiser la force de traction des ailes pendant les baisses de vent ? Comment maintenir les cerfs-volants en altitude si le vent s’arrête brutalement de souffler et empêcher tout le dispositif de s’écraser au sol ? Autre défi technique : comment réduire la résistance à l’air pendant la phase de rétraction, lorsque le cerf-volant est ramené vers le sol ? “L’objectif n’est pas seulement de produire le plus d’électricité possible lorsque les cerfs-volants tirent. Nous cherchons également comment consommer le moins d’énergie possible pour les ramener”, explique Lansdorp. C’est pour cette raison que toutes les équipes scientifiques planchent à présent sur des algorithmes visant à optimiser le vol de leurs cerfs-volants.

Les chercheurs de Delft travaillent en collaboration avec l’Université catholique de Louvain, en Belgique, pour trouver le meilleur des systèmes de contrôle. Jusqu’à présent, leurs résultats ne font que confirmer ce que bon nombre d’amateurs savent déjà : pour faire voler un cerf-volant le plus longtemps possible et augmenter sa force de traction, il faut lui faire décrire des huit. Une chose semble sûre, cependant : quel que soit l’algorithme utilisé, le dispositif de contrôle des ailes devra se situer à proximité de celles-ci, voire à leur niveau, c’est-à-dire en altitude. “Si vous tirez sur une corde de très loin, vous n’avez aucun contrôle sur l’aile”, explique Lansdorp.

Si les cerfs-volants tiennent toutes leurs promesses, il serait envisageable de les utiliser en remplacement de nombreuses infrastructures utilisées aujourd’hui, poursuit-il. Les éoliennes se trouvent idéalement en bord de mer, mais les terrains sont chers dans ces zones. Cela n’a par ailleurs aucun sens de les implanter sur des terres basses où les vents sont trop faibles. Les cerfs-volants, en revanche, peuvent être installés presque n’importe où puisque le niveau des terres n’a aucune influence sur la force des vents d’altitude. Un cerf-volant, c’est bien, mais des dizaines c’est encore mieux.

Kite Gen étudie à présent un ambitieux dispositif allant en ce sens. Son projet : une roue de 3 kilomètres de diamètre à laquelle seraient amarrées des dizaines d’ailes tournant autour de son axe. Selon Kite Gen, le dispositif pourrait comprendre 60 à 70 cerfs-volants, flottant à 800 mètres d’altitude, sur une surface totale de 500 m2. Amarrés à une roue géante, ils pourraient produire plusieurs centaines de mégawatts. Avec ce système, le prix de l’électricité reviendrait à 15 euros le kilowattheure, comparé à 100 euros avec les éoliennes et 60 euros avec les centrales à combustible fossile. Installé sur un ancien site nucléaire – déjà protégé par une interdiction de survol –, une roue de cerfs-volants pourrait produire autant d’énergie que la centrale nucléaire précédemment exploitée, déclare Mario Milanese.

Bas Lansdorp a une autre idée : utiliser des planeurs à ailes fixes. Les cerfs-volants ont en effet une durée de vie limitée en raison de la dégradation des voiles sous l’effet du rayonnement ultraviolet. Outre leur longévité, les planeurs seraient plus efficaces et produiraient plus d’énergie au mètre carré. “Bien qu’ils soient plus chers à l’achat, les planeurs pourraient générer un kilowattheure meilleur marché à long terme”, affirme le spécialiste, qui travaille à présent avec d’autres confrères sur le projet Eole, du nom du dieu des vents.

Leur objectif : mettre au point un générateur de 100 kW la première année et un autre de 1 MW l’année suivante. Naturellement, ces projets restent théoriques tant que personne ne parvient réellement à produire de grandes quantités d’énergie. Ces visions sont encore à l’état de chimères, prévient Saul Griffith, et il ne faut pas en attendre trop pour l’instant. L’exploitation de l’énergie atmosphérique passe par des travaux longs et difficiles.

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