Danube : quatorze pays s'engagent à protéger le fleuve

Publié le par Gerome

Réunis à Vienne le 16 février dernier, les ministres de quatorze pays du bassin du Danube se sont engagés à nettoyer et à protéger ce fleuve, le deuxième plus long d'Europe.
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Parcourant quelque 2.860 kilomètres, le Danube est le deuxième plus long fleuve d'Europe après la Volga (cependant celui-ci prend sa source en Russie). Afin "d'améliorer la situation environnementale du fleuve et de ses affluents", les représentants de quatorze pays riverains du Danube, tels que l'Allemagne, l'Autriche, la Hongrie, la Croatie ou la Bosnie, ainsi que des responsables de la Commission européenne, ont adopté un plan de gestion dont la mise en oeuvre est prévue d'ici à 2015.

Il s'agira dans un premier temps de réduire la pollution d'origine humaine du Danube, via une série de mesures comme la construction de nouvelles centrales hydro-électriques, l'interdiction des détergents contenant des phosphates, une meilleure gestion des risques de pollution accidentelle ou encore l'entretien des marais et digues longeant le fleuve.Mardi, des associations écologistes telles que le WWF et l'Union pour la protection de la nature en Bavière, ont remis aux ministres une pétition signée par 100.000 habitants du bassin du Danube. Cette pétition réclame le respect de l'environnement dans les projets de développement de la navigation sur le fleuve. Appelant à une interdiction européenne de la présence de phosphates dans les détergents domestiques, les militants écologistes ont promis de surveiller de très près la réalisation des engagements pris mardi par les pays qui se partagent les eaux du Danube.

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Un débat fort intéressant : Faut-il taxer l'eau en bouteilles?

Publié le par Gerome

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Paru dans le journal l'express :

Est-il responsable de boire de l'eau en bouteilles, dont la production et le transport ont un fort impact écologique, quand on a accès au robinet à de l'eau potable bien moins chère? Taxer l'eau en bouteilles, mesure salutaire ou liberticide? Donnez-nous votre avis, nous en tiendrons compte pour mener cette"enquête participative" tout au long du mois de février.

Dans une enquête parue en octobre 2009 et disponible sur le Web, le magazine Challenges pointait les enjeux scientifico-commerciaux liés au marché de l'eau en bouteilles: soupçons de toxicité du plastique contre qualité douteuse de l'eau du robinet, stratégies "durables" de Nestlé et Danone qui ne convainquent pas les écolos...

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La consommation d'eau en bouteilles peut-elle être responsable? Faut-il la taxer? L'eau du robinet est-elle d'assez bonne qualité pour s'en "contenter"?

Nous vous proposons d'enquêter sur ces questions jusque fin février.

Nous avons prévu plusieurs contenus à ce propos (mise à jour du 16 février):
- une interview de Jacques Neirynck, auteur des Scandales de l'eau en bouteilles (éd. Favre) (déjà en ligne, ici);
- une interview de Jean-Claude Lefeuvre, auteur de L'Eau douce en France: une gestion scandaleuse (éd. Milan);
- une interview d'un responsable d'une société du marché de l'eau en bouteilles;
- une compilation de déclarations de responsables écologistes et d'instances politiques et sanitaires (Afssa, ministère de l'Ecologie, Ville de Paris, etc.) sur ces questions;
- un décryptage des points clés du débat: l'eau minérale est-elle meilleure pour la santé? quel est le réel impact environnemental d'une bouteille d'eau? etc.;
- l'avis d'un spécialiste de la consommation: est-il légitime de vouloir taxer l'eau en bouteilles? est-ce réaliste? est-ce "liberticide"?
- une compilation des réactions des internautes, nombreux à s'indigner d'une possible taxe de plus.

Que pensez-vous de ce débat? Quelles autres pistes vous semblent intéressantes? Donnez votre avis en commentaire, nous vous répondrons et en tiendrons compte pour mener dans notre enquête.

 


Publié dans Nature

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NON à l'or illégal!

Publié le par Gerome

Il faut éradiquer le marché noir du métal jaune: la chronique de Serge Orru, directeur général du WWF France, qui vient de lancer une campagne en ce sens.

C'est à la Saint-Valentin, la fête des amoureux, que nous avons lancé la campagne "Non à l'or illégal" car dans cette année 2010 où la biodiversité est honorée, nous voulons alerter et faire réagir les pouvoirs publics et les professionnels de la filière aurifère devant les méfaits de l'orpaillage illégal.

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Nous demandons aussi aux amoureux d'aimer notre planète en offrant un or extrait dans des conditions socialement et écologiquement responsables.

Il faut poser sans cesse la question aux joailliers sur l'origine de leur or proposé à la vente pour connaître exactement son parcours de la mine à la vitrine. Pour lutter contre un trafic illégal, par essence très secret, il faut le rendre visible aux yeux de tous.

Le carat ne doit pas refléter l'intoxication de la chaîne du vivant par le mercure et  la misère humaine qui prévalent notamment dans le Parc Naturel de Guyane où près de 15 000 à 30 000 malheureux garimpeiros provenant du Brésil ou du Surinam extraient les pépites d'or dans des conditions humaines épouvantables et commettent  des dégâts considérables dans  la nature amazonienne censée pourtant être protégée.

J'ai pu voir, il y a quelques mois, dans ces forêts magnifiques autour de Saul, ces pauvres orpailleurs et les impacts environnementaux et sociaux de cette ruée difficilement endiguable.

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Dans ce département français ainsi qu'au niveau national et international, les professionnels de la filière de l'or doivent proposer des alternatives responsables et les pouvoirs publics français devront montrer l'exemple en choisissant la traçabilité dans leurs commandes d'or.

Autrement dit, l'idée principale est de mobiliser un outil du marché pour éradiquer le marché noir du métal  jaune.

Un bijou en or fait briller l'amour que l'on porte à l'autre et l'on ne doit pas ignorer  les conséquences de l'orpaillage sans règle claire et digne pour les hommes et la nature.

Objectif de cette campagne du WWF: rendre la filière légale étanche afin d'éviter la pénétration de l'or illégal dans le circuit commercial (entre 2000 et 2008, plus de 22 tonnes d'origine douteuse ont été exportées de Guyane, soit l'équivalent de sept millions d'alliances). Ce n'est pas parce que le kilogramme d'or atteint les 25000 euros que l'on doit laisser la cupidité perpétrer le crime écologique que nous dénonçons sans relâche.

On se donne rendez-vous dans une année pour faire le bilan de cette campagne utile que notre équipe du WWF en Guyane a remarquablement initiée en lançant une étude approfondie sur la filière du métal précieux.

Et si on écrivait pour mieux le protéger que l'environnement, c'est notre or-vironnement!!!

PS: Osons espérer que les médailles olympiques des JO de Vancouver aient la couleur or de l'éthique.


Publié dans Pollution

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Communiqué de Presse : le Loup d'Esparron

Publié le par Gerome

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Décembre 2009 : battue au sanglier sur la commune d’Esparron dans les Hautes-Alpes. Surpris par l’arrivée d’une jeune louve, un chasseur l’abat. Surpris en flagrant délit, il sera jugé le 18 février prochain à Gap pour avoir détruit un individu d'une espèce protégée.

Ces faits poussent les associations de protection de la nature à se constituer partie civile et à rappeler le caractère emblématique du loup, symbole d'une nature sauvage et libre.


Sans nier ou minimiser les difficultés qui subsistent pour le monde de l'élevage, notamment liés aux systèmes d’élevage et surtout au contexte économique de la filière ovine, nous voulons rappeler que les pertes subies par les troupeaux ne sont de loin pas le seul fait du loup (maladies, chiens errants, dérochements…).

FNE, URVN et les associations de terrain SAPN, le CRAVE, Arnica Montana, conscientes des contraintes apportées à l'élevage extensif par le retour naturel des loups, ne sont pas opposées à des tirs exceptionnels résultant d'attaques répétées sur des troupeaux efficacement protégés ; elles l'ont affirmé et assumé par le passé.

Elles condamnent par contre tout acte de braconnage de loups, car la destruction d'un individu d'une espèce protégée n'est jamais anodine.


Il faut comprendre que les causes qui ont permis ce retour naturel ne vont pas changer : les évolutions des milieux et des espèces, depuis des décennies, ont créé chez nous comme partout dans l'arc alpin les conditions d'une présence permanente des prédateurs. La présence du loup est un fait durable, dans les Hautes Alpes comme dans d'autres territoires alpins ; l'objectif numéro un doit être d'aider la filière ovine à faire face à cette difficulté et à s'adapter.


Car le loup n’est pas qu’une contrainte : en reprenant sa place au somment de la pyramide écologique il est le garant du bon fonctionnement de l’écosystème entier :

§         il empêche la concentration des grands ongulés sauvages qui compromet la régénération naturelle de la forêt et les jeunes plantations,

§         il élimine les individus faibles ou malades empêchant la propagation des maladies (les troupeaux de chamois sont régulièrement décimés par la kérato – conjonctivite),

§         il élimine les chiens errants,

§         il constitue un vecteur d'image sur la qualité des milieux naturels, support d'un tourisme respectueux de la nature essentiel pour les territoires de montagne.


Aussi en cette année de la biodiversité, le loup devrait pousser tous les acteurs, professionnels de l'élevage, Etat, collectivités et associations de protection de la nature, à faire évoluer les pratiques vers des modes d'élevage adaptés au territoire, à ses capacités et contraintes, vers un tourisme plus respectueux des activités agricoles et d'élevage en montagne et plus respectueux de la nature.

Nous sommes pour notre part convaincus de la nécessité de la préservation de la biodiversité, ainsi que de la possibilité d'une cohabitation entre le loup et l'homme. Si les Etats européens, de toutes orientations, ont pris depuis des décennies des mesures pour protéger de nombreuses espèces animales dont le loup, c'est bien que la conception du rôle de l'homme dans la nature a changé. Ce dont le pastoralisme a besoin, c'est de mesures de soutien réellement courageuses, non de complaisance vis-à-vis de positions anti-prédateurs venues du 19e siècle !

 

SAPN, CRAVE, Arnica Montana, URVN et FNE

Contacts :

SAPN : Hervé Gasdon, Président, 04 92 52 44 50, sapn@wanadoo.fr

URVN : Annelise Muller, chargée de mission, 04 91 33 44 02, urvn.annelisemuller@gmail.com

 


Publié dans Hautes-Alpes

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