Pollution : la Chine publie sa première étude nationale

Publié le par Gerome

"C'est une bonne nouvelle. La chine décide enfin d'agir pour la protection de l'environnement; cette phase de diagnostic doit normalement être le prémice d'un plan d'action de grande ampleur pour protéger la Nature. Mais nous ne leurrons pas, ce retournement de situation fait suite à de sérieux problèmes de santé publique car des centaines de milliers de chinois meurent chaque année des suites de la pollution. Ceci dit, ils agissent et c'était inespéré. A suivre donc."

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La Chine a réalisé son premier recensement sur les sources de pollution du pays. Quelque 6 millions de sources de nuisances agricole, industrielle et résidentielle ont ainsi été répertoriées tandis que l'agriculture a été identifiée comme étant la principale source de pollution de l'eau dans l'empire du Milieu.

L'étude sur les sources de pollution en Chine "est un passage en revue incroyablement ambitieux des pollueurs" a estimé Deborah Seligsohn, principale conseillère à l'Institut des ressources mondiales sur les questions climatiques et énergétiques du pays le plus pollueur du monde.
Ce premier recensement national a duré deux ans et mobilisé plus de 570.000 employés. Il a permis d'identifier 5,9 millions de sources de pollution regroupées en quatre grandes catégories : les sources de pollution industrielles, les sources de pollution agricoles, les sources de pollution ménagères et les installations de dépollution concentrées.

L'étude révèle que les émissions des matières polluantes industrielles se concentrent plutôt dans des secteurs d'activité restreints et des régions isolées. Mais surtout, elle indique que la pollution de l'eau est principalement attribuée à l'émission des déchets agricoles, dont la demande chimique en oxygène est supérieure à celle des déchets industriels. Zhang Lijun, le vice-ministre de la protection de l'environnement, estime donc qu'il est indispensable de prendre des mesures contre cette pollution provenant de l'agriculture pour résoudre le problème de la pollution de l'eau en Chine. "Nous allons résoudre ce problème conformément aux exigences de l'agriculture moderne et en poursuivant le développement durable" a assuré Zhang Lijun.

A partir de ce premier recensement, la Chine se donne un an pour étudier les résultats et mettre en place un plan quinquennal afin d'équilibrer développement économique et protection de l'environnement. Alors que le pays s'attend à connaître des niveaux de pollution records bien plus tôt que prévu, certains ministères étudient notamment la possibilité de créer une taxe environnementale.
De son côté, Greenpeace Chine exhorte "le gouvernement à créer immédiatement une plate-forme solide par laquelle le public pourra accéder facilement à un grand nombre de données sur la pollution". Les citoyens chinois montrent un intérêt grandissant pour les questions environnementales et la publication de cette étude pourrait leur permettre de surveiller les plus gros pollueurs du pays et les endroits les plus pollués, souligne Yu Jie, directeur des programmes au sein de l'organisation The Climate Group en Chine.


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Pollution agricole : la Cour des comptes dénonce l'inaction de l'Etat

Publié le par Gerome

ET PAN!! Encore revers pour l'état français.
Dans son rapport annuel publié mardi dernier, la Cour des comptes accuse l'État d'un manque de détermination face à la pollution des eaux liée aux pratiques agricoles. Évoquant un "bilan décevant de la politique de l'eau", la Cour épingle l'État français, dont l'inaction entraîne, selon elle, un gâchis de moyens exposant la France à de lourdes pénalités financières.
(Inaction récurrente dans beaucoup de domaines : pollution des eaux, nucléaire, énergies renouvelables, crédits d'impôts insuffisants pour le développement des énergies vertes....L'état paye son manque d'implication dans la protection de l'environnement).

Appelant l'État à "adopter une politique plus volontariste" en matière de pollution agricole, la Cour des comptes dénonce "la méconnaissance par la France des objectifs communautaires" de même qu'elle déplore une "action répressive insuffisante".

Comme tous les États membres de l'Union européenne, la France s'est engagée à réduire la présence de nitrates et d'azote dans les eaux destinées à la consommation, visant un "bon état" écologique d'ici à 2015. Or, le manque de respect des règlements européens à déjà valu au pays six condamnations et la Cour des comptes souligne que cette inaction entraîne un véritable gâchis de moyens, tout en conduisant à "douter de la capacité de la France à atteindre les objectifs".

Et la Cour de dénoncer une "approche routinière" des six agences de l'eau qui préfèrent payer "1,8 fois plus" pour réparer les dégâts plutôt que les prévenir. 

Alors que le ministère de l'Environnement se défend en précisant que la Cour se base sur des contrôles effectués entre 2002 et 2006, il demande à ce que soit pris en compte "l'immense mouvement de transformation engagé depuis trois ans".


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Augmentation de 24% du coût de l’électricité : Le sale « coup » du nucléaire !

Publié le par Gerome

Après avoir affirmé durant des décennies que l’électricité radioactive était la moins chère du monde, les demandes répétées d’EDF d’augmenter ses tarifs démontrent par l’absurde qu’il n’en n’est rien !

La production électronucléaire réclame des investissements extrêmement lourds que le lobby nucléaire avait réussi à externaliser jusqu’à présent au travers d’aides étatiques déguisées. Avec l’ouverture à la concurrence du secteur de l’électricité, EDF doit désormais assumer partiellement seul le coût de développement d’une filière nucléaire dont plus personne ne veut au monde.

En souhaitant augmenter de 24% ses tarifs, EDF reconnaît implicitement que le nucléaire a un coût abyssal qui, jusqu’à présent, a largement été sous-estimé. Pire, le juste prix du nucléaire n’est pas encore pris en compte puisque le démantèlement des vieilles centrales, la gestion des déchets nucléaires, la protection policière et militaire d’une technologie dangereuse, le développement d’un réseau de lignes à haute et très haute tension… sont et seront encore pour longtemps partiellement assumés par la collectivité nationale ; tout en maintenant intacte l’option politique consistant à nationaliser les pertes et privatiser les bénéfices.

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En optant pour l’unilatéralisme électronucléaire, la France se réserve de bien mauvaises surprises puisque cette augmentation de 24% du prix de l’électricité n’est qu’une mise en bouche… au regard du coût véritable du nucléaire !

Pour Agir pour l’Environnement, il est plus que temps de mettre un terme aux faux semblants financiers entretenus par le lobby du nucléaire. A un moment ou un autre, le nucléaire, option anti-écologique, sera enfin reconnu pour ce qu’il est : antisocial et antiéconomique !

C'est finalement une très bonne nouvelle! Le nucléaire devenant trop coûteux, naturellement les consommateurs vont se tourner vers des énergies renouvelables ce qui devrait doper la création de centrales solaires en france (promesse du grenelle!^^) et ainsi créer des emplois verts. Le nucléaire agonise, dansons sur sa tombe. Binetôt nous fêterons la fin très proche du pétrole.....J'ai hâte!


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Pas d'OGM en Europe!

Publié le par Gerome

Contre les OGM en Europe : Pour participer un seul clic suffit

Barroso veut imposer la culture des OGM dans l'UE, Bruxelles dément


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Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso veut relancer le processus d'autorisation de la culture de deux OGM controversés très vite après la prise de fonction de sa nouvelle équipe la semaine prochaine, ont assuré à l'AFP plusieurs sources européennes.

Mais la Commission a démenti cette assertion.

"L'autorisation de la culture du maïs MON 810 et de la pomme de terre Amflora est une de ses priorités", a confié une source au sein de l'exécutif bruxellois sous couvert de l'anonymat.

"Il veut aller vite pour se débarrasser de ce problème qui lui a pourri son premier mandat", a confirmé un responsable européen.

"Le président Barroso n'a aucune intention d'imposer la culture des OGM", a affirmé lundi soir à l'AFP sa porte-parole Pia Ahrenkilde Hansen.

"Aucune décision n'a été prise concernant ces deux produits", a-t-elle assuré.

"Aucune date précise n'a été fixée pour le moment", a pour sa part précisé la représentation de la Commission en France dans une mise au point à l'AFP.

Monsanto attend le renouvellement de l'autorisation pour la culture du MON 810, seul OGM cultivé à ce jour dans l'UE, et BASF bataille pour sa pomme de terre.


D'énormes intérêts financiers sont en jeu. BASF estime entre 30 et 40 millions d'euros par an les revenus dégagés par Amflora, si sa culture est autorisée.

"Barroso ne raisonne qu'en termes de marchés et de relations commerciales", a souligné un responsable européen.

"Il se fonde sur les avis scientifiques qui disent que ces OGM ne présentent pas de risques pour la santé, mais ne se préoccupe pas des possibles conséquences à long terme sur l'environnement", a déploré la source au sein de la Commission.

Le départ de Stavros Dimas, commissaire à l'Environnement opposé à la culture des OGM, facilite la tâche à M. Barroso.

Mais José Manuel Barroso doit tenir compte des réticences des Etats. Six pays, dont la France et l'Allemagne, ont interdit la culture du MON 810 et onze Etats ont demandé à pouvoir interdire toutes les cultures d'OGM.

"Il devrait être possible de combiner un système d'autorisation communautaire, basé sur la science, avec la liberté pour les Etats membres de décider s'ils veulent ou non cultiver des OGM sur leur territoire", a-t-il indiqué en septembre dernier.


M. Barroso a subi un revers politique l'an dernier lorsque 22 pays ont voté contre sa demande de faire lever les interdictions, et les gouvernements européens sont aujourd'hui très réticents à autoriser les produits OGM en raison de l'opposition de leur opinion, inquiète de leur possible toxicité.

Jusqu'à présent, aucune majorité n'a été trouvée et une réflexion est engagée pour différencier autorisations de culture et de commercialisation.

Le ministre italien de l'Agriculture, Luca Zaia, sera difficile à convaincre. Car les grandes manoeuvres ont commencé en Italie, où le Conseil d'Etat, saisi par des agriculteurs pro-OGM, a demandé d'autoriser leur culture.

"Nous nous y opposerons", a-t-il annoncé, soulignant que "le monde scientifique était divisé sur les OGM".


La culture du MON 810 présente "plus d'inconvénients que d'avantages", a ainsi estimé fin décembre le Haut conseil des Biotechnologies en France.

L'Amflora contient en effet un gène marqueur de résistance aux antibiotiques. Le MON 810 contient pour sa part une molécule insecticide.

La Commission fonde son action sur les avis de l'EFSA, l'agence européenne de sécurité des aliments (AESA en français), qui assure que le MON 810 et la pomme de terre Amflora ne posent aucun problème pour la santé.

Mais l'institution est aujourd'hui au coeur d'une polémique après l'embauche de Suzy Renkens, son ancienne directrice du département OGM, par le groupe agroalimentaire suisse Syngenta.


Publié dans OGM j'en veux pas!

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