La déforestation s'accélère encore et encore...

Publié le par Gerome

Le rythme de la déforestation s'est accéléré sur la planète depuis l'an 2000, avec la perte de 6,4 millions d'hectares par an, a déploré dans un rapport paru mercredi l'Organisation des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation (Food and Agriculture Organization – FAO –, en anglais). En s'appuyant sur les techniques d'imagerie satellitaire les plus récentes, la FAO a constaté qu'entre 1990 et 2000, environ 4,1 millions d'hectares de forêts disparaissaient chaque année et que la moyenne avait grimpé à 6,4 millions entre 2000 et 2005.

 

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"La déforestation prive des millions de personnes de biens et de services forestiers cruciaux pour la sécurité alimentaire, le bien-être économique et la santé de l'environnement", a souligné Eduardo Rojas-Briales, sous-directeur général de la FAO responsable du département des forêts. Les chiffres montrent que "la planète a perdu en moyenne 4,9 millions d'hectares de forêt par an, soit près de 10 hectares de forêt par minute" entre 1990 et 2005. Selon la FAO, ce phénomène est dû en grande partie à la conversion de forêts tropicales en surfaces agricoles cultivables en particulier en Amérique du Sud et en Afrique.


 

Autre enseignement, la nouvelle étude montre que "les pertes nettes de couvert forestier, partiellement compensées par le reboisement ou l'expansion naturelle" ont représenté au total 72,9 millions d'hectares sur quinze ans, 32 % de moins qu'une précédente estimation (107,4 millions d'hectares). La FAO a souligné que les chiffres diffèrent de l'évaluation des ressources forestières mondiales effectuée en 2010, car ils sont "basés sur des données satellitaires à haute résolution". En 2010, la FAO avait pour l'essentiel compilé des rapports par pays utilisant une grande variété de sources.

 

LES FORÊTS TROPICALES PARTICULIÈREMENT TOUCHÉES


La Russie, le Brésil, le Canada, les Etats-Unis, la Chine, l'Australie, la République démocratique du Congo, l'Indonésie, le Pérou et l'Inde restent les pays les plus boisés du monde, les cinq premiers concentrant plus de la moitié du total des forêts existant sur Terre. "Nous avons constaté que le plus fort taux de déforestation a touché les forêts tropicales" d'Amérique du Sud et d'Afrique entre 1990 et 2005, a souligné M. Gerrand. En revanche, l'Asie connaît une tendance inverse et a été la "seule région à afficher des gains nets dans l'utilisation des terres forestières entre 1990 et 2005". Car "les plantations extensives qui ont été signalées par plusieurs pays d'Asie [principalement la Chine] ont dépassé le chiffre des superficies boisées perdues", selon l'expert.


La FAO a préparé son rapport pendant quatre ans et avec l'aide de plus de 200 chercheurs de 102 pays qui ont notamment analysé les images satellitaires de l'agence aéronautique et spatiale des Etats-Unis (NASA) et de l'United States Geological Survey (USGS). En 2005, les forêts couvraient environ 30,3 % des surfaces émergées de la planète, représentant au total 3,69 milliards d'hectares.

 

 


 

 


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Les français veulent en faire plus au quotidien pour l'environnement

Publié le par Gerome

Le baromètre annuel de l'Ademe sur les opinions et les comportements des Français sur l'environnement montre une sensibilité croissante à ces enjeux...


Ils pourraient en faire plus, se disent prêts à accueillir les énergies renouvelables dans leur quotidien et sont bien conscients du problème du réchauffement. Les Français sondés par l’Ademe dans le cadre de son baromètre annuel, dont les résultats sont publiés lundi, sont toujours plus concernés par le développement durable et la protection de l’environnement, en particulier les jeunes et les cadres.


Réduire les emballages, premier acte de consommation durable


Premier résultat marquant du sondage, plus d’un Français sur deux connaît aujourd’hui la notion de «développement durable», même si les cadres sont sur-représentés parmi ceux qui disent la «maîtriser» (87% des cadres contre 37% des ouvriers). C’est la protection de l’environnement que les sondés ont le plus associé au «développement durable», et particulièrement la lutte contre le changement climatique. Pour 53% des Français, «l’effet de serre est une certitude» et pour 31% d’entre eux, il est à l’origine des désordres climatiques comme les tempêtes et inondations. Les jeunes expriment plus fortement ces inquiétudes: les 15-24 ans sont 44% à lier effet de serre et désordres climatiques et 45% d’entre eux considèrent que l’on ne parle pas assez du réchauffement climatique.


Dans leur vie quotidienne, huit Français sur dix reconnaissent qu’ils pourraient «en faire plus» pour l’environnement: les actions les plus souvent citées sont la chasse au gaspillage et la consommation de produits locaux. 53% des personnes interrogées déclarent choisir les produits avec peu d’emballage mais seulement 36% des consommateurs identifient facilement les produits «verts» dans les rayons. Pour acheter plus écolo, les Français voudraient être certains que cela ne leur coûte pas plus cher, avoir un plus large choix de produits et être mieux informés sur les produits respectueux de l’environnement.


60% des Français favorables à l’installation d’éoliennes près de chez eux


Sur la question de l’énergie, les renouvelables ont fortement gagné en notoriété: 99% des Français connaissent l’énergie solaire et éolienne, et c’est maintenant la biomasse qui gagne peu à peu du terrain (82% des Français connaissent cette source d’énergie contre 74% l’an dernier). 81% des Français perçoivent les avantages environnementaux de ces énergies mais leur coût reste trop élevé pour 44% des sondés.


En revanche, les freins esthétiques reculent: seuls 13% des Français trouvent les éoliennes gênantes, contre 20% en 2010. 60% des sondés seraient ainsi favorables à l’installation d’éoliennes à moins d’1 km de chez eux et 94% sont favorables à l’installation de panneaux solaires sur les bâtiments publics. En revanche, les Français restent réservés sur la possibilité de produire une grande quantité d’énergie grâce aux renouvelables: seulement 45% d’entre eux pensent que la quasi-totalité de l’électricité française pourrait être produite à partir de sources renouvelables d’ici à 2020.

 

 


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Un expert de l'ONU met en garde contre les biocarburants

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Les carburants à base de végétaux ne sont pas la solution miracle pour lutter contre le réchauffement climatique...


Que ce soit en matière de lutte contre le changement climatique ou d'approvisionnement en énergie, les biocarburants sont loin d'apporter des solutions miracle, a estimé vendredi un expert de l'ONU en appelant l'UE à un «débat responsable» pour corriger les erreurs du passé. Alors qu'ils étaient présentés comme une solution miracle il y a encore quelque années, il semble que les biocarburants «ne sont pas un moyen efficace de réduire les gaz à effet de serre», pas plus qu'ils ne sont un moyen d'assurer la sécurité de l'approvisionnement énergétique car ils nécessitent beaucoup trop de terres, a estimé le rapporteur spécial de l'ONU pour le droit à l'Alimentation, Olivier De Schutter.

 

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De fait, «plus l'UE produit de biocarburants, plus elle est contrainte d'importer du reste du monde de l'huile végétale», a-t-il relevé lors d'un point presse à Bruxelles. Et s'ils ne représentent aujourd'hui encore qu'une faible portion des terres arables, beaucoup des achats de terres à grande échelle dans le monde ont pour but de produire des biocarburants. «De plus en plus, on finit par reconnaître que des erreurs ont été commises» ces dernières années dans l'élaboration des politiques de soutien aux biocarburants et de lutte contre le changement climatique, a-t-il jugé.


«Il y a de nombreux tabous qu'il faut accepter de discuter»


L'UE s'est dotée d'objectifs ambitieux, comme celui de 10% d'énergies renouvelables dans les transports d'ici 2020, qui font qu'il est aujourd'hui «difficile de faire machine arrière. Il y a des agriculteurs qui ont investi, il leur a été promis que les marchés continueraient à croître», reconnaît-il. «Nous risquons de devoir revoir de manière fondamentale les politiques en la matière», a-t-il jugé, estimant avoir «le sentiment que l'UE est prête aujourd'hui à un débat responsable», même si aujourd'hui il est très polarisé entre les défenseurs de l'industrie des biocarburants et ses détracteurs. Selon lui, «il y a de nombreux tabous qu'il faut accepter de discuter» à ce propos.


La Commission européenne travaille actuellement à l'élaboration d'une étude d'impact des politiques en matière de biocarburants. Olivier De Schutter prépare lui aussi un rapport sur la question, qui devrait être publié début 2012.

 

 

 


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L'irréversible urbanisation de l'humanité

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Lundi s'ouvrira la 17e Conférence des Nations unies sur le changement climatique. L'un des enjeux sera l'urbanisation croissante de la population mondiale.

En ce début de XXIe siècle, l'humanité vit un événement majeur : la majorité de la population mondiale habite en ville. L'Homo sapiens typique n'est plus un agriculteur mais un citadin. Il ne produit plus de la nourriture mais des biens ou des services. Il marche sur du ciment plutôt que sur de la terre, oublie le nom de nombreuses espèces vivantes, ne regarde plus les étoiles et n'écoute plus beaucoup les oiseaux.


L'urbanisation est aussi un phénomène concentrationnaire qui, localement, accroît la pollution, la dégradation de l'environnement et les besoins, notamment en eau. Les discussions qui vont être menées à Durban, pour la 17e Conférence des Nations unies sur le changement climatique, ou COP 17/CMP 7, devront prendre en compte cette évolution décisive et irréversible.

 

 

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Plus d’un être humain sur deux vit désormais en ville. Comment préserver – ou créer – des structures sociales vivables dans les immenses mégapoles qui se multiplient à la surface de la planète ? Et comment faire face aux nouveaux enjeux écologiques qui surgissent ?

C’est un constat étonnant : l’expérience la plus immédiate de chacun, la façon dont sont agencés les rues et les bâtiments dans lesquels se déroulent nos vies, restent largement impensées. Les médias généralistes ne relaient que très peu les débats sur l’urbanisme, dont les termes et les enjeux demeurent l’affaire des spécialistes. Depuis que, au XIXe siècle, s’est amorcé le grand exode vers les villes, la pensée humaine n’a pas suivi : elle a conservé ses racines et son cadre de référence terriens.


Cela n’empêche pas que les réflexions stimulantes soient légion. Remettre en cause des évidences, comme la propriété privée du sol ; tenter de saisir l’alchimie qui fait qu’un aménagement urbain « prend », et que ses habitants ou ses usagers se l’approprient — ou pas ; souligner la surdité technocratique qui caractérise trop souvent les professionnels du secteur : autant de tâches auxquelles s’attellent architectes, géographes, sociologues et philosophes.


Mais leurs travaux doivent compter avec le rythme et l’échelle auxquels les villes s’étendent en ce début de millénaire, en particulier en Afrique et en Asie. Comment espérer maîtriser ce gigantesque bouleversement, cet arrachement de millions de personnes à leurs repères antérieurs ? Comment adapter le cadre politique aux communautés pléthoriques qui se forment ? Comment résoudre les problèmes sociaux et écologiques qui surgissent ? Ces questions sont d’autant plus urgentes qu’elles concernent désormais plus d’un être humain sur deux...

 

 

 


 

 


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