Le massacre des rhinocéros se poursuit à un rythme record en Afrique du Sud

Publié le par Gerome

Le massacre des rhinocéros se poursuit à un rythme record en Afrique du Sud, 245 animaux ayant été abattus dans le pays depuis le début de l'année 2012, a indiqué mardi le ministère de l'Environnement.

 

 

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147 rhinos, soit 60% du total, ont été braconnés dans le seul parc national Kruger, dans le nord-est du pays. 

Avec environ 20.000 spécimens, l'Afrique du Sud abrite 70 à 80% de la population mondiale de rhinocéros, qui est de plus en plus la cible des braconniers en dépit du renforcement des mesures de sécurité: 448 animaux y ont été abattus par des braconniers en 2011, contre 333 en 2010, 122 en 2009, 83 en 2008 et seulement 13 en 2007.

La progression du braconnage est généralement expliquée par le succès commercial des cornes en Asie, et en particulier au Vietnam, où elles sont prisées dans la médecine traditionnelle. Leur prix sur le marché noir avoisine celui de l'or, autour de 50.000 euros le kilo, selon des sources concordantes.

L'appendice nasal des rhinocéros est exclusivement composé de kératine, la même matière que les ongles humains.

Les forces de l'ordre ont procédé à 161 arrestations depuis le début de l'année, dont 138 braconniers, a précisé le ministère.

 

 


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L’humanité conduirait-elle la Terre vers un point de non-retour ?

Publié le par Gerome

L’activité humaine conduirait-elle les systèmes biologiques de la Terre vers un point de basculement (Tipping point) à l’échelle planétaire, provoquant des changements aussi radicaux que ceux de la fin de l’Âge de glace, mais avec des résultats moins agréables et avec des milliards de personnes posées le long d’un parcours chaotique ?

Image d’entête : des satellites mesurent l’intensité du “vert” sur différentes parties de la planète et comment se “vert” évolue au fil du temps. (Global Vegetation, Satellite MODIS, NASA)

Ce n’est pas une proposition scientifique établie, mais de nombreux chercheurs pensent qu’il est utile de l’examiner et pas seulement comme un avertissement apocalyptique ou comme une spéculation farfelue, mais comme une question légitime, posée par les sciences émergentes.



"Il y a certaines réalités biologiques que nous ne pouvons pas ignorer”, a déclaré Anthony Barnosky paléo-écologiste à l’Université de Californie, Berkeley. "Ce que je voudrais éviter, c’est de se faire prendre par surprise."

Dans l’étude “Approaching a state shift in Earth’s biosphere,” (En approchant d’un changement dans l’état de la biosphère de la Terre), publié le 6 juin dans Nature (lien en bas de cet article), Barnosky et 21 coauteurs citent 100 articles en résumant ce qui est connu des points de bascule environnementaux.

Dans les dernières décennies, les scientifiques ont constaté des signes de basculement dans les différents milieux naturels, des bassins / étangs à l’échelle locale, aux récifs coralliens, aux systèmes régionaux comme le désert du Sahara qui, 5500 ans auparavant, formait des prairies fertiles et peut-être même le bassin de l’Amazone.



Commun à ces exemples, un type de transformation n’est pas décrit dans les idées traditionnelles de la nature comme existante dans un équilibre statique, avec des changements survenant progressivement. Au lieu de cela, les systèmes semblent être dynamique, effectuant flux et reflux dans une gamme de paramètres biologiques.

Stresser ces paramètres, avec une rapide montée des températures, ou une diminution drastique des nutriments et les systèmes sont capables d’une brusque reconfiguration. Selon certains chercheurs, c’est ce qui s’est passé lorsque la diversité de la vie a explosé en un clignement de paupières, il y a 540 millions d’années, ou quand une terre réfrigérée est devenue en quelques milliers d’années le jardin tempéré qui a bercé la civilisation humaine.

 


Mais alors que l’explosion cambrienne et le réchauffement de l’Holocène ont été déclenchés par des changements à l’échelle de la planète, par la chimie des océans et par l’intensité solaire, selon Barnosky et ses collègues, il y a une nouvelle force à considérer : 7 milliards de personnes qui exercent une influence combinée, ordinairement associée aux processus de notre planète.

L’activité humaine domine, désormais, 43 % de la surface terrestre et affecte deux fois cette zone. Un tiers de toute l’eau douce disponible est détourné pour un usage humain. 20 % de la production primaire nette de la Terre, le volume absolu de vie produite sur Terre chaque année, est récoltée à des fins humaines. Les taux d’extinction, comparables à ceux enregistrés au cours de la disparition des dinosaures et les températures moyennes, seront probablement beaucoup plus élevés en 2070, qu’à tout autre moment dans l’évolution humaine.



Les scientifiques appellent notre âge géologique actuel l’”anthropocène”, et pour le groupe scientifique de Barnosky, cela signifie que nous sommes assez forts pour faire basculer la planète, changeant radicalement les climats et l’écologie.

    Il est assez clair que la prochaine transition critique ou point de basculement est très plausible dans le prochain siècle.

Pourtant, alors que Barnosky et ses collègues écrivent que la plausibilité d’un changement planétaire est élevée, une grande incertitude demeure quant à savoir s’il est inévitable et, si oui, dans combien de temps.



Pour d’autres scientifiques, comme Marten Scheffer écologiste de l’Université de Wageningen et pionnier dans la recherche de ces points planétaires de non-retour, malgré notre connaissance des petits systèmes biologiques, comme un étang, nous ne maitrisons pas encore assez bien le fonctionnement des grands systèmes, comme les océans, pour pouvoir déclarer qu’un basculement à l’échelle planétaire est imminent.

En revanche, l’écologiste Aaron Ellison de l’Université Harvard, qui étudie la dynamique des points de basculement, a déclaré que le nouveau document "énonce une évidence”.



    Nous sommes dans un monde qui évolue rapidement et les choses se produisent très vite.

Un aspect important de la nouvelle étude est l’accent mis sur l’évolution des modes d’utilisation des terres. La plupart des changements historiques de grande envergure ont apparemment été provoqués par des modifications dans la biogéochimie de la Terre, tels que l’oxygénation bactérienne des mers primitives qui, par la suite, pouvaient soutenir la vie multicellulaire. Mais les humains transforment rapidement la composition des espèces locales et les fonctions des écosystèmes, ce qui provoque de petits changements qui pourraient se combiner et engendrer des changements en cascade à l’échelle planétaire.



Pour d’autres scientifiques encore, la recherche est suggestive, mais pas concluante, assimilant la voie empruntée, par cette analyse, à celle suivie par la théorie du chaos à la fin du 20e siècle. A l’aide de modèles mathématiques, nous avons découvert que le chaos devait exister et, s’il en était ainsi, il aurait des implications majeures pour notre capacité à prévoir les changements écologiques sur la planète. Quelques études ont suggéré que le chaos se passe réellement dans les écosystèmes. Mais l’interprétation de certaines d’entre elles était controversée, et elles ont finalement échoué à montrer que le chaos était une généralité.

La recherche de Barnosky et ses collègues, dans 10 ans à partir de maintenant, aura l’un de ces deux destins : en nous retournant vers le passé, nous penserons soit, que c’était un avertissement visionnaire sur la façon dont l’homme change la planète, ou bien que c’était une idée bien construite et intéressante, mais qui n’a pas eu lieu. Seul le temps nous le dira…



Malgré cette dangereuse incertitude face aux données incomplètes, que doit-on faire ? Barnosky et ses collègues appellent à l’innovation et aux changements par une production alimentaire plus efficace, des solutions de rechange aux combustibles fossiles, une meilleure gestion des écosystèmes et une réduction de la croissance de la population.

 

 

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Les australiens autorisés à tuer des kangourous trop nombreux !

Publié le par Gerome

Depuis quelques jours, une vaste traque aux kangourous a lieu chaque nuit dans les parcs nationaux australiens proches de la ville de Canberra. Cette chasse a été initiée par le gouvernement, afin de limiter la prolifération du marsupial devenu trop envahissant. Mais les défenseurs des animaux n'entendent laisser ce massacre se dérouler sans réagir.

 

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Considérant leur trop grand nombre comme une menace pour la biodiversité du pays, le gouvernement australien a lancé à la fin du mois, comme chaque année depuis 2010, une grande chasse aux kangourous dans les parcs nationaux entourant Canberra. 2.000 marsupiaux doivent être ainsi abattus. Un massacre organisé dans le cadre du Programme de gestion des kangourous sur le territoire de la capitale australienne, et approuvé par la Société de protection des animaux d'Australie.


Des tireurs professionnels ont été mobilisés par les autorités pour sillonner les neuf parcs que compte la région concernée par ce programme. C'est la nuit qu'ils mènent leur traque, afin d'éviter justement de rencontrer les défenseurs des kangourous, rapporte l'AFP. Mais comme l'explique Carolyn Drew, de l'association Animal Liberation, les activistes se rendent eux aussi la nuit, armés de talkie-walkies, dans les parcs nationaux. Leur seule présence permet d'arrêter la chasse. "Si nous comprenons qu'il y a des tirs en cours, on court avec nos torches, en faisant du bruit. Les autorités mettent fin aux opérations de tirs en cas de présence humaine dans le parc". Mais "ils reviennent la nuit d'après et ils déploient la police pour nous empêcher d'entrer" déplore-t-elle.


Fiona Corke, une autre militante, affirme qu'il n'existe aucune preuve d'un impact négatif des kangourous sur la biodiversité. "Ils font partie de cet environnement depuis des millénaires et ils ont le droit d'être ici" assure-t-elle tandis que le directeur du service de Protection et des Parcs, Daniel Iglesias estime que ces animaux sans prédateur "abîment l'environnement et mettent en péril la survie de plusieurs espèces rares dont le lézard rayé sans patte (Delma impar) et le dragon des pâturages sans oreille (Tympanocryptis pinguicolla), deux espèces endémiques en Australie".


Aujourd'hui, jusqu'à six à sept kangourous par hectare sont recensés dans certains parcs. Or, les autorités affirment que la préservation de l'équilibre écologique nécessite de réduire ce chiffre à 1 ou 1,5 bête par hectare. Afin d'éviter d'abattre les animaux, un programme de régulation de la population de kangourous par l'utilisation de contraceptifs est étudié. Mais il faudra attendre plusieurs années avant qu'il ne puisse être mis en place.

 

 


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«L'océan en voie d’épuisement», un film choc

Publié le par Gerome

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DOCUMENTAIRE - Ce film de Rupert Murray est aussi connu sous le titre «The End of the Line». Cette adaptation du livre du même nom, écrit par le journaliste anglais Charles Clover, dresse un constat alarmiste de la situation dans les océans et les mers du globe...

De la Grande-Bretagne au Sénégal, en passant par la Chine, le Japon, les Etats-Unis, le Canada, l’Alaska ou encore les Bahamas, des images saisissantes du pillage des ressources marines ne manquent pas d’interpeller le spectateur.


Lors de la projection-débat de lancement de la version française du film, le 29 mai dernier au cinéma Lincoln à Paris, nous avons également entendu des chiffres à peine croyables…


Les ressources halieutiques


En 1988, les stocks de poissons ont commencé à baisser. La prise de conscience n’a eu lieu qu’en 2002. Il est fort probable que les ressources halieutiques soient épuisées en 2048. Les pêches hors quota représentent 25 milliards de dollars par an (environ 20 milliards d’euros). Sept millions de tonnes de créatures marines sont pêchées accidentellement par an dans le monde. Elles constituent ce que l’on appelle des prises accessoires. Les pêcheurs capturent 61.000 tonnes de thon rouge par an, alors qu’il ne faudrait en pêcher que 10.000 tonnes pour assurer le renouvellement de l’espèce. 50% des morues en mer du Nord sont pêchées illégalement.


L’aquaculture


40% des poissons pêchés finissent en farine pour nourrir d’autres poissons. Mais les poissons d’élevage ne tolèrent pas plus que 2/5 de farines dans leur alimentation. Il faut 5 kg d’anchois pour produire un kilo de saumon d’aquaculture.

Les zones de pêche


Il existe 4.000 réserves marines protégées sur la planète, soit 0,6% des mers et des océans. Le reste est totalement exploitable par les pêcheurs. 1% des navires capturent 50% des poissons. Pêcher 1 kg de poisson nécessite 1,4 à 2,6 kg de fioul. Le plus grand chalut du monde peut contenir 13 avions 747.


La consommation française

Les Français consomment 34 kg de produits de la mer par an, dont 25 kg de poisson. Mais la France ne couvre seulement que 38% de ses besoins en produits halieutiques.

Certaines grandes marques s’approvisionnent durable


Greenwashing, course aux profits écolos, ou réel engagement? Toujours est-il que certaines des plus grandes enseignes alimentaires s’engagent depuis quelques années en faveur de la pêche durable.

Le géant nord-américain de la grande distribution, Wall Mart, s’est engagé depuis 2006 à vendre uniquement du poisson frais et congelé certifié Marine Stewardship Council (MSC) (un label qui assure une gestion durable de la mer en validant la viabilité de pêcheries) dans ses magasins d’Amérique du Nord.


Côté fast-food, McDonald’s, s’est engagé en 2011 à ce que 13 millions de consommateurs dans 39 pays d’Europe puissent manger des Filet-O-Fish dont le poisson soit certifié MSC.

Les marques d’aliments pour animaux domestiques, Whiskas, Pedigree, Cesar et Sheba, se sont engagées en 2010 à n’utiliser que du poisson issu de la pêche et de l’aquaculture durables d’ici 2020. Certains produits sont déjà certifiés MSC. A noter que ces marques ont déjà banni l’utilisation de thons rouges, de thons patudo et d’espadons, des espèces en danger, dans la fabrication de leurs produits.

 

 


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Kenya: Le lac Turkana menacé par un immense barrage éthiopien

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Pêcheurs, éleveurs et autres habitants du pourtour du Lac Turkana, au Kenya, suivent avec angoisse la construction, à quelques centaines de km plus au nord en Ethiopie voisine, d'un méga-barrage qui portera un coup fatal, disent-ils, à leur lac classé au patrimoine de l'Humanité. Plus grand lac désertique au monde, avec 250 km de long et 60 km à sa largeur maximale, le Turkana et ses reflets de jade est un joyau fragile, dans un environnement aride déjà éprouvé par le réchauffement climatique. «C'est un lac d une beauté étonnante, et d'ici soixante ans, vous ne verrez plus de gens autour, plus de poisson, ce sera un lac mort», assure le député local Joseph Lekuton.

 

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Une seconde mer d’Aral?


En amont du fleuve Omo, qui apporte au lac Turkana 80% de son eau, l'Ethiopie construit depuis 2006 un barrage destiné à être le plus haut d'Afrique, d'une capacité de 1.870 MW. Des 1986, le gouvernement kényan, qui peine à approvisionner le pays en énergie, a signé avec son homologue éthiopien un accord lui permettant d'importer jusqu'à 500 MW d'électricité produite par Gibe III, ce que les habitants du lac Turkana considèrent comme une trahison. Le comité du patrimoine mondial de l'Unesco, l'agence des Nations Unies pour la culture et l'éducation, a appelé en juin dernier l'Ethiopie «à arrêter immédiatement tous travaux de construction» de Gibe III.


Ce projet «risque de modifier substantiellement le régime hydrologique du lac Turkana et de menacer ses espèces aquatiques ainsi que les systèmes biologiques associés, lesquels sont à l’origine de l’inscription du bien sur la Liste du patrimoine mondial», selon ce comité. Mais avec l'aide financière de la Chine, l'Ethiopie poursuit la construction de ce projet, dont un peu plus de la moitié est achevé.

 

Fondatrice en 2008 du groupe de pression des Amis du lac Turkana, la militante écologiste kényane Ikal Angelei estime que les eaux du lac baisseront de 2 à 5 mètres pendant le remplissage du réservoir du barrage, et que les choses ne s'arrangeront pas ensuite. «On est en train de reproduire ce qui s'est fait avec la mer d'Aral (largement asséchée par le détournement de deux fleuves à fins d'irrigation en Asie centrale) en tentant de construire ce barrage, et maintenant en introduisant des plantations de canne à sucre et de coton en amont de l'Omo», estime Ikal Angelei.


Un écosystème très fragile


Les eaux du lac ont déjà reculé de dizaines de mètres en quelques années, avec l'évaporation suscitée par l'augmentation de la température, dans cette région où le thermomètre affiche autour de 40 degrés la plus grande partie de l'année. Les combats entre communautés pour le contrôle des points d'eau et des pâturages se sont multipliés avec la raréfaction de l'eau, et la région a été frappée par la sécheresse et la famine encore plus que le reste de l'Afrique de l'Est il y a un an.

 

«Au Turkana, nous nous sommes bâti des capacités de résistance pour s'adapter aux changements au fil des années, mais nous avons maintenant atteint un point de rupture. Cela fait vraiment peur d'imaginer ce qui se passerait en cas de changement brutal» comme la construction du barrage, prévient Ikal Angelei. «Peut-être faudra-t-il augmenter encore l'aide alimentaire d'urgence, ou mettre les gens dans des camps pour déplacés», ajoute celle dont le combat lui a valu cette année le prestigieux prix Goldman, qualifié de prix Nobel de l'environnement.


Le lac Turkana constitue «un écosystème très fragile», et «on peut s'inquiéter de ce que l'étude environnementale (sur les conséquences du barrage) n'ait pas été rendue aussi publique que certains sans doute le voudraient», relève Achim Steiner, directeur exécutif du Programme des Nations unies pour l'environnement, installé à Nairobi. «Si la conséquence du barrage est que l'écosystème (du lac Turkana) ne peut plus fonctionner comme il l'a fait depuis des centaines ou des milliers d'années, ce serait une rupture importante», poursuit Achim Steiner, selon lequel «ces choses doivent être étudiées et discutées au préalable, et pas après les faits».

 

Directeur de l'association «Sauvons le lac Turkana», Gideon Lepalo estime que «tôt ou tard les Chinois apporteront l'argent nécessaire pour achever le barrage», et il suggère «une initiative similaire à celle du bassin du Nil», par laquelle les pays riverains du fleuve tentent de s'accorder sur son exploitation. «J'ai beaucoup de bons souvenirs d'enfance liés au lac», ajoute ce natif de Komote, sur les bords du Turkana «et cela me fait de la peine de penser que je ne pourrai peut-être pas partager ces souvenirs avec mes enfants».

 

 


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