Royaume-Uni : les braconniers prêts à s’attaquer à des rhinocéros au sein même des zoos

Publié le par Gerome

Deux parcs animaliers en Angleterre ont été avertis par la police que leurs rhinocéros pourraient être attaqués pour la première fois par des braconniers.

 

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Deux parcs animaliers en Angleterre ont lancé un appel aux volontaires pour organiser des patrouilles. Ils ont été avertis par la police que leurs rhinocéros pourraient être attaqués pour la première fois par des braconniers. Les rhinocéros, dont les cornes sont revendues à prix d’or en Asie où elles sont utilisées dans la médecine traditionnelle, sont régulièrement la cible des braconniers en Afrique. Mais la police du Kent, dans le sud-est de l’Angleterre, a été informée de « possibles attaques contre des rhinocéros » dans son secteur et elle a décidé d’augmenter sa surveillance.



Mis en garde, les responsables des parcs animaliers de Port Lympne et Howletts dans la région, qui hébergent « la plus importante population de rhinocéros noirs hors d’Afrique », ont de leur côté lancé un appel pour trouver des volontaires qui les aident à assurer des patrouilles.

Une corne peut se négocier à 237.000 euros



« Pour la première fois, il semblerait que les braconniers, qui ont conduit cette espèce menacée au bord de la disparition à l’état sauvage en la chassant, préparent des attaques au Royaume-Uni« , a expliqué Aspinall Foundation, l’association responsable des deux parcs, sur son site. « Cette menace étant réelle selon la police, nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour protéger ces animaux », a-t-elle souligné, demandant aussi aux visiteurs de lui signaler tout comportement suspect.



Selon l’association, une corne de rhinocéros peut se négocier jusqu’à 200.000 livres (237.000 euros). Les deux parcs du Kent hébergent 20 rhinocéros noirs sur les 200 environ vivant en captivité dans le monde. Quelque 700 représentants de cette espèce subsistent à l’état sauvage, selon les estimations. L’an dernier, deux hommes avaient été arrêtés après avoir tenté de voler une tête de rhinocéros dans un musée de Norwich (est).

 

 


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La production de baguettes met en péril les forêts chinoises

Publié le par Gerome

80 milliards de baguettes sont produites chaque année en Chine, pour permettre à 1,3 milliards d’habitants de se nourrir. Le chiffre pourrait prêter à sourire si la production de ces baguettes ne mettait pas en danger les forêt chinoises. Car pour fabriquer une baguette en bois, il faut un peu de bois… Et pour en fabriquer 80 milliards, il faut des forêts.

 

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20 millions d’arbres sont abattus chaque année dans les forêts chinoises pour que les chinois perpétuent cette ancienne tradition, qui est presque aussi désastreuse pour l’environnement que le serait l’utilisation de couteaux et fourchettes en plastique jetable. Chacun s’accorde à dire, notamment les officiels chinois, qu’une transition vers une façon de se nourrir plus écoresponsable est nécessaire, d’autant que le président Hu Jintao a annoncé dès 2009 des ambitions très fortes pour la reforestation du pays.


Pourtant, la production de baguettes continue à croître, mais ne suffit pas à satisfaire la demande puisque le pays, premier importateur au monde de bois, importe même des baguettes des Etats Unis. Quand les chinois se mettront-ils donc, comme tout le monde, à manger avec un couteau et une fourchette, ou avec des baguettes réutilisables? Sinon, il reste toujours les doigts, c’est encore plus écolo…

 

 


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GreenWatt : de l’électricité grâce aux melons et aux carottes !

Publié le par Gerome

Chaque année, des tonnes de produits agroalimentaires impropres à la consommation sont détruits ou partent en décharge. La société belge GreenWatt les valorise en extrayant du biogaz.

 

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Réduire la production de déchets alimentaires et créer une source d’énergie renouvelable et propre. C’est pour répondre à cette problématique environnementale et économique qu’est née en 2004 la société belge GreenWatt. Leader du marché en France, elle équipe les exploitations agricoles et les industries agroalimentaires désireuses de produire sur site leur propre source de biogaz à partir de déchets alimentaires.

Une transformation chimique rendue possible grâce à la technique de biométhanisation, procédé naturel de dégradation de matières organiques en l’absence d’oxygène.

 
Jusqu’à présent réservé aux déjections animales dans le monde agricole, GreenWatt a réussi à développer en Europe le concept de production de biogaz à partir de végétaux. Les débouchés de cette source d’énergie sont nombreux. Composé essentiellement de méthane (50 % à 70%) et de dioxyde de carbone (CO2), le biogaz peut, comme le gaz naturel, être valorisé dans une unité de cogénération. La combustion du gaz produit alors de l’électricité et de la chaleur. Il peut également, après épuration, être injecté sur le réseau de gaz naturel ou être utilisé comme carburant sous forme de biométhane.

 
C’est à Moissac, dans le Tarn-et-Garonne, que GreenWatt inaugure fin 2011 la première centrale de biométhanisation française. S’associer avec la société Boyer, un des principaux acteurs du marché du melon en France, était une évidence. Le géant agroalimentaire produit en effet 20000 t de fruits chaque année dont 2500 t de déchets. Un véritable trésor énergétique pour l’entreprise écologique. « Nous produisons aujourd’hui 76 MWh électriques par mois, soit la consommation électrique de 150 familles, et 99 MWh thermique, soit la consommation thermique de 90 familles », explique Valérie Doussaint, responsable du projet biométhanisation chez Boyer. Avant d’ajouter : « Nous avons aussi rendu notre activité plus écologique en diminuant nos émissions de CO2 de 50 t par mois. »

 
Production d’énergies propres, réduction des coûts de transport et de traitement des déchets organiques, revente d’électricité à EDF… les avantages sont nombreux pour les producteurs agricoles séduits par le biogaz. Un an après l’entrée en service effective de son installation, Boyer affirme avoir réalisé une économie de 150000 € sur le traitement des déchets et gagné plus de 100000 € en revendant son surplus d’électricité.

 
Le succès du biogaz issu de melons pourris a ouvert la porte à de nouveaux partenariats. Cinq projets sont actuellement à l’étude dans l’Hexagone. La société landaise Larrère, productrice de carottes et de maïs, devrait s’équiper d’une unité de biométhanisation d’ici à la fin de l’été. Les autres s’échelonneront jusqu’à l’année prochaine. « Face à la flambée des prix des énergies fossiles, de plus en plus d’agriculteurs se tournent vers le biogaz », explique Vincent Guillemot, responsable développement projet dans le Grand-Ouest.

 
Une réalité encore plus palpable dans certains pays comme l’Afrique du Sud ou le Chili, où GreenWatt est présent depuis un an. Dans ce dernier, l’entreprise belge développe un important projet de méthanisation de cactus à des fins industrielles. L’entreprise visionnaire devrait approvisionner en biogaz les nombreuses mines du pays.


Récompensé par le prix Entreprises & Environnement au salon Pollutec à Paris, en novembre dernier, GreenWatt a connu un formidable développement international. Le Benelux, l’Italie, le Maroc et le Royaume-Uni ont déjà été séduits par les promesses du biogaz, participant ainsi à la transition écologique de l’industrie agroalimentaire à l’échelle mondiale. Mais l’entreprise belge ne compte pas délaisser la France pour autant. Premier producteur agricole européen, l’Hexagone représente un marché d’avenir pour cette ressource énergétique naturelle. Le recyclage de tous les déchets agricoles à l’échelle nationale permettrait une production en énergie équivalente à celle d’un réacteur nucléaire.


GREENWATT
Création : 2004.
Siège : Louvain-la-Neuve (Belgique) et Avignon (Vaucluse).
Effectif : 25 salariés.
Chiffres d’affaires 2012 : 12 millions d’euros.

 

 


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Les pesticides perturbent le cerveau des abeilles

Publié le par Gerome

Des pesticides pouvant être utilisés sur les cultures ou dans les ruches perturbent le fonctionnement du cerveau des abeilles, affectant notamment leurs facultés de mémoire et d'orientation, selon une étude publiée mercredi.

 

abeilles pesticides


Cette étude paraît dans Nature Communications alors que la Commission européenne propose d'interdire, pendant deux ans, l'utilisation de plusieurs pesticides mortels pour les abeilles. Cette proposition, visant des substances appelées néonicotinoïdes, a été rejetée à la mi-mars par une majorité d'Etats, mais la Commission a annoncé un nouveau vote au printemps en espérant une entrée en vigueur au 1er juillet. 

L'étude s'intéresse aux effets sur le cerveau des abeilles de deux de ces nénicotinoïdes utilisés pour protéger les cultures, ainsi qu'à un autre type de pesticides, appelés organophosphorés, en l'occurrence le coumaphos, parfois utilisé contre le parasite Varroa dans les ruches, selon les chercheurs. 

En cas d'exposition à des concentrations similaires à celles constatées en champs, les abeilles subissent des perturbations, ont-ils observé. 



"Ensemble, ces deux classes de pesticides montrent un impact négatif plus grand sur le cerveau de l'abeille et semblent inhiber l'apprentissage des abeilles", a indiqué à l'AFP, Christopher Connolly, chercheur au centre de recherche médical de l'université de Dundee (Ecosse) et co-auteur de l'étude. 

 

Le 16 janvier, l'autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) avait rendu des conclusions, qualifiées d'"inquiétantes" par la Commission européenne, sur l'impact sur le nectar et le pollen des trois néonicotinoïdes que Bruxelles souhaite aujourd'hui suspendre. 

Les auteurs de l'étude appellent pour leur part à un examen plus approfondi des alternatives possibles à ces substances, dont les effets sur la santé des abeilles restent faibles, assurent les fabricants, lorsqu'ils sont utilisés dans les règles. 


Dans un commentaire, un professeur d'apiculture de l'Université du Sussex, Francis Ratnieks, a estimé pour sa part que les concentrations de pesticides utilisées dans l'étude sont plus importantes que celles constatées dans la réalité. "Nous ne savons pas si des niveaux faibles de nénicotinoïdes dans le nectar et le pollen des plantes traitées (...) ont des impacts négatifs dans le monde réel", a-t-il estimé.

 

 


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