Chaque Français a perdu 0,4 tonnes de CO2 en trente ans

Publié le par Gerome

Selon les chiffres de l'Insee, un Français émet 2,5 tonnes de CO2 chaque année contre 2,9 en 1980...

 

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En 1980, on écoutait des 45 tours, on regardait l'Ecole des fans le dimanche en famille et on roulait dans une 205 flambant neuve. Mais surtout, chaque Français émettait 2,9 tonnes d'équivalent CO2 chaque année. Selon les dernières statistiques de l'Insee, ce chiffre a baissé en trente ans pour atteindre 2,5 tonnes aujourd'hui.


Les voitures ont remplacé le charbon


Alors qu'au début des années 1980, 59% des émissions de dioxyde de carbone étaient dues au logement, et notamment au chauffage, et à 41% au transport individuel, en grande partie alimenté par de l'essence plombée. Mais avec l'abandon du charbon et le recul du fioul au profit du gaz naturel, les émissions de gaz à effet de serre liées au chauffage sont devenues minoritaires, ne représentant plus que 47% du bilan carbone des Français.


Les voitures sont devenues la principale source d'émissions: l'essence sans plomb émet autant de CO2 qu'un carburant plombé, et malgré le développement des biocarburants et du diesel, moins émetteurs, l'augmentation du nombre de voitures en circulation dans le pays n'a pas permis de réduire, au global, les émissions de dioxyde de carbone. «Au total, la baisse en trente ans de 2,9 à 2,5 tonnes d'équivalent CO2 par personne et par an résulte pour 255kg du report vers des combustibles moins émetteurs de GES, et pour 150kg d'une moindre consommation d'énergie de combustion», résume l'Insee.

 

 

Publié dans Les bonnes nouvelles

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L'Australie va-t-elle sacrifier sa Grande Barrière de Corail au gaz de schiste ?

Publié le par Gerome

L'extraction de gaz de schiste près de la Grande Barrière de Corail est au coeur du débat en Australie alors que les tensions montent sur l'impact environnemental de l'industrie pétrolière et gazière en plein essor sur le nord de la côte est. En février, le gouvernement conservateur de l'Etat du Queensland a levé un moratoire permettant aux entreprises d'évaluer si le boum que connaissent les Etats-Unis grâce au gaz de schiste pourrait être reproduit en Australie.

 

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Une usine de transformation a déjà vu le jour près de Gladstone avant de décider si le développement dans de vastes zones (qui contiendraient des milliards de barils de gaz de schiste) est envisageable. Pour le premier ministre de l'Etat du Queensland, Campbell Newman, cette nouvelle industrie serait "une victoire" créant des emplois et des revenus. Les Verts australiens ont directement condamné cette décision. 

Et le gouvernement fédéral ne semble pas prêt à laisser le Queensland saccager la célèbre barrière de corail. Tony Burke, ministre fédéral de l'Environnement, soutient que les pouvoirs fédéraux ont la possibilité de mettre à frein à ce type d'initiatives si elles mettent en danger un environnement faisant partie du patrimoine mondial. "L'extraction des minéraux ou de pétrole en dessous de la Grande Barrière de Corail est interdite, c'est aussi simple que ça" a-t-il ajouté.

Les groupes environnementaux militent donc pour influencer la décision des gouvernements australiens. Le Rainbow Warrior de Greenpeace navigue à travers la région, l'Australian Marine Conservation Society va lancer une nouvelle campagne ce week-end et le groupe de défense GetUp! a déjà rassemblé plus de 120.000 signatures pour une pétition demandant à Burke de protéger le récif.

Sans oublier l'Unesco, qui envisage de placer les 2.600 kilomètres de récif sur sa liste des patrimoines en danger en raison de l'impact de l'extraction du charbon et du gaz naturel liquéfié, du développement des ports et de la multiplication du dragage. L'an dernier, le comité avait déjà les gouvernements australiens leur interdisant "tout nouveau développement portuaire ou d'infrastructure connexe en dehors des grandes zones portuaires existantes" et d'assurer "un refus de développement en cas d'impact sur ce patrimoine exceptionnel".

 

 


Publié dans Pollution

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Le Japon s'orienterait-il vers la géothermie?

Publié le par Gerome

C’est en tout cas ce que révèle le quotidien japonais The Tokyo Times. Selon ce dernier, le ministère japonais de l’économie envisagerait de construire de nouvelles centrales géothermiques afin de se passer du nucléaire.

 

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Le tremblement de terre du vendredi 11 mars 2011, dont nous avons récemment “célébré” le triste deuxième anniversaire, et l’accident nucléaire de Fukushima qui a suivi, ont laissé des traces indélébiles au pays du soleil levant. Au point que depuis, de nombreux projets voient le jour avec toujours la même finalité : remplacer les centrales nucléaires. Nous nous en sommes régulièrement faits l’écho sur zegreenweb.


Aujourd’hui c’est un nouveau projet qui suscite notre attention. Le gouvernement japonais envisagerait la construction de 21 centrales géothermiques à moyen terme sur son territoire, ce qui permettrait de faire plus que doubler la capacité installée actuelle de cette énergie. En effet le Japon compte déjà 17 centrales géothermiques, majoritairement situées dans les régions de Tohoku et Hokkaido. Leur capacité cumulée est de plus de 500 mégawatts.


Le doublement de la capacité installée permettrait ainsi de se passer de quelques centrales nucléaires complémentaires, et irait parfaitement dans le sens des objectifs que s’est fixé le gouvernement japonais, à savoir promouvoir les énergies propres. Les subventions pour les producteurs de ce type d’énergies sont d’ailleurs très incitatives.

 

 


Publié dans Nature

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600 000 emplois créés si on mangeait local…

Publié le par Gerome

Terre de Liens Normandie lance « Le Convertisseur alimentaire » : ce calculateur permet d’évaluer le nombre possible de nouveaux paysans si l’on passait à une politique d’alimentation produite localement.

 

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Et si on décidait de protéger la terre agricole par notre alimentation ?

Et si on décidait de ré-ancrer notre alimentation dans nos territoires ?

Et si on décidait de se rendre solidaires des paysans et paysannes (qui souhaitent explorer et construire un véritable développement alimentaire soutenable…) en généralisant le commerce alimentaire équitable de proximité ? Un commerce qui permette à cette profession (et aux activités qui lui sont liées) de retrouver une vraie autonomie face à des marchés mondiaux dont ils ne maîtriseront probablement jamais la régulation ?

Et si on développait notre citoyenneté économique créatrice d’emplois, partout, maintenant, pour montrer qu’elle est bien plus qu’un concept mais bien un acte probant, qui montre aux dirigeants de tous nos territoires et de tous bords politiques les voies possibles pour une économie agricole et alimentaire réellement soutenable, qui conteste aussi, en actes, le manque de légitimité sociale de l’actuelle PAC alors qu’une autre PAC est possible…

1 187 847 : c’est le nombre (minimum !…) de paysans et paysannes (installé-e-s en bio) que nous devrions avoir enFrance (contre moins de 500 000 actuellement…) si tout le monde mangeait local.

22 963 759 : c’est le nombre d’hectares de Surface Agricole Utile (SAU) que nous pouvons protéger de nombreux mésusages grâce aux nouvelle Dynamiques de Développement Économique par l’Alimentation Locale (new-DDEAL…).
Ce sont également autant de terres agricoles soustraites à la compétition économique alimentaire mondiale qui ruine les possibilités d’auto-développement et de souveraineté alimentaire des pays « dits » non ou peu développés.



17 193 800 : c’est le nombre d’hectares de SAU nécessaires pour se nourrir localement si nous faisons évoluer notre régime alimentaire en diminuant notre consommation de viande rouge au profit de la viande blanche et des protéines végétales.

5 769 959 : c’est la surface agricole que cette évolution progressive vers un régime alimentaire moins carné pourrait dégager ; autant de terres agricoles que nous pourrions alors destiner aux autres fonctions « oeconomiques » (se loger, se vêtir, se chauffer, etc.). Celles dans lesquelles il nous faut investir et innover pour réaliser la nécessaire transition agricole telle que la dessinent certains scénarios d’alter-développement comme Afterre 2050.

 

 


Publié dans Nutrition & Santé

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Le tourisme responsable n'est pas encore assez glamour

Publié le par Gerome

Le développement durable peine à faire sourire les vacanciers. Le changement de mentalité est en marche...

 

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Tourisme durable, écotourisme, tourisme équitable… les appellations sont nombreuses. En France, les professionnels parlent de tourisme responsable. Un mot lourd pour des vacanciers qui cherchent à se vider l’esprit loin de chez eux. Ainsi, même si 83% des Français sont prêts à choisir en priorité une agence de voyage qui a une démarche responsable, le tourisme responsable –qui pèse moins de 5% du secteur- cherche à faire peau neuve.


«Il y a des stéréotypes en France, le tourisme durable connaît un chamboulement au niveau marketing, affirme Guillaume Cromer, directeur du cabinet d’ID Tourisme. Il faut retrouver le vrai sens du voyage, au moment où l’impact du tourisme sur l’environnement est pointé du doigt.» En France, les déplacements touristiques représentent environ 30 millions de tonnes de CO2 par an et génèrent 4,8 millions de tonnes de déchets annuels.



Allier plaisir et développement durable



Au-delà de cette sensibilisation, le tourisme durable se veut ouvert à tous. Pour vendre, le développement durable doit s’intégrer à tous les segments du secteur. «Il y a une mauvaise habitude à vouloir créer une catégorie nouvelle», explique Guillaume Cromer. Les acteurs du tourisme entendent lutter contre les idées reçues, notamment le fait que le tourisme responsable est «plus cher et moins confortable ou encore qu’il est clivant», explique Eleanor Peek, fondatrice de la startup française greenspot.me, première plateforme (en cours de lancement) liant organisation de vos vacances et développement durable.



Le mot d’ordre sera dorénavant de réussir à «allier plaisir et développement durable», détaille-t-elle. Pour abattre ces barrières, il faudrait «factualiser le discours et faciliter l’accès à l’information aux touristes afin qu’ils fassent le bon choix». Et pourquoi pas ainsi, avec une nouvelle génération d’entrepreneurs français.



Il y en a pour tous les prix et pour tous les goûts

Mais aujourd’hui, avec la crise, «la réduction du pouvoir d’achat est un frein au bio, qui est souvent lui-même un argument pour vendre plus cher. Nous devons montrer une autre philosophie», assume l’entrepreneuse. Mais il n’est pas question de moraliser. «Il ne s’agit pas d’être alarmiste mais au contraire montrer qu’il y en a pour tous les prix et pour tous les goûts».

Surtout, ce tourisme impacte l’économie locale. En effet, «les touristes veulent renouer avec des produits locaux, c’est une tendance des urbains vers la campagne, essentiellement des CSP+», reprend Guillaume Cromer. Il se rapproche du «tourisme déconnecté» qui valorise les régions. «Il permet une redécouverte du patrimoine», explique Jean-Luc Michaud, président délégué de l’Institut français du tourisme. Une vraie dynamique locale en pleine crise économique.

Les régions préparent l’avenir



Et la France peut s’appuyer sur ses régions pour son développement, et notamment la Bretagne, la plus engagée, qui dispose même du label international «green globe», un sésame du genre. Derrière, l’Auvergne mais aussi Paris font bonne figure parmi les places fortes du tourisme durable.



Plus que les touristes, c’est surtout les professionnels qui doivent optimiser leurs ressources énergétiques et faire attention aux critères qui progressent, afin notamment de décrocher un des nombreux écolabels à faire valoir auprès des consommateurs. «Tout cela a un coût qui se répercute sur le client pour le moment», affirme Jean-Luc Michaud, rappelant que si tout n’est pas encore vert dans le tourisme responsable, ce dernier reste un pari à long terme. Toutefois, 56% des Français sont déjà prêts à payer plus cher pour une destination écologique.

 

 

Publié dans Nature

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