La 6ème extinction de masse a débuté, voici ce qui nous attend

Publié le par Notre Terre

 

Professeur du Muséum national d'Histoire naturelle, biologiste, spécialisé en Biologie de la Conservation, dans la conception, l'animation et la valorisation d'observatoire de la biodiversité (projet Vigie Nature), les thèmes de recherche principaux de Romain Julliard portent sur l'homogénéisation fonctionnelle de la biodiversité, ses mécanismes (réorganisation des communautés sous l'effet des changements globaux) et ses applications (construction d'indicateur de biodiversité).


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Atlantico interroge Romain Julliard.

Professeur du Muséum national d'Histoire naturelle, biologiste, spécialisé en Biologie de la Conservation, dans la conception, l'animation et la valorisation d'observatoire de la biodiversité (projet Vigie Nature), les thèmes de recherche principaux de Romain Julliard portent sur l'homogénéisation fonctionnelle de la biodiversité, ses mécanismes (réorganisation des communautés sous l'effet des changements globaux) et ses applications (construction d'indicateur de biodiversité).

 

Changement climatique, exploitation excessive des ressources... Autant de phénomènes qui modifient rapidement la Terre. Comme 66 millions d'années auparavant avec les dinosaures, il se pourrait que le XXIe soit marqué par la 6e extinction de masse de notre planète.

Atlantico: Dans son ouvrage The Sixth Extinction, Elizabeth Kolbert estime que nous pourrions être à l'aube de la 6ème extinction de masse. A quoi reconnaît-on une extinction de masse ? Quelles en sont les caractéristiques ?

Romain Julliard: L'extinction de masse, c'est ce que l'on a observé dans les données paléontologiques au cours de cinq périodes du passé. Ces dernières ont été caractérisées par une diminution très importante du nombre d'espèces présentes avant ces extinctions. Ces taux d'extinction sont généralement compris entre le tiers et près de 90 %. Selon la précision des données, certaines de ces extinctions se sont étalées dans le temps, parfois sur plusieurs millions d'années. Néanmoins, ces extinctions sont généralement des évènements très brutaux à l'échelle de notre Histoire.

Un rapport de 2007 de l'Intergovernmental Panel on Climate Change estime entre 20 et 30 % la proportion d'espèces végétales et animales qui pourraient disparaître au cours de ce siècle. La principale raison invoquée est celle du réchauffement climatique. Quels autres facteurs contribuent à ce risque d'extinction ?

Parmi les différents facteurs pouvant contribuer à ce risque d'extinction, il y a, en premier, la transformation des habitats naturels à cause des activités humaines, à chaque fois par exemple que l'on construit une ville, ou bien que l'on transforme une forêt en zone d'agriculture ou qu'on la décime pour son bois, etc.

La deuxième cause, généralement vraie pour les océans, concerne les prélèvements effectués dans ces zones qui contribuent à déstabiliser le fonctionnement de ces écosystèmes. Environ 30 % de la production océanique est prélevée par les hommes à des fins de consommation.

 

Un autre phénomène contribue à renforcer ce risque de nouvelle extinction : le déplacement de certaines espèces de leur habitat naturel, qui concerne en particulier les espèces des îles ou des grands lacs africains, ravagées par leur déplacement dans des zones dans lesquelles elles ne peuvent pas survivre comme la Nouvelle-Zélande par exemple.

A ces trois facteurs précédemment énumérés, il convient bien évidemment d'ajouter le réchauffement climatique qui complique davantage la situation. La réponse naturelle de certaines espèces  au réchauffement climatique, notamment des oiseaux, est de partir à la recherche de zones au climat similaire à ce qu'elles ont pu connaître avec le réchauffement. Pour d'autres en revanche, la seule issue possible aux modifications de leur environnement à cause du réchauffement climatique est leur disparition. Cela est notamment le cas de certaines espèces de papillon qui ont l'habitude d'évoluer au sommet de certaines montagnes de la péninsule ibérique, mais dont les pelouses sont en train de disparaître.


Quelles sont les principales espèces concernées par ce nouveau risque d'extinction de masse ?

Les extinctions les mieux documentées sont celles liées aux introductions d'espèces invasives dans les villes. Les connaissances sont nombreuses et solides en ce qui concerne les oiseaux tout particulièrement, moins en revanche pour ce qui concerne les invertébrés. Les espèces d'oiseaux ayant totalement disparu se sont généralement retrouvées confrontées à des espèces de prédateurs introduites dans leur milieu naturel.

D'autres espèces sont sur le point de connaître des extinctions spectaculaires, généralement celles qui sont surchassées ou qui n'ont pas su s'adapter rapidement à des changements d'écosystème dus aux précédents facteurs présentés. On peut citer notamment, parmi ces espèces, l'ours polaire dont l'habitat naturel est complètement dépendant du réchauffement climatique; certains grands prédateurs comme les tigres en Inde ou les éléphants en Afrique, victimes d'une persécution à outrance, etc.

 

La précédente extinction de masse était celle des dinosaures, il y a 66 millions d'années. On en garde l'image d'un déroulé plutôt dramatique mais celle qui s'annoncerait prendrait-elle nécessairement la même forme ?

Par rapport aux dinosaures, il y a ici un drame supplémentaire qui est que nous allons en subir directement les conséquences, tant notre qualité de vie dépend de la richesse de notre biodiversité. En ce qui concerne les océans, nous avons atteint, depuis une dizaine d'années, le maximum de ce que nous pouvions tirer des ressources océaniques; la phase descendante est d'ailleurs déjà amorcée.

Une autre source de richesse, qui dépend de cette biodiversité, est la productivité des sols. Certaines zones sont complètement surexploitées, caractérisées désormais par une culture hors-sol.
Pour ce qui concerne les extinctions du passé, il est vrai que, quelques années après, la biodiversité s'est reconstituée.


Pendant très longtemps, la communauté scientifique, Charles Darwin et Charles Lyell en tête, ont clamé que notre planète changeait à un rythme très lent. Aujourd'hui, il est reconnu que des périodes de rapides changements, auxquels les organismes peinent à résister, peuvent survenir. Comment expliquer ce changement de paradigme ?

La science progresse, et les découvertes faites au cours du temps ont permis ce changement de paradigme. Selon le modèle de Darwin, le taux de transformation était relativement constant dans le temps. Le modèle actuel comprend davantage de phases d'accélération de ce taux de transformation liées en particulier à ces phénomènes un peu extrêmes pouvant causer une extinction de masse, tels que le réchauffement climatique, le changement d'habitat naturel, etc.


Au regard des facteurs à l'origine des précédentes extinctions au cours de notre histoire, est-il possible de prévenir celle qui pourrait prochainement survenir ? Plus généralement, comment l'éviter ?

Il conviendrait de modifier en profondeur notre manière d'exploiter le vivant. Le modèle actuel est construit selon l'idée qu'il y a des ressources finies qui doivent rapidement être exploitées pour pouvoir passer à l'exploitation d'une autre ressource. Pour le vivant, il conviendrait d'aborder cette problématique sous l'aspect du renouvelable; l'exploitation doit être réalisée de telle sorte qu'elle n'entrave pas le renouvellement des ressources, des espèces, etc. Cela concerne notamment la pêche qui, pratiquée comme elle l'est en état actuel, épuise les ressources marines. Notre économie globalisée ne tient pas compte de cette contrainte de la biodiversité dont nous dépendons.

 

Changement climatique, exploitation excessive des ressources... Autant de phénomènes qui modifient rapidement la Terre. Comme 66 millions d'années auparavant avec les dinosaures, il se pourrait que le XXIe soit marqué par la 6e extinction de masse de notre planète.

La précédente extinction de masse était celle des dinosaures, il y a 66 millions d'années. On en garde l'image d'un déroulé plutôt dramatique mais celle qui s'annoncerait prendrait-elle nécessairement la même forme ?

Par rapport aux dinosaures, il y a ici un drame supplémentaire qui est que nous allons en subir directement les conséquences, tant notre qualité de vie dépend de la richesse de notre biodiversité. En ce qui concerne les océans, nous avons atteint, depuis une dizaine d'années, le maximum de ce que nous pouvions tirer des ressources océaniques; la phase descendante est d'ailleurs déjà amorcée.

Une autre source de richesse, qui dépend de cette biodiversité, est la productivité des sols. Certaines zones sont complètement surexploitées, caractérisées désormais par une culture hors-sol.

Pour ce qui concerne les extinctions du passé, il est vrai que, quelques années après, la biodiversité s'est reconstituée.

Pendant très longtemps, la communauté scientifique, Charles Darwin et Charles Lyell en tête, ont clamé que notre planète changeait à un rythme très lent. Aujourd'hui, il est reconnu que des périodes de rapides changements, auxquels les organismes peinent à résister, peuvent survenir. Comment expliquer ce changement de paradigme ?

La science progresse, et les découvertes faites au cours du temps ont permis ce changement de paradigme. Selon le modèle de Darwin, le taux de transformation était relativement constant dans le temps. Le modèle actuel comprend davantage de phases d'accélération de ce taux de transformation liées en particulier à ces phénomènes un peu extrêmes pouvant causer une extinction de masse, tels que le réchauffement climatique, le changement d'habitat naturel, etc.

Au regard des facteurs à l'origine des précédentes extinctions au cours de notre histoire, est-il possible de prévenir celle qui pourrait prochainement survenir ? Plus généralement, comment l'éviter ?

Il conviendrait de modifier en profondeur notre manière d'exploiter le vivant. Le modèle actuel est construit selon l'idée qu'il y a des ressources finies qui doivent rapidement être exploitées pour pouvoir passer à l'exploitation d'une autre ressource. Pour le vivant, il conviendrait d'aborder cette problématique sous l'aspect du renouvelable; l'exploitation doit être réalisée de telle sorte qu'elle n'entrave pas le renouvellement des ressources, des espèces, etc. Cela concerne notamment la pêche qui, pratiquée comme elle l'est en état actuel, épuise les ressources marines. Notre économie globalisée ne tient pas compte de cette contrainte de la biodiversité dont nous dépendons. 


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Changement climatique, exploitation excessive des ressources... Autant de phénomènes qui modifient rapidement la Terre. Comme 66 millions d'années auparavant avec les dinosaures, il se pourrait que le XXIe soit marqué par la 6e extinction de masse de notre planète.

La précédente extinction de masse était celle des dinosaures, il y a 66 millions d'années. On en garde l'image d'un déroulé plutôt dramatique mais celle qui s'annoncerait prendrait-elle nécessairement la même forme ?

Par rapport aux dinosaures, il y a ici un drame supplémentaire qui est que nous allons en subir directement les conséquences, tant notre qualité de vie dépend de la richesse de notre biodiversité. En ce qui concerne les océans, nous avons atteint, depuis une dizaine d'années, le maximum de ce que nous pouvions tirer des ressources océaniques; la phase descendante est d'ailleurs déjà amorcée.

Une autre source de richesse, qui dépend de cette biodiversité, est la productivité des sols. Certaines zones sont complètement surexploitées, caractérisées désormais par une culture hors-sol.

Pour ce qui concerne les extinctions du passé, il est vrai que, quelques années après, la biodiversité s'est reconstituée.

Pendant très longtemps, la communauté scientifique, Charles Darwin et Charles Lyell en tête, ont clamé que notre planète changeait à un rythme très lent. Aujourd'hui, il est reconnu que des périodes de rapides changements, auxquels les organismes peinent à résister, peuvent survenir. Comment expliquer ce changement de paradigme ?

La science progresse, et les découvertes faites au cours du temps ont permis ce changement de paradigme. Selon le modèle de Darwin, le taux de transformation était relativement constant dans le temps. Le modèle actuel comprend davantage de phases d'accélération de ce taux de transformation liées en particulier à ces phénomènes un peu extrêmes pouvant causer une extinction de masse, tels que le réchauffement climatique, le changement d'habitat naturel, etc.

Au regard des facteurs à l'origine des précédentes extinctions au cours de notre histoire, est-il possible de prévenir celle qui pourrait prochainement survenir ? Plus généralement, comment l'éviter ?

Il conviendrait de modifier en profondeur notre manière d'exploiter le vivant. Le modèle actuel est construit selon l'idée qu'il y a des ressources finies qui doivent rapidement être exploitées pour pouvoir passer à l'exploitation d'une autre ressource. Pour le vivant, il conviendrait d'aborder cette problématique sous l'aspect du renouvelable; l'exploitation doit être réalisée de telle sorte qu'elle n'entrave pas le renouvellement des ressources, des espèces, etc. Cela concerne notamment la pêche qui, pratiquée comme elle l'est en état actuel, épuise les ressources marines. Notre économie globalisée ne tient pas compte de cette contrainte de la biodiversité dont nous dépendons. 


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Un autre phénomène contribue à renforcer ce risque de nouvelle extinction : le déplacement de certaines espèces de leur habitat naturel, qui concerne en particulier les espèces des îles ou des grands lacs africains, ravagées par leur déplacement dans des zones dans lesquelles elles ne peuvent pas survivre comme la Nouvelle-Zélande par exemple.

A ces trois facteurs précédemment énumérés, il convient bien évidemment d'ajouter le réchauffement climatique qui complique davantage la situation. La réponse naturelle de certaines espèces  au réchauffement climatique, notamment des oiseaux, est de partir à la recherche de zones au climat similaire à ce qu'elles ont pu connaître avec le réchauffement. Pour d'autres en revanche, la seule issue possible aux modifications de leur environnement à cause du réchauffement climatique est leur disparition. Cela est notamment le cas de certaines espèces de papillon qui ont l'habitude d'évoluer au sommet de certaines montagnes de la péninsule ibérique, mais dont les pelouses sont en train de disparaître.

Quelles sont les principales espèces concernées par ce nouveau risque d'extinction de masse ?

Les extinctions les mieux documentées sont celles liées aux introductions d'espèces invasives dans les villes. Les connaissances sont nombreuses et solides en ce qui concerne les oiseaux tout particulièrement, moins en revanche pour ce qui concerne les invertébrés. Les espèces d'oiseaux ayant totalement disparu se sont généralement retrouvées confrontées à des espèces de prédateurs introduites dans leur milieu naturel.

D'autres espèces sont sur le point de connaître des extinctions spectaculaires, généralement celles qui sont surchassées ou qui n'ont pas su s'adapter rapidement à des changements d'écosystème dus aux précédents facteurs présentés. On peut citer notamment, parmi ces espèces, l'ours polaire dont l'habitat naturel est complètement dépendant du réchauffement climatique; certains grands prédateurs comme les tigres en Inde ou les éléphants en Afrique, victimes d'une persécution à outrance, etc.


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Trois ans de prison contre un militant écologiste russe anti-JO

Publié le par Notre Terre

La Russie : quelle belle et grande démocratie où les écologistes sont mis au même niveau que les terroristes...

 

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Un militant écologiste russe, qui s'était ému des dégâts sur l'environnement causés par l'organisation des Jeux olympiques d'hiver de Sotchi, a perdu mercredi en appel contre sa condamnation à trois ans de colonie pénitentiaire.

Evgueni Vitichko a été condamné pour des actes de vandalisme contre la propriété du gouverneur de la région, mais ses soutiens affirment que les autorités ont en réalité voulu le réduire au silence.


"Le procès Vitichko est un procès politique depuis le début", a réagi dans un communiqué Julia Gorbounova, de l'association Human Rights Watch (HRW). "A partir du moment où les autorités ont continué à le harceler, il est devenu évident qu'on voulait le faire taire."

A l'origine, il avait été condamné avec sursis en 2012 pour avoir peint le mot "voleur" sur la clôture de la propriété du gouverneur pro-Kremlin de la région de Krasnodar, Alexander Tkachiov.


Evgueni Vitichko a contesté cette accusation en arguant que la maison du gouverneur avait été bâtie sur le terrain d'une forêt nationale où, selon lui, toute construction est en théorie interdite.

Sa peine est devenue effective lorsqu'il a enfreint les conditions de son sursis, en quittant la ville de Touapsé, près de Sotchi, où il était assigné à résidence. Elle a été confirmée mercredi par une coup d'appel à Krasnodar, à 170 km au nord-ouest de Sotchi.

 


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OGM : Monsanto retire ses demandes de culture dans l'UE

Publié le par Notre Terre

Une bonne nouvelle en demi teinte

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Le groupe américain maintient toutefois la demande de renouvellement de l'autorisation pour le maïs MON810, seul OGM actuellement cultivé dans l'UE.

 

Le groupe américain Monsanto a décidé de retirer toutes ses demandes d'autorisation de culture d'OGM dans l'UE, à l'exception du maïs MON810, a annoncé jeudi à l'AFP un de ses porte-parole en Europe. L'information a été confirmée par la Commission européenne qui a dit "prendre note de cette décision".

"Monsanto ne va plus demander d'autorisation de culture pour de nouveaux OGM en Europe et va se concentrer sur sa capacité d'importer des OGM dans l'UE", a annoncé dans un communiqué Brandon Mitchener, représentant de Monsanto en Europe. Le groupe américain maintient toutefois la demande de renouvellement de l'autorisation pour le maïs MON810, seul OGM actuellement cultivé dans l'UE, principalement en Espagne et au Portugal.

 

Le groupe avait présenté une demi-douzaine de demandes d'autorisation de culture pour d'autres OGM, essentiellement des semences de maïs et un soja. Il avait déjà fait part fin mai de son intention de retirer ses demandes pour la culture en raison de l'opposition croissante de l'opinion publique. Les organisations écologistes Greenpeace et Friends of the Earth ont salué cette "retraite" de Monsanto, mais laissé entendre qu'ils n'étaient pas dupes des intentions du groupe américain de continuer à commercialiser ses OGM en Europe.

 

Aucune majorité qualifiée

 

"Monsanto considère l'UE comme un territoire perdu pour la culture. Mais le groupe va continuer à les cultiver ailleurs et à inonder l'UE, qui est dépendante de l'extérieur pour son approvisionnement en protéines végétales d'alimentation de ses troupeaux. Ce n'est pas plus compliqué que ça", a commenté auprès de l'AFP une source communautaire. Monsanto, comme les autres géants de l'agrochimie, multiplie les demandes d'autorisation pour la commercialisation d'OGM dans l'UE. Le groupe a trois demandes en discussion, dont le SmartStax, un maïs OGM mis au point avec DowAgroScience. Une cinquantaine d'OGM ont déjà été homologués pour être utilisés dans l'alimentation animale et humaine dans l'UE.

 

Le processus d'évaluation pour les demandes d'autorisation de culture et de commercialisation d'OGM se déroule en quatre temps : consultation de l'Autorité européenne pour la sécurité des aliments (EFSA) sur les risques pour la santé, demande d'autorisation aux États sur la base d'un avis favorable de l'EFS, et procédure d'appel si aucune majorité qualifiée ne se dégage entre les États. Si cette situation perdure, la décision finale revient à la Commission européenne. À ce jour, l'EFSA n'a jamais rendu un avis négatif et aucune majorité qualifiée n'a jamais été trouvée entre les États pour interdire ou autoriser un OGM. Toutes les autorisations de commercialisation ont en conséquence été promulguées par la Commission.

 

 


Publié dans OGM j'en veux pas!

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La récolte de miel au plus bas en 2013, les apiculteurs s'alarment

Publié le par Notre Terre

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15 000 tonnes de miel ont été produites l'année dernière, un niveau historiquement bas, rapporte RTL. Les populations d'abeilles sont notamment particulièrement touchées par les pesticides.


2013, année noire pour les agriculteurs français, dont la production atteint des chiffres historiquement bas. L'Union Nationale de l'Apiculture Française (UNAF) s'inquiète notamment de l'effet nocif des pesticides sur les populations d'abeilles. Un apiculteur venu de la région Rhône-Alpes expliquera notamment ce mardi à Paris comment il a perdu la totalité de sa population d'abeilles en un an.


15 000 tonnes de miel seulement ont été produites en 2013, soit "la récolte la plus faible jamais connue en France", rapporte RTL. Principales causes de l'hécatombe citées par les apiculteurs: les grandes cultures -la radio nationale cite l'exemple d'"un champ de maïs immense sans aucune autre fleur-, les parasites et les pesticides.

Face à cette baisse inquiétante de la production, les apiculteurs demandent de l'aide au gouvernement et en appellent également aux agriculteurs, qui ont eux aussi besoin d'abeilles pour polliniser leurs cultures.


Publié dans Nature

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Construisez votre propre voiture électrique en 40 minutes pour seulement 3000 €

Publié le par Notre Terre

Imaginez que, de même qu’il est possible d’acheter ses meubles en kit et de les monter soi-même, il soit possible de construire sa propre voiture. Avec le modèle Tabby, c’est le pari résussi d’OSVehicle, une startup italienne qui cherche à se faire une place sur le tout jeune marché de la voiture électrique. La Tabby est un concept « open-source » : les plans du véhicule ont été mis en ligne, OSVehicle cherchant ainsi à obtenir des recommandations de la communauté des acheteurs et des bricoleurs. Le kit de montage n’est composé que des parties les plus importantes de l'auto, ce qui le rend relativement économique. Il comprend quatre roues, deux ou quatre sièges et un volant monté sur un châssis nu.

 

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Selon les promoteurs de la Tabby, elle est aussi facile à monter… qu’un meuble Ikéa. Chez OSVehicle, on affirme qu’il ne faut pas plus d’une heure pour assembler la voiture, sachant que les ingénieurs de la startup y parviennent en 40 minutes.

Un modèle spécifique, l’Urban Tabby, est également doté d'une carrosserie primitive qui pourrait lui permettre d’être autorisée à circuler sur les routes. OSVehicle affirme qu’elle a l’intention de proposer plusieurs options pour le moteur : 3 moteurs électriques (4-kilowatts, 8 kW, et 15 kW), 2 moteurs essence (50 centimètres cubes ou 250 cc) et même un moteur hybride avec un moteur essence 250 cc couplé à un moteur électrique de 15 kW. L’ensemble coûterait environ 4000 dollars (environ 3000 euros).

Ce concept de véhicule électrique en open source restera probablement marginal sur le marché automobile, mais il fournit peut-être une vision de ce que pourrait être le futur du transport personnel.

Lors de sa venue au Salon Automobile de Detroit en janvier dernier, Alan Mulally, le CEO de Ford, a fait part de sa perception de ce que pourrait être l’avenir automobile. Il croit qu’il y aura de plus en plus de villes, et qu’elles seront de plus en plus grandes. « La mobilité personnelle va devenir d’une importance toujours croissante pour un style de vie acceptable dans les grandes villes » a-t-il dit.

Petite, bon marché, et personnalisable, la Tabby présente donc les qualités cruciales qui lui permettraient de s’adapter facilement aux futures conditions de circulation, probablement de plus en plus urbaines et congestionnées. 

 

 

 

Pour en savoir plus : http://www.osvehicle.com/

 

 

Publié dans Les bonnes nouvelles

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