Etats-Unis: des élus en session nocturne pour sensibiliser sur le climat

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Plusieurs dizaines de sénateurs américains vont se relayer toute la nuit jusqu'à mardi matin au Congrès pour parler du réchauffement climatique et pousser Washington à agir.


Cette session nocturne, à laquelle au moins 28 sénateurs démocrates participeront, doit s'achever mardi matin à 9H00 (13H00 GMT) et verra le chef de la majorité démocrate Harry Reid s'exprimer sur ce sujet qui reste polémique aux Etats-Unis. Pour preuve: aucun sénateur républicain n'a prévu de prendre la parole.

«Lundi, nous allons envoyer un message clair: le Congrès doit se réveiller et vraiment s'attaquer à ce sujet», a indiqué le sénateur Sheldon Whitehouse dans un communiqué.


Les démocrates accusent leurs adversaires républicains, qui ont la majorité à la Chambre des représentants, d'être à la solde des géants gaziers et pétroliers et de ne pas vouloir agir pour limiter les émissions de gaz à effet de serre.

A l'inverse, les conservateurs jugent que davantage de régulations en la matière mèneraient à la suppression de nombreux emplois.


En outre, nombre de républicains mettent ouvertement en doute le rôle de l'homme dans les changements climatiques en cours.

«Le changement climatique est une réalité, il est causé par l'homme et des solutions existent», a lancé le sénateur Brian Schatz. «Le Congrès doit agir».

 

 


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Plainte contre X pour pollution : "C'est sciemment qu'on nous tue"

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Alors que le site Airparif publie des résultats inquiétant quant à la qualité de l'air, Ecologie sans frontière, Respire et Le rassemblement pour la Planète s'apprêtent à déposer mardi 11 mars, une plainte contre X pour "mise en danger d'autrui".  Le président de l'association Respire, Sébastien Vray, explique pourquoi.


Des associations écologistes ont déjà porté plainte plusieurs fois. Qu'est-ce qui est différent dans le cas présent ?


- Des plaintes ont déjà été déposées au tribunal administratif pour dénoncer les problèmes liés à la pollution de l'air. Nous, nous porterons plainte contre X au pénal, pour "mise en danger d'autrui". Ce qui change, c'est que nous affirmons qu'il y a culpabilité de la part de quelqu'un et nous voulons que la justice trouve qui c'est. En 1983, le rapport Roussel établissait déjà un lien entre l'exposition aux particules fines et l'augmentation du nombre de cancer. Depuis, le ministère de la Santé commande des études tous les ans qui ne font que confirmer ce rapport. Pourquoi en sommes nous là aujourd'hui, alors que nous sommes prévenus des conséquences de la pollution depuis des années ? Rien n'est fait, aucune mesure n'est prise.

 

Quelles pourraient être ces mesures ?

 

 

- Elle sont forcément compliquées à mettre en place dans l'immédiat, mais ces pics de pollution sont récurrents, on aurait du prévoir les choses en amont. A l'heure actuelle, on pourrait déjà proposer la gratuité des transports en commun les jours de forte pollution. Mais si on s'était organisé avant, on aurait pu mettre en place un système de chauffage au bois plus performant, respectueux de l'environnement et de notre santé, comme l'ont fait les Scandinaves. Et investir dans la recherche d'énergies, mettre en place des avantages fiscaux pour favoriser la mobilité douce (marche, vélo, trottinette etc). Ces mesures auraient aussi permis d'économiser de l'argent. On perd des milliards d'euros chaque année à cause des problèmes liés à la pollution. Les maladies qui en résultent coûtent entre 800 millions et 1,2 milliard d'euros par an à la Sécurité sociale. Sans parler des personnes qui souffrent… La pollution n'a pas seulement un coût matériel, elle fait des milliers de victimes.


Quels sont les dangers pour la santé, concrètement ?


- Des études ont prouvé que la pollution provoquait des cancers du poumon, des maladies cardiaques et de l'asthme. On sait également aujourd'hui qu'une personne exposée aux particules fines est plus facilement sujette à un infarctus. La pollution provoque également des maladies neurologiques. 


Les acheteurs de voitures diesel bénéficiaient pourtant de bonus ?


- Oui, c'est le seul pas qui ait été fait et il allait dans le mauvais sens. On bénéficie d'un bonus en achetant un véhicule diesel, or le moteur diesel, en termes de pollution, n'est pas du tout adapté à une circulation quotidienne en ville. Le filtre qui retient les particules fines est supposé se décrasser lorsque vous effectuez un long trajet et que la température du moteur est suffisante pour brûler ces particules, ce qui n'arrive jamais en agglomération. De plus, il génère du dioxyde d'azote (également toxique) en filtrant les particules, ce n'est donc pas une solution à long terme.


Qu'attendez-vous de cette plainte ? 


- Le dépôt d'une plainte au pénal signifie que nous en avons assez des symboles. Nous voulons agir. Nous attendons l'ouverture d'une enquête afin de déterminer qui est responsable de la négligence qui a causé tant de morts et de maladies durant toutes ces années. C'est une première étape juridique. On recommande aux gens de ne pas sortir de chez eux et parallèlement, on ne fait rien pour que les choses changent, c'est inadmissible. La réglementation n'est pas appliquée en matière de qualité de l'air. C'est sciemment qu'on commet des infractions réglementaires, c'est sciemment qu'on nous empoisonne et c'est sciemment qu'on nous tue. Il est donc normal que la justice soit saisie.

 

ropos recueillis par Clawdia Prolongeau - Le Nouvel Observateur

 

 


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De nouveaux gaz destructeurs d'ozone retrouvés dans l'atmosphère

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Quatre nouveaux gaz fluorés qui détruisent la couche d'ozone, dont trois appartenant à la famille des CFC pourtant bannis depuis 2010, ont été identifiés dans l'atmosphère où ils se sont accumulés à partir des années 60, selon une étude publiée dimanche.

 

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Ces substances creusent les fameux «trous» dans la couche d'ozone au-dessus des pôles, partie de l'atmosphère comprise entre 20 et 50 km d'altitude qui absorbe la plus grande partie du rayonnement solaire ultra-violet.

«Notre recherche a mis en évidence quatre gaz qui ne se trouvaient pas du tout dans l'atmosphère jusque dans les années 60, ce qui suggère qu'ils sont émis par l'activité humaine», écrivent les scientifiques, spécialistes de l'environnement, dans l'étude publiée dans la revue Nature Geoscience.

Ils ont analysé des échantillons d'air non pollués collectés en Tasmanie entre 1978 et 2012, et dans des carottes de neige au Groenland.


«L'identification de ces quatre nouveaux gaz est très inquiétante car ils vont contribuer à la destruction de la couche d'ozone», estiment-ils.

Leur origine n'a pas été identifiée mais certains hypothèses sont évoquées: produits chimiques utilisés pour la production d'insecticides et des solvants pour nettoyer les composants électroniques.

Les différences de concentration indiquent qu'ils ont été émis principalement dans l'hémisphère nord.


Trois des gaz sont des chlorofluorocarbures ou CFC, utilisés dans les systèmes de réfrigération et les aérosols, dont la production est désormais quasiment nulle, grâce au protocole international signé en 1985 à Montréal.

Le quatrième appartient à la famille des hydrochlorofluorocarbures ou HCFC, également utilisés dans les réfrigérateurs, les aérosols, ou les climatiseurs, et dont l'élimination progressive est en cours.


Plus de 74.000 tonnes de ces nouveaux gaz se sont accumulés dans l'atmosphère jusqu'en 2012. Il s'agit néanmoins d'une quantité très limitée quand on la compare aux émissions des CFC qui s'élevaient à plusieurs millions de tonnes dans les années 80.

Deux de ces gaz, un CFC et un HFCF, s'accumulent encore dans l'atmosphère, précise l'étude.

Jusqu'à présent, sept types de CFC et six HCFC étaient connus pour leurs effets destructeurs sur l'ozone.

La couche d'ozone a cessé de s'affiner à la fin des années 90 et certains signes montent qu'elle commence à se reconstituer, indique un des auteurs de l'étude, Johannes Laube de l'Ecole des sciences environnementales de l'Université d'East Anglia.

 


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Etats-Unis: Kerry presse les ambassadeurs de faire du climat une priorité

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Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a appelé les ambassadeurs des Etats-Unis à faire de la lutte contre le réchauffement climatique une priorité, en amont de nouvelles discussions à ce sujet à Paris l'an prochain.

 

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«L'environnement a été une des causes centrales de ma vie», écrit M. Kerry aux 70.000 diplomates de son département.

«Protéger notre environnement et relever le défi du changement climatique est une mission cruciale pour moi en tant que premier diplomate» des Etats-Unis, écrit M. Kerry dans une lettre envoyée vendredi aux 275 ambassades américaines et aux personnels du département d'Etat.


«C'est aussi une mission cruciale pour vous, hommes et femmes courageux, sur la ligne de front diplomatique», ajoute-t-il dans le document consulté par l'AFP.

Il exhorte tous «les chefs de mission à faire du changement climatique une priorité (...) et à promouvoir des actions concertées».

Des discussions sous l'auspice de l'ONU doivent se tenir à Paris l'an prochain pour tenter de fixer de nouveaux objectifs d'émissions de gaz à effet de serre, tenues responsables du réchauffement.

Ces nouvelles normes, qui doivent s'appliquer à partir de 2020 et à tous les pays, y compris les pays en développement, visent à supplanter celles du traité de Kyoto, qui expire en 2015.


Les Etats-Unis, qui sont avec la Chine les pays les plus pollueurs de la planète, n'avaient pas ratifié le traité de Kyoto, arguant que les pays en développement devaient aussi réduire leurs émissions.

Cet engagement de M. Kerry intervient alors que le ministre doit donner par ailleurs une recommandation finale sur la construction de l'oléoduc géant Keystone XL, contesté par les défenseurs de l'environnement.


Cet oléoduc acheminerait le pétrole issu des sables bitumineux de l'ouest du Canada aux raffineries américaines du Nebraska (centre) et du Texas (sud).

Les écologistes craignent des risques de fuite le long du tracé et estiment que l'exploitation du pétrole issu de sables bitumineux génère davantage de gaz à effet de serre que le pétrole conventionnel.

Sur ces deux points, le département d’État avait estimé que les risques étaient minimes.

 

 


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