En 2013, 102 rangers sont morts en voulant protéger la nature

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Quelque 56 rangers, spécialisés dans la protection et surveillance des parcs nationaux, ont perdu la vie dans le cadre de leurs fonctions au cours des 12 derniers mois, a dénoncé mardi l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) dans un communiqué publié à son siège à Gland (Suisse).

Sur ce nombre, 29 ont été tués par des braconniers, a ajouté l'IUCN, citant des chiffres publiés par la Fédération internationale des rangers, avant la tenue de la journée mondiale des rangers, célébrée le 31 juillet.


En 2013, quelque 102 rangers ont perdu la vie dans le cadre de leurs fonctions. Parmi eux, 69 ont été tués par des braconniers et des milices armées.

L'UICN estime que les chiffres réels sont plus élevés car les chiffres publiés ne concernent que les morts confirmées dans 35 pays, qui informent la Fédération internationale des rangers.

«Etant donné qu'il y a d'autres morts chaque semaine, le nombre réel des victimes pourrait être deux à trois fois plus élevé», indique l'UICN dans son communiqué.


«Les rangers sont les gardiens des trésors naturels les plus précieux de notre planète» et leurs vies sont en danger chaque «jour de travail en raison de la cruauté et de l'avidité humaines», a déclaré Julia Marton-Lefèvre, directrice générale de l'UICN.

Et de réclamer «une solide protection, un renforcement des lois et un fort soutien pour ces héros de la conservation de la nature».

Près de 60% de tous les rangers tués cette année l'ont été en Asie, notamment en Inde.

Le plus fortes hausses des décès de rangers ont été constatées ces dernières années en Inde, en Thaïlande, au Kenya et en RDC (République Démocratique du Congo).

Les zones riches en éléphants, rhinocéros, bois de santal, bois de rose et autres ressources naturelles de valeur sont les plus affectées.

En RDC, dans le parc national de Virunga, quelque 140 rangers ont été tués au cours des 15 dernières années.

En Afrique du Sud, où 1.000 rhinocéros ont été braconnés et tués en 2013, un braconnier a été condamné à 77 ans de prison, indique l'UICN.

L'UICN va se pencher sur les conséquences du commerce illégal d'animaux sauvages et les nouveaux moyens de le combattre lors de son congrès mondial sur les parcs nationaux, qui se tiendra du 12 au 18 novembre prochain à Sydney, en Australie.


Au cours des 10 dernières années, plus de 1.000 rangers ont été tués dans le monde, et beaucoup plus ont été blessés.

Un nombre record de 1.004 rhinocéros ont été tués en 2013 en Afrique du Sud, qui abrite 83% de la population mondiale de cet animal.

343 braconniers spécialisés dans les rhinocéros ont été arrêtés l'année dernière.

En 2013, quelque 20.000 éléphants ont été tués illégalement en Afrique.

Les rangers en Ouganda, en RDC et au Rwanda ont oeuvré pour la hausse du nombre de gorilles de montagne, «en risquant leurs vies pour cette espèce menacée», ajoute l'IUCN.


De même, les rangers de la communauté Massaï au Kenya ont permis par leur travail de faire passer le nombre de lions sur leur territoire de 6 à plus de 70.

La Fédération internationale des rangers a été fondée en 1992. Elle compte dans ses rangs 63 associations de rangers issues de 46 pays.

 


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On sait enfin ce qui a causé les trous géants de Sibérie

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Après la découverte d'un second trou géant dans le sol sibérien, le mystère s'éclaircit mais ce qu'il annonce est inquiétant. Ce nouveau trou se situe à environ 50 km du premier découvert à la mi-juillet 2014, il est légèrement plus petit que le précédent (pour mémoire, le premier trou observé faisait environ 30 mètres de diamètre pour 50 à 70 mètres de profondeur).

Mysterious Universe qui rapporte la découverte cite Anna Kurchatova, une scientifique qui travaille dans la région:

    «Le réchauffement climatique accélère de manière alarmante la fonte des glaces souterraines, ce qui a pour effet de relâcher du gaz à la manière de l'ouverture d'un bouchon de champagne.»

Ces découvertes soulèvent deux problèmes.

Le premier est qu'elles sont des indicateurs visibles du réchauffement climatique, car ces trous se trouvent au niveau du pergélisol (une zone constamment recouverte de glace et de neige) qui perd aujourd'hui du terrain.

Le second est plus alarmant. Le gaz qui est libéré dans l’atmosphère lors de la formation de ces trous est du méthane (CH4). Au même titre que le dioxyde de carbone, le CH4 est un gaz à effet de serre. Mais son potentiel de réchauffement global est 21 fois supérieur au CO2. On entre alors dans un cercle vicieux: de plus en plus de méthane est dégagé dans l’atmosphère ce qui augmente les températures, donc le pergélisol se réduit et de nouvelles poches de méthane éclatent, ainsi de suite.

Les chercheurs ne sont pas étonnés de ces découvertes. Sur Slate.fr, Michel Alberganti relayait dès janvier 2012 les résultats d'une étude internationale sur le pergélisol (ou permafrost en anglais):

    «Les chercheurs estiment que leurs travaux montrent que les rejets de carbone issus du permafrost seront plus rapides que ceux prévus par les modèles actuels. Selon les dernières estimations, les quelque 18,8 millions de km2 de sols gelés dans le grand Nord retiennent environ 1.700 milliards de tonnes de carbone organique. Soit deux fois la quantité qui est présente dans l'atmosphère aujourd'hui.»

Ces trous ne doivent donc pas être vus comme une démonstration de la «loi de la nature» mais plutôt comme un nouveau signal d'alarme sur les risques climatiques.

 

Source : slate.fr

 

 

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L'Allemagne démonte son premier réacteur nucléaire

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C'est une bonne nouvelle en demi-teinte quand on sait que le nucléaire est remplacé par les centrales à charbon, grosses émettrices de CO2 et les plus polluantes d'Europe. Une tâche dans la transition énergétique que veut s'imposer le pays...

 

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Ce qui reste du réacteur de la centrale d'Obrigheim d'EnBW - sur ses 24 tonnes initiales, 16 ont déjà été mises en morceaux - est immergé, et bien à l'abri dans une pièce où personne ne reste jamais durant plus de dix minutes.

«Chaque étape est effectuée à la main, à distance», explique Michael Hillmann, ingénieur sur le site.

La centrale d'Obrigheim, nichée dans la vallée du Neckar (sud-ouest), a cessé de produire de l'électricité en mai 2005, après 37 ans de service, dans le cadre de la sortie de l'atome décidée au début de la décennie par le gouvernement de Gerhard Schröder et réaffirmée ensuite par Angela Merkel.


Le démantèlement effectif a commencé en 2008, au terme d'une longue phase de préparation qui implique la planification et la validation par les autorités concernées de toutes les étapes, dans les moindres détails. Le sectionnement de chacune des petites tiges coupées ce jour-là est consigné un par un, tout comme l'ordre dans lequel il doit être effectué.


En tout, ce sont 275.000 tonnes de matériel qui devaient être mises en pièces, dont moins de 1%, environ 2.000 tonnes, sont radioactives.

Le tout devrait être bouclé entre 2020 et 2025, estime Manfred Möller, responsable des opérations sur le site. Les bureaux et entrepôts, pour beaucoup déjà vides, pourraient un jour intéresser d'autres utilisateurs, et peut-être même la coupole caractéristique qui abritait le réacteur.

Le site n'emploie plus que 170 des 300 personnes qui y travaillaient - mais le tout s'est fait sans licenciements, précise M. Möller. S'y ajoutent quelque 150 salariés de sous-traitants.



 

Avec Obrigheim, EnBW se fait la main. L'opérateur, qui a longtemps compté le français EDF parmi ses actionnaires, devra comme ses concurrents allemands arrêter progressivement toutes ses centrales nucléaires, et les démanteler.

Deux de ses quatre autres réacteurs ont été stoppés sur ordre du gouvernement après Fukushima, les deux autres ont encore quelques années devant eux. Celui de Neckarwestheim II sera le dernier réacteur allemand à s'arrêter en 2022, parmi les neuf encore en activité sur le territoire.


Les opérateurs financent le démantèlementde leurs centrales grâce à des provisions constituées au fil des ans. EnBW a ainsi mis de côté plus de 7 milliards d'euros, les quatre opérateurs allemands (EON, RWE, Vattenfall, EnBW) en tout quelque 30 milliards d'euros.

EnBW estime en avoir jusqu'aux années 2040 d'ici à ce que tout soit terminé. Avec une énorme inconnue et un problème à résoudre : le pays ne s'est toujours pas doté d'un site définitif de stockage des déchets hautement radioactifs.

Le processus de recherche d'un site adéquat, qui a déjà pris des années, a été remis à zéro par le gouvernement d'Angela Merkel. En attendant, les opérateurs stockent les déchets dans des sites provisoires.


«Nous devons avoir la possibilité de nous débarrasser des déchets, cela fait partie intégrante de la transition énergétique», plaide M. Möller à l'attention des pouvoirs publics. Ce sont les opérateurs qui financent la recherche d'un site, et plus ils dépensent à cette fin, plus les inquiétudes grandissent sur leur capacité à financer le démantèlement des réacteurs.


L'expérience du chantier d'Obrigheim profitera à EnBW en interne, mais il pourrait aussi aider à développer «un nouveau champ d'activité», explique le porte-parole de la société Ulrich Schröder. Le démantèlement des centrales nucléaires a de beaux jours devant lui en Allemagne, et aussi à l'étranger. «Nous avons maintenant une vraie compétence en démantèlement, en gestion et recyclage des résidus», avance M. Schröder.


EnBW s'est aussi assuré les services d'un sous-traitant : EWN, héritier d'un combinat de RDA, maintenant propriété de l'Etat allemand, et spécialiste ès démantèlement nucléaire. Egalement dans son carnet de commandes : l'élimination de 120 sous-marins nucléaires russes.

 


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La jet-set au chevet de la planète?

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Nouveau hobby à bobo? Mode passagère, "place to be"? Ou prise de conscience réelle et sérieuse de la part de ceux qui polluent plus qu'un village entier en une année? Cela peut paraître dérangeant pour certains de voir ainsi le gratin d'Hollywood se retrouver entre "élites" pour lever des fonds afin de sauver ce qui reste à sauver...Pour ma part, je reste circonspect.

 

L'acteur américain Leonardo DiCaprio a levé mercredi soir plus de 25 millions de dollars pour sa fondation consacrée à la protection des derniers sites sauvages de la planète, lors d'une soirée caritative sur la presqu'île de Saint-Tropez.


Selon un communiqué de la fondation publié jeudi, la vedette a démarré le gala en tirant la sonnette d'alarme: «il n'y a jamais eu, depuis l'époque des dinosaures, autant d'espèces végétales et animales disparaissant aussi rapidement».

«Nous devons faire des efforts pour protéger une biodiversité riche», a-t-il lancé, devant 500 invités triés sur le volet, conviés à l'abri des regards dans un domaine viticole de la presqu'île de Saint-Tropez, destination estivale de la jet-set.


DiCaprio a ouvert les enchères en mettant en vente sa propre Harley Davidson, signée par Martin Scorsese et Robert De Niro. Deux rôles de figurants dans l'un de ses prochains films ont récolté des dons de 2,4 millions de dollars.

Bono, qui a poussé la chanson avec Julian Lennon (fils de John), a mis aux enchères sa guitare personnelle pour 1 million de dollars.


Une sculpture de Damien Hirst a été vendue au milliardaire Len Blavatnik pour plus de 6 millions de dollars, tandis qu'un dessin de Picasso est tombé dans l'escarcelle du magnat sud-africain Patrice Motsepe pour 1 million de dollars.

Acteurs, chanteurs, mannequins étaient de la fête (parmi eux Marion Cotillard, Jared Leto, Selena Gomez, Cara Delevingne, Petra Nemcova, Robin Thicke ou encore Joan Collins), côtoyant de grandes fortunes prêtes à payer entre 7.500 dollars et 130.000 dollars pour participer à la soirée.

 

 


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