Goodyear: Un pneu qui recharge les batteries des voitures électriques

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Goodyear: Un pneu qui recharge les batteries des voitures électriques

 

 

Recycler la chaleur générée par le frottement des pneus sur la route en énergie exploitable, c'est désormais possible. Le fabricant américain Goodyear vient, en effet, de présenter au salon de l'automobile de Genève son BH03, un pneu destiné aux voitures électriques, qui pourront donc s’auto-alimenter en énergie durant chaque trajet.

 

Si le concept est adopté et la production généralisée, l'humanité devrait vivre une période bénie où enfin nous aurions la capacité technologique de nous affranchir totalement du pétrole. A voir comment réagiront les industriels pétroliers face à cette technologie...

 

Mystère autour de la technologie employée

Mieux, les ingénieurs de Goodyear ont poussé leurs recherches jusqu’à envisager l’implantation de petits capteurs solaires sur la face latérale des pneumatiques, offrant également aux usagers le luxe de recharger leur véhicule même à l’arrêt, en totale autonomie.

Si le constructeur est resté bien mystérieux sur la technologie employée, et surtout sur le prix de vente envisagé et la date de mise sur le marché, Goodyear entend bien profiter de son produit phare pour marquer durablement les esprits au terme du salon suisse.

 

 

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Incroyable bonne nouvelle! Le plus grand défricheur illégal de la forêt amazonienne a été capturé !

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Incroyable bonne nouvelle! Le plus grand défricheur illégal de la forêt amazonienne a été capturé !

 

 

Ezequiel Antonio Castanha, notable de la ville d'Itaituba (état du Para au Brésil), déboisait impunément depuis 2006. Il encourt jusqu'à 54 ans de prison. 

 

DÉFORESTATION. "On l'a capturé avec la police fédérale et l'aide d'un hélicoptère le 21 février 2015 dans sa ferme à Novo Progresso", dans le vaste Etat amazonien du Para, à 1.613 kilomètres de la capitale, Belem, explique à l'AFP Luciano Evaristo, directeur de la protection environnementale à l'Institut brésilien pour l'environnement (Ibama). "Il fallait arriver par surprise, car il est le "roi" de la région, et tout le monde l'aurait prévenu si on nous avait vus", dit-il. Ezequiel Antonio Castanha a été arrêté lors de la dernière phase d'une opération policière qui s'était déjà soldée par huit arrestations en août, mais il avait alors réussi à prendre la fuite. Il a été placé en détention provisoire à la prison d'Itaituba jusqu'à ce que la justice décide de son sort. 

 

 

Selon le porte-parole de l'Ibama, Castanha était le "capo" d'une bande organisée qui dévastait une zone située en bordure de la route BR 163, dans l'ouest du Para, "l'un des points les plus critiques de l'Amazonie, où ont eu lieu 20% de tous les déboisements de la forêt vierge au cours des dernières années, et presque tous pratiqués par cette bande".

Si on ne déboisait pas, le Brésil n'existerait pas !

Le groupe envahissait des terres publiques, y mettait le feu et les défrichait ensuite pour les cultiver, y faire de l'élevage, ou encore en faire des parcelles qu'il louait ou vendait à prix d'or, jusqu'à neuf millions de dollars pour une ferme, a indiqué le parquet de l'Etat amazonien du Para. "La première infraction de Castanha remonte à 2006. Avec sa bande, ils ont défriché 288 kilomètres carrés (près de trois fois la superficie de Paris) dont des parcs nationaux. Ils accumulent des amendes de 172 millions de réals (60 millions de dollars, dont 12 millions USD pour Castanha et sa famille)", souligne M. Evaristo. Il est accusé, entre autres, de déboisements illégaux, d'association de malfaiteurs, de blanchiment d'argent et d'usage de faux. Il encourt une peine de 46 à 54 ans de prison.

 

FAR-WEST. "Si on ne déboisait pas, le Brésil n'existerait pas !", lâchait en juin dernier Ezequiel Antonio Castanha, dans une interview à la TV brésilienne. A l'époque de la petite phrase lâchée en toute impunité dans cette région où l'ambiance est celle du Far-West américain, Ezequiel Antonio Castanha, 50 ans, était encore le "roi" de Novo Progresso (25.000 habitants). Il alléguait que la loi qui ne permet de déboiser que 20% de forêt d'une propriété en Amazonie "est trop rigide". Et de conclure: "Si vous ne pouvez pas déboiser légalement, cela va naturellement se passer", mais de manière clandestine. 

M. Castanha "est le pouvoir économique et politique de la ville. Il est propriétaire d'un supermarché, d'hôtels, de concessionnaires automobiles. Il emploie beaucoup de monde, d'où la difficulté de l'arrêter", affirme à l'AFP le porte-parole de la police fédérale de Belem, Everaldo Eguchi. Pour Valter Stavarengo, l'avocat de M. Castanha, cité par le quotidien Folha de Sao Paulo, son client a été "persécuté" par les autorités environnementales depuis que sa phrase sur les déboisements a été diffusée à la télévision, et les accusations contre lui sont infondées. Le préjudice environnemental est, lui, estimé à 500 millions de réals (plus de 152 millions d'euros) selon le journal brésilien. 

Si ces opérations policières ne sont pas régulières, d'autres bandes surgiront

 "Le démantèlement de cette bande contribue fortement au contrôle de la déforestation dans la région. Elle a baissé de 65% en septembre par rapport à août quand sa détention a été décrétée mais on aura les chiffres précis en juillet", contre-attaque le responsable de l'Ibama auprès de l'AFP. Le Brésil était parvenu à réduire la déforestation, qui atteignait 27.000 km2 en 2004, à 4.571 km2 en 2011-2012. Depuis, ce fléau, dans la plus grande forêt du monde, est reparti à la hausse pour s'établir à 5.891 km2 (+29%) en 2012-2013. La déforestation a toutefois reculé de 18% d'août 2013 à juillet 2014, à 4.848 km2, selon le ministère de l'Environnement.

 

Pour Romulo Batista, de la campagne Amazonie de Greenpeace, l'arrestation de Castanha est "une bonne nouvelle, car les défricheurs agissent, sûrs de leur impunité". "Mais si ces opérations policières ne sont pas régulières, d'autres bandes surgiront, comme pour le trafic de drogue", a-t-il souligné.

 

Source : Sciences et Avenir

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Les 14 ingrédients d'une frite Macdo : scandale sanitaire en vue chez Mac Donald's

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Les 14 ingrédients d'une frite Macdo : scandale sanitaire en vue chez Mac Donald's

 

« Des pommes de terre, Dieu merci ! c’est un bon début », s’exclame Grant Imahara, ancien animateur de l’émission Mythbusters, avant d’énumérer les 13 autres ingrédients que contient une modeste frite Mc Donald’s. (source: dailymail)

 

Cette célébrité du petit écran a fait le voyage jusqu’à l’usine de traitement de pommes de terre de la chaîne de fast-food, dans l’Idaho aux États-Unis, pour examiner le processus de fabrication de A à Z.
Durant son enquête, il a appris que les pommes de terre étaient frites à deux reprises.

 

Il a également découvert que du diméthylpolysiloxane – un type de silicone habituellement trouvé dans les pâtes à modeler  – était utilisé dans la fabrication des frites McDonald’s, ainsi qu’un produit chimique à base de pétrole du nom de butylhydroquinone tertiaire (BHQT).

 

Le diméthylpolysiloxane est ajouté pour des raisons de sécurité, afin d’éviter que l’huile de cuisson ne mousse.

Le butylhydroquinone tertiaire (BHQT) est pour sa part un conservateur alimentaire.

Autre ingrédient surprise : le pyrophosphate de sodium, un  additif (que l’on retrouve dans des détergents domestiques)  qui pourrait entraîner des contrariétés de digestion à haute dose.

On retrouve également de l’arôme de bœuf. Si cet ingrédient n’est pas problématique, on peut se demander ce qu’il fait dans des frites. Est-il utilisé pour masquer un goût désagréable ? De plus, la présence de cet additif risque de faire bondir les végétariens, qui pensaient consommer de simples pommes de terre.

 

Grant explique que la création des frites McDonald implique de nombreuses étapes.

Dans un premier temps, on récolte les pommes de terre dans les champs. Les tubercules sont pelés, coupés et blanchis.

 

ls sont ensuite propulsés à plus de 110 km/h à travers une grille de découpe qui leur donne leur forme de bâtonnets.

 

Après avoir été taillés jusqu’à une forme parfaite, les bâtonnets de pommes de terre sont plongés dans un mélange d’huile de colza, d’huile de soja hydrogénée, d’arômes naturels de bœuf, de blé hydrolysé, de lait hydrolysé, d’acide citrique et de diméthylpolysiloxane.

 

De la dextrose, un sucre naturel, est ensuite aspergé sur les bâtonnets pour qu’ils conservent cette couleur de frites dorées.

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Climat: l'UE va réduire ses émissions de 40%

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Climat: l'UE va réduire ses émissions de 40%

 

 

L'Union européenne a adopté vendredi sa contribution pour la conférence de Paris sur le Climat, avec un engagement de réduire d'ici à 2030 d'au moins 40% ses émissions de gaz à effet de serre, par rapport à 1990.

 

«Il y a un accord, mais ça n'a pas été une mince affaire», a déclaré le commissaire européen en charge du Climat, Miguel Arias Canete, à l'issue d'une réunion avec les ministres de l'Environnement de l'UE à Bruxelles. «L'Europe est le premier continent à déposer sa contribution, comme cela a été demandé par les Nations unies», s'est félicitée la ministre française, Ségolène Royal.

 

L'offre de l'UE, qui est responsable de 9% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, a été envoyée au secrétariat de l'ONU, a précisé M. Canete.

Les ministres se sont mis d'accord sur «la liste de toutes les actions concrètes et de tous les secteurs économiques concernés par cet effort», a expliqué Mme Royal. La liste détaille les gaz à effet de serre pris en compte, énonce les secteurs industriels et inclut l'agriculture et les déchets. «Ce n'était pas du tout évident», a souligné la ministre française.

L'Irlande a bataillé pour obtenir que les émissions des terres et des forêts soient incluses dans l'offre de l'UE. Cette disposition est critiquée par les écologistes. «Les émissions de LULUCF (utilisation des terres et des forêts) ne doivent pas être comptabilisées dans les objectifs de réduction des pays, car cela signifierait diminuer de 4% des objectifs de réduction déjà bas», s'est insurgé l'eurodéputé Vert français Yannick Jadot.

«Un pas très important a été franchi aujourd'hui sur la route de Paris-Climat», a estimé Mme Royal. «L'Europe a pris ses responsabilités. Elle peut entraîner le reste du monde», a-t-elle affirmé.

 

Les gouvernements engagés dans les négociations internationales se sont fixés depuis 2009 l'objectif de contenir l'élévation de la température mondiale à +2 degrés d'ici la fin du siècle par rapport aux niveaux d'avant la révolution industrielle.

Les pays «en mesure de le faire» doivent annoncer leur engagement, appelé contribution nationale, avant le 31 mars. L'accord cherché pour la conférence de Paris, prévue en décembre, «ne doit pas être au rabais», a affirmé Mme Royal.

Les Etats-Unis, qui représentent 12% des émissions mondiales, ont annoncé leur intention de les réduire de 26 à 28% en 2025 par rapport à leur niveau de 2005. La Chine, responsable de 25% des émissions, promet de les stabiliser en 2030.

 

Aucun des trois grands émetteurs ne prend la même date de référence, ce qui pose un problème pour comparer les efforts, souligne la Commission européenne.

«Je souhaite qu'il n'y ait pas de procès d'intention fait à tel ou tel pays. Les Etats-Unis ont fait des déclarations sur leur ambition au regard de leur responsabilité dans le réchauffement climatique. Attendons les contributions écrites pour voir si elles sont suffisamment précises, suffisamment crédibles pour atteindre les objectifs», a insisté Ségolène Royal.

 

«La première contribution écrite, et la seule pour l'instant, est celle de l'Union européenne. Nous espérons qu'elle va faire des émules», a-t-elle ajouté.

La base de l'engagement de l'UE est constituée par le paquet climat-énergie adopté en 2008, avec l'engagement contraignant de l'UE pour 2020 de réduire ses émissions de 20% par rapport à leurs niveaux de 1990. Cet objectif est pratiquement atteint.

 

 

 

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Pour les agriculteurs, ressemer sa propre récolte sera interdit ou taxé, une véritable honte

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Pour les agriculteurs, ressemer sa propre récolte sera interdit ou taxé, une véritable honte

Un article du journal Le Monde de 2011 que je souhaitais remettre en avant afin que personne n'oublie le vote scandaleux de cette loi qui porte atteinte à la diversité biologique.

 

 

 

Dans le champ de l'agriculture, l'usage libre et gratuit des graines ne sera bientôt plus qu'un doux souvenir rappelant des méthodes paysannes d'un autre temps. Surnommées "semences de ferme", ces graines étaient jusqu'alors sélectionnées par les agriculteurs au sein de leurs propres récoltes et replantées l'année suivante.

 

Depuis plusieurs décennies, ces pratiques n'allaient déjà plus de soi lorsque ces semences étaient protégées par un Certificat d'obtention végétale (COV) à savoir le droit de propriété des "obtenteurs" de l'espèce. Ressemer ces graines était théoriquement interdit. Mais cet usage demeurait, dans les faits, largement toléré en France. Il est désormais strictement réglementé par une proposition de loi UMP adoptée lundi 28 novembre par le Parlement.

 

"Sur les quelque 5 000 variétés de plantes cultivées dans le commerce, 1 600 sont protégées par un COV. Ces dernières représentent 99 % des variétés cultivées par les agriculteurs", explique Delphine Guey, du Groupement national interprofessionnel des semences (GNIS). Or, environ la moitié des céréales cultivées étaient jusqu'ici ressemées par les agriculteurs, selon la CNDSF (Coordination nationale pour la défense des semences fermières). Presque toujours illégalement, donc. Mais le temps de "l'incertitude juridique" semble révolu : pour le ministre de l'agriculture, Bruno Le Maire, ces semences "ne peuvent pas être libres de droit, comme elles le sont aujourd'hui".

 

  • Ce qui change

 

En fait, la proposition de loi du sénateur UMP Christian Demuynck transpose un règlement européen de 1994 sur la protection des obtentions végétales, jusqu'ici nullement en vigueur en France. Conséquence : les semences de ferme, jusqu'ici tolérées, sont désormais légalisées... à condition de verser une "rémunération aux titulaires des COV" – à savoir aux entreprises de semenciers , "afin que soit poursuivi le financement des efforts de recherche et que les ressources génétiques continuent d'être améliorées", dit le texte de loi. En sont exemptés les petits agriculteurs produisant moins de 92 tonnes de céréales.

 

Depuis 2001, cette taxe est appliquée pour une seule espèce : le blé tendre. Nommée "contribution volontaire obligatoire", elle est empochée par l'interprofession des semenciers. L'agriculteur doit payer 50 centimes par tonne de blé lors de la livraison de sa récolte. Ce système devrait donc être étendu à 21 espèces, dont la liste reste ouverte, assure Xavier Beulin, président de la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles), sur le site du syndicat.

En somme, pour Guy Kastler, délégué général du réseau Semences paysannes et membre de la Confédération paysanne, "pour la moitié des espèces cultivées – le soja, les fruits, les légumes… –, il est interdit de réutiliser ses propres graines, et pour l'autre moitié – céréales et plantes fourragères , il faut payer pour ressemer."

 

  • Vers une privatisation des semences ?

 

Plusieurs associations écologistes et paysannes craignent ainsi une mainmise accrue de la filière semencière sur l'accès aux graines, via un droit de propriété étendu aux récoltes et aux graines qui en sont issues. Avec la taxe, "même les agriculteurs qui se passent des semences commerciales doivent payer pour ces semences", déplore Guy Kastler. Le militant redoute que la part des semences de ferme ne s'amenuise, à mesure que ces dernières deviennent plus chères et donc moins intéressantes pour l'agriculteur. Entre cette taxe et l'interdiction de ressemer ses propres graines, l'agriculteur est de plus en plus incité, non plus à produire, mais à acheter ses semences. D'où la crainte d'une dépendance accrue aux entreprises semencières.

 

Mais du point de vue de Xavier Beulin, la contribution de tous à la recherche sur les espèces cultivées se justifie, dans la mesure où même les semences de ferme en sont généralement issues. Dressant un parallèle avec la loi Hadopi visant à "protéger les créateurs" de films et de musique, le président de la FNSEA estime qu'il est "normal que [ceux qui utilisent des semences fermières] participent aussi au financement de la création variétale, puisqu'ils en bénéficient". Opposé à cet argumentaire, le syndicat Coordination rurale relève sur son site que Xavier Beulin n'est pas seulement à la tête du premier syndicat agricole. Il dirige aussi le groupe Sofiprotéol, "qui détient des participations dans plusieurs grands groupes semenciers français (Euralis Semences, Limagrain...)".

 

  • Vers une perte de biodiversité ?

Autre crainte : l'impact de cette mesure sur la diversité agricole. Certes, ressemer une même variété – presque toujours issue de la recherche – n'accroît pas, a priori, la biodiversité. D'autant que "pour les grandes cultures, aucune variété utilisée n'est le fruit d'une conservation ancestrale ; toutes ont été développées grâce à la création variétale", souligne Xavier Beulin.

Toutefois, ressemer sa récolte peut entraîner des variations dans l'espèce, et donc favoriser cette biodiversité, nuance Guy Kastler. "Des caractères nouveaux apparaissent, permettant à la plante d'être mieux adaptée au sol, au climat, aux conditions locales. Il est alors possible de réduire les engrais et les pesticides. A l'inverse, les semenciers adaptent les plantes aux engrais et aux pesticides, qui sont partout les mêmes." Ils tendraient donc plutôt à créer de l'uniformité dans les plantes, où qu'elles soient cultivées.

 

  • Vers le régime du brevet ?

 

Le COV est, en France, une alternative au brevet sur le vivant, en vigueur aux Etats-Unis par exemple. Ce droit de propriété intellectuelle est détenu par les entreprises ayant obtenu, par la recherche, les espèces cultivées, et qui jouissent donc du monopole de la vente des semences de cette espèce avant qu'elle ne tombe dans le domaine public – comme c'est le cas d'environ 450 d'entre elles en France. D'aucuns, comme Guy Kastler, craignent un glissement vers ce régime du brevet, en limitant le droit des agriculteurs d'utiliser librement les semences protégées.

Toutefois, à la différence du COV, le brevet interdit complètement aux agriculteurs de ressemer leur récolte, indemnités ou pas, note Delphine Guey. C'est le cas des variétés OGM de la firme américaine Monsanto qui, selon Marie-Monique Robin dans le documentaire Le Monde selon Monsanto, a même créé une sorte de "police des semences" spécialisée dans la traque des agriculteurs semant ou échangeant illégalement les graines qu'ils récoltent.

 

Autre différence avec le brevet, le COV permet aux obtenteurs d'utiliser librement une variété protégée pour utiliser ses ressources génétiques et en sélectionner de nouvelles. Ainsi, travailler sur un gène d'une espèce ne permet pas de la breveter et donc de se l'approprier totalement. Une distinction qui a permis, selon Delphine Guey, de préserver une diversité d'entreprises semencières françaises. Et donc de laisser aux agriculteurs un plus ample choix d'espèces à leur disposition. Toutefois, si le brevet des espèces vivantes n'est pas de mise en France, le brevetage des gènes des plantes y est, lui, de plus en plus pratiqué.

 

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