Pneus dégonflés des SUV : un acte désespéré pour interpeller les citoyens et les pouvoirs publics

Publié le par Notre Terre

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Parfois on n'a plus le choix. Face à l'inaction des grands, l'action des petits devient nécessaire.

Une action coup de poing. Vendredi 16 octobre, dans la soirée, des militants écologistes du groupe Extincion Rebellion de Bordeaux, ont dégonflé des pneus de 220 SUV pour dénoncer la pollution engendrée par ce type de véhicule. "Cette action est la première du genre pour Extinction Rébellion. Nous avons choisi de dégonfler un pneu par véhicule, causant une gêne certaine mais facilement résorbable. Nous avons également laissé un tract sur le pare-brise des véhicules visés, expliquant les motivations de l'action et prévenant les conducteurs", explique l'organisation sur Facebook.

Le succès des SUV ("véhicules utilitaires sport") a un impact direct sur le réchauffement climatique, selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE). "Les SUV sont les deuxièmes contributeurs de l'augmentation des émissions de CO2 au niveau mondial depuis 2010, après la production d'électricité, mais devant l'industrie lourde, les camions et l'aviation", note l'AIE dans un rapport en 2019.

Une dizaine de propriétaires de ces voitures dégradées s’est présentée au commissariat pour déposer une plainte samedi après-midi, selon Sud Ouest Des plaintes en ligne ont également été enregistrées.

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Et si le CO2 commençait à décliner maintenant ?

Publié le par Notre Terre

Si elle le voulait, l’humanité pourrait amorcer dès maintenant le déclin de ses émissions de CO2, déjà ralenties par la crise.

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Crise du Covid oblige, les émissions de CO2 ont connu un recul historique de 7 % en 2020, et les investissements dans la production d’énergie, de 18 %.

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) lance donc un beau défi, dans son rapport annuel, paru hier : l’année 2019 pourrait rester le pic historique d’émissions de CO2 de l’histoire de l’humanité. Il suffirait de ne pas tout recommencer comme avant, comme on l’a fait après la crise de 2009. Une telle erreur ajouterait en dix ans 12 millions de morts prématurées par la pollution de l’air.

Moderniser les équipements

Mais attention, prévient l’AIE, la transition énergétique, il faudra vraiment la vouloir. Même si, durant la pandémie, on a continué à investir dans les énergies renouvelables plus que dans les autres, la crise peut ralentir la mutation. Et l’on compte encore plus de 770 millions d’êtres humains privés d’électricité dans le monde.

Or, si l’on cessait dès maintenant de construire toute nouvelle centrale ou usine alimentée aux énergies fossiles, la seule poursuite de l’activité des centrales thermiques, raffineries, hauts-fourneaux, cimenteries, etc. suffirait à réchauffer le climat de 1,65 °C en 2070. Avec les autres sources d’émissions de CO2 (chauffage, transport, agriculture, etc.), la barre des 2 °C fixée par l’accord de Paris sera explosée. Il est donc impératif d’investir aussi pour moderniser les équipements plus polluants déjà existants.

Effort porté par les entreprises privées ?

À ce prix, estime l’AIE, on pourrait bel et bien s’engager dans une décrue des gaz à effet de serre. L’agence a décrit la méthode dans son plan de juin : il faut consacrer à la transition énergétique 1 000 milliards de dollars par an entre 2021 et 2023, en plus des 600 milliards déjà investis annuellement. À l’échelle de l’économie mondiale, la somme est presque dérisoire, mais permettrait de créer 9 millions d’emplois. L’effort pourrait être porté à 70 % par les entreprises privées, estime l’AIE.

Il faut en profiter car le coût de l’énergie solaire a chuté ces dernières années, permettant de multiplier par 20 la quantité d’électricité ainsi produite ces dix dernières années, tandis qu’un triplement est possible au cours des dix prochaines. Si on le voulait vraiment, le solaire et l’éolien pourraient ensemble supplanter le charbon comme source de production d’électricité dans cinq ans seulement. Chiche ?

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Incroyablement inspirant : voici le 1er état 100% bio au monde !

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  Bienvenue au Sikkim!

Sikkim

Dans cette région perdue de l’Himalaya, ils l’ont fait !

Il ne s’agit pas d’un village isolé, on parle bien d’un Etat de 620 000 personnes (l’équivalent d’une grande ville française comme Lyon) sur plus de 7 000 km² !

Là-bas, les politiciens, les agriculteurs et les citoyens prouvent depuis 2003 déjà qu’on peut allier une économie verte efficace et un respect total de la nature, malgré des conditions extrêmement rudes !

  * Depuis 2003, tous les pesticides sont interdits. Et gare à celui qui en utilise : il risque la peine de prison !

  * Depuis 1997, les sacs, bouteilles ou autres objets en plastique y sont interdits !

  * Chaque année, chaque habitant doit planter au moins 1 arbre pour participer à la protection de leurs forêts.

  * Leur agriculture est 100% bio, soit 750 km² sans aucun intrant chimique, à aucun moment.

  * L’Etat met tout en œuvre pour regénérer les sols, préserver l’eau, et l’énergie est 100% renouvelable.

Résultats : les abeilles sont de retour, l’économie n’a jamais été aussi
prospère, et leurs habitants sont fiers et heureux!
Ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres ! Les médias grand public n’en parlent pas, mais sachez-le : tout autour du monde, ça grouille d’actions positives, à toutes les échelles !

C’est sans compter ces héros de l’ombre : vous! Oui, vous qui lisez ces lignes.
Pas besoin de partir au bout du monde pour découvrir celles et ceux qui participent au changement positif du monde.
Jardiner naturellement, vouloir se nourrir sainement pour se réapproprier votre santé : ce sont des actes qui semblent minimes alors qu’en fait, ce sont des pas de géant pour l’Humanité !

Chaque projet compte, chaque action :

Que vous jardiniez déjà, ou pas.
Que vous soyez débutant, ou pas.
Que vous viviez à la campagne, ou pas.

 

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Une forêt de 35 hectares réhabilitée et ouverte au public en Essonne

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Ce n’est pas tous les jours que l’on inaugure la nature. « C’est rare de pouvoir ouvrir une forêt dans un département. Ça fait plaisir », se réjouit , François Durovray, président du conseil départemental de l’Essonne. A partir de ce samedi, les Essonniens vont pouvoir profiter de la toute nouvelle forêt départementale de la Barre, située sur les territoires d’Etréchy, d’Auvers-Saint-Georges et de Morigny-Champigny, à 45 km au sud de Paris.

Pendant tout l’été et jusqu’en septembre, le département a mené des travaux d’aménagement de ce massif boisé de 35 hectares, légué par un propriétaire privé essonnien « sous réserve de protection et d’ouverture au public ». « Nous avons eu cette opportunité sur cet espace jusqu’ici fermé au public et qui n’était pas entretenu. Nous avons repris la forêt à la fin de l’année 2019 et on a effectué des travaux d’aménagement pour 300.000 euros. Ce qui permet aujourd’hui d’accueillir le public, dans le strict respect de la nature », poursuit François Durovray. Sur les 35 hectares, 25 sont aménagés pour le public, les 10 autres restants sont constitués de boisements humides. Un juste équilibre, toujours avec la flore en ligne de mire. Mais aussi la faune.

Crapauds, insectes et oiseaux

Le département a ainsi sécurisé et nettoyé deux chemins existants, dont un sentier de grande randonnée (GR). Une partie se situe également sur l’itinéraire départemental de randonnée « Le chemin des sables ». Quelques installations ont été déployées. « Une plateforme d’observation, enrichie d’une table d’orientation, offrira aux promeneurs une vue imprenable sur la vallée de la Juine et la forêt régionale d’Etrechy, jusqu’au domaine de Jeurre au sud et au domaine départemental de Chamarande au nord », se félicite-t-on au département.

Les travaux ont aussi consisté à créer deux mares afin que les crapauds, nombreux à fréquenter cette forêt, n’aient plus à traverser la RD17 pour rejoindre une mare déjà existante et s’y reproduisent. Le département va également remettre en lumière la lande à bruyères, habitat d’intérêt communautaire (Natura 2000), qui abrite des insectes et des oiseaux. Selon le département, cette restauration pourrait aussi permettre le retour de l'engoulevent d’Europe, petit oiseau migrateur nocturne. Afin de mettre en valeur les atouts de ce massif, quinze panneaux pédagogiques vont compléter ces aménagements, notamment pour présenter l’histoire du site, comme l’exploitation des anciennes carrières de grès, les différents habitats présents (boisements, prairies, landes, mares), leur intérêt écologique ainsi que la faune et la flore qui s’y épanouissent. Une dynamique qui pourrait se poursuivre.

L'Essonne mène « une politique très active d’achat d’espaces naturels »

« Nous cherchons des opportunités pour refaire ces opérations. L’idée serait de relier des massifs entre eux et travailler sur le principe de forêt linéaire et donner de la cohérence à l’ensemble. Nous avons une politique très active d’achat d’espaces naturels », insiste François Durovray. Un constat d’autant plus vrai en temps de crise sanitaire et après un confinement.

« Nous avons vu pendant la crise que le rapport à la nature, le végétal était nécessaire. Le risque c’est que la ville grignote ces espaces donc on accompagne les communes qui veulent stopper l’urbanisation. On travaille beaucoup là-dessus. La forêt de la Barre est une première étape et on ne compte pas en rester là », assure-t-il. Actuellement, le département de l’Essonne est déjà propriétaire de 650 hectares de forêts répartis en neuf massifs forestiers aménagés pour l’accueil du public.

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