Berlin à l’heure de l’énergie durable et citoyenne ?

Publié le par Gerome

La capitale allemande pourrait bientôt vivre une révolution énergétique.


Imitée plus tard par la Suisse et il y a quelques semaines par le Japon (qui n’a toutefois évoqué qu’un horizon, pas une année précise), l’Allemagne a fait sensation l’an passé en officialisant sa volonté de sortir du nucléaire , une première dans l’histoire de l’énergie.

 

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L’ensemble des centrales atomiques du pays sera démantelé d’ici 2022, ce qui offre d’importantes perspectives de développement à l'énergie durable , en particulier à la filière solaire, même si cette dernière souffre gravement de la concurrence chinoise (NDLR : Pour rappel, la concurrence chinoise a été dénoncée par le groupement européen d’entreprises EU PRO Sun, lequel a porté plainte à trois reprises auprès de la Commission européenne, qui a diligenté une enquête afin de déterminer si oui ou non l’Empire du Milieu viole les règles du commerce international) et que les énergies fossiles  tireront elles aussi profit – c’est déjà le cas – de la dénucléarisation progressive de nos voisins d’outre-Rhin.


De leur côté, les Berlinois pourraient racheter le système d’alimentation de la capitale allemande, exploité par le géant Vattenfall depuis 1997, tandis que la coalition qui dirige la ville a décidé de réintégrer la production d’électricité dans le giron local. L’objectif à terme est d’aboutir à une production énergétique 100 % renouvelable et son plan, à la fois ambitieux et original, est actuellement examiné par le Sénat.

 

 

Vattenfall bientôt persona non grata ?


Vattenfall pourrait donc revendre ses activités berlinoises, dont le coût est estimé à la bagatelle de trois milliards d’euros. Tel est en tout cas le voeu du groupe Berlin Citizens Energy, qui veut transformer le dispositif actuel en un système énergétique contrôlé par les citoyens et espère amasser suffisamment de fonds pour assumer 40 % du montant total (il financerait le reste via des prêts). Il s’agirait d’une première mondiale à cette échelle.


Originellement, Vattenfall, dont le contrat avec Berlin expirera fin 2014, refusait catégoriquement de vendre au prix proposé par Berlin Citizens Energy. Le Sénat berlinois pourrait cependant décider de réaffecter les opérations du réseau électrique à l’organisation de son choix, ce qui contraindrait le groupe énergétique (qui est par ailleurs un acteur majeur de l’énergie durable) à céder ses parts. Et ferait sûrement faire à la capitale allemande un joli bond en avant…

 

 


 

Publié dans Les bonnes nouvelles

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