Confronté à la montée des eaux, un archipel envisage de migrer vers une plateforme artificielle

Publié le par Notre Terre

Au beau milieu du Pacifique, l’atoll de Kiribati, menacé par la montée des eaux, se tourne vers une solution inédite : la création d’un vaste îlot flottant. Le projet, à première vue loufoque et peu réalisable, est pourtant sérieusement envisagé depuis quelques années par le président de l’archipel, Anote Tong.

 

ile-flottante-530x697.jpg


Grâce à une société japonaise pionnière en la matière, le projet se concrétise. Très futuristes, les plans montrent un vaste archipel artificiel posé sur de gigantesques structures dont la forme évoque des nénuphars. Trois îlots y sont maintenus à 3 kilomètres les uns des autres, autour d’une tour géante de 800 mètres de hauteur.

Un édifice qui pourrait héberger 30 000 des 100 000 habitants ainsi que des bureaux et des magasins. A l’intérieur, un puits devrait accueillir des plantations de fruits et légumes : l’îlot artificiel est également pensé pour garantir l’autosuffisance alimentaire. La base de la structure principale, recouverte d’une forêt, de terres arables et d’un port, pourrait loger 10 000 autres personnes.

« Nous sommes toujours à une étape d’organisation, bien sûr, mais nous pensons que c’est un projet réalisable », a assuré Masayuki Takeuchi, à la tête de ce programme au montant exceptionnel, qui pourrait atteindre plusieurs milliards d’euros.

Le coût, faramineux au regard du produit intérieur brut de l’Etat – 83 millions de dollars en 2012 – n’effraie pas le chef d’Etat de l’atoll. Ce dernier assure que son archipel de 33 îles disséminées sur 5 kilomètres carrés fait déjà face à des factures exorbitantes pour se protéger de la montée des eaux. En 2011, The Guardian assurait que Kiribati devait s’acquitter de la coquette somme de 673 millions d’euros, uniquement pour protéger ses infrastructures des assauts des vagues.

Ce projet architectural, dont la réalisation paraît dans l’immédiat improbable, a également été pensé par Vincent Callebaut, qui s’était fait remarquer grâce à son lilypad (nénuphar en français), vaste îlot flottant.

 

 


Publié dans Nature

Commenter cet article