Derrière le chef Raoni, manifestation mondiale contre le projet Belo Monte

Publié le par Gerome

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Le gouvernement brésilien va bientôt lancer le chantier du futur troisième plus gros barrage hydroélectrique au monde. Plusieurs associations environnementales organisent des manifestations pour dénoncer l'impact environnemental de cet ouvrage...


L’autorisation définitive pour le barrage de Belo Monte au Brésil a été donnée le 1er juin dernier par l’Institut brésilien de l’Environnement (Ibama). Mais les opposants au projet ne baissent pas les bras. Ce week-end plusieurs associations, France libertés, Survival France, Amazon Watch,  organisent à travers le monde deux journées d’action contre ce barrage. En France le rendez-vous aura lieu samedi 20 août entre 15 h et 18 h devant la grande arche de La Défense dans les Hauts-de-Seine. Le public aura l’occasion de signer la pétition lancée par le chef Raoni, connu pour ses combats en faveur de la forêt amazonienne, et qui s’oppose farouchement depuis des années à cet ouvrage.


Belo Monte, c’est un barrage de 6 km de large avec ses canaux de dérivation, une zone d’inondation estimée à 500 km2 sur les berges du Xingu, dans l’Ouest de l’état amazonien du Para, et le déplacement de 16.000 personnes. Quelque 100.000 personnes devraient par ailleurs s’installer à Altamira, une ville située en bordure du Xingu. Soit autant que sa population actuelle. Les associations écologistes dénoncent surtout l’atteinte de cet ouvrage sur la forêt amazonienne, la disparition certaine de nombreuses espèces de poissons et de vertébrés, et le dérèglement de l’équilibre de la rivière.


Il assurera 11% de la production électrique du Brésil


Côté autorités, on estime que la réalisation de ce complexe hydroélectrique est essentielle, car il assurera 11% de la production électrique du Brésil quand il sera prêt, en 2019. Ce sera alors le troisième barrage le plus puissant au monde, derrière celui des Trois-Gorges en Chine et celui d’Itaipu qui alimente le Brésil et le Paraguay. Le gouvernement brésilien assure, au terme d’une étude d’impact environnemental, que les conséquences écologiques seront limitées.


Mais selon les associations, «les gouvernements successifs des présidents Lula et Dilma Rousseff ont délibérément bafoué à plusieurs reprises la Constitution brésilienne et la Déclaration sur les droits des peuples autochtones des Nations Unies, qui affirment notamment que tout projet ayant un impact sur des territoires indigènes doit s’établir en concertation avec la population y vivant.» Elles estiment surtout que des «solutions alternatives » à ce barrage existent, «utilisant les énergies renouvelables».

 

 


Publié dans Nature

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