Disparition des abeilles : un virus et un champignon mortels identifiés outre-Atlantique

Publié le par Gerome

20 à 40% des abeilles ont disparu outre-Atlantique et les scientifiques américains ne connaissaient pas l'origine de cette disparition. Une étude vient de révéler qu'un champignon et un virus seraient à l'origine de l'effondrement des colonies d'abeilles.

 

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Depuis plusieurs années maintenant, les chercheurs américains cherchent les raisons de la disparition des abeilles, particulièrement dans le sud du pays. Une étude publiée le 6 octobre dernier a identifié les coupables, qui se trouvent être un virus et un champignon.Cette nouvelle étude, dirigée par l'université du Montana, se distingue des précédentes par les méthodes utilisées par les chercheurs. Les militaires américains ont en effet mis à leur disposition une base de données contenant les données génétiques de plusieurs milliers d'organismes qui ont permis d'identifier le virus et le champignon coupables.

 

Le virus, de la famille des Iridoviridae et le champignon Nosema cerenae ont été inocculés à des abeilles vivantes. 100% des abeilles contaminées sont mortes. "C'est un peu comme l'oeuf et la poule, indique le Docteur Bromenshenk, on ne sait pas lequel des deux arrive le premier, et nous ne savons pas non plus si l'un affaiblit les abeilles avant que l'autre ne les achève ou si c'est leur association qui leur est fatale."Cependant, le virus et le champignon ne sont certainement pas les seules causes de cette disparition. "D'une part, cette pathologie n'est à l'origine que d'un tiers des mortalités constatées chez les abeilles américaines.

 

D'autre part, on ne sait pas pourquoi les abeilles ont attrapé ces deux parasites. C'est peut-être un pesticide qui a déclenché une baisse d'immunité...", a déclaré Yves Le Conte, de l'Inra (Institut national de la recherche agronomique).D'un point de vue écologique, la disparition des abeilles met en péril la pollinisation naturelle de plusieurs milliers d'espèces végétales dont 30% représentent des aliments pour l'Homme.

 

 


Publié dans Nature

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I
<br /> <br /> Les abeilles sont vraiment l'un des grands miracles de Mère Nature. Sait-on pour ne citer qu'un seul exemple, que le miel peut se conserver pour une durée allant<br /> jusqu'à... cinq cents ans! Et plus encore, dans l'absolu, puisque dans l'ancienne Égypte, il servait à l'embaumement des morts et à leur conservation. Ces insectes au corps minuscule, dont la<br /> durée de vie n'excède pas 45 jours, ont donc la capacité de fabriquer un produit moins périssable que tout ce que l'industrie agro-alimentaire humaine a pu inventer jusqu'à ce jour! Édifiant,<br /> n'est-ce pas? Je me souviens combien nous étions fascinés, enfants, lorsque l'institutrice nous racontait l'histoire des abeilles... Maintenant que les "sciences de la vie et de la terre" ont<br /> remplacé dans les écoles notre bonne vieille "leçon de choses", souhaitons que l''on continue à sensibiliser les enfants à cette richesse et à ses bienfaits. La transmission de cette connaissance<br /> est aussi l'une de nos responsabilités, et non des moindres, de parents ou de citoyens. Il est heureux que le mot "méliophile" vous plaise. C'est une amie à moi, Anne, qui l'a inventé parce qu'à<br /> ce jour, les dictionnaires ne répertorient aucun mot pour définir les gens qui,comme nous, aiment passionnément les abeilles. L'éducation au respect des richesses de la nature passe aussi par les<br /> mots, qui sont énergie, et en trouver un digne de porter le drapeau de la passion pour la sauvegarde de nos chères petites, n'est pas chose facile. Avec Anne donc, nous avons eu beau chercher<br /> partout, nous n'avons rien trouvé de convaincant: "abeillophile", déniché au hasard du Web, c'est facile, pas cher,et ça ne rapporte rien ni à la langue française, ni à la poésie qu'il y a dans<br /> le fait d'être amoureux de ces petits êtres si ardents au travail pour le bien de l'ingrate humanité qui non seulement ne rend pas aux abeilles une parcelle du bienfait qu'elles lui donne, mais<br /> encore a fini par réussir à se faire croire que les abeilles avaient besoin d'elle pour ne pas disparaître! Bienvenue au royaume des pompiers pyromanes, ce monde à l'envers où Homo Sapiens<br /> Sapiens, loin de mériter le nom ronflant qu'il s'est attribué par usurpation d'identité, est devenu fou au point de scier en toute quiétude la frêle branche sur laquelle il est assis? lui et ses<br /> enfants, ce monde qui ne sait même pas comment appeler ceux qui aiment les abeilles pour de vrai! Donc, on la dit, "abeillophile", ce n'est pas beau et ça ne marchera pas. "Apicophile", pourquoi<br /> pas, mais mon amie et moi-même avons l'intuition que ce n'est pas encorela bonne formule. Alors, la nature ayant horreur du vide, Anne a décidé que le mot magique, il fallait l'inventer. Et comme<br /> sa grande fille se prénomme Melissa, et que le substantif latin Melis signifie "petite abeille" (désignant donc l'abeille ouvrière), tandis que le grec "Phileô" signifie "aimer, être amateur de,<br /> avoir de l'affection pour...", c'est donc par une hybridation tout à fait naturelle et courante en Français (pas comme celle des abeilles américaines), que le néologisme "méliophile" est sorti du<br /> néant! Eh bien, bonnes gens, désormais, un amoureux des abeilles, qu'il soit apiculteur ou seulement défenseur de leur cause, nous l'appellerons "méliophile". En outre, vous avouerez quand même<br /> que signer Isabelle en réaction à un article traitant des abeilles, on ne peut pas rêver mieux, n'est-ce pas ? Avez-vous remarqué que le prénom Isabelle est l'anagramme exacte du mot... Abeilles!<br /> Eh oui, je persiste et signe: vive les abeilles, et vive les... méliophiles!<br /> <br /> <br /> <br />
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G
<br /> <br /> OUF! Eh bien quelle texte enflammé et inspiré. Je vous remercie d'avoir pris autant de temps pour écrire ces deux commentaires afin de nous expliquer plus en détail qui sont les abeilles et à<br /> quoi elles servent, c'est un honneur.<br /> <br /> <br /> Juste avant vous parliez du miel et de ses grandes qualités de conservation mais j'imagine que vous connaissez les fascinantes qualités de la propolis.C' est un enduit dont les abeilles se<br /> servent pour recouvrir toutes les surfaces intérieures de la ruche afin d'en assurer l’étanchéité et la solidité. Elles la fabriquent à partir de diverses résines qu’elles recueillent sur les<br /> bourgeons et l’écorce des arbres. On attribue généralement les propriétés thérapeutiques (antiseptiques, antibactériennes et antioxydantes).<br /> <br /> <br /> Tout ce que créent les abeilles est bon pour nous : miel, propolis, gelée royale. Ces insectes sont une bénédiction.<br /> <br /> <br /> <br />
I
<br /> <br /> Vous connaissez sans doute cette citation, probablement apocryphe d'ailleurs, attribuée au Général de Gaulle: "Des chercheurs qui cherchent, on en trouve, mais des<br /> chercheurs qui trouvent, on en cherche!" En tant que méliophile (nom que j'ai imaginé de donner à toute personne qui aime les abeilles, puisqu'à ce jour il n'en existe officiellement pas encore),<br /> je ne peux que me réjouir de toute avancée dans la recherche des causes de la disparition de ces "chères petites", comme j'aime les appeler, sans lesquelles s'effondreraient nos ressources<br /> alimentaires! Il me semble toutefois qu'il faut savoir raison garder et ne pas céder trop hâtivement à la joie, les découvreurs des effets conjugués du champignon et du virus reconnaissant<br /> eux-mêmes qu'ils ne savent pas encore si le caractère mortel de ces deux agents est la cause première du fléau ou la conséquence d'une fragilisation des abeilles par d'autres facteurs. Si c'est<br /> le cas, il y a fort à parier que tout sera fait pour nous le cacher, trop d'intérêts économiques à courte vue sont en jeu dans tout cela (voir la confirmation récente du non-lieu dans la célèbre<br /> affaire du pesticide Régent en France, est-ce un hasard si cette décision de justice intervient si peu de jours après l'annonce de cette découverte que l'on dit si décisive?)... Dans la même<br /> logique, citons aussi l'arrêté ministériel rejetant, sur la foi d'études menées sur des variétés de plantes qui n'intéressent pas les abeilles puisque cultivées en saison apicole creuse,<br /> l'abrogation de la mise sur le marché d'un autre pesticide, du nom de Proteus celui-là, sur les dangers duquel on ne dispose d'aucun recul... Lorsque les politiques conseillés par des experts à<br /> l'indépendance discutable prennent des décisions inspirées, voire arrachées, par des groupes de pression issus du pouvoir de l'argent, on connaît les résultats, du sang contaminé à la vache folle<br /> en passant par l'hormone de croissance... ce sont les abeilles qui font à présent l'objet de cet aveuglement ou de cette incurie dans le meilleur des cas, ou de cette corruption dans le pire, et<br /> cela ne se limite bien entendu pas à la France mais revêt une dimension mondiale. Et si on parlait par exemple, de l'hybridation, fruit des géniales idées du mal nommé Homo Sapiens Sapiens, entre<br /> des abeilles européennes et d'autres, génétiquement adaptées à des latitudes plus chaudes que les nôtres, engendrant une nouvelle espèce beaucoup plus agressive envers l'Homme, alors que le mode<br /> de fonctionnement naturel des abeilles est de ne faire que du bien? Quant au frelon asiatique, lui aussi lourdement mis en cause dans la surmortalité de nos chères petites, j'ai lu récemment<br /> qu'il aurait été introduit en Europe, également par l'irresponsabilité des apprentis sorciers que nous sommes, avec l'importation des bonzaïs! Quand laissera-t-on faune et flore là où les a<br /> semées Mère Nature? Cela dit, aimons les abeilles, non seulement pour leur miel mais aussi en tant que coproductrices de fruits et de légumes, autant de bienfaits que nous devons à nos p'tites<br /> amies qui, décidément, nous sont tellement précieuses! J'ai d'ailleurs décidé (et telle est aussi la raison pour laquelle je publie ici ce message), de parrainer une ruche via le site "un toit<br /> pour les abeilles", afin entre autres, de donner une réalité concrète à ma passion pour ces chères petites travailleuses de l'ombre. Méliophiles nous sommes, méliophiles nous resteront, et<br /> chiches qu'afin de faire accepter ce mot des lexicographes de tous les horizons de la francophonie, et même des académiciens, partout où on aime les abeilles, on le fera entrer dans l'usage en le<br /> propageant comme la meilleure et la plus douce des épidémies. Vive les abeilles, et vive les... méliophiles!<br /> <br /> <br /> <br />
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G
<br /> <br /> SAlut Isabelle la méliophile (très joli nom d'ailleurs!)<br /> <br /> <br /> merci pour votre commentaire très inspiré, c'est le genre d'intervention qui enrichit le site et qui crée le débat. En effet c'est une très bonne nouvelle de savoir ce qui probablement cause la<br /> mort de ces pauvres abeilles, après l'autre question est de savoir pourquoi. Est-ce un affaiblissement de leurs défenses immunitaires qui les rendraient plus vulnérables à ce virus et à ce<br /> champignon? Ou bien est-ce véritablement ce virus et ce champignon qui sont responsables de leur surmortalité? Dans le deuxièmes cas, la situation serait plus facile à gérer, dans le premier il<br /> faudrait faire des analyses encore plus poussées pour savoir si par exemple un pesticide serait la cause de cet affaiblissement immunitaire (ça ne m'étonnerait pas!).<br /> <br /> <br /> En tout cas je vois que vous êtes bien renseigné sur le sujet et que comme moi vous en avez assez que sapiens sapiens (ça veut dire l'homme sage!! quand même!!) joue à dieu en hybridant des<br /> espèces ou en important d'autres. En tant que simples citoyens on ne peut pas faire grand chose, à part le dénoncer sur internet et signer des pétitions, mais c'est déjà ça!<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Je vous souhaite bonne continuation et encore merci pour votre commentaire.<br /> <br /> <br /> <br />