11 août 2013 7 11 /08 /août /2013 07:03

De l'eau contaminée continue de s'échapper dans l'océan…


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Tokyo Electric Power (Tepco) peine toujours à endiguer les fuites radioactives autour du site de la centrale nucléaire de Fukushima. Mardi, l’Autorité de régulation nucléaire japonaise a qualifié la situation actuelle du site de «situation d'urgence». De l’eau contaminée continue de s’échapper vers l’océan Pacifique.


Porte-parole de Tepco, Noriyuki Imaizumi a révélé lundi lors d’une conférence de presse que le niveau d’eau de la nappe phréatique contaminée du réacteur n°2 a augmenté rapidement, rapporte le Japan News. « Si le niveau d’eau continue d’augmenter, il pourrait atteindre la surface du sol », a reconnu Noriyuki Imaizumi. Selon l’entreprise, il a crû d’environ 70 centimètres au cours des 20 derniers jours. « Nousallons prendre des mesures pour drainer les eaux souterraines », a-t-il ajouté.


Entre 20.000 et 40.000 milliards de becquerels ont fui dans les eaux de l’océan de mai 2011, soit deux mois après la catastrophe, à juillet 2013, estime Tepco. C’est la première fois que la société publie ses estimations depuis le séisme du 11 mars 2011, qui avait provoqué un gigantesque tsunami, cause d’une panne géante au sein de la centrale de Fukushima.

 

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Quelles conséquences sur l'homme et la faune?

Cet accident nucléaire était le plus grave depuis celui de Tchernobyl, survenu 25 ans auparavant. L’opérateur nippon n’est toujours pas en mesure de contenir ces fuites dans l’océan, dont les conséquences sur la faune maritime, mais aussi l’homme, sont difficiles à évaluer.


Tepco a avoué fin juillet que de l’eau souterraine pleine de tritium, strontium, césium et autres éléments radioactifs ne stagnait pas sous terre, comme prétendu pendant des semaines, mais allait jusqu’à l’océan. La société fait l’objet de critiques récurrentes pour sa façon jugée malhonnête d’informer le public. Les ennuis sont quotidiens à la centrale Fukushima, dans le nord-est de l’archipel, mise en péril par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011.

Environ 3.000 techniciens et ouvriers s’escriment sur le site pour préparer son démantèlement, mais sont en permanence confrontés à de nombreuses avaries dans des lieux inaccessibles à cause de la radioactivité.


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Published by Notre Terre - dans Pollution
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