17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 08:10

Notre Terre, relaye ici une dépêche Reuters mais ne la cautionne pas. Je trouve inadmissible que le deuxième plus gros pollueur mondial (et auparavant le premier) donne des leçons de morale aux pays en développement. Bien entendu que l'Indonésie a de très gros efforts à faire en matière de lutte pour la préservation de l'environnement, mais il me semble que la personne devant leur faire la morale ne doit être rattachée d'aucune sorte au gouvernement U.S. Je ne ferai pas étalage ici de tous les faux pas environnementaux des américains, tant la liste serait longue mais John Kerry n'est pas la personne la plus à même pour parler d'environnement avec l'Indonésie.

 

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En visite à Djakarta, le secrétaire d'Etat américain John Kerry a mis en garde dimanche l'Indonésie contre les conséquences du changement climatique sur le "mode de vie" de toute la population.

Plaidant devant des étudiants pour une action internationale d'envergure sur le climat, John Kerry a qualifié de "mauvais savants" et d'"idéologues extrémistes" ceux qui doutent que l'activité humaine soit à l'origine du réchauffement de la planète. "La science est sans équivoque et ceux qui refusent d'y croire ne font qu'enfoncer leur tête dans le sable."


Il a également estimé que les grandes entreprises et les intérêts corporatistes ne devraient pas "prendre en otage" le débat sur le climat.

"En raison du changement climatique, personne n'ignore qu'aujourd'hui, l'Indonésie (...) est l'un des pays les plus vulnérables sur Terre", a dit le chef de la diplomatie américaine. "Il n'est pas exagéré de dire que tout votre mode de vie est en danger."

Pour John Kerry, il serait absurde que certains pays prennent des mesures pour enrayer les changements climatiques pendant que d'autres n'en prendraient aucune.

"Pensez à la prolifération des armes de destruction massive. Les Etats-Unis ne sont pas en sécurité s'ils sécurisent leur arsenal nucléaire tandis que d'autres n'empêchent pas les leurs de tomber entre les mains de terroristes", a-t-il expliqué.


"C'est la même chose pour les changements climatiques. D'une certaine façon, les changements climatiques peuvent être considérés désormais comme une arme de destruction massive, peut-être, même, la plus redoutable des armes de destruction massive au monde".

Lors du dernier sommet sur le climat, fin novembre à Varsovie, la France a été officiellement désignée pays hôte de la 21e Conférence sur le climat, fin 2015, où elle espère faire adopter un accord "contraignant" pour contenir le réchauffement de la Terre à 2°C d'ici 2100.


Dans une tribune commune publiée à l'occasion de la récente visite d'Etat de François Hollande aux Etats-Unis, Barack Obama a accepté de soutenir le président français dans sa volonté de faire de cette conférence un succès avec un "accord mondial ambitieux et global pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre par des mesures concrètes".


Dans le cadre de sa tournée en Asie, John Kerry a de son côté annoncé vendredi à Pékin que la Chine et les Etats-Unis, les plus gros émetteurs de gaz à effet de serre dans le monde, avaient convenu d'intensifier leurs échanges d'informations et leurs consultations sur les moyens de limiter le réchauffement.

Washington espère que cet exemple de coopération entre les deux pays, qui incarnent les deux pôles du débat opposant pays industrialisés et pays en développement, incitera d'autres pays à suivre le mouvement.

 

 


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Published by Notre Terre - dans Nature
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