L'éolienne va pouvoir prendre le large

Publié le par Gerome

Ideol a inventé un système pour faire flotter les turbines offshore...

 

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Ideol a le vent en poupe. Un an après sa création, cette start-up basée à La Ciotat s’apprête à tester en bassin dès le mois prochain une maquette de son concept unique: l’éolienne flottante. Car si le principe de turbines offshore se développe de plus en plus en Europe et que la France a lancé en juin un appel d’offres pour l’installation de 600 éoliennes au large des côtes bretonne et normande, elles sont pour le moment toutes conçues sur le principe de construction fixe.

 

«Nous sommes partis du constat que cette conception a des limites, explique Paul de la Guérivière, président d’Ideol. Ce type d’éolienne repose sur le fond marin, il est donc difficile de s’éloigner des côtes, ce qui peut être négatif d’un point de vue esthétique ou source de problèmes avec les pêcheurs par exemple.» La société a donc développé et breveté un flotteur où reposera n’importe quel type de turbine qui pourra être ainsi tractée au large sans contrainte de profondeur.

Un prototype en 2013

Autre avantage offert par ce concept, la mobilité. Contrairement aux fermes offshore fixes, les flotteurs peuvent se déplacer d’une centaine de mètres en mer pour mieux profiter du vent. «Nous avons breveté un logiciel qui permet d’optimiser la situation des éoliennes et d’augmenter ainsi la production de 10% par rapport aux solutions fixes», se félicite Paul de la Guérivière. Sans oublier que, selon le cofondateur de cette société qui emploie une dizaine de personnes, le coût d’une éolienne sur flotteur est deux fois moins important que celui d’une turbine avec des fondations en mer. Du coup, un vent d’optimisme souffle sur Ideol.

 

Après une levée de fond d’un million d’euros en juin auprès d’investisseurs privés, la start-up prévoit d’installer un prototype en mer sur un site en Europe dès 2013. Et des discussions sont en cours pour lancer une ferme pilote à la fin 2015. Car les enjeux sont de taille: alors qu’une éolienne en mer peut fournir de l’électricité à 1.000 foyers par an, seul 1% de la production d’énergie en France provient du vent. Et cette part doit grimper à 23% d’ici à 2020, selon les objectifs fixés par le Grenelle de l’Environnement.

 

 


Publié dans Les bonnes nouvelles

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