La détresse d'un ours polaire dans un zoo argentin

Publié le par Notre Terre

La connerie humaine dans toute sa splendeur :

 

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Arturo, un ours polaire de 29 ans résident du zoo de Mendoza en Argentine souffre actuellement de la canicule estivale et de dépression. Des experts devraient bientôt examiner son cas pour définir si celui-ci est apte à rejoindre une structure canadienne, au climat plus proche de celui de son environnement naturel.


Ceci est la triste histoire d'Arturo, un vieil ours polaire qui vit au zoo de Mendoza, en Argentine. Né aux Etats-Unis en 1985, Arturo a été transféré à l'âge de 8 ans dans le parc animalier argentin. Depuis 20 ans, il vit dans un environnement et un climat qui n'est naturellement pas le sien. Ici, les hivers sont doux et l'été, les températures peuvent monter jusqu'à 40 degrés Celsius.

Aujourd'hui, l'ours souffre de la canicule estivale et comme si cela ne suffisait pas, il est également déprimé depuis le décès de Pelusa, sa compagne. Depuis leur arrivée au zoo, Pelusa et Arturo ont toujours partagé le même enclos, pour le meilleur comme pour le pire. Les deux ours polaires ont entretenu durant ces deux décennies une relation tumultueuse, pleine d'altercations. Toutefois, même si cette cohabitation ne se passait pas toujours bien, l'ours ne s'ennuyait pas.

Désormais seul dans sa tanière climatisée de 35 mètres carrés, et sa piscine privative, Arturo est devenu dépressif et a commencé à montrer un comportement stéréotypé inquiétant. Poussés par l'organisation écologiste Greenpeace, de nombreux citoyens se sont mobilisés pour que l'ours puisse rejoindre d'urgence l'Assiniboine Park Zoo de Winnipeg, une structure canadienne ayant proposé de l'adopter et de prendre par ailleurs en charge les frais de transfert.


Selon les écologistes, le parc zoologique se trouve dans un environnement "plus proche de l’habitat naturel" de l’ours polaire. Le Canada abrite en effet 60% des populations de cette espèce à l’échelle mondiale. Les propriétaires du zoo de Mendoza ont donné le feu vert à l’expatriation de leur mascotte, à la seule condition que le verdict des vétérinaires y soit favorable. Le personnel craint que l’ours fatigué et habitué depuis des années au climat argentin ne résiste ni au voyage de 15.000 kilomètres en avion, ni à son nouvel habitat.

 

Le directeur du parc animalier a d’ailleurs annoncé comprendre la préoccupation des défenseurs de la cause animale tout en précisant que l'ours "n'est pas un paquet que l’on peut déplacer comme une marchandise". "Il ne faudrait pas commettre une grave erreur, qu'il meurt pendant le voyage ou à son arrivée. Il faut bien évaluer le risque, il est vieux et il faudrait de nombreuses heures d'anesthésie" a-t-il expliqué dans un communiqué. Aujourd’hui, des vétérinaires canadiens, chilien et argentin doivent rendre visite à Arturo pour déterminer si celui-ci est apte à faire ce long voyage.

Publié dans Nature

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