La tarte aux cerises : une histoire de produits chimiques

Publié le par Gerome

"Recette de la tarte aux cerises" 

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Voici, la liste des produits  chimiques utilisés pour la fabrication d'une tarte aux cerises  de supermarché, depuis le champ de blé jusqu'à l'usine  agroalimentaire.  Bon appétit!

 
 *_Histoire de la Pâte
 _*Pour obtenir la farine, les grains de blé ont été enrobés d'un  fongicide avant semis. Pendant sa culture, le blé a reçu de 2 à  6 traitements de pesticides selon les années, 1traitement aux  hormones pour raccourcir les tiges afin d'éviter la verse et 1  dose importante d'engrais: 240 kg d'azote, 100 kg de phosphore  et 100 kg de potassium à l'hectare, tout de même !

 
 Le blé moissonné, dans le silo, après récolte, les grains sont  fumigés au tétrachlorure de carbone et au bisulfite de carbone,  puis arrosés au lopyriphosméthyl. Pour la mouture, la farine  reçoit du chlorure de nitrosyl, puis de l'acide ascorbique, de  la farine de fève, du gluten et de l'amylase.
 Ensuite, il faut faire lever la pâte. La poudre levante est  traitée au silicate de calcium et l'amidon est blanchi au  permanganate de potassium. Pas de pâte sans corps gras. Ceux-ci  reçoivent un antioxydant (pour éviter le rancissement) comme  l'hydroxytoluène de butyl et un émulsifiant type lécithine.

 
 *_Histoire de la Crème
 _*La crème sur laquelle vont reposer les cerises se fait avec  des oeufs, du lait, et même de l'huile.
 * Les oeufs proviennent d'un élevage industriel où les poules  sont nourries avec des granulés contenant des :
 - antioxydants (E300 à E311),- arômes,- émulsifiants: alginate  de calcium,- conservateurs : acide formique,- colorants :  capsanthéine,
 - Agents liants: ignosulfate
 - et enfin des appétants : glutamate de sodium, pour qu'elles  puissent avaler tout ça. Elles reçoivent aussi des  antibiotiques, bien entendu, et surtout des anticoccidiens. Les  oeufs, avant séchage, reçoivent des émulsifiants, des agents  actifs de surface comme l'acide cholique et une enzyme pour  retirer le sucre du blanc.


 * Le lait provient d'un élevage industriel où les vaches  reçoivent une alimentation riche en produits chimiques :
 - antibiotiques : flavophospholipol (F712) ou monensin-sodium  (F714)
 - antioxydants : ascorbate de sodium (F301), alphatocophérol de  synthèse (F307), buthyl-hydrox-toluène (F321) ou éthoxyquine  (E324),
 - émulsifiants : alginate de propylène-glycol (F405) ou  polyéthylène glycol (F496),
 - conservateurs : acide acétique, acide tartrique (E334), acide  propionique (F280) et ses dérivés (F281 à E284), - composés  azotés chimiques : urée (F801) ou diurédo-isobutane (F803),
 - agents liants : stéarate de sodium - colorants : F131 ou F142
 - et enfin des appétants pour que les vaches puissent manger  tout ça, comme le glutamate de sodium.


 * Les huiles, quant à elles, ont été :
 - extraites par des solvants comme l'acétone,  puis raffinées  par action de l'acide sulfurique,  puis lavageà chaud,   neutralisées à la lessive de soude,
 - décolorées au bioxyde de chlore ou au bichromate de potassium  et désodorisées à 160°C avec du chlorure de zinc. Enfin, elles  ont été recolorées à la curcumine. La crème de la tarte, une  fois fabriquée, reçoit des arômes et des stabilisants comme  l'acide alginique (E400).


 *_Histoire des Cerises
 _*Les cerisiers ont reçu pendant la saison entre 10 et 40  traitements de pesticides selon les années.
 * Les cerises sont :
 - décolorées à l'anhydride sulfureux et recolorées de façon  uniforme à l'acide carminique ou à l'érythrosine. Elles sont  plongées dans une saumure contenant du sulfate d'aluminium,  et  à la sortie, reçoivent un conservateur comme le sorbate de  potassium (E202).
 Elles sont enfin enduites d'un sucre qui provient de betteraves  qui, comme les blés, ont reçu leur bonne dose d'engrais et de  pesticides. Ce sucre est extrait par :


 - défécation à la chaux et à l'anhydride sulfureux,  puis  décoloré au sulfoxylate de sodium,  puis raffiné au norite et à  l'alcool isopropylique. Il est enfin azuré au bleu  anthraquinonique.
 Par ces traitements, les cerises ayant donc perdu tout leur  goût, il est nécessaire d'ajouter un parfum artificiel  alimentaire. Ce parfum est une recréation synthétique du goût et  de l'odeur à partir d'éléments artificiels issus de la chimie du  pétrole aux prix de revient extrêmement faibles,  par économie  d'échelle , en comparaison du parfum naturel de fruit. L'exemple  développé est ici la cerise, mais de tels composés servent à  recréer aussi bien des parfums artificiels de fraise, d'ananas,  de framboise, de miel, de caramel, de muguet.etc.

 
 * Le parfum artificel de cerise se compose donc des molécules  synthétiques (donc à la stéréochimie inversée) suivantes :
 - acétate d'éthyle-- acéthyl méthylcarbinol-- butyrate  d'isoamyle-- caproate d'ethyle-- caprylate d'isoamyle-- caprate  d'ethyle-- butyrate de terpenyle
 - géraniol-- butyrate de geranyl - acetylacetate d'ethyle--  heptanoate d'ethyle-- aldéhyde benzoïque-- aldéhyde  p-toluique—vanilline-- essence artificielle d'amande amère SAP--  essence artificielle de girofle Bourbon-- essence artificielle  de cannelle Ceylan-- essence de lie de vin .
 
 Ce texte, consacré à "la tarte aux cerises de supermarché" a  été rédigé par Claude Bourguignon, un ingénieur agronome qui  travailla à l'INRA, avant de quitter l'honorable maison pour  cause de désaccord. Spécialiste de la microbiologie des sols,  c'est lui qui démontra, pour la première fois, que les sols  cultivés à grand renfort d'engrais chimiques et de pesticides,  étaient biologiquement ... morts. Tout ce qui fait la vie, et  donc la qualité des terres, à savoir les populations  microbiennes et fongiques, est détruit par les produits  chimiques, conduisant à une perte des nutriments et à l'érosion  des sols. Membre de la Société américaine de microbiologie - en  France , il n' y a plus aucune chaire de microbiologie des sols,  y compris à l'INRA! - Claude Bourguignon a créé avec sa femme le  Laboratoire d'analyse microbiologique des sols, qui intervient  dans de nombreux pays, pour aider les agriculteurs à retrouver  la fertilité de leurs sols.

 


Publié dans Nutrition & Santé

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Carine 21/02/2011 12:01



En tant qu'ingénieur agroalimentaire, je m'insurge de lire de pareilles choses qui sont transférées partout sur internet et qui n'ont jamais été vérifiées.


Alors allons-y! Ouhhhhh! L'acide ascorbique c'est dangereux!! Et bien acide ascorbique est en fait le nom chimique de la vitamine C et l'alphatocophérol est le nom chimique de la vitamin
E...super dangereux!!!! La curcumine est un colorant naturel qui, comme son nom l'indique, est extrait du curcuma et la capsanthéine est elle aussi naturelle, on la trouve dans les poivrons.
L'alginate est une algue en poudre utilisée pour stabiliser. La lécithine est prise en complément alimentaire (est une substance essentielle au bon fonctionnement du cerveau, du système nerveux,
du système cardiovasculaire, du foie et de plusieurs autres). Il est inutile de faire peur aux gens avec des tas de noms chimiques que personne ne peux comprendre...recherchez seulement la
signification de ces composés chimiques et vous verrez qu'ils sont produits par notre corps lui-meme (amylase est une enzyme présente dans notre salive et s'occupe de digérer l'amidon, idem pour
l'urée) ou dans de nombreuses plantes.


Les procédés de fabrication décrits ici sont obsolètes et faux : la conservation des grains de blé n'utilise plus de fumigations au tétrachlorure de carbone depuis 1987 - accords de Montréal sur
les produits chlorés, le colorant soit-disant utilisé pour colorer le sucre (bleu anthraquinonique) est interdit en Europe depuis 1977 et puis quelqu'un peut-il m'expliquer ce procédé de
"défécation" du sucre (défécation???Vraiment????Personne ne réagit à une chose pareille!!!)? Beaucoup des molécules citées ici n'existent pas ou sont interdites dans l'alimentaire...donc
impossible de mettre un produit sur le marché s'il contient ces ingrédients. Bref, ne croyez pas tout ce qu'on écrit sur internet ou alors cherchez-en la véracité (ce texte est extrait du livre
"Le sol, la terre et les champs" publié en 2002 - pour info, les lois dans l'alimentaire ont bien évolués en 9 ans et sont bien plus strictes).



Gerome 22/02/2011 09:35



Bonjour,


merci de votre commentaire éclairé sur la question. En effet je n'ai fait que relayer l'information écrite par Claude Bourguignon, ingénieur agronome sans la vérifier. Je dois admettre que c'est
un peu le piège d'internet, on a tendance à diffuser des infos sans faire plus de recherches en amont.


Je vais tâcher la prochaine fois de vérifier le contenu de mes articles.


Merci bonne journée