Le solaire thermodynamique aurait de beaux jours devant lui

Publié le par Gerome

Le Pôle de compétitivité DERBI tenait les 16, 17 et 18 mai sa conférence annuelle internationale, à Perpignan. Ce pôle réunit en Languedoc-Roussillon les entreprises, laboratoires, collectivités… autour du développement de la filière des énergies renouvelables. Le point sur les travaux du pôle avec son directeur Gilles Charier.

 

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Comment se situe la région Languedoc-Roussillon en matière d’énergies renouvelables, et a-t-elle vocation à accueillir un site d’éoliennes off-shore?


C’est la  première région photovoltaïque en France, et la cinquième en éolien. Pour l’off-shore c’est compliqué: nous avons un problème de niveau des fonds marins, ils ne sont pas assez élevés. Pour des éoliennes en mer il faudrait donc réfléchir à de l’off-shore flottant. Il y a quelques exemples de réussite en Europe du Nord, même si les coûts d’exploitation et de maintenance de cette technique sont assez conséquents. En revanche nous travaillons avec l’entreprise La Compagnie du Vent,  à la constitution d’une plateforme qui va mesurer tous les paramètres de vent pour déterminer les meilleurs sites pouvant accueillir de d’éolien off-shore. Ce sera une première en Europe.


Quels sont les axes de recherche principaux du pôle?


Le solaire, la biomasse, l’éolien, un peu de géothermie. Nous planchons beaucoup sur le bâtiment du futur aussi. Sur le solaire nous travaillons à moitié sur le thermique, à moitié sur le photovoltaïque. L’un des programmes que nous souhaitons développer est celui qui touche au solaire thermodynamique, pour lequel nous prévoyons des débouchés importants dans les pays à fort ensoleillement. Le principe consiste à concentrer le rayonnement de miroirs sur un endroit précis, afin de chauffer un fluide dans un tube, et en bout de chaîne, de la vapeur entraîne une turbine qui fabrique l’électricité. Cette technique ne peut être développée que dans les pays où l’ensoleillement ne subit aucune perturbation, comme les pays du Maghreb. En France nous pourrions développer une vraie filière exportatrice.


La biomasse constitue aussi une filière d’avenir?


Je le crois. Sur la biomasse nous travaillons en ce moment sur l’exploitation d’algues qui pourraient fournir des biocarburants de troisième génération. Dans la région, nous travaillons sur un projet de reconversion des bassins de salinisation en site de production d’algues, il faudrait cependant au moins trois ans avant de pouvoir commencer leur exploitation. Mais ce qui se développe beaucoup aujourd’hui, c’est tout ce qui touche à l’efficacité énergétique des bâtiments, notamment les réseaux intelligents (smart grids). Il s’agit de développer des outils et systèmes informatiques pour mieux gérer l’énergie des bâtiments. On peut même déjà prévoir que les bâtiments du futur seront eux-mêmes producteurs d’énergie,  et que l’on pourra revendre celle-ci sur le réseau.

 

 


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