25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 06:51

C’est notamment manifeste dans le Grand Ouest américain.

Le PNUE (Programme des Nations Unies pour l’Environnement) et les associations de protection de l’environnement dans leur ensemble prônent une augmentation de leur nombre, considérant l’érosion perpétuelle de la biodiversité. Par définition, les aires protégées, qu’elles soient terrestres ou marines, constituent il est vrai un bon sinon le meilleur moyen de préserver les écosystèmes.

 

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Elles seraient également un bon moyen de dynamiser les économies locales, assure l’organisme indépendant de recherche Headwaters Economics, auteur d’un rapport publié ce mois-ci, relayé par le site Internet Inhabitat.com et qui analyse la situation autour des réserves et parcs naturels du Grand Ouest américain. Ses conclusions sont sans équivoque : dans les comtés ruraux, où les terres ont en quelque sorte été placées sous protection fédérale, le nombre d’emplois aurait ainsi bondi de 152 % entre 1970 et 2010 ! Dans le même temps, il n’aurait augmenté « que » de 78 % dans le reste du pays.

Des salaires plus élevés à proximité des zones protégées


L’essor du tourisme vert explique en partie cette différence qui atteste que la conservation est un business juteux et une source de vitalité économique. Elle a également une incidence positive sur les salaires puisqu’en 2010, les revenus annuels des habitants de contrées comptant cent mille acres (environ quarante mille hectares) de surfaces protégées étaient en moyenne quatre mille trois cent soixante dollars (environ trois mille trois cents euros) plus élevés que dans les comtés sans « sanctuaire ».


La progression des réserves et parc naturels est aussi indissociable du développement d’activités sportives diverses (kayak, randonnée, ski etc.) qui font aujourd’hui bien mieux que résister à la dégradation de la conjoncture économique. « Dans la féroce compétition à laquelle se livrent les grandes puissances mondiales pour l’économie et les savoir-faire, l’Ouest américain dispose d’un avantage concurrentiel incontestable concernant ses terres publiques. Il accueille plus d’aires protégées (parcs, monuments etc.) que n’importe où ailleurs aux Etats-Unis et ces terres offrent un accès à la randonnée, à la pêche, à la chasse, au ski ainsi qu’à de nombreux autres loisirs, en plus de fournir une toile de fond pittoresque pour les communautés de la région », résume Headwaters Economics.


Puisque tout le monde y gagne, il faut souhaiter que les décideurs, et pas seulement américains, mettent tout en œuvre pour renforcer la protection de nos si précieuses ressources naturelles. Ils contribueraient ce faisant à atténuer les effets des crises écologique et économique.

Les deux grands défis auxquels l’humanité fait aujourd’hui face. Et qu’il lui faut relever.

 

 

 

 

 

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