22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 06:36

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Obama est de plus en plus en pointe dans la protection de l'environnement, on peut lui reprocher bien des choses, notamment ses dérives sécuritaires à travers le programme de surveillance mondiale "PRISM" mais son engagement féroce en faveur de la Planète commence à faire écho.

 

La Maison Blanche a ordonné vendredi aux agences fédérales de réexaminer les effets que les pesticides peuvent avoir sur les abeilles et autres pollinisateurs, qui ont connu des pertes importantes dans leur population ces dernières années.


L'administration de Barack Obama a demandé à l'Agence de protection de l'Environnement (EPA) «d'évaluer l'effet des pesticides, y compris des néonicotinoïdes, sur la santé des abeilles et autres pollinisateurs, et de prendre des mesures le cas échéant» dans les 180 jours.

Le décret signé par le président Obama appelle également à la mise en place, dans les six prochains mois, d'une stratégie globale entre les différentes agences gouvernementales afin de protéger les pollinisateurs en améliorant leur habitat.

«Ces dernières décennies, il y a eu des pertes significatives parmi les pollinisateurs, y compris les abeilles à miel, les abeilles indigènes, les oiseaux, les chauve-souris et les papillons», a déclaré M. Obama.


- Les ONG saluent mais veulent plus-


 

«Il s'agit d'un grave problème qui nécessite une attention immédiate», a-t-il souligné.

Les défenseurs de l'environnement ont salué le projet du président, estimant toutefois qu'il n'allait pas assez loin alors que l'Union européenne a elle déjà interdit trois pesticides, de la famille des très controversés insecticides néonicotinoïdes actuellement commercialisés dans le monde entier, au motif qu'ils rendaient les abeilles malades.

Les abeilles ont connu des pertes sévères dans leur population ces dernières années. Depuis quinze ans, le nombre d'essaims est en recul sur toute la planète, un phénomène baptisé «Syndrome d'effondrement des colonies». Le taux de mortalité des abeilles est d'environ 30% chaque année depuis 2007.


Les scientifiques ne comprennent pas entièrement les raisons de ces décès importants, mais des recherches mettent en avant une combinaison de facteurs comme la présence de parasites, d'agents pathogènes et l'exposition à des pesticides utilisés à grande échelle dans l'agriculture.

L'EPA précise bien sur son site internet que les Etats-Unis «n'interdisent actuellement pas, ni ne restreignent sévèrement, l'usage de pesticides néonicotinoïdes». A la place, l'agence explique qu'ils vont «réévaluer» l'effet de ces produits afin de «s'assurer qu'ils remplissent les critères actuels de santé et de sécurité».


Larissa Walker, du Center for Food Safety, a jugé que l'annonce de l'administration Obama allait «dans la bonne direction» mais exprimé des inquiétudes.

«Une évaluation et une amélioration de l'habitat ne vont pas, à elles seules, sauver nos pollinisateurs. Nous avons besoin de mesures décisives contre les pesticides», a-t-elle déclaré.

 


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Published by Notre Terre - dans Les bonnes nouvelles
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