Tous les pays doivent se préparer à affronter des catastrophes naturelles

Publié le par Gerome

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a rappelé mardi qu'aucun pays n'était à l'abri d'une catastrophe...

Aucun pays n'est immunisé contre les catastrophes naturelles dont les conséquences sont de plus en plus lourdes, a prévenu mardi le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon appelant les pays à améliorer la prévention contre des fléaux qui risquent de devenir de plus en plus coûteux. «Nous apprenons encore et encore qu'aucun pays ou ville, riche ou pauvre, n'est immunisé» contre les désastres, a expliqué Ban Ki-moon en ouvrant la Troisième conférence internationale sur la réduction des risques de catastrophes à Genève.

 

Ainsi le séisme et le tsunami qui ont frappé le Japon en mars, entraînant un désastre nucléaire, ont illustré le fait qu'un pays considéré comme bien préparé pouvait être durement affecté. Ces évènements ont également suggéré que le monde souffrait «de lacunes importantes» en matière de sécurité nucléaire, a poursuivi Ban Ki-moon.

«Nous pouvons composer avec les désastres ou les diminuer»

Malgré une accumulation de catastrophes particulièrement graves depuis plus d'un an avec le séisme en Haïti, les inondations au Pakistan, la canicule en Russie ou encore les inondations en Australie, ces évènements ne peuvent être considérés comme des fatalités contre lesquels rien ne peut être fait, a estimé le responsable onusien. «Par nos actions, nous pouvons soit composer avec les désastres ou les diminuer», a-t-il martelé devant les quelque 3.000 responsables politiques et des affaires venus de 170 pays pour la conférence de quatre jours.

 

«La différence réside dans la préparation, la différence est en nous», a-t-il insisté, appelant les pays à «accélérer leurs efforts» pour améliorer la prévention faisant valoir «que la vulnérabilité du monde face aux risques de catastrophes augmente plus rapidement que sa capacité à améliorer sa résistance».

 

Ainsi, un rapport de l'organe de l'ONU chargé de la Stratégie internationale de prévention des catastrophes (UNISDR) publié mardi, indique que les risques de pertes économiques en raison de désastres ne cessent de progresser, faisant peser une menace grandissante sur les économies mondiales. Selon les experts onusiens, la valeur du PIB mondial exposé à des catastrophes comme des cyclones tropicaux a triplé ces dernières années, passant de 525,7 milliards de dollars à 1.580 milliards.

 

Ils indiquent également que le potentiel de pertes économiques pour les pays riches provoquées par des inondations a augmenté de 160% en trente ans parallèlement à l'augmentation des populations vivant dans des zones inondables (+114%). De même pour les cyclones, ce risque a flambé de 262% depuis 1980 pour les pays de l'OCDE, explique encore le Bilan 2011 sur la Réduction des risques de catastrophes, intitulé «Révéler le risque, redéfinir le développement».

Dépenser judicieusement, mais pas plus

Ces données illustrent, selon les organisateurs de la conférence, l'urgence à agir pour améliorer la prévention d'évènements catastrophiques naturels qui devraient se multiplier sous l'effet des changements climatiques. D'autant que les recettes sont connues et que le coût ne serait pas élevé, font-ils valoir. «Nous savons ce qui fonctionne» et que ces solutions impliquent «de dépenser plus judicieusement, pas plus», a souligné le chef de l'ONU. «Même de faibles investissements dans l'immobilier, la planification ou l'éducation peut produire des résultats remarquables», a-t-il assuré.


L'organisatrice principale de la conférence, Margareta Walhstrom a insisté de son côté sur l'importance de changer les mentalités pour améliorer la prévention des catastrophes, d'en faire notamment comprendre aux décideurs politiques les enjeux économiques. «Nous avons vraiment besoin d'un engagement ferme pour changer les mentalités», a expliqué la sous-secrétaire générale pour la réduction des risques des catastrophes.

 

 


Publié dans Nature

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