Transformer l’énergie cinétique des métros en électricité

Publié le par Gerome

Paris, New-York (Etats-Unis), Londres (Grande-Bretagne). Qu’est-ce que ces villes ont notamment en commun ? Des lignes de métro bien sûr ! Et par la même occasion un joli potentiel énergétique encore inexploité.

 

metro1.jpg


D’après les ingénieurs de l’entreprise californienne Vycon Energy, il serait en effet possible de récupérer l’énergie cinétique des rames de métro et des trains légers et de la transformer en électricité. En accélérant, les trains génèrent une grande quantité d’énergie cinétique, un phénomène physique qui se produit en fait à chaque fois qu’un corps entre en mouvement.

 

Celle-ci est toutefois automatiquement perdue au moment de la décélération. Un immense gâchis que ces ingénieurs croient pouvoir éviter grâce au freinage régénératif, technologie déjà utilisée sur certains véhicules hybrides. En connectant un volant d’inertie à la voie, l’énergie cinétique pourrait être transformée en électricité, laquelle serait ensuite stockée dans la station de métro et permettrait de faire redémarrer une rame.

 

« Quand le train voudra partir, il suffira d’utiliser l’énergie créée précédemment », résume le vice-président de Vycon Energy Louis Romo, selon lequel un métro composé de dix voitures nécessiterait une décharge comprise entre trois et quatre mégawatts (MW) pendant trente secondes pour regagner sa vitesse de croisière. Pour que le système soit encore plus efficace, l’entreprise suggère par ailleurs de modifier les horaires des métros pour que deux rames s’arrêtent simultanément. L’énergie serait ainsi immédiatement utilisée en limitant les creux de tension, « un véritable problème pour les entreprises ferroviaires » aux dires de M. Romo.


L’alternative paraît tout à fait plausible, d’autant qu’elle est proposée par une entreprise leader dans le secteur du recyclage de l’énergie cinétique. Créée en 2002, Vycon Energy a déjà fait ses preuves auparavant, grâce notamment aux volants cinétiques qu’elle a installés sur des grues de chantier. En descendant un container de trente tonnes, le volant génère jusqu’à 200 kilowatts (KW) d’électricité. Les municipalités de Los Angeles, Sacramento (Californie) et Denver (Colorado) seraient en train de négocier un contrat avec Vycon Energy afin d’installer le dispositif sur leurs réseaux de transports en commun. Elles ont manifestement compris qu’il peut permettre d’alléger sympathiquement leurs factures énergétiques…

 

 


Publié dans Les bonnes nouvelles

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article