Le plaisir de porter du linge propre qui sent bon est incomparable. Un carrelage ou un évier qui brille, on adore. Alors imaginez la satisfaction pour vous d’employer des produits d’entretien efficaces, moins coûteux et peu nocifs. Voici des recettes testées et approuvées.
Recette de lessive
« Je fais le ménage écolo !, se félicite mavieautrement. J’utilise des produits moins polluants et qui limitent les effets néfastes sur notre maison et sur nous ». Sa première recette : la lessive qu’il fabrique lui-même depuis deux ans déjà : « 200 grammes de savon de Marseille que je râpe en copeaux. J’y ajoute 300 grammes de cristaux de soude -à ne surtout pas confondre avec la soude caustique très dangereuse- puis j’incorpore 300 grammes de bicarbonate de soude et 30 centilitres de vinaigre blanc. Je termine avec quelques gouttes d’huile essentielle de géranium, c’est super pour l’odeur ! ». Cette recette, mavieautrement la tient du magazine Rustica. « Pour obtenir un linge plus doux, propose fleur de miel, le vinaigre blanc remplace avantageusement l’adoucissant ». Pour l’entretien de la maison, elle emploie deux autres produits phare : « le bicarbonate de soude et le jus de citron ». A cette liste peut être ajouté le savon noir qui offre lui aussi bien des avantages.
Vinaigre blanc
Le vinaigre blanc permet de détartrer un évier. « On imbibe de ce liquide un chiffon et on l’applique sur la zone à détartrer », explique Boïng. Quelques gouttes sur une éponge propre assainissent un réfrigérateur. « Je l’utilise aussi pour les vitres », propose Kait. Certains préconisent de remplacer le liquide de rinçage du lave-vaisselle par du vinaigre blanc. « Mais je trouve que ça sèche moins bien la vaisselle, constate mavieautrement ».
Acide citrique
Attention de ne pas en appliquer sur vos sols poreux : tomettes et carreaux de ciment sont très sensibles aux produits trop acides à l’instar du citron. Naturellement présent dans cet agrume, l’acide citrique fait lui aussi office de nettoyant multi-usages. Il détartre par exemple les bouilloires et machines à laver et blanchit un lavabo. « Et contrairement à ce que son nom peut laisser croire à tort, ce produit n’est pas dangereux », précise mavieautrement. On retrouve d’ailleurs l’acide citrique dans une formule qui remplace le produit pour le lave-vaisselle.
Bicarbonate et cristaux de soude
Cette recette, mavieautrement l’a testée après l’avoir glanée sur le net : « Mettez un verre d’acide citrique et ajoutez-y l’équivalent en Percarbonate de sodium et en cristaux de soude, puis terminez le mélange avec un quart de verre de Bicarbonate de soude ».
Pierre d’argile
Autre produit d’entretien écolo compatible : la pierre d’argile « qu’on utilise avec seulement un peu d’huile de coude », plaisante nada. Généralement composée d’argile blanche, de savon végétal et d’huiles essentielles, elle permet de nettoyer cuisine, salle de bain, sols… et toutes sortes de surfaces et de matériaux : carrelages, lino, métaux tels que l’argent, le cuivre ou l’inox, vitres, etc. Parfois, ce sont les idées les plus simples qui changent la vie. Illustration par Kait. : « Pour la cheminée le papier journal pour nettoyer la vitre de l’insert suffit ». Connaissez-vous mieux ?
Nous vivons vingt-deux heures sur vingt-quatre en espace clos. Or, l’air de nos habitations ou de nos bureaux est plus pollué que dehors ! En cause : une mauvaise aération et la présence de produits chimiques nocifs pour notre santé. Heureusement, des solutions simples existent pour purifier son intérieur.
Aérer deux à trois fois par jour pendant une dizaine de minutes permet d’assainir les pièces. Pour ne pas bloquer la circulation de l’air, veillez à ce que les aérations ne soient ni bouchées, ni cachées sous un meuble, qu’il y ait un espace de 2 cm sous les portes, que la hotte de la cuisine soit entretenue… Petit plus : pensez à ventiler lorsque vous faites le ménage, bricolez ou cuisinez ! Il fait froid ? Fermez les radiateurs et autres appareils de chauf-fage et ouvrez les fenêtres durant cinq à dix minutes. Enfin, demandez un entre-tien complet de votre système de ventilation mécanique tous les trois ans.
2. JE NE LÉSINE PAS SUR LES PLANTES VERTES
Leurs feuilles absorbent les polluants de l’air qui seront ensuite transformés en produits organiques nourrissant les racines. Le chrysanthème lutte contre le benzène, la fougère et les palmiers résorbent le formaldéhyde, le ficus et le lierre s’attaquent au xylène… À ce jour, si quelques enquêtes indiquent que les végétaux diminuent la concentration en polluants, on sait qu’ils ne peuvent pas purifier l’air d’une pièce entière. Le programme de recherche Phyt’air, créé en 2004, étudie objectivement toutes les qualités épuratrices des plantes. En attendant les résultats, pour l’esthétique ou le bien-être, rien ne vous empêche de verdir votre intérieur, avec une plante verte pour 9 m² !
3. J’UTILISE DES NETTOYANTS MAISON
Halte au tout toxique et vive les recettes de grand-mère ! Malignes et économiques. Entre autres ? Parfumer son intérieur avec une orange piquée de clous de girofle, des huiles essentielles ou du papier d’Arménie, vendu en pharmacie (2 à 4 €). Découpé en lamelles détachables et incandescentes, il se consume en libérant des effluves de benjoin et de vanille. Pour découvrir plein d’astuces, n’hésitez pas à consulter les livres de la collection Malin (5,90 €) chez Leduc.s Éditions. Par exemple, on y apprend que le vinaigre est un excellent anticalcaire, anti-rouille, détachant et désodorisant, que le citron fait briller et désinfecte, ou encore que le pamplemousse assainit l’air d’une pièce.
4. JE M’ATTAQUE À L’HUMIDITÉ
Selon un rapport de l’Organisation mondiale de la santé publié en 2009, les occupants de bâtiments humides ont un risque de souffrir de troubles respiratoires et d’asthme 75 % supérieur à la normale. Et dire que dans l’Union européenne, 20 à 30 % des ménages connaissent des problèmes d’humidité ! Bactéries et champignons se développent, diffusant spores, fragments de cellules et produits chimiques. Comment les éviter ? Aérez régulièrement, ventilez après avoir cuisiné, pris un bain ou une douche, pour éviter la condensation de l’eau sur les murs et les meubles, évitez de faire sécher votre linge à l’intérieur et réparez les fuites et les infiltrations. Si des moisissures apparaissent, lavez alors la sur-face contaminée avec un chiffon humide et du bicarbonate de soude ou bien un peu de détergent.
5. JE LUTTE CONTRE LES ACARIENS…
Ces petites bêtes, invisibles à l’oeil nu, sont partout dans la maison et dans les bureaux. Un gramme de poussière peut même en « accueillir » de 2 000 à 10 000 ! Pour limiter leur nombre, humidifiez les chiffons et les serpillières, pour ne pas remettre la poussière en suspension quand vous faites le ménage. Nettoyez également régulièrement votre literie et vos draps. Évitez les atmosphères surchauffées et aérez souvent car les aca-riens adorent la chaleur. N’oubliez pas non plus les rideaux, les canapés, les tapis et les moquettes.
6… ET LES POILS D’ANIMAUX
Souvent accusés d’être la cause de rhinites (nez qui coule, éternuement), de conjonctivites (yeux rouges qui piquent), ou d’asthme (gène respiratoire, sifflement, toux), les poils d’animaux multiplient les risques d’allergies. Si vous avez un animal de compagnie, prenez alors quelques mesures : brossez-le souvent, interdisez-lui l’accès aux chambres et passez l’aspirateur deux fois par semaine !
7. JE M’OFFRE UN PURIFICATEUR D’AIR
Appareil qui limite la pollution domestique, le purificateur filtre l’air et élimine les mauvaises odeurs. Il est très utile pour les personnes à risques (allergiques, asthmatiques ou femmes enceintes), beaucoup plus sensibles aux poussièresou aux allergènes. Privilégiez un modèle disposant d’un filtre à charbon actif, que vous laisserez branché en permanence. Pensez à l’équiper, comme votre aspirateur, d’un filtre HEPA (Haute Efficacité pour les Particules Aériennes) d’une valeur de 14.
8. JE FAIS ATTENTION AUX FUMÉES DE COMBUSTION
Encens, tabac, chauffe-eau, bougies… Les fumées de combustion irritent les voies respiratoires ou les yeux et provoquent maux de tête et somnolence. Parfois, c’est même beaucoup plus grave ! Pour preuve, le monoxyde de carbone, qui s’échappe des appareils usagés, intoxique près de 5 000 personnes, chaque année, en France et en tue une centaine. Quant à la fumée de cigarette, elle contient 4 000 substances chimiques, dont 40 sont cancérigènes. Résultat : vérifiez que le chauffe-eau et les appareils de cuisson sont raccordés à l’extérieur, lavez très fréquemment les brûleurs de votre cuisinière (les flammes doivent être bleues et courtes)et n’ouvrez jamais très longtemps la porte d’un four allumé.
9. EN BRICOLANT, JE FAIS ATTENTION AUX COMPOSÉS ORGANIQUES VOLATILS (COV)
On trouve ces polluants atmosphériques dans la composition des colles, des encres, des peintures, des vernis, des diluants mais aussi dans celle des cosmétiques ou des produits d’entretien. Parce qu’ils nuisent à notre santé – ils causent maux de tête, vertiges, fatigue, allergies, voire cancers –, plusieurs COV sont pointés du doigt : le formaldéhyde, le dioxyde d’azote, le monoxyde de carbone, les particules d’aérosol, le radon (gaz) ou l’éther de glycol. Si le formaldéhyde s’évapore principalement des panneaux en bois, des moquettes et des peintures, le benzène, lui, est libéré par la fumée de cigarette, le carburant ou certains détergents.
Renseignezvous auprès des distributeurs sur les émissions potentielles des produits, laissez sécher les peintures et aérez des journées entières avant d’emménager. Si vous êtes bricoleur, protégez-vous, confinez puis nettoyez votre zone de travail. Vous pouvez également acheter des produits ménagers écologiques, notamment certifiés Ecocert, label qui tient compte de leur cycle de vie, de l’extraction des matières premières et de leur rejet dans la nature. L’Afsset (Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail) a établi une liste de 165 COV toxiques. Elle va mettre en place un étiquetage précis pour les signaler aux consommateurs.
10. JE ME TOURNE VERS DES ÉCO-MATÉRIAUX
Ils sont de plus en plus nombreux. Placo, une filiale de Saint-Gobain, commercialiseune plaque de plâtre qui élimine jusqu’à 70 % du formaldéhyde grâce à la technologie Activ’Air. Le principe ? Une fois incorporée au matériau, Activ’Air crée une réaction chimique irréversible qui casse la liaison carbone-oxygène. Knauf, elle, a lancé une plaque de plâtre, Cleaneo, composée de zéolithe, un minéral volcanique pouvant absorber certains COV et rejetant peu de CO2 et d’eau.
L’entreprise cherche aussi à ajouter dans ses matériaux des fongicides qui supprimeraient bactéries et moisissures. Quant à la société Fermacell Greenline, elle fabrique des plaques enduites de kératine, extraite de la laine de mouton, qui capte et neutralise les polluants. Si les sites Web www.materiaux-naturels.fr ou www.eco-logis.com offrent un habitat écologique, de grandes enseignes, telles que Mr. Bricolage et Leroy Merlin, vendent des peintures et des matériaux d’isolation écolo.
C’est au Royaume-Uni, au pays de Galles plus précisément que Simon Dale a construit une magnifique maison de Hobbit.
Il lui aura fallu 4 mois de travail et seulement 3500€ pour y parvenir, il y vit aujourd’hui avec toute sa petite famille.
Avec l’aide de son beau-père qui est du métier, Dale a construit sa maison de A à Z, l’ossature de la bâtisse est faite de bois, les murs de pailles ont été recouverts de feuilles en plastiques, de terre et pour terminer, d’un enduit à la chaux, offrant une isolation efficace et naturelle.
Au niveau de l’équipement, le réfrigérateur est refroidi avec l’air frais extrait des fondations, quant à l’électricité, elle est fournie grâce à plusieurs panneaux solaires. Pour les sanitaires, les habitants ont opté pour le système des toilettes sèches.
Comme quoi, avec peu de moyens et beaucoup d’imagination, on arrive quand même à faire de « grandes » choses.
Fantasme d'écolo (ou de grand enfant) il y a encore quelques années, la maison en bois est aujourd'hui une réalité accessible et le marché est en pleine expansion. Retour sur les raisons d'un succès grandissant et sur les améliorations à faire.
Découvrez en image les étonnantes maisons en bois
Anecdotique il y a encore cinq ans, la construction de maisons en bois connaît un véritable essor, de plus en
plus de Français étant désormais séduits par ce matériau écologique, naturel et respectueux de l'environnement.
« Il y a cinq ans, la construction en bois représentait seulement 5 % du marché de la construction individuelle
», affirme Pascale Diacono, directrice du salon Vivons bois, qui s'est tenu du 4 au 7 novembre à Bordeaux.
Maisons en bois : un nouveau marché en expansion
« Mais désormais, cela représente 10 % du marché total de la construction avec 20.000 maisons en bois
construites en 2011, contre 15.000 en 2009, 10.000 en 2005 et 5.000 en 2000 », se félicite Loïc de Saint Quentin, secrétaire général de l'Association française des constructeurs bois
(Afcobois).
« Cette évolution s'explique par le fait qu'il y a vingt ans, les maisons individuelles étaient réservées à une
clientèle plutôt aisée, une sur deux notamment était réalisée par un architecte, ils ne voulaient pas une maison banale. Mais depuis dix ans, des gens plus modestes s'y intéressent et même des
primo-accédants », souligne-t-il.
Parallèlement, de plus en plus de Français ont recours au bois pour procéder « aux extensions et surélévations
de leurs logements, ce qui constitue un nouveau marché », pointe M. de Saint-Quentin.
Maison en bois : l'argument d'économie d'énergie
Selon lui, les aspects environnementaux – un mètre cube de bois permettant de capter et de stocker près d'une
tonne de CO2 – et la performance thermique de ce matériau, qui permet de faire de vraies économies d'énergie, sont les deux principales raisons qui expliquent cet engouement.
Ainsi, 25 % des maisons labellisées « bâtiment basse consommation » (BBC) sont des constructions en
bois.
Les maisons en bois demeurent cependant toujours plus chères que les demeures construites en parpaings : environ
1.500 euros le m2 pour les premières contre 1.200 euros le m2 pour les secondes. « Mais cette différence de prix tend à se réduire », estime M. de Saint Quentin.
Parallèlement, le nombre de constructions en bois dans le logement collectif, les immeubles de bureaux, les
hôtels ou la construction de bâtiments publics (lycées, écoles) est en plein développement.
Grâce aux récents progrès techniques, il est désormais possible d'édifier des immeubles en bois allant jusqu'à
trois étages et « il y a une vraie demande pour aller au-delà », affirme Mme Diacono.
La France un peu à la traîne
Des immeubles en bois comptant huit, voire dix étages, ont déjà vu le jour en Suède et Royaume-Uni mais en
France, « nous sommes un peu à la traîne », regrette Philippe Gallimard, représentant du pôle de compétitivité Xylofutur et professeur à Bordeaux I.
Une autre faiblesse du marché français pointée par Christian Colvis, architecte-designer spécialiste du pin
maritime et directeur scientifique du projet Innovapin, est que « 63 % des constructions en bois ne sont pas issues de forêts françaises ».
« Nous avons du bois mais seulement quelques entreprises qui se sont lancées dans sa transformation », selon M.
de Saint Quentin. Les constructeurs se tournent donc vers l'Allemagne, l'Autriche et les pays scandinaves pour trouver des produits correspondant à leurs besoins.
En 2010, la filière bois française affichait un déficit de 6,4 milliards d'euros, selon le ministère de
l'Agriculture.