18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 20:07
EDF va arrêter cinq réacteurs d’un parc nucléaire français déjà en souffrance

 

 

Les ennuis s’accumulent pour EDF: alors qu’un tiers environ de son parc nucléaire français est déjà à l’arrêt, le groupe va être contraint de stopper cinq réacteurs supplémentaires, en raison d’une anomalie dans la composition de l’acier d’équipements clefs.

En juin, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) avait demandé à EDF de mener des essais complémentaires sur les générateurs de vapeur équipant 18 réacteurs, potentiellement affectés par le même défaut que celui touchant le couvercle et la cuve de l’EPR en construction à Flamanville (Manche).

 

Certains fonds primaires de ces générateurs - c’est-à-dire leur partie basse - fabriqués par Areva au Creusot (Saône-et-Loire) ou par JCFC au Japon selon des normes en vigueur différentes au moment de leur fabrication, pourraient présenter une zone de concentration importante en carbone, qui affaiblit leurs propriétés mécaniques.

Suite à des contrôles de certains réacteurs déjà arrêtés, «l’ASN a prescrit à EDF de réaliser, sous trois mois, des contrôles complémentaires sur certains fonds primaires de générateurs de vapeur de 5 de ses réacteurs dont l’acier est affecté par une concentration élevée en carbone», a expliqué le régulateur, ce qui «nécessitera la mise à l’arrêt des réacteurs concernés».

 

Il s’agit des réacteurs de Civaux 1 (Vienne), Fessenheim 1 (Haut-Rhin), Gravelines 4 (Nord) et du Tricastin 2 et 4 (Drôme.

En tout, parmi les 18 réacteurs passés au crible pour s’assurer de leur fiabilité, six ont déjà pu être reconnectés au réseau. Pour sept autres (Tricastin 1 et 3, Bugey 4, Dampierre 3, Gravelines 2, Saint-Laurent-des-Eaux B1, Civaux 2), les contrôles ont été réalisés ou sont en cours.

C’est à la suite de la détection d’anomalies «sérieuses» liées à l’excès de carbone sur quatre de ces sept réacteurs à l’arrêt que l’ASN a décidé d’accélérer l’audit sur les cinq encore en fonctionnement et restant à contrôler, a expliqué à l’AFP le président de l’ASN, Pierre-Frank Chevet, sans forcément attendre leur arrêt programmé comme ce fut le cas pour les autres.

 

- Redémarrage espéré avant l’hiver -

«Afin d’assurer l’information des parties prenantes sur les décisions prises», la ministre de l’Energie Ségolène Royal a dit dans un communiqué avoir «proposé au président de l’ASN que la présentation des éléments ayant fondé la décision annoncée aujourd’hui soit à l’ordre du jour de la prochaine réunion du Haut comité pour la transparence et l’information sur la sûreté nucléaire (HCTISN).

EDF se veut lui rassurant. «Nous avons envoyé un dossier technique, en date du 7 octobre, qui justifie le fonctionnement en toute sûreté» de ces 12 réacteurs, a expliqué un porte-parole lors d’une conférence téléphonique.

Pour Greenpeace toutefois, «la confiance est rompue avec EDF et c’est à l’ASN de procéder aux contrôles des pièces défectueuses sur l’ensemble des concernés par des anomalies».

 

A l’exception de Tricastin 4 dont l’arrêt était déjà prévu dès le week-end prochain pour rechargement du combustible, les quatre autres seront stoppés en novembre ou décembre pour «trois ou quatre semaines», au lieu de 2017 comme prévu initialement.

«Notre objectif est de les redémarrer, comme les sept autres, avant la fin de l’année», a indiqué le porte-parole, de façon à les rendre disponibles pour la période principale de chauffe qui débutera avec l’arrivée de l’hiver.

Il n’empêche, ces nouveaux arrêts constituent une nouvelle tuile pour EDF alors qu’une vingtaine de ses 58 réacteurs français étaient hors service mardi, selon le site internet de RTE, le gestionnaire du réseau électrique à haute tension.

 

Certains le sont pour des maintenances planifiées, d’autres pour des problèmes qui nécessitent leur arrêt prolongé au moins jusqu’en 2017. Le réacteur 2 de Fessenheim, dont EDF espère le redémarrage en mars prochain, a ainsi été stoppé en raison d’une irrégularité sur la virole basse d’un générateur de vapeur.

Ces indisponibilités ont déjà conduit à «une hausse brutale» des prix de gros de l’électricité depuis mi-septembre, selon la Commission de régulation de l’énergie (CRE), alors que l’atome produit environ trois quarts de l’électricité en France.

 

Elles ont en outre poussé EDF à réduire fin septembre certains objectifs, alors que le groupe est déjà confronté à d’importants défis financiers qui l’ont conduit à programmer une augmentation de capital de 4 milliards d’euros avec le soutien de l’Etat français, son actionnaire principal. Ces nouveaux objectifs ont été confirmés mardi.

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14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 20:57
Pourquoi faut-il être hors la loi pour bien manger?

 

90% des semences détenues par 5 grands groupes de l'agrochimie (dont Bayer & Monsanto) qui ont la main mise sur le catalogue de variétés autorisées. Depuis 60 ans, c'est 80% des variétés végétales comestibles qui ont disparu. Si un maraîcher n'utilise pas les semences autorisées dans ce catalogue, il risque 450€ d'amende par variété ! Dans Actuality, Olivier Roellinger s'insurge contre ce monopole qui risque de tuer la biodiversité.

 

 

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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 20:19
La majorité des décès dans le monde est due au mode de vieLa majorité des décès dans le monde est due au mode de vie
La majorité des décès dans le monde est due au mode de vie

 

 

Au niveau mondial, les maladies liées au mode de vie causent désormais plus de décès que les virus et les bactéries.

 

Les années 2014 et 2015 ont été marquées par le virus Ebola, qui a fait plus de 11.300 morts principalement en Afrique de l'Ouest, l'année 2016 sera sûrement celle du virus Zika, touchant 73 pays, majoritairement en Amérique latine et dans les Caraïbes. Et pourtant, malgré ce que l'on pourrait penser, ce ne sont pas les maladies transmissibles qui provoquent le plus de décès dans le monde, mais des affections liées au mode de vie, telles que les pathologies cardiovasculaires, le diabète, ou encore la maladie d'Alzheimer. C'est le bilan dressé par une étude de vaste ampleur réalisée par l'Institut des mesures et évaluations de la santé (IHME) et publiée dans The Lancet.

 

Le Sida et le paludisme tuent moins qu'en 2005

 

Selon cette étude rassemblant les causes de décès de 195 pays et territoires, l'espérance de vie dans le monde a augmenté de plus de 10 ans entre 1980 et 2015, pour atteindre 69 ans en moyenne chez les hommes et 78,4 ans chez les femmes. L'une des principales raisons de cet accroissement est "la chute des taux de mortalité pour de nombreuses maladies transmissibles" : le Sida a fait 1,2 million de morts en 2015, mais c'est 33% de moins qu'en 2005, tandis que les décès dus au paludisme ont baissé de 37% à 730.000 sur la même période. Les décès par maladie cardiovasculaire ou par cancer ont eux aussi reflué, mais à un rythme plus lent. Résultat, sur les 56 millions de décès constatés en 2015, 70% ont été causés par des maladies non transmissibles, souvent liées au mode de vie (alimentation, activité physique, tabac, alcool, etc.).

 

Depuis les années 1990, le surpoids et l'obésité, facteurs de risque de maladie chronique comme l'hypertension artérielle, ont bondi particulièrement dans les pays développés. Une évolution encore plus nette dans les pays dont l'indice socio-démographique est élevé ou moyen (Europe, Amérique du Nord) puisque les maladies coronariennes et les accidents vasculaires cérébraux y sont les premières causes de mort prématurée.

 

Dans les pays où cet indice est plus faible, les infections des voies respiratoires inférieures arrivent en tête, suivies par le paludisme et l'encéphalopathie du nouveau-né (troubles neurologiques liés à la privation d'oxygène lors de l'accouchement), puis la diarrhée. "Les pays concernés doivent prendre conscience de cette transition pour mieux orienter leurs politiques de santé s'ils veulent atteindre d'ici à 2030 les Objectifs de développement durable fixés par les Nations unies", conclut l'étude.

Source : Sciences & Avenir. Avec AFP

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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 07:22
Petit-déjeuner. La plupart des mueslis non bio sont bourrés de pesticides

 

 

Générations futures publie ce mardi une enquête sur la présence de pesticides et de perturbateurs endocriniens dans des mueslis (et assimilés) bio et non bio.

 

Vous vous apprêtiez à engloutir une bonne cuillerée de müesli avec du lait pour votre petit-déjeuner. La suite va peut-être vous en dissuader.

L'association Générations futures rend publique ce mardi les résultats d'une enquête portant sur plusieurs marques de müeslis, rapporte France Inter. L’association a acheté au hasard 15 boîtes de céréales non bio et 5 boîtes bio. Chacune de marque différente, y compris les marques distributeur.

 

Après analyses en laboratoire, il apparaît que toutes les céréales non bios passées au crible contiennent des résidus de pesticides et de perturbateurs endocriniens, des substances chimiques soupçonnées d'être délétères pour la santé par leur impact sur notre système hormonal.

 

Risque de cancer ou d'obésité

 

141 types de perturbateurs endocriniens ont été trouvés dans les céréales étudiées. Seules les marques bio n'en contiennent aucun.

En moyenne, l'association a relevé près de 10 résidus de pesticides par échantillon non bio (14 pour celui qui en contenait le plus, 6 pour celui qui en contenait le moins).

« Ce rapport révèle encore l’exposition de la population à de trop nombreux résidus de pesticides perturbateurs endocriniens suspectés pouvant agir à des doses très faibles. » déclare François Veillerette, porte-parole de Générations Futures.

 

Effet cocktail

 

Une consommation raisonnable de 50 à 100 g de céréales par jour n'est pas dangereuse pour la santé. Toutefois les experts s'inquiètent de l'effet cocktail de ces substances qui en plus de notre alimentation se nichent dans nombre des produits que nous utilisons quotidiennement : cosmétiques, produits ménagers, jouets, emballages.

Elles sont particulièrement nocives pour les personnes vulnérables telles que les personnes âgées, les jeunes enfants mais aussi les femmes enceintes et leur foetus.

 

« Les femmes enceintes ne devraient être exposées à aucun perturbateur endocrinien » affirme-t-il. « Tout se passe comme si les perturbateurs endocriniens programmaient certaines maladies qui vont se développer plus tard dans la vie de l’enfant à naître », explique François Veillerette à France Info.

Les perturbateurs endocriniens sont soupçonnés de provoquer des malformations, d'entraîner des problèmes d'infertilité, de puberté précoce, de favoriser l'obésité ou encore d'augmenter les risques de développer certains cancers.

En mai dernier, l'association Alerte Médecins sur les pesticides proposait des actions faciles à mettre en place pour limiter l'exposition aux perturbateurs endocriniens dans notre vie quotidienne. À commencer par faire ses courses au rayon bio.

 

Générations futures a acheté 20 paquets de céréales de type müesli et assimilés - 15 non bio et 5 bio - dans des supermarchés de la région Hauts-de-France, en variant les enseignes (Leclerc, Intermarché, Auchan Carrefour).

 

Voici les produits analysés :

All Bran Fruit' fibres Kellogg’s

Crousty 4 fruits Auchan

müesli (pétales de blé) Fruits et Fibres Auchan

müesli Alpen sans sucre ajouté

müesli Bran Form fruits secs Brin de jour

müesli Carrefour 7 fruits

müesli Carrefour Fruits et Fibres

müesli Classic morceaux de fruits Chabrior

müesli croustillant aux fruits Brin de Jour

müesli Jordans Country Crisp céréales complètes fruits et noix

müesli Jordans Suprême 40% fruits

müesli Kellogg’s Country Store

müesli Kellogg’s Extra pépites crunchy müesli

Nestlé Fitness 5 fruits

Spécial müesli 30% fruits et noix Jordans

müesli Bio 7 fruits Auchan

müesli Bio aux fruits Bjorg

müesli Bio croustillant 4 céréales et fruits secs Bio Village

müesli Bio croustillant aux 7 fruits Terre et céréales Bio

müesli Bio Jordans aux fruits et noix

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