Les pommes françaises sont bien empoisonnées aux pesticides, la justice donne raison à Greenpeace

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Les pommes françaises sont bien empoisonnées aux pesticides, la justice donne raison à Greenpeace

 

 

L'association Nationale Pomme Poire (ANPP), qui défend de nombreux arboriculteurs normands voulait interdire à Greenpeace d'utiliser le titre "pommes empoisonnées" aux pesticides dans son rapport sur la contamination des vergers français aux produits phyto-sanitaires. 

 

Publié en juin dernier, le rapport "Pommes empoisonnées - Mettre fin à la contamination des vergers par les pesticides grâce à l'agriculture biologique", expliquait que les producteurs de pommes continuent à utiliser des cocktails de pesticides dans de nombreux pays européens.

Dans son ordonnance, la juge Catherine David, statuant en référé, a estimé que  "ce n'est pas la réputation de la pomme qui est mise en cause", "mais celle des pesticides utilisés pour cultiver les pommes, ce qui n'est pas objectivement contestable".

L'ordonnance fait valoir que "le consommateur est doué de raison et sait pertinemment que si les sols et l'eau sont contaminés, les produits agricoles qui poussent sur ces sols à l'aide de cette eau le sont également".
Si bien que "dire que les pommes sont empoisonnées lorsqu'elles poussent sur des sols remplis de pesticides ne constitue pas un propos dénigrant, dès lors qu'il s'appuie sur une base factuelle réelle, même si le rapport n'est pas construit avec une rigueur toute scientifique".
L'association de défense des arboriculteurs envisage de faire appel de la décision de justice.

La France, première puissance agricole européenne, est également championne du taux de pesticide dans le sang de ses habitants. Selon une étude de l'institut de veille sanitaire, ils sont présents dans notre sang à des niveaux au moins trois fois plus élevés que dans ceux des Américains ou des Allemands.

France 3 régions

 

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Obama met fin au projet du très controversé oléoduc "Keystone" : une victoire pour la Nature

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Obama met fin au projet du très controversé oléoduc "Keystone" : une victoire pour la Nature

 

 

Barack Obama a fini par trancher. En annonçant, vendredi 6 novembre, que les Etats-Unis rejetaient la demande de permis de la société TransCanada pour la construction d’un nouvel oléoduc reliant la province canadienne de l’Alberta au golfe du Mexique, le poumon pétrolier du pays, le président des Etats-Unis a mis un terme à des années de polémiques. Le projet Keystone XL nécessitait une autorisation présidentielle du fait de son caractère transfrontalier. D’une capacité d’environ 800 000 barils par jour, courant sur près de 1 900 kilomètres à travers le Montana, le Dakota du Sud et le Nebraska, il devait être raccordé à des tronçons déjà réalisés.

 

Parmi toutes les explications fournies pour justifier sa décision, la plus convaincante a sans doute été la dernière avancée. « Approuver un tel projet aurait affaibli notre position de leader sur le climat », a assuré M. Obama. Le président a également annoncé à cette occasion qu’il sera bien présent à la conférence de Paris sur le climat (COP21) avec ses homologues, en décembre, « autour d’un plan ambitieux pour protéger la planète pendant que nous le pouvons encore ». De nombreux candidats à l’investiture républicaine, dont Marco Rubio et Ted Cruz, l’ont vivement critiqué, assurant qu’ils reviendront sur sa décision s’ils sont élus à la Maison Blanche en 2016.

 

L’affaire Keystone XL commence dans une quasi-indifférence en septembre 2008. Une demande de permis est adressée par TransCanada à la Maison Blanche, quelque mois avant que M. Obama ne s’y installe. Le projet fait l’objet tout d’abord de divergences de vue feutrées entre le département d’Etat et l’Agence de protection de l’environnement avant de devenir un sujet de préoccupation pour les défenseurs de l’environnement. En juin 2011, un climatologue de la NASA engagé contre le réchauffement climatique, James Hansen, publie un article retentissant dans lequel il assure que l’exploitation des sables bitumineux de l’Alberta, plus polluante que la production conventionnelle, va rendre « impossible » une stabilisation du climat.

 

Deux mois plus tard, des milliers d’opposants se massent pendant deux semaines devant la Maison Blanche (plus de 1 200 sont arrêtés). Des Prix Nobel prennent position contre le projet et chaque déplacement de M. Obama dans le pays est ponctué de manifestations. En novembre, pour tenter de calmer les esprits, les autorités américaines annoncent le lancement d’une étude d’impact approfondie. La mobilisation des opposants provoque celle des défenseurs du projet, longtemps silencieux. Le candidat républicain à la présidentielle de 2012, Mitt Romney, prend fait et cause pour Keystone XL. Après la réélection de M. Obama, le projet devient un sujet de contentieux récurrent entre le Parti républicain et le président, qui se retranche derrière l’étude en cours au département d’Etat pour éviter de se prononcer.

 

Rejoints par les démocrates élus d’Etats concernés par l’exploitation pétrolière, les républicains devenus majoritaires au Sénat, en plus de la Chambre des représentants, finissent par adopter en février un projet de loi en faveur de la construction de l’oléoduc, promesse, selon eux, de la création de milliers d’emplois (pendant les deux années de construction). M. Obama le bloque par son veto. Les mois passent. Redoutant un rejet imminent, TransCanada demande à la surprise générale, le 2 novembre, une pause dans l’étude du département d’Etat. Le consortium a vu juste : le rejet de cette requête précède de quarante-huit heures seulement l’annonce du refus.

 

Vendredi, M. Obama s’est étonné de la dimension symbolique prise par un projet qui n’était, selon lui, ni « l’occasion unique » pour l’économie américaine décrite par ses défenseurs, compte tenu des prix actuellement très bas du pétrole, ni « la voie rapide » pour un « désastre climatique ». Les Etats-Unis, qui consomment toujours plus de pétrole qu’ils n’en produisent, malgré la révolution des huiles de schiste, vont d’ailleurs continuer à importer massivement du pétrole du Canada, devenu en quelques années leur premier fournisseur, loin devant l’Arabie saoudite, le Mexique et le Venezuela. Le refus opposé à Keystone XL ne va pas en effet dissuader les pétroliers présents dans l’Alberta à produire.

« Même avec un baril à environ 50 dollars, les installations en place restent rentables. Le prix est actuellement trop faible pour lancer de nouveaux projets, mais il faut plutôt avoir en tête un baril à 70 dollars à moyen et à long terme », estime un expert du secteur s’exprimant sous couvert d’anonymat compte tenu de la consigne de silence en vigueur dans son institution.

 

L’alternance politique survenue en octobre au Canada a privé Keystone XL de son plus fervent défenseur, le premier ministre battu aux législatives, le conservateur Stephen Harper, qui l’avait placé au cœur de la relation bilatérale. Son successeur, le libéral Justin Trudeau, soutient cependant lui aussi l’exploitation des sables bitumineux. Selon l’expert du pétrole, l’alternative au refus du permis annoncée vendredi devrait passer par la modernisation du réseau américain existant, moins direct, et le recours au chemin de fer, plus lent, plus coûteux, et également risqué pour l’environnement. « Cela pourrait jouer pour environ 70 % de ce qui aurait transité par Keystone », assure-t-il.

 

Le Monde

 

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Alerte de l'OMS : la viande transformée est cancérigène, nouveau coup dur pour l'industrie

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Alerte de l'OMS : la viande transformée est cancérigène, nouveau coup dur pour l'industrie

 

 

L’information risque de faire trembler tout un pan de l’industrie agroalimentaire. Les viandes transformées rejoindront prochainement la liste des produits cancérogènes éditée par l’OMS sur le même plan que l’arsenic, l’amiante ou la cigarette.

 

L’information révélée par le Dailymail risque de faire pas mal de vagues parmi les pontes de l’industrie agroalimentaire. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), via le Centre International de Recherche sur le Cancer s’apprête à revoir ses classifications en matière de viande et son impact sur la santé. Principalement pointées du doigt, les viandes transformées qui constituent hamburgers, saucisses et autres « presque viandes » industrielles. 150 000 personnes décèderaient chaque année de maladies liées à la consommation de ces viandes, uniquement en Angleterre, précise le journal qui a dévoilé l’information.

 

Aussi dangereux que la cigarette ou l’arsenic

 

Contrairement au glyphosate (composé principal du Roundup de Monsanto) classé « probablement cancérogène » par l’OMS en mars 2015, la viande transformée se place en tête du classement des produits cancérigènes. Soit le niveau 5 : cancérogène certain. Ainsi, bacon, hamburgers et saucisses, pour ne citer qu’eux, sont enfin considérés comme une menace à long terme avérée pour l’organisme au même titre que la cigarette, l’arsenic où l’amiante. Ceci fait suite à des dizaines d’études scientifiques démontrant des liens entre ces produits et certains cancers. Les chercheurs ont notamment établi des évidences fortes entre la consommation de ces viandes et le cancer du côlon (deuxième cause de mortalité par cancer en Grande-Bretagne), en précisant que 50% des cas pourraient être évités avec un mode de vie plus sain.

 

En pratique, les viandes dites transformées le sont par différentes techniques où interviennent une large gamme de produits chimiques. Ainsi, la liste des produits incriminés risque d’être longue dans un monde où l’essentiel de l’alimentation est industrialisée. On parle ici des jambons industriels, du bacon, du salami, des hot-dogs, des saucisses et, naturellement, des hamburgers. Mais les scientifiques ne s’arrêtent pas là. La viande rouge serait également susceptible de rejoindre officiellement l’encyclopédie des substances cancérogènes, avec un classement cependant inférieur aux produits transformés. À savoir que la viande rouge est déjà reconnue cancérigène par le World Cancer Research Fund International. On ne parle donc que de son entrée « officielle » dans le classement de l’OMS…

 

L’industrie nie une nouvelle fois l’évidence

 

La décision intervient à la suite d’une grande réunion des scientifiques de dix pays où toutes les preuves disponibles furent examinées. Ces recommandations de l’OMS pourraient notamment conduire à de nouvelles directives en matière de diététique ainsi qu’à une modification de l’étiquetage des produits à risque. Ce virage scientifique dans le domaine alimentaire pourrait donner de la crédibilité aux régimes alimentaires légers en viande voire totalement dépourvus.

 

Mais au-delà de la santé, c’est tout un secteur industriel qui risque d’être chamboulé si les consommateurs prennent l’information à cœur. Le principal lobby américain de la viande (North American Meat Institute) a vivement réagi en estimant que le rapport de l’OMS défiait le sens commun et que d’autres études ne montraient aucun lien entre cancer et viande. Une réaction similaire à Monsanto quelques mois plus tôt quand son Roundup était pointé du doigt par le même organisme. Le Centre International de Recherche sur le Cancer recommande, quant à lui, de faire définitivement une croix sur la consommation de viandes transformées, précise le Dailymail – rejoignant de nombreux organismes scientifiques, dont l’École de Santé Publique de Harvard, l’une des références internationales sur la nutrition. Il conviendra à chacun de faire ses proches choix.

 

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20 minutes avec Pierre Rabhi

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20 minutes avec Pierre Rabhi

Interview de Pierre Rabhi sur BFMTV, tout est résumé en 20 minutes.

 

http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/pierre-rabhi-face-a-jean-jacques-bourdin-en-direct-662721.html

 

 

 

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Les bateaux de croisière vont être de plus en plus écolos

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Les bateaux de croisière vont être de plus en plus écolos

 

 

Les navires de croisière sont aussi de véritables laboratoires en matière d’économies d’énergie et de réduction des émissions polluantes.  

 

Alors que Paris s’apprête à accueillir la COP 21, les enjeux environnementaux, cruciaux pour l’avenir de la planète et de l’humanité, prennent une importance croissante dans l’opinion publique. Qu’il s’agisse de son foyer et de la ville où l’on habite, de ce que l’on consomme au quotidien, des moyens de transport que l’on emprunte… Les citoyens sont de plus en plus attentifs à la protection de la planète. Et c’est aussi valable pour les vacances.

 

La croisière est, depuis longtemps, pionnière en matière de développement durable. Véritables villes flottantes, capables d’accueillir des milliers de personnes, les paquebots ne rejettent rien à la mer. Tous étant équipés de systèmes de retraitement des eaux usées, alors que les déchets sont débarqués dans les ports et, pour ceux qui peuvent l’être, recyclés après être passés à bord par le tri sélectif, l’incinération et le compactage.

 

Cap sur les économies d’énergie

 

Les navires de croisière sont également de véritables laboratoires en matière d’économies d’énergie et de réduction des émissions polluantes. Les compagnies travaillent en étroite collaboration avec les chantiers et architectes navals, ainsi que les motoristes et autres équipementiers, pour réduire au maximum l’empreinte environnementale des navires. Grâce à des carènes pénétrant mieux dans l’eau, des hélices optimisées, l’emploi de nouveaux matériaux et les avancées technologiques obtenues sur la propulsion, la consommation en carburant a été significativement réduite en quelques années.

 

Et les dispositifs de récupération de chaleur comme le recours à différentes innovations, à l’image des éclairages à très faible consommation de type LED, permettent d’accentuer encore ces résultats de manière spectaculaire. A titre d’exemple, le plus gros paquebot du monde, actuellement en construction à Saint-Nazaire et qui naviguera en 2016, consommera 25% de carburant en moins par rapport à ses deux aînés, mis en service sept ans plus tôt.

 

Une réduction significative des émissions polluantes

 

De cette manière, les rejets de CO2, d’oxydes de soufre (SOx), d’oxydes d’azote (NOx) et de particules fines sont réduits d’autant. Mais la technologie permet d’aller encore plus loin. Ainsi, grâce à la mise en place progressive de systèmes de lavage des fumées, dits "scrubbers", une solution a été trouvée pour en finir avec les SOx. La prochaine étape sera la quasi-élimination des NOx et des particules fines, ainsi qu’une nouvelle baisse significative des émissions de CO2, grâce à l’emploi de propulsion fonctionnant au gaz naturel liquéfié. Remplaçant le fuel lourd et le diesel pour alimenter les moteurs, le GNL va constituer, dans la croisière, une avancée majeure en faveur de l’environnement.

 

C’est le groupe Costa Croisières qui sera le premier à mettre en œuvre ce type de propulsion, qui équipera ses nouveaux paquebots géants de la classe Excellence, dont la mise en service est prévue à partir de 2019.

 

Des efforts au quotidien

 

En attendant, la compagnie poursuit au quotidien ses efforts pour faire en sorte que ses navires soient écologiquement plus vertueux. L’an dernier, par exemple, 400 000 anciennes ampoules ont été remplacées sur ses navires par des LED, avec des besoins en électricité inférieurs de 80%. Le dernier rapport environnemental de Costa laisse apparaitre qu’en 2014, l’entreprise a réduit son bilan énergétique global de près de 10% et sa consommation en carburant de 9% par passager et par jour. Dans le même temps, la consommation d’eau a baissé de 1,36%, près de 70% de l’eau utilisée sur les navires étant désormais produite à bord grâce à des systèmes de désalinisation.

 

Chaque passager peut contribuer
 
Les efforts sont donc payants, et ils peuvent être amplifiés par l’action de chaque passager, que les compagnies veulent sensibiliser. Eteindre les lumières en quittant sa cabine, fermer la porte-fenêtre de son balcon pour éviter un surcroît de climatisation, éviter d’envoyer les serviettes à la laverie si elles peuvent encore être utilisées… Grâce à de petits gestes quotidiens, chaque vacancier peut agir directement et, ainsi, contribuer à limiter son empreinte environnementale.
 
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