6 juin 2017 2 06 /06 /juin /2017 06:49
En moins de 10 ans seulement, l’Uruguay a considérablement réduit son empreinte carbone. L’électricité issue des énergies renouvelable pour 94,5%, a vu son prix baisser sans subventions publiques. D’autre pays auraient beaucoup à apprendre de ce succès uruguayen, exemplaire en bien des points. - See more at: http://www.mieux-vivre-autrement.com/95-de-lelectricite-en-uruguay-est-issue-des-energies-renouvelables.html#sthash.tPKQfkAo.dpuf
En moins de 10 ans seulement, l’Uruguay a considérablement réduit son empreinte carbone. L’électricité issue des énergies renouvelable pour 94,5%, a vu son prix baisser sans subventions publiques. D’autre pays auraient beaucoup à apprendre de ce succès uruguayen, exemplaire en bien des points. - See more at: http://www.mieux-vivre-autrement.com/95-de-lelectricite-en-uruguay-est-issue-des-energies-renouvelables.html#sthash.tPKQfkAo.dpuf
En moins de 10 ans seulement, l’Uruguay a considérablement réduit son empreinte carbone. L’électricité issue des énergies renouvelable pour 94,5%, a vu son prix baisser sans subventions publiques. D’autre pays auraient beaucoup à apprendre de ce succès uruguayen, exemplaire en bien des points. - See more at: http://www.mieux-vivre-autrement.com/95-de-lelectricite-en-uruguay-est-issue-des-energies-renouvelables.html#sthash.tPKQfkAo.dpuf

En moins de 10 ans seulement, l’Uruguay a considérablement réduit son empreinte carbone. L’électricité issue des énergies renouvelable pour 94,5%, a vu son prix baisser sans subventions publiques. D’autre pays auraient beaucoup à apprendre de ce succès uruguayen, exemplaire en bien des points.


Les dirigeants du monde entier, réunis à Paris pour la COP21, ont la lourde tâche de substituer les énergies renouvelables aux combustibles fossiles. Un petit pays d’outre-Atlantique avec ses 3,4 millions d’habitants, a relever « l’énorme défit », avec une simplicité déconcertante et abordable.

 

En moins de 10 ans, l’Uruguay a réduit son empreinte carbone sans subventions du gouvernement, ni surcoûts pour les consommateurs ; d’après son ex-directeur national de l’Energie, Ramón Méndez représentant son pays à Paris.

 

Dans les faits, l’Uruguay affirme qu’actuellement :

les énergies renouvelables fournissent 94,5% de l’électricité du pays.
les prix sont plus bas que dans le passé par rapport à l’inflation.
Il y a aussi moins de coupures d’électricité en raison de la diversification des sources énergétiques.

Si l’on regarde 15 ans en arrière, les choses étaient bien différentes dans ce pays. Au tournant du 21ème siècle, le pétrole représentait 27% des importations de l’Uruguay et un nouveau pipeline était sur le point de débuter l’acheminement de gaz importé d’Argentine.

 

Aujourd’hui, c’est l’éolien qui pèse le plus lourd dans la balance énergétique du pays. La biomasse et l’énergie solaire ont également joué un rôle important, associées à l’énergie hydroélectrique qui existait depuis longtemps déjà. Au total les énergies renouvelables représentent désormais 55% de l’enveloppe énergétique du pays, carburants liés au transport compris. Ce niveau atteint par l’Uruguay est à considérer comme il se doit, au regard des faibles performances globales estimées à 12% seulement pour le monde entier.

 

Malgré sa petite taille et seulement 3,4 millions d’habitants, l’Uruguay force le respect des observateurs étrangers depuis quelques années déjà. Il a notamment promulgué la légalisation de la marijuana, est un pionnier de la lutte contre le tabagisme et, mène une politique parmi les plus libérales en Amérique latine sur l’avortement et le mariage homosexuel.


 

L’ Uruguay est aujourd’hui reconnu, pour ses progrès pour la décarbonisation de son économie, qui ont été salués par la Banque mondiale et la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes. L’an dernier, le WWF (le Fond mondial pour la nature) a nommé l’Uruguay parmi ses «Leaders Green Energy« , proclamant que:

Ce pays donne la tendance au monde entier par son investissement pour les énergies renouvelables. Fort de cette réputation, Méndez est allé représenter son pays aux négociations de l’ONU, annonçant à la COP21 l’un des engagements nationaux les plus ambitieux au monde:

une baisse de 88% des émissions de carbone d’ici 2017, par rapport à la période 2009-2013.

 

C’est d’autant plus remarquable, qu’il n’y a aucun « miracle technologique » en place, l’énergie nucléaire est totalement absente du panel et, aucune nouvelle centrale hydroélectrique ne sera construite pour les deux décennies à venir. Au lieu de cela, explique Méndez, la clé du succès est simple et reproductible:

 

    des prises de position et des décisions claires.
    un environnement de réglementations favorables.
    un partenariat solide entre les secteurs public et privé.

 

Conséquence d’une telle politique : les investissements en faveur des énergies renouvelables ont explosés en Uruguay au cours des cinq dernières années, faisant un bond de 7 milliards de dollars, soit 15% du PIB annuel du pays. Ce chiffre représente cinq fois la moyenne en Amérique latine !

Ce que nous avons appris est que les énergies renouvelables représentent un « marché économique », a dit Méndez. Les coûts de construction et d’entretien sont faibles, alors tant et aussi longtemps que vous donnez aux investisseurs un environnement sécurisé, le secteur est très attrayant.

 

Des sites gigantesques

 

Les effets sont visibles sur la route 5 de Montevideo au nord. En moins de 200 miles, vous passez trois usines agro-industrielles fonctionnant au biocarburant et trois parcs éoliens. Le plus grand d’entre eux est l’usine Peralta de 115MW construit et géré par la société allemande Enercon. Chacune de ses énormes turbines se dressent à 108 mètres de hauteur telle une tour dominant les prairies pleines de troupeaux et côtoyant les oiseaux de Rhéa.

 

Sur un site ou le vent est constant – à une moyenne d’environ 8 mph – la principale attraction pour les investisseurs étrangers comme Enercon est un prix fixe pour 20 ans qui est garantie par les services de l’Etat. Parce que les coûts de maintenance sont faibles – avec seulement 10 employés – et stables, ce qui garantit un bénéfice.

En conséquence, les entreprises étrangères font la queue pour obtenir des contrats de parcs éoliens. La mise en concurrence des sociétés a eu pour effet de faire baisser le montant des investissements puis réduire les coûts de production de l’électricité de plus de 30% au cours des trois dernières années.

 

Christian Schaefer, technicien en chef chez Enercon a déclaré que son entreprise espérait s’agrandir. D’ores et déjà, une autre société allemande Nordex à construit une usine encore plus grande, plus au nord le long de cette même route 5. Les camions transportant des turbines, des tours et des pales sont maintenant monnaie courante sur les routes du pays.

Comparé à la plupart des autres petits pays ayant de fortes proportions d’énergies renouvelables, ici le panel est varié. Tandis que le Paraguay, le Bhoutan et le Lesotho comptent presque uniquement sur l’hydroélectricité et l’Islande sur la géothermie, l’Uruguay a une répartition diversifiée qui la rend plus résistante aux changements climatiques (voir les chiffres à la fin de cet article).

 

Des parcs éoliens comme celui de Peralta relayent désormais les centrales hydroélectriques de sorte que les barrages peuvent maintenir un niveau haut de réservoir plus longtemps après la saison des pluies. Selon Méndez, c’est ce qui a permis de réduire les conséquences liées aux sécheresses de l’ordre de 70% – ce qui est conséquent pour l’économie du pays, considérant qu’une année de sécheresse peut coûté à l’Uruguay jusqu’à 2% de son PIB. Ce n’est pas le seul avantage pour l’économie :

    Depuis trois ans, nous n’avons pas importé un seul kilowatt-heure, dit Méndez. Nous avions l’habitude de dépendre des importations d’électricité en provenance d’Argentine, mais maintenant c’est nous qui leur en exportons. L’été dernier, nous leur avons vendu un tiers de notre production d’électricité.

 

Certes il y a encore à faire. Le secteur des transports dépend toujours beaucoup du pétrole. Les énergies fossiles représentent encore 45% de l’enveloppe énergétique globale du pays. Mais l’industrie est maintenant alimenté principalement par des énergies issue de la biomasse, valorisant ainsi les déchets végétaux.

 

Méndez a attribué le succès de l’Uruguay à trois facteurs clés:

 

La crédibilité : une démocratie stable qui n’a jamais manqué à ses dettes attire les investissements à long terme.
Des conditions naturelles favorables : du vent, un taux de rayonnement solaire important et beaucoup de biomasse provenant de l’agriculture.
Des entreprises publiques fortes : elles sont un partenaire fiable pour les entreprises privées et peuvent travailler directement avec l’Etat afin de créer un environnement d’exploitation attrayant.

 

Bien que tous les pays au monde ne peuvent pas reproduire ce modèle l’Uruguay a prouvé que :

les énergies renouvelables peuvent réduire les coûts de production.
Fournir plus de 90% de la demande d’électricité en évitant le recours au charbon ou aux centrales nucléaires.
Les secteurs public et privé peuvent travailler ensemble efficacement dans ce domaine.

 

Mais peut-être que la plus grande leçon que l’Uruguay peut donner aux délégués à Paris est l’importance de la prise de position claire et forte. Car pendant les précédentes conférences sur le climat organisées par l’ONU, l’Uruguay s’était déjà retrouvé paralysé par des débats interminables et rancuniers sur la politique énergétique. Tout cela a changé lorsque le gouvernement a finalement adopté un plan à long terme qui a trouvé le soutien de tous les partis.

 

Il y a eu une période de crise avant d’atteindre ce résultat. Nous sommes restés 15 ans dans une impasse, a déclaré Méndez. Mais en 2008, nous avons lancé une politique énergétique à long terme qui recouvrait tout… Enfin nous avions de la visibilité.

Ce nouvel engagement a rendu possible une transition rapide, dont les fruits sont récoltés aujourd’hui.

 

Ces petites nations, géants du renouvelables :

 

L’Uruguay : produit 94,5% de son électricité à partir d’énergies renouvelables. En plus des ancienne centrales hydroélectriques; avec un investissement considérable dans l’éolien, la biomasse et l’énergie solaire au cours des dernières années : la part de ces sources d’énergies représente 55% de l’enveloppe énergétique nationale, à comparer à la moyenne mondiale de 12% et environ 20% en Europe .

 

Le Costa Rica : record de 94 jours consécutifs sans aide de combustibles fossiles pour produire l’électricité, grâce à un mélange de 78% d’énergie hydroélectrique, 12% de géothermique et 10% d’éolien. Le gouvernement a fixé un objectif d’énergie renouvelable à 100% en 2021. Mais dans le secteur des transports, tout reste à faire.

 

L’Islande : a l’avantage d’être une nation de volcans, qui lui a permis d’exploiter les sources géothermiques pour 85% de son chauffage et, avec l’énergie hydraulique en complément : 100% de son électricité. Cela place ce pays au rang de plus grand producteur d’énergie verte au monde par habitant.

 

Le Paraguay a un énorme barrage hydroélectrique « Itaipu » qui fournit 90% de l’électricité du pays.

 

Le Lesotho : produit 100% de son électricité à partir de barrages en cascade qui ont une capacité de réserve suffisante lui permettant d’exporter de l’électricité en Afrique du Sud.

 

Le Bhoutan : des ressources hydroélectriques abondantes génèrent un surplus d’électricité qui représente plus de 40% des recettes d’exportation du pays. Mais une trop grande dépendance à une seule source de production, peut être un problème. En saison sèche, le pays importe de l’électricité en provenance d’Inde.

 

Sources : The Guardian.com

mieux-vivre-autrement.com

 

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4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 12:56
Une centrale solaire capable de potabiliser des millions de litres d'eau de mer

 

 

La Californie a un besoin en énergie et en eau potable colossale pour sa population. Un concours a été lancé en 2016 : le "Land Art Generator Initiative design competition". Le finaliste a imaginé une usine à énergie solaire pour dessaler l'eau de mer par électromagnétisme. Installée au large de Santa Monica, elle produirait de l'eau potable pour toute la ville.
Elisabeth Monoian, l'une des cofondatrices du concours, affirme que l'édition 2016 a été un moment important pour la Californie.

 

Elle rappelle que l'accord sur le climat de Paris de la COP 21 a uni le monde autour d'un même objectif : limiter le réchauffement climatique à 1,5 à 2 °C maximum. Cela exige un investissement massif dans les infrastructures à énergie propre. En effet, la population californienne est en constante augmentation, insiste-t-elle, et les objectifs de croissance sont importants. Et tout cela a forcément une influence sur le paysage et la consommation d'énergie.


Pour ce concours d'un nouveau genre, on a demandé aux ingénieurs-designers de soumettre des projets liant énergie propre et eau potable. Pourquoi ? Car les besoins californiens associent ces deux contraintes en même temps. Pour répondre à ce double défi, l'entreprise canadienne Khalili Engineers a choisi d'alimenter un dispositif de dessalement électromagnétique à l'aide de l'énergie solaire. Mieux encore, en accord avec l'aspect artistique, éducatif et environnemental du concours, leur création offre un design exceptionnel.

 

Comment ça marche ?

Les panneaux solaires fournissent de l'énergie pour pomper l'eau de mer. Grâce à un processus de filtration électromagnétique sous le pont de la structure, l'eau est débarrassée de son sel tout doucement. Ensuite, l'eau est dirigée vers la ville. C'est un réel progrès et une vraie évolution pour le futur, explique son concepteur.

 

La centrale est un joli bâtiment très aéré et brillant, visible depuis la plage de Santa Monica. Elle serait capable de fournir 10 000 MWh chaque année qui produiront à leur tour 4,5 milliards de litres d'eau potable. Compte tenu de la sécheresse actuelle en Californie et de la pénurie d'eau, un réseau de micro-générateurs urbains comme celui-ci pourrait compléter la production d'énergie à plus grande échelle.

Source : comment économiser.fr

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30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 12:57
«Le soja qui nous prive de nos terres sert à nourrir vos bœufs», explique un Indien du Brésil

 

  • Un Indien venu du Brésil est à Lille pour dénoncer l’expropriation des terres dont son peuple est victime.
  • Les terres sont utilisées pour des grandes cultures de canne à sucre ou de maïs et soja transgéniques.
  • Les droits des peuples indiens sont inscrits dans la constitution brésilienne.

 

Il dénonce la perte de territoire que subit son peuple au Brésil. Pendant trois jours de conférences et d’animation à Lille*, Ladio Veron est le porte-parole de l’ethnie Guarani Kaïowa installée dans le sud du Mato Grosso, près de la frontière paraguayenne. Ce chef explique à 20 Minutes les raisons de son combat et de sa venue en Europe.

 

Quel problème rencontre votre peuple ?

 

En 1988, la constitution brésilienne a garanti des droits aux peuples autochtones, dont la délimitation des terres ancestrales. Mais cela n’a toujours pas été mis en place. Nous voyons des grandes entreprises agricoles s’approprier les terres pour y cultiver de la canne à sucre, du soja ou du maïs transgénique et nous ne sommes même pas sûrs de pouvoir garder les petites parcelles qui nous restent au milieu de cette mer de cannes à sucre.

 

Qu’attendez-vous de votre séjour à Lille et en Europe ?

 

C’est la première fois que je quitte le Brésil. Nous voulons mobiliser l’opinion internationale. Nous craignons de voir de nouvelles terres privatisées pour exploiter une importante nappe phréatique. En 1953, quand la division administrative des terres a été effectuée, nous avions 600 peuplements sur notre territoire : 300 ont été détruits, les 300 autres ont été déplacés. Il ne reste que 45.000 Kaïowas à garder les croyances, la langue et les rites.

 

Existe-t-il une mobilisation des peuples indiens au Brésil ?

 

Pas seulement au Brésil. Les Guaranis sont représentés dans plusieurs pays d’Amérique du Sud. Du 22 août au 1er septembre, nous organisons une assemblée guarani baptisée Aty Guasu où nous évoquerons la possibilité de reprendre possession de nos terres, y compris par la force. Mon père, Marcos a été assassiné en 2003 pour avoir réoccupé une partie du territoire ancestral. Depuis 2014, 380 chefs ont été tués.

 

Qui vous soutient en Europe ?

 

Trois sénateurs anglais, irlandais et espagnol et quatre parlementaires espagnols et italiens. Nous avons fait une demande auprès de sénateurs et parlementaires français mais personne ne nous a répondu. A la mairie de Lille, nous devons rencontrer la responsable des relations internationales, mais j’ai oublié son nom. Nous voulons faire comprendre que les problèmes que nous rencontrons ont un lien avec vous. Le soja qui nous prive de nos terres sert à nourrir vos bœufs.

 

* - Ce samedi 27 mai : à 12h, rencontre familiale à la barraca Zem, 38, rue d’Anvers ; à 14h, jeux d’enfants en langue brésilienne, musique et vidéo Guarani à la gare Saint-Sauveur ; à 16h30, marche festive et rendez-vous à 17h, à la ferme urbaine de la gare Saint-Sauveur, 17, rue Jean-Baptiste-Lebas.
- Dimanche 28 mai, à 17h, au ciné Saint-So de la gare Saint-Sauveur, 17, rue Jean-Baptiste Lebas.
- Lundi 29 mai : entre 14h et 17h, conférences et débat, puis, à 18h, projection du documentaire Martirio sur 30 ans de vie chez les Guaranis kaïowa, à l’Espace Culture de l’université de Lille-1 (M° Cité Scientifique) à Villeneuve d’Ascq.
Du 27 au 29 mai, exposition photo au Café citoyen, 7, place du Vieux Marché aux Chevaux.

 

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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 06:10
La Suisse tourne le dos au nucléaire

 

Le référendum! La plus belle et la plus noble façon d'honorer une démocratie est de donner la parole à son peuple.

Une majorité des électeurs suisses a accepté dimanche par référendum de tourner progressivement le dos au nucléaire et de favoriser à sa place les énergies renouvelables, selon les premières tendances après la fermeture des bureaux de vote.

D'après les premiers dépouillements, la nouvelle loi sur l'énergie, soutenue par le gouvernement et le Parlement, a été acceptée, a indiqué l'institut de sondages gfs.bern.

 

Résultats finaux en début de soirée

 

A Zurich, canton le plus peuplé de Suisse, le «oui» atteindrait presque 60% et à Genève il dépasserait les 70%. Les premiers résultats chiffrés pour l'ensemble du pays sont attendus en début d'après-midi et les résultats finaux en début de soirée.

«Pour tous les écologistes, qu'ils soient politisés ou non, c'est un jour historique dans le pays», a déclaré la députée des Verts, Adèle Thorens Goumaz, à la télévision suisse publique RTS. «La Suisse va entrer dans le 21e siècle énergétique, ce sera un signal fort», a-t-elle dit.

Tous les partis avaient apporté leur soutien à la nouvelle loi, à l'exception du premier parti de Suisse, l'UDC (Union démocratique du centre), parti populiste anti-européen et anti-immigration

 

Un processus entamé après Fukushima

 

Cette nouvelle loi est le résultat d'un long processus engagé après l'accident nucléaire de Fukushima, provoqué par un gigantesque tsunami, en mars 2011, au Japon. La loi vise à promouvoir les énergies renouvelables comme l'hydraulique, le solaire, la géothermie et la biomasse.

Quelques semaines après la catastrophe de Fukushima, la Suisse, qui compte cinq réacteurs nucléaires produisant environ un tiers de l'électricité du pays, avait décidé de sortir du nucléaire vers 2034, tout en indiquant que cette date restait théorique. Les autorités avaient précisé que les centrales devraient vraisemblablement être débranchées après environ 50 ans, voire 60 ans, d'exploitation.

Depuis cette décision, le gouvernement suisse (qui fonctionne sur le principe du consensus et est formé de sept ministres représentant les quatre grands partis) a travaillé à l'élaboration de la stratégie énergétique, dont la mise en oeuvre est prévue par étapes d'ici 2050.

 

Aucune nouvelle centrale construite

 

Le premier volet de cette stratégie, sur lequel les Suisses se prononcent dimanche, vise notamment à réduire la consommation d'énergie. Elle fixe entre autres des valeurs indicatives de consommation énergétique moyenne par personne et par année: à savoir, par rapport au niveau de l'an 2000, une réduction de 16% d'ici à 2020 et de 43% d'ici à 2035.

Elle interdit également la construction de nouvelles centrales nucléaires. Les centrales existantes pourront toutefois rester en service aussi longtemps que leur sûreté sera garantie.

Ce programme a été accepté par le Parlement l'automne passé, mais l'UDC a lancé avec succès un référendum contre la nouvelle loi, estimant que la mise en oeuvre du texte entraînerait des coûts élevés, menacerait l'approvisionnement énergétique et défigurerait le paysage avec la multiplication des éoliennes et les panneaux solaires.

 

Le coût de cette transition énergétique en débat

 

D'après l'UDC, la transformation de l'ensemble du système énergétique inscrite dans la nouvelle loi va coûter quelque 200 milliards de francs suisses (183 milliards d'euros) jusqu'en 2050. Pour un ménage de quatre personnes, cela représente, selon ce même parti, 3.200 francs suisses (2.900 euros) par an de frais et d'impôts supplémentaires.

«Payer 3.200 francs de plus ... pour une douche froide?» a ironisé ainsi l'UDC dans ses affiches électorales que l'on peut voir dans les rues et gares de la Confédération.

Le gouvernement estime de son côté qu'un ménage de quatre personnes ayant une consommation électrique moyenne devra payer 40 francs suisses (36,5 euros) par an de plus qu'aujourd'hui. Il souligne par ailleurs que ce surcoût pourra être compensé par une meilleure efficacité énergétique, avec par exemple une réduction des frais de chauffage. «Je reste inquiète pour l'avenir, il faudra se battre que pour les 40 francs annoncés soient respectés», a déclaré la députée UDC, Céline Amaudruz, à la RTS.

 

 

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