Un puits de gaz de schiste provoque 109 séismes

Publié le par Notre Terre

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En une année, entre janvier 2011 et février 2012, pas moins de 109 séismes ont été détectés dans les environs de Youngstown, une ville de 70 000 âmes à la frontière de l’Ohio et de la Pennsylvanie, au cœur d’une région riche en gaz de schiste. Selon la revue scientifique Journal of Geophysical Research, c’est d’ailleurs un puits de forage de gaz de schiste, Northstar 1, qui a provoqué ces 109 séismes dans une zone où aucun tremblement de terre n’avait été enregistré par le passé. L’étude montre le lien entre la fracturation hydraulique, les injections de liquide à haute pression dans les failles souterraines, et l’activité sismique. Celle-ci a commencé deux semaines après les premières opérations de fracturation. Les secousses se sont arrêtées après la fermeture du puits fin 2011.


« Nous avons constaté que l’apparition, puis la disparition des tremblements de terre étaient liés à l’activité du Northstar 1. Les tremblements de terre étaient localisés dans les failles souterraines près du puits d’injection. Ces secousses sont probablement dues aux eaux usées introduites à haute pression dans la roche, provoquant des glissements », précise l’auteur de l’étude, le sismologue Won-Young Kim, professeur à l’Université de Columbia, cité par le site Enerzine. « En 2011, les tremblements de terre ont migré d’est en ouest sur toute la longueur de la faille, une indication qui montre que les tremblements de terre sont causés par l’expansion de la ligne de pression. »Située entre 3,5 et 4 km de profondeur, la grande majorité des secousses étaient des microséismes, d’une magnitude inférieure à 1,8. Mais le plus important a atteint une magnitude de 3,9, donc considéré comme mineur ou léger sur l’échelle de Richter.

 

Le puits en question appartient à la compagnie pétrolière, D&L Energy Group, basée à Youngstown. La compagnie est également mise à l’index par l’Agence états-unienne de protection de l’environnement (EPA) pour avoir rejeté dans la rivière voisine un mélange de pétrole, de boues de forage et de chlorure de sodium.

 

 


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La mer serait en train de boullir à Fukushima

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Une photo publiée sur Twitter montrant une mer bouillante au large de la centrale de Fukushima est en train de faire le buzz.

 

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Traduction du commentaire :

La mer est en train de bouillir au large des côtes de Fukushima au Japon et l'image de ce phénomène dévastateur a récemment été nommée "Photo du jour" par Coolbuster.

Si c'est fâcheux pour la faune et la flore des côtes japonaises, cela pourrait avoir des conséquences encore pires pour le continent Nord Américain.

Si les fuites de radiations se poursuivent, les eaux bouillantes pourraient se répandre à travers l'océan Pacifique jusqu'à la côte Ouest des USA ce qui causerait une énorme catastrophe environnementale.


Cette nouvelle apparaît 2 semaines après que Tepco eut annoncé que 330 tonnes d'eau hautement radioactive se sont échappées d'un des réservoirs de l'installation.

 

A suivre.

 

 


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L’agriculture urbaine‏ est en plein essor

Publié le par Notre Terre

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« L’agriculture urbaine ne permettra jamais d’atteindre une autosuffisance alimentaire pour de grandes villes. Cependant, elle pourrait devenir le mode de culture le plus économique et le plus rentable, notamment en termes d’énergie et de transport ».


L’effet démultiplicateur des apports de la participation citoyenne avec l’agriculture urbaine comme celle impulsée par les Incroyables Comestibles est reconnu par des études récentes. Ce n’est pas un hasard si la Ville de Paris soutient le mouvement participatif des citoyens jardiniers solidaires depuis plus d’un an par l’appel à participer lancé depuis la Maison des Acteurs du Paris durable et plus récemment par l’accueil des actions pédagogiques qui ont été menées sur les parvis de l’Hôtel de Ville en partenariat avec les représentants du collectif « Projet Vergers Urbains » composé du réseau informel d’acteurs issus des villes en transition, de la permaculture et du mouvement des Colibris impliqués à titre personnel ou associatif dans différentes structures visant à promouvoir les « cultures » urbaines.

L’agriculture urbaine s’est fortement développée ces dernières années par la mise en place de jardins partagés, d’associations de type AMAP (Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne), de systèmes de cultures sur les toits ou d’actions collectives citoyennes comme le mouvement des incroyables comestibles. Les circuits courts gagnent des adeptes.
Une étude de l’Institut Bruxellois pour la Gestion de l’Environnement menée en juin 2012, intitulée « Système d’alimentation durable », a comptabilisé les surfaces potentiellement cultivables dans la ville de Bruxelles pour le maraîchage, la fruiticulture ou l’aquaponie, techniques de cultures biologiques intensives à main d’œuvre intensive.

En comptant les terrains vagues, les jardins, les parcs et les toitures plates où la culture pourrait être envisagée, la superficie totale cultivable serait de 1300 hectares, générant plusieurs milliers d’emplois à temps plein. D’après les expérimentateurs de l’autosuffisance alimentaire, il est généralement admis qu’en régime à prévalence végétarienne, un hectare est nécessaire pour nourrir une famille. 1300 hectares sur la Ville de Bruxelles ne permettront donc pas d’assurer la sécurité alimentaire de la ville.

L’agriculture urbaine ne permettra jamais d’atteindre une autosuffisance alimentaire pour de grandes villes au vu des surfaces potentiellement cultivables. Cependant, elle pourrait devenir, d’ici quelques années, le mode de culture le plus économique et le plus rentable, notamment en termes d’énergie et de transport dans un contexte d’énergies fossiles toujours plus chères. Ce sont dans les villes que se trouvent à la fois les bouches à nourrir et la main-d’œuvre disponible, ce qui fait de ce mode d’agriculture un gisement d’emplois non négligeable à l’échelle européenne.

 

 

Publié dans Les bonnes nouvelles

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La détresse d'un paysan expulsé de ses terres par "le grand Lyon"

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Le béton et le goudron à la place de la Terre.

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la fonte des glaces arctiques pourrait coûter 45 000 milliards d’euros

Publié le par Notre Terre

réchauffement climatique

 

Des chercheurs ont estimé le coût pour l’économie mondiale de la fonte des glaces du pôle nord : 60.000 milliards de dollars (soit 45.000 milliards d’euros). Un impact qui serait du aux millions de tonnes d’un puissant gaz à effet de serre, le méthane que contient la banquise. -


Si les glaces arctiques fondent et libèrent le méthane emprisonné sous elles, le coût pourrait atteindre 60.000 milliards de dollars (45.000 milliards d’euros), soit presque autant que la valeur de l’économie mondiale en 2012, déclarent des scientifiques dans la revue Nature. En effet, au rythme actuel de la fonte des glaces, des quantités immenses de gaz à effet de serre seront bientôt libérées dans l’atmosphère et aggraveront le réchauffement climatique. Une véritable bombe à retardement qui pourrait coûter très cher à l’économie mondiale.

Encore plus actif que le CO2

Le méthane est un gaz à effet de serre très puissant, vingt fois plus actif que le CO2. Il est produit par la dégradation des matières organiques, et on estime qu’il en existe près de 50 milliards de tonnes sous les glaces de la mer de Sibérie orientale. Sous l’ensemble du pôle nord, les quantités s’élèvent à plusieurs centaines de milliards de tonnes, et la libération, ne serait-ce que d’une fraction, engendrerait une catastrophe climatique sans précédent.

Alors que la hausse des températures du globe est déjà bien entamée, et que l’on a enregistré l’année dernière un nouveau record, la fonte des glaces libère de plus en plus de méthane emprisonné. Un scénario évoquant la libération d’une importante quantité de gaz n’est donc pas qu’une éventualité. Et les répercussions sur le climat et les conditions de vie globales difficiles à imaginer.

Des conséquences désastreuses

C’est ce qu’ont voulu évaluer des chercheurs en climatologie des universités de Cambridge et de Rotterdam, grâce à une modélisation informatique. L’impact économique calculé ne concerne que la mer de Sibérie, « et le prix total pour tout le méthane du cercle Arctique serait bien plus lourd« , déclarent-ils.

Le logiciel, appelé PAGE09, est utilisé par l’EPA, l’Agence de Protection de l’Environnement américaine, et une de ses précédentes versions a permis l’élaboration du rapport Stern en 2006, premier rapport sur le changement climatique mené par un économiste et non par un climatologue. La simulation a été lancée 10.000 fois, assurant un résultat solide, et prend en compte une large quantité de facteurs, comme la hausse des températures, du niveau de la mer, les sécheresses et inondations, les répercussions sur la santé publique.

« C’est le premier calcul de ce type dont nous ayons connaissance« , explique Chris Hope, l’un des auteurs, « et nous sommes prêt à recevoir les avis et l’aide de quiconque souhaitant y participer. Mais nous n’avons plus beaucoup de temps ! C’est tellement énorme et rapide, les gens ont le devoir de se réveiller et de voir la vérité en face« .

Une « bombe économique à retardement »

Les calculs ont pris en compte un scénario où le méthane serait relâché petit à petit sur 30 ans, ou avec un largage instantané. Dans les deux cas, les conséquences désastreuses restent les mêmes, et ce sont les pays en voie de développement qui subiraient 80% des dommages. Aussi, les auteurs qui concluent à une véritable « bombe économique à retardement« , invitent les gouvernements à agir rapidement avant qu’il ne soit trop tard.

 

 


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