12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 07:26

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a souligné lundi que la pollution de l'air était beaucoup plus dangereuse pour la santé que ce que l'on pensait auparavant, appelant à l'adoption rapide d'un plan d'action mondial pour combattre l'un des " plus graves dangers pour la santé humaine ".

 

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L'avertissement a été lancé ce week-end à Paris lors de la réunion de la Coalition pour le climat et l'air pur (CCAP), qui fait partie du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE). Des experts ont prévenu que la pollution de l'air intérieur était devenue le premier facteur de risque sanitaire en Asie du Sud, et le deuxième en Afrique de l'Est, centrale, en Afrique subsaharienne occidentale et en Asie du Sud-Est.

" Les estimations montrent que 3,5 millions de personnes meurent prématurément chaque année de la pollution de l'air dans les foyers et 3,3 millions de la pollution de l'air extérieure ",  ( Ajout N/a : CA FAIT 7 MILLIONS AU TOTAL CA ....NON?)  a déclaré le Dr Maria Neira, Directrice du Département de la santé publique et de l'environnement de l'OMS, lors de la réunion de la CCAP.

Selon la CCAP, les principaux facteurs de la pollution sont les polluants " de courte durée de vie ", ou PCDV, à l'origine de la détérioration de la santé, des pertes de récoltes et des changements climatiques.

Les PCDV proviennent aussi bien des moteurs diesel et des émanations de poêles de mauvaise qualité que de la combustion du pétrole et du gaz naturel et des émissions de déchets. De nombreux poêles dégagent du monoxyde de carbone et autre polluants qui excèdent jusqu'à 100 fois les normes maximales recommandées. ( Ajout N/A...là à mon avis ils n'ont pas bien creusé le sujet...et je vous invite à lever le nez au ciel...si vous voyez d'étranges nuages pas de panique ....appelez météo France...Pour sûr ils ne seront pas vous répondre...y a des nuages comme ça ils ont pas de nom scientifique...ben vi on arrête pas le progrès....)

Le PNUE souligne la nécessité de lancer des actions de toute urgence pour limiter de façon " drastique " le nombre de décès provoqués par la pollution de l'air, notamment en limitant les émissions de carbone des poids lourds, une priorité de la CCAP.

La CCAP a ajouté que des efforts ont d'ores et déjà été déployés grâce à des technologies modernes capables de réduire de 10 à 50% les émissions de polluants de la production de briques, et que des projets de distribution de poêles " propres " avaient été mis en place, comme par exemple au Bangladesh.

 

 


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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 09:27

 Des milliers d’objets de la vie courante en contiennent. Et pourtant, le bisphénol A (ou BPA), utilisé pour la fabrication du polycarbonate, ce plastique dur et recyclable, présente des risques pour la santé, notamment pour les femmes enceintes. L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a rendu, mardi 9 avril, un rapport concernant ces risques. Selon elle, 80% de la contamination se fait par le biais de l’alimentation. Pour vous permettre d’y voir plus clair, francetv info dresse la liste (non exhaustive) des produits où l’on trouve du bisphénol A.

 

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 Les bouteilles d’eau, les ustensiles de cuisine…

Selon l’Anses, ce composé se retrouve dans de très nombreux objets de la cuisine : douilles à pâtisserie, bacs de réfrigérateur, mixeurs. Le BPA est aussi présent dans les objets en plastique, telles les bouteilles d’eau ou les bonbonnes des fontaines à eau. Depuis juin 2010, il est interdit de l’utiliser pour la composition du plastique des biberons.

 

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La solution : regarder les pictogrammes notés sur les emballages. Comme l’explique Le Figaro, leurs chiffres montrent si le produit est recyclable ou non, ce qui permet de savoir si le matériau est fait en polycarbonate et donc contient du bisphénol. De 1 à 6, il n’en contient pas, mais peut malheureusement contenir d’autres substances nocives. En revanche, si un 7 est inscrit, accompagné des lettres PC, cela signifie que le produit contient du BPA.

Les boîtes de conserve et autres contenants

Ce perturbateur hormonal est aussi très répandu dans les boîtes de conserve, qui contiennent souvent un vernis intérieur avec du BPA. Selon l’Anses, elle représentent 50% de l’exposition alimentaire total, surtout si elles contiennent des aliments acides. Mieux vaut donc se tenir éloigné des boîtes de pulpe de tomate. Le magazine Terra Eco (accès abonnés) pointe de son côté l’usage de BPA dans les canettes de Coca Cola, mais l’autorité sanitaire indique au contraire qu’elles n’en contiennent « a priori » pas.

 La solution : attendre la mise en place de la loi votée en 2012 sur l’interdiction du bisphénol A dans les contenants alimentaires. Elle prendra effet dès 2013 pour les produits destinés aux enfants de moins de 3 ans, et en 2015 pour les autres. En attendant, vous pouvez opter pour le verre ou pour d’autres matériaux garantis sans BPA, que vous pouvez retrouver sur le site sans-BPA.com. Autre geste important : éviter de faire chauffer ses aliments dans des contenants en plastique. C’est lorsqu’il est chauffé que le BPA migre dans la nourriture.

Les tickets de caisse et reçus de carte bancaire

Le bisphénol A se trouve aussi dans les papiers thermiques. Vous en touchez (presque) tous les jours, notamment si vous tenez un commerce, puisqu’il s’agit des tickets de caisse ou des reçus de carte bancaire. L’Anses a prévenu, mardi, que la profession de caissière faisait partie des métiers à risque dans ce domaine. Certaines enseignes ont banni le bisphénol A. Mais, comme l’explique L’Express, il est remplacé par du bisphénol S, jugé tout aussi nocif.

 La solution : mettre des gants ou revenir à l’encre. Mais cette idée, avancée par RTL, présuppose de changer l’ensemble des machines. De son côté, la ministre de l’Ecologie, Delphine Batho, a annoncé qu’elle proposerait à la Commission européenne l’interdiction du BPA dans les tickets de caisse.

Les portables, sèche-cheveux, lunettes, DVD…

La liste est longue des objets contenant du bisphénol A, car ce composé rend le plastique incassable et résistant à de très fortes chaleurs. Les CD, DVD, sèche-cheveux, micro-ondes, ordinateurs, téléphones ou encore voitures en contiennent. Même vos lunettes !

 

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La solution : chasser le bisphénol de tous les objets. C’est ce que tente de faire le Canada. Le pays a classé le bisphénol A comme substance toxique en 2010. Reste un défi : remplacer ce composé chimique très utilisé par un équivalent non nocif.

 

 

10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 12:51

Ces dix dernières années, l'atmosphère ne s'est pas réchauffée autant que ce que prévoyaient les climatologues. Le changement climatique n'est pas remis en cause pour autant, et les océans sont les principaux témoins de cette évolution du climat.

 

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Pour la revue Scientific American, les océans observent un changement climatique important, atteignant dans certaines régions un réchauffement de 2°C. Dans une infographie réalisée par des chercheurs de MarineExplore, un institut de recherche américain spécialisé dans les données océanographiques, les changements de températures sont observés depuis 1900.

Si l'océan Austral s'en tire plutôt bien, l'état des températures de l'océan Arctique est plus mitigé. En effet, on y observe une augmentation de 2°C dans certaines zones.


L'autre constat -pas vraiment rassurant non plus- porte sur l'impact du réchauffement climatique par rapport à la profondeur des eaux. Et là, les conclusions sont assez éloquentes: le changement de température se répercute jusqu'à 700 mètres de profondeur. La revue avait, à ce titre, consacré une enquête permettant d'observer l'évolution des profondeurs marines.

Le réchauffement des océans n'est pas une nouveauté. Une récente étude a montré les phénomènes d'évolution climatique dans les océans depuis 2004.

«L'océan absorbe la quasi-totalité du rayonnement solaire, et le réémet essentiellement sous forme de chaleur», souligne le site Futura Sciences. Aujourd'hui, près de 90% du réchauffement climatique concernerait les océans.


Les perspectives d'avenir pour nos océans sont assez critiques, donc. Il y a quelques mois de ça, on apprenait, par exemple, que les océans devenaient de plus en plus acides et que le niveau des mers monterait plus vite que prévu. La Californie devrait être particulièrement touchée par la montée du niveau de l'océan Pacifique, évaluée entre 42cm et 1,67m d'ici 2100.

 

 

 

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 12:42

Une étude publiée en février par l'ONG américaine Center For Food Safety détaille les pratiques agressives des compagnies semencières pour imposer leurs règles. Restriction des droits des agriculteurs, enquêtes et procès font partie du contrat lors de l'achat de semences brevetées. 

 

PESTICIDES

 


Les juges de la Cour suprême américaine ont balayé la plaidoirie de l'avocat d'un agriculteur de l'Indiana, venu défendre son droit à replanter des graines. Le Président de la Cour suprême a donné le ton en début de séance : « Pourquoi quelqu'un dépenserait-il de l'argent pour essayer d'améliorer des semences si, aussitôt qu'il a vendu la première, quiconque peut en cultiver plus et multiplier les graines autant qu'il le veut ? ». Cette audition du 27 février n'est qu'une étape dans le procès en appel qui oppose Hugh Bowman à Monsanto. Le jugement sera rendu en juin. Mais, à la lecture du compte-rendu de séance, tout conforte déjà Monsanto dans son droit d'exiger des royalties sur l'ensemble des semences possédant ses caractères GM brevetés, même s'il s'agit de la deuxième ou troisième génération de graines. 

L'accusé avait pourtant acheté légalement un mélange de graines à un revendeur. N'ayant signé d'engagement avec aucune compagnie semencière, Bowman s'estimait libre de disposer de ces graines, même si, parmi-elles, certaines étaient des OGM. L'agriculteur a donc conservé les graines de sa récolte pour les replanter par la suite. Bien mal lui en a pris. Le principe d'épuisement du droit de brevet, selon lequel le détenteur d'un brevet ne peut plus revendiquer le contrôle d'un article après l'avoir vendu, ne s'applique pas pour les nouvelles générations de graines. L'agriculteur est donc passible des 85 000 dollars de dommages et intérêts réclamés par Monsanto. 

Dupont a engagé une centaine « d'enquêteurs agricoles » pour contrôler les cultures 

Pour les organisations paysannes et écologistes opposées aux OGM, ce jugement est emblématique de la mainmise des géants de l'industrie semencière sur l'agriculture. Dans une étude publiée en février dernier, l'ONG américaine Center for food safety (CFS) détaille les pratiques agressives des multinationales de l'agrochimie pour garantir leur contrôle de l'utilisation des semences. Monsanto reste la multinationale la mieux connue pour son acharnement juridique contre les agriculteurs américains. Fin 2012, la firme aurait reçu 23,5 millions de dollars suite à des procès pour violation de ses brevets. Le montant réellement perçu par la compagnie serait de quatre à huit fois supérieur, en tenant compte de tous les contentieux réglés à l'amiable, selon le CFS. Monsanto enquêterait ainsi environ 500 agriculteurs chaque année pour s'assurer qu'ils respectent ses conditions d'utilisation des semences. 

D'autres firmes suivent le même chemin. Dupont, la deuxième compagnie semencière après Monsanto, a engagé en 2012 près d'une centaine « d'enquêteurs agricoles » au Canada et aux États-Unis. « Souvent des anciens officiers de police », selon l'enquête. Leur rôle, prélever des échantillons de récolte dans les champs et les envoyer aux laboratoires de Dupont pour pister d'éventuelles graines brevetées. Syngenta, BASF et Pioneer multiplient aussi les plaintes contre des agriculteurs pour une utilisation illégale de leurs semences brevetées, OGM ou non. Les compagnies signent également des accords entre elles afin de mutualiser leurs traquent des fraudeurs. Ainsi, Syngenta peut agir au nom de Dow ou Monsanto pour protéger leurs brevets. Pour le CFS, l'oligarchie des semences organise ainsi sa domination. Monsanto, Dupont, Syngenta, Dow et Bayer représentent près de 60 % du marché mondial des semences. 

Des États légifèrent pour protéger les agriculteurs contre les industriels

Pour les firmes, l'enjeu est d'obliger les agriculteurs à acheter de nouvelles semences chaque année. Ils utilisent pour cela un arsenal réglementaire : avec l'achat de graines, l'agriculture s'engage systématiquement à respecter « l'accord d'utilisation de la technologie » de la compagnie semencière. Ces contrats interdisent certaines pratiques agricoles, comme conserver des semences ou les redistribuer. Dans ces règlements, les industriels balisent aussi les responsabilités. Une firme ne peut ainsi être tenue responsable des contaminations de semences OGM dans des champs voisins. En revanche, elle peut poursuivre un fermier qui cultive des semences brevetées involontairement, à cause de contamination ou de repousse de l'année précédente. 

En achetant des graines, les agriculteurs s'engagent aussi à ouvrir leur porte aux enquêteurs. Ces derniers sont autorisés à puiser dans les registres de l'entreprise agricole, à prélever des cultures et à accéder aux informations fournies aux administrations publiques, comme la Farm Service Agency. Si la firme suspecte une fraude, l'agriculteur a quelques jours pour prouver sa bonne foi. Pour infléchir la puissance des industriels, certains États ont passé des lois de « protection des agriculteurs » qui obligent notamment leur accord préalable avant chaque prélèvement sur leurs cultures. Ces lois imposent également que les contentieux soient réglés dans la juridiction dans l'État de résidence du cultivateur, et nom dans l'État accueillant le siège social de la compagnie comme le réclament certaines firmes. 

Pour le Center for Food Safety, les préjudices ne se limitent pas aux procès et aux pertes de droits des agriculteurs. L'ONG épingle aussi le renchérissement du coût des graines, la perte de biodiversité et l'entrave à la recherche. Des scientifiques ont écrit à l'Environmental Protection Agency (EPA) en s'alarmant des nombreuses restrictions sur la recherche liées aux brevets et aux contrats encadrant l'utilisation des semences.

 

 


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