Les 5 aliments provenant de Chine que vous devez à tout prix éviter

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Les scandales alimentaires chinois font les gros titres depuis des années. De la mélamine mortelle dans les produits laitiers, au miel nuisible, la Chine a longtemps permis aux produits alimentaires toxiques (et autres exportations dangereuses) de franchir ses frontières. La plupart des médias américains mais aussi le gouvernement américain n’ont pas fait suffisamment d’efforts pour informer le public sur le fait que la nourriture en provenance de Chine peut être dangereuse et qu’elle est rarement inspectée par la FDA (Food and Drug administration). Les Inspecteurs de la FDA n’examinent que 2,3% de toutes les importations alimentaires. Ainsi, c’est aux consommateurs de protéger leur santé en faisant des choix intelligents sur ce qu’il faut présenter à table.

 

Voici le top 5 des produits importés de Chine que vous devez surveiller.


 

1) le tilapia

 

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Le tilapia est un poisson souvent très apprécié. Sur tous les marchés alimentaires, on fait la promotion du tilapia avec un chef sur place et une dégustation gratuite. Les publicités télévisées sur le tilapia sont fréquentes. Pourtant, 80% de l’arrivage du Tilapia (444,2 millions d’euros par an) proviennent de Chine.


 

Il est bien connu, en Chine, que les pisciculteurs ne laissent pas leurs enfants manger les fruits de mer qu’ils cultivent. Il y a quelques années un reportage, en Chine, évoquait le cas d’une jeune fille vivant dans un village de pisciculture commençant à avoir ses règles à 7 ans, en raison des niveaux élevés d’hormones utilisées. Les pisciculteurs utilisent des antibiotiques puissants et des hormones de croissance pour garder le poisson vivant, souvent dans des conditions d’élevage révélant un manque chronique d’hygiène et une surpopulation.


 

2) Le cabillaud

Environ 51% du cabillaud sur le marché américain provient de Chine, soit environ 82,1 millions d’euros par an. Ce qui est vrai pour le tilapia est également valable pour l’élevage du cabillaud.

 

3) Le jus de pomme

Si vous achetez un jus de pomme bon marché qui n’a pas très bon goût, voilà un produit qui a peut-être parcouru une grande distance, toute la route venant de Chine. Environ 50% du jus de pomme vendus aux États-Unis provient de la Chine, approximativement 1.395 millions de litres par an.

 

4) Champignons traités

Essayez de vous tenir à l’écart des champignons en conserve, 34% des champignons traités proviennent de Chine, soit 73,1 millions d’euros par an.

 

5) L’ail

Il y a plusieurs façons pour l’ail d’intégrer toutes sortes de produits alimentaires transformés. Environ 31% de l’ail, où 252,8 millions d’euros par an, viennent de Chine. Vous pouvez voir l’étiquette «produit biologique», mais en réalité, il n’y a pas de tiers pour vérifier et certifier les produits «bio» en Chine. Pour faire un profit, n’importe qui peut étiqueter un produit comme «biologique».

 

L’information ci-dessus est basée sur les données de 2011, présentées le 8 mai 2013 oralement devant le Comité de la Chambre des Affaires étrangères, durant une audition sur la Menace des Denrées Alimentaires Dangereuses, issues de Chine. Les importations alimentaires en provenance de Chine ont augmenté d’environ 7% chaque année.

 

Si vous vous demandez à quels points ces produits alimentaires pourraient être dangereux pour votre salut, consultez les rapports sur la pollution de l’environnement en Chine.

Les résidus de pesticides sur fruits, légumes et aliments transformés, alors qu’ils entrent dans la chaîne alimentaire, ont longtemps posé un problème. La Chine est le plus grand producteur de pesticides du monde. Elle n’a pas réussi à résoudre la question des résidus chimiques dangereux ou illégaux sur les denrées alimentaires: un fait mis en évidence par les taux maximaux élevés de résidus admissibles de la nation.

 

Comprendre le problème de la pollution en Chine

 

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Selon le South China Morning Post, «non moins de 70% des rivières et des lacs chinois sont pollués par les installations industrielles comme les usines chimiques et textiles».
Récemment, les habitants de la province du Zhejiang, l’une des moins polluées en Chine, ont offert 300.000 yuans (37.690 euros) pour voir les responsables gouvernementaux se baigner dans le cours d’eau local.

 

À Pékin, l’ambassade américaine rapporte des communiqués concernant la pollution atmosphérique toutes les heures. Les Américains, vivant à Pékin, ont besoin de cette information pour décider, suite à cela, s’ils vont ou non sortir.

 

Il y a eu de nombreux rapports sur l’horrible pollution de l’air, de l’eau et du sol en Chine. Avec un tel niveau de pollution, il est presque impossible d’avoir des aliments sains.

 

 


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Ces maladies insoupçonnées causées par la pollution automobile

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Résistance à l’insuline entraînant des diabètes de type 2, hypertension artérielle pouvant provoquer des maladies cardiaques ou encore asthme chronique : les méfaits de la pollution automobile sont nombreux et dramatiques.


Pour la première fois, une étude lie pollution automobile et résistance à l’insuline (qui entraîne des diabètes de type 2). 

L’impact dramatique de la pollution automobile sur la santé est connu, mais une nouvelle étude pourrait bien révolutionner notre perception des dommages de cette pollution sur notre condition physique. Publiée dans le journal Diabetologia (en anglais), cette expérience montre que les enfants qui ont grandi dans des zones exposées à des hauts niveaux de pollution de l’air liée au trafic automobile sont plus résistants à l’insuline, ce qui entraîne une intolérance au glucose et est donc précurseur d’un diabète de type 2.


L’équipe allemande a collecté des échantillons de sang de 400 enfants de 10 ans, la plupart vivant à Munich, et ont analysé les émissions de pollution automobile autour de la maison où ils ont grandi (l’étude a également contrôlé le statut socio-économique, le poids à la naissance, l’Indice de Masse Corporelle et le tabagisme passif du foyer). Ce qu’ils ont trouvé est impressionnant : les résultats mettent en évidence des liens entre la proximité du lieu de résidence avec la grande route près de chez eux et le niveau de résistance à l’insuline de ces enfants. Concrètement, à chaque fois que la maison se rapproche de 500 mètres de la voie de communication très fréquentée et donc très polluée, la résistance à l’insuline augmente de 7% chez ces enfants de 10 ans.


Cette étude, comme le précise The Atlantic, est la première du genre à connecter l’exposition à long terme à la pollution automobile avec la résistance à l’insuline chez l’enfant. Reste à savoir si ces effets persistent si l’enfant déménage dans un lieu moins pollué, et surtout si ces réactions persistent jusqu’à l’âge adulte…


Ce n’est en tout cas pas le seul impact connu de la pollution automobile sur la santé. Ainsi, comme nous l’évoquions il y a quelques semaines, la pollution automobile pourrait être responsable de 14% des cas d’asthme chronique chez l’enfant. Un impact comparable à celui du tabagisme passif. C’est ce qui ressort d’une étude menée dans 10 grandes villes européennes et publiée dans la revue European Respiratory Journal.


Pour aboutir à cette conclusion, les chercheurs ont comparé l’exposition des enfants vivant à proximité d’un axe très pollué (transportant plus de 10 000 véhicules jour) à ceux vivant plus loin. Résultat : « Nous avons estimé que 33 200 cas d’asthme (soit 14% de l’ensemble des cas d’asthme observés chez ces enfants) pouvaient être attribués aux polluants automobiles (…) ce qui signifie en d’autres termes que ces cas ne se seraient pas produits si personne n’avait vécu dans ces zones », explique l’étude.


Enfin, il ne faut pas oublier que la pollution automobile n’est pas uniquement liée à ces gaz d’échappement. Elle est aussi sonore. La BBC rapporte qu’une équipe de l’université de Lund, en Angleterre, a découvert qu’une exposition journalière à un bruit moyen de 60 décibels augmente le risque d’avoir de l’hypertension artérielle de 25%. Au dessus de 64 décibels de moyenne par jour, le risque augmente de 90%. Pour rappel, l’hypertension artérielle entraîne des risques de problèmes cardiaques. Moralité, il faut vivre aussi loin que possible des grands axes routiers…


Le site Atlantico a interrogé le Dr Pierre Souvet, cardiologue et président de l’Association santé environnement France (ASEF).


Atlantico : Jugez-vous les résultats de cette analyse crédibles ? Comment les expliquer ?

Dr Pierre Souvet : A ma connaissance, c’est la première étude prospective qui a examiné la relation sur le long terme de la pollution atmosphérique liée au trafic à la résistance à l’insuline chez des enfants. Auparavant, plusieurs études chez l’homme et l’animal avaient évoqué la relation entre pollution de l’air et diabète ; probablement par l’effet de stress oxydatif que provoque les polluants sur les cellules. Il faudra poursuivre et amplifier les recherches sur ce lien qui montre une fois de plus l’étendue du problème de la pollution atmosphérique notamment parce qu’elle touche des millions de personnes.


Hormis la résistance à l’insuline, l’hypertension et l’asthme chronique, quelles autres maladies sont liées à la pollution automobile ?

Les polluants, notamment les oxydes d’azote et les particules fines qui pénètrent plus ou moins profondément dans l’organisme par l’appareil respiratoire vont avoir des effets oxydatifs, c’est-à-dire d’inflammation, sur les systèmes respiratoires (asthme, aggravation des pathologies respiratoires) et cardiovasculaires ; on s’aperçoit que les pathologies cardiovasculaires, dont les accidents vasculaires cérébraux, les coronaropathies et les infarctus du myocarde, sont augmentés. Des études ont également suggéré des effets sur le poids et la taille des bébés à naissance, ainsi que sur les capacités intellectuelles des enfants à l’âge de 5 ans exposés au trafic. Et bien sûr, les particules fines ont été classées cancérigènes.


Quelles sont les politiques mises en place pour lutter contre ce fléau ?


La pollution de l’air est responsable de 42 000 décès prématurés par an ; il me semble qu’on n’a pas pris encore la mesure de ce problème de santé publique majeur, dont le coût a été évalué entre 20 et 30 milliards d’euros par an et qui nécessite des mesures fortes, dont la fin à programmer de l’avantage fiscal du diesel (responsable d’importantes émissions de particules et d’oxyde d’azote), la valorisation des transports propres et en commun, la limitation de la circulation des véhicules en ville, la création d’ espaces verts, ne pas placer de crèches, d’écoles ou de lieux d’habitation près des grands axes routiers etc.


Que peut-on faire, à notre niveau, pour se protéger de ces dégâts ?


Les solutions doivent être majoritairement collectives, mais les effets de la pollution de l’air nous touchent individuellement. A notre niveau, nous pouvons tout de même agir, par exemple en aérant très tôt le matin ou très tard le soir, afin de ne pas faire entrer les polluants extérieurs ou en évitant  au maximum la proximité des grands axes routiers, surtout lorsque vous promenez les enfants ou que vous faites du sport . En inhalant plus d’air, l’enfant ou le sportif absorbent aussi plus de polluants et en subissent donc les effets de manière plus accentuée. Dès qu’il y a des espaces où la circulation est moins intense, notamment les espaces verts, la pollution diminue ; ce sont des lieux à privilégier

 

 

 


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Le Québec ferme son unique centrale nucléaire et dit non au gaz de schiste

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La Première ministre Pauline Marois a déclaré à l’issue de son premier conseil des ministres qu’elle mettait en oeuvre « l’engagement pris lors de la campagne de procéder à la fermeture de la centrale nucléaire  Gentilly-2« .


Ouverte en 1983 et arrêtée depuis fin juillet en raison d’une panne, cette centrale devait être rénovée pour poursuivre son activité. Le remplacement de son réacteur avait été évalué en 2008 à 1,9 milliard de dollars.

« Je veux que ce geste devienne un symbole pour le Québec, pour l’environnement et le bien-être des générations futures« , a dit Mme Marois lors d’une conférence de presse, précisant avoir demandé un rapport devant permettre à la fermeture de se faire « correctement« .


La majeure partie de l’électricité du Québec provient des immenses barrages hydro-électriques du nord de la province, Gentilly-2 ne contribuant que pour environ 2% de la production totale.


Par ailleurs, la ministre québécoise des Ressources naturelles Martine Ouellet a affirmé que le gouvernement indépendantiste souhaitait « un moratoire complet, tant sur l’exploration que sur l’exploitation du gaz de schiste« .

Face à l’indignation d’une partie de la population québécoise, le gouvernement sortant avait rendu quasi-impossible en mars 2011 de forer pour extraire ou chercher ce gaz naturel, et ce, le temps qu’un comité d’évaluation environnementale et stratégique sur le gaz de schiste enquête sur l’impact de cette industrie naissante sur le milieu naturel. Son rapport est attendu en octobre 2013.


Mais pour la ministre Ouellet, il n’y a guère de doute: « Je ne vois pas le jour où il y aura des technologies qui permettront une exploitation sécuritaire« , a-t-elle affirmé aux journalistes.

 

 

 


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Huile de palme : la déforestation va se poursuivre

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Le développement des plantations de palmiers à huile est à l’origine d’une déforestation massive en Indonésie et en Malaisie, les deux premiers producteurs mondiaux. Dès à présent, et après avoir favorisé l’essor des économies d’Asie du Sud-Est au prix de cette dévastation, le palmier à huile fait son grand retour en Afrique.

 

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extension de la déforestation sur l'île de Bornéo

 

 

Pour des raisons environnementales en effet, les grands producteurs asiatiques d’huile de palme ne peuvent plus étendre en toute liberté leurs plantations en Indonésie et en Malaisie, qui fournissent les quatre cinquièmes de la production mondiale. Or, la demande en huile de palme des pays du Sud, Chine et Inde en tête, qui consomment plus de 80 % de la production, est en forte progression. Et au Nord, les Etats-Unis et l’Europe accroissent quant à eux leur demande de 13 % chaque année depuis 2000.


L’industrie agro-alimentaire s’inscrit en tête de la demande avec 80 % de la consommation, suivie par l’industrie cosmétique, 19 %, et enfin les carburants, 1 %. La consommation d’un Européen est d’environ 60 kilos/an d’huile de palme, la consommation mondiale s’élevant à une vingtaine de kilos/an par personne.


Cette huile est aujourd’hui la plus consommée au monde (plus de 30 % du total des huiles végétales produites), devant l’huile de soja (24 %), de colza (12 %) et de tournesol (7 %). La production a été multipliée par deux tous les 10 ans depuis 30 ans pour atteindre près de 50 millions de tonnes cette année.

Et suite à la croissance démographique et au développement des agro-carburants dans le monde, on prévoit une augmentation de la demande en huile de 30 % d’ici 2020.


Déforestation


Au cours de la dernière décennie, ce sont chaque année 13 millions d’hectares de forêt qui ont été rasés de la surface de la planète, selon la FAO. Nul ne l’ignore plus, le binôme commerce du bois – exploitation du palmier à huile (Elaeis guineensis) est le premier responsable de ce désastre, orchestré par ces deux industries avec l’agrément des Etats.


Les palmeraies sont des monocultures cultivées sur des terres déboisées et exploitant une main d’œuvre bon marché. Elles surexploitent et empoisonnent les réserves en eau, en utilisant engrais et pesticides. Au bout de vingt ans d’exploitation, il ne subsiste rien qu’un sol dégradé.

Les plantations familiales représentent encore 60 % du secteur des plantations à l’échelle mondiale. Le reste des palmeraies est essentiellement exploité par de grands groupes d’envergure internationale, comme le malaisien Sime Darby, ou l’indonésien Sinar Mas, tous les deux sous le contrôle de capitaux chinois. Les multinationales occidentales de l’agro-alimentaire, comme Unilever (premier consommateur d’huile de palme au monde jusqu’en 2010), Procter & Gamble, Nestlé ou Cargill se sont retirées de la production et font maintenant appel à ces fournisseurs.


L’Indonésie, pratiquement rasée


 En Indonésie, 90 % des forêts ont été déboisés à cause du commerce du bois puis de la conversion en palmeraies. Selon une étude de la Banque Mondiale, 1,8 millions d’hectares de forêt vierge y sont rasés chaque année et, toujours selon cette étude, en ce qui concerne l’île de Bornéo, au rythme actuel, l’ensemble des forêts de plaine, hors zones protégées, auront disparu dans les 10 années à venir.


Bien sûr, cette déforestation est responsable de l’expropriation des populations locales, qui les prive de leur principale ressource. Bien souvent, celles-ci n’ont d’autre choix que de céder leur territoire ancestral à des investisseurs étrangers qui s’installent avec l’aide des pouvoirs politiques, voire de l’armée si nécessaire. Les rapports du World Rainforest Movement et les associations comme Survival International font état de menaces, de violences, de violations des droits de l’homme et de destructions de propriétés.


Ces forêts sont pourtant le refuge d’une rare biodiversité (l’Indonésie abrite de 10 à 15 % des plantes, mammifères et oiseaux connus au monde). Certaines espèces animales, dont les emblématiques orangs-outans, les éléphants, et les tigres de Sumatra, sont directement menacées de disparition à court terme.

En dépit de cela, et selon un rapport du WWF, le gouvernement prévoit encore un plan d’extension de 14 millions d’hectares dévolus à la plantation de palmiers à huile, investissant quant à lui 5,6 milliards de dollars pour créer la plus grande palmeraie du monde, d’une superficie de 1 million d’hectares. Et l’Association indonésienne des producteurs d’huile de palme a annoncé que les exportations augmenteront significativement en 2012, tirées essentiellement par les besoins croissants des pays émergents.


L’Afrique, nouvelle frontière pour la culture du palmier à huile


 Vaste réserve de terres fertiles, l’Afrique est aussi un grand marché de consommation d’huile de palme, et une tête de pont idéale vers les marchés du Maghreb et d’Europe. Nombre de gouvernements africains approchés par les industriels de la filière sont séduits par les revenus d’exportation potentiels. C’est pourquoi les projets d’implantation se multiplient depuis quelques mois.

Le Singapourien Olam a monté avec le gouvernement gabonais une co-entreprise qui vise à étendre le palmier à huile sur 300.000 hectares. Quant au Malaisien Sime Darby, après avoir obtenu une concession de 63 ans au Liberia, sur une surface équivalente, il envisage de s’implanter également au sud-ouest du Cameroun, où les communautés villageoises craignent la disparition de 60.000 hectares de forêt.


 Jusqu’en 1965, le Nigeria était le premier exportateur mondial d’huile de palme, dont il assurait 30 % des exportations mondiales (un tiers de la production totale du pays). Mais, depuis 1985, la Malaisie a pris la première place et le Nigeria est devenu importateur. Aujourd’hui, le gouvernement souhaite relancer la filière mais les investisseurs privés traînent les pieds.


La Côte d’Ivoire possède également une palmeraie vieille d’un demi-siècle, composée de 69 % de plantations villageoises et traditionnelles et 31 % de plantations industrielles. La filière y fait vivre directement ou indirectement plus de deux millions de personnes. Villageois et industriels procèdent en ce moment au renouvellement des palmiers des friches existantes. Avec un rendement de quatre tonnes d’huile de palme par hectare (contre sept à neuf en Asie du Sud-Est), leur objectif est d’augmenter la rentabilité, afin de rattraper celle des pays asiatiques.


Une forte demande intérieure et le faible volume de production par rapport aux géants du sud-est asiatique font que l’huile de palme ivoirienne pénètre difficilement les principales zones d’importations que sont l’Europe, l’Inde et la Chine. Et sur le marché interne et sous-régional, elle subit la concurrence déloyale des huiles importées frauduleusement.

Dans les années 1920, c’est le Congo belge qui abritait la plus grande plantation, celle des frères Lever, qui ont donné leur nom à l’une des plus puissantes multinationales. Aujourd’hui, le palmier à huile revient donc en force en Afrique, d’où il provient, après avoir été implanté en Asie, avec les conséquences que l’on sait.

 

 

 

 

 

Le développement des plantations de palmiers à huile est à l’origine d’une déforestation massive en Indonésie et en Malaisie, les deux premiers producteurs mondiaux. Dès à présent, et après avoir favorisé l’essor des économies d’Asie du Sud-Est au prix de cette dévastation, le palmier à huile fait son grand retour en Afrique. - See more at: http://actuwiki.fr/environnement/4487#sthash.bw4EkWBF.dpuf
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Avec le réchauffement, les espèces marines migrent vers les pôles

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Comment plantes et animaux réagissent-ils à la montée de la colonne de mercure ? Afin de retrouver les températures auxquelles ils sont acclimatés, certains se déplacent vers des latitudes plus hautes et plus fraiches, d'autres grimpent en altitude, quand le relief le permet.

Ces migrations climatiques ont déjà été documentées par de nombreux travaux sur la faune et la flore terrestres. Mais, pour les espèces marines, les études restaient jusqu'ici fragmentaires, limitées à des zones géographiques ou des espèces particulières, alors que les océans, qui recouvrent 71 % de la surface de la planète, forment son principal écosystème.

D'où l'intérêt de la synthèse, publiée sur le site de la revue Nature Climate Change, qui décrit " l'empreinte globale du changement climatique sur la vie marine ". Pendant trois ans, une équipe internationale (Australie, Etats-Unis, Canada, Allemagne, Royaume-Uni, Danemark, Espagne et Afrique du sud), financée par le National Center for Ecological Analysis and Synthesis (NCEAS) américain, a passé au crible 1 735 observations issues de 208 études traitant de 857 espèces marines, qu'il s'agisse de la distribution géographique de ces espèces, de leur abondance, de leur démographie ou de leur cycle biologique.

Une masse de données couvrant l'ensemble des océans – avec toutefois une prédominance des eaux tempérées de l'hémisphère Nord –, sur une durée moyenne d'observation de 41 ans, le suivi s'étendant, dans certains cas, sur plus de trois siècles.

DES DÉLOCALISATIONS RAPIDES

Conclusion principale : poussées par le réchauffement climatique, les espèces marines remontent vers les pôles. Ce résultat général était attendu. Mais les chercheurs ont été surpris par la rapidité de ces "délocalisations" forcées. Le déplacement vers des latitudes plus élevées, au nord comme au sud, s'effectue "à une moyenne de 72 kilomètres par décennie", indique la principale auteure, Elvira Poloczanska, du Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation (CSIRO), l'agence scientifique nationale d'Australie.

Soit un rythme "considérablement plus rapide que les espèces terrestres, qui montent vers les pôles à une moyenne de 6 kilomètres par décennie". Le constat est d'autant plus saisissant que, si l'océan absorbe plus de 80 % de la chaleur produite par les gaz à effet de serre, les eaux de surface, elles, se réchauffement trois fois moins vite que les milieux terrestres.

La palme de la rapidité dans cette course contre le climat revient au phytoplancton (470 kilomètres par décennie), suivi des poissons "osseux" – c'est-à-dire toutes les poissons à l'exception des raies et des requins, qui sont "cartilagineux" – (277 kilomètres par décennie) et du zooplancton invertébré (142 kilomètres par décennie). En queue de peloton, les crustacées, les mollusques et les algues vivant au fond des mers, qui progressent tout de même de plusieurs dizaines de kilomètres par décennie.

UN CYCLE BIOLOGIQUE PLUS PRÉCOCE

Ce n'est pas tout. Les chercheurs ont aussi évalué l'impact du réchauffement sur le rythme saisonnier de la vie marine. Ils constatent que ce cycle est anticipé de 4 jours en moyenne : en particulier, les efflorescences de phytoplancton se produisent 6 jours plus tôt qu'auparavant, tandis que les larves de poissons apparaissent avec 11 jours d'avance.

Qu'il s'agisse de ce cycle biologique plus précoce, ou du changement d'aire de distribution des espèces, les scientifiques établissent une corrélation directe, pour " 81 à 83 % des observations ", avec la hausse des températures. "Cette étude confirme les séries d'observations réalisées depuis une vingtaine d'années à des échelles régionales, en dressant un état des lieux plus global", commente Philippe Gros, de la direction scientifique de l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer).

"RECONFIGURATION DES ÉCOSYSTÈMES MARINS"

Reste à savoir quel peut être l'impact de ces bouleversements, dans l'espace et dans le temps, sur le milieu marin. "Au sein d'une communauté biologique, toutes les espèces et tous les individus ne réagissent pas de la même façon, décrit Philippe Gros. Leurs relations et leurs interactions – prédation, symbiose, parasitisme... – risquent donc d'être perturbées. Et les communautés déstabilisées. D'autant que la rapidité du changement climatique en cours rend difficile l'adaptation des espèces".

Le réchauffement des océans, ajoute-t-il, a aussi pour effet de renforcer la "stratification" des couches d'eau, et de réduire la quantité d'oxygène disponible pour les espèces marines. Il pourrait en résulter, dans certaines zones océaniques, une chute de la production de phytoplancton – à la base de la chaîne trophique – et, partant, des stocks de poissons.

S'y ajoute un effet collatéral du réchauffement : l'acidification des océans par le dioxyde de carbone d'origine anthropique, qui contrarie la calcification des coquilles des organismes marins. Au final, estiment les auteurs de l'étude, il faut s'attendre à "une reconfiguration des écosystèmes marins et des services qu'ils fournissent".

Pierre Le Hir

 

 


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