Economie d'énergie : 5 innovations qui allégeront la facture du futur

Publié le par Gerome

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Les Français le remarqueront bientôt sur leurs factures, l'énergie coûte de plus en plus cher. Les alternatives fréquemment présentées comme bon marché (extraction des gaz de schiste, nucléaire, charbon, etc.) posent de nombreuses questions environnementales. Quant aux énergies renouvelables, elles ont encore la réputation d'"énergies du futur" :  en 2013, les raccordements de nouvelles éoliennes et de nouveaux parcs solaires se sont même "effondrés au premier trimestre, à des niveaux inédits depuis près de quatre ans, selon les chiffres du ministère de l'Ecologie", ont indiqué Les Echos.

 

 

Moins attrayantes qu'avant, les énergies propres ? Au contraire. Elles sont de plus en plus rentables et innovantes. La preuve en 5 inventions prometteuses.


1.Les cerfs-volants éoliennes


 



Les chercheurs de l'université de Delft, en Hollande, se sont intéressés à "l'éolien aéroporté" dès 1999 (lien en anglais). Derrière ce nom barbare se cache un concept simple : produire de l'énergie grâce à des cerfs-volants. Les Néérlandais ont notamment envoyé dans les airs une voile de 25 mètres carrés, capable à elle seule d'alimenter les besoins en énergie de 40 foyers. Pour les chercheurs, cette technologie présente l'avantage d'être moins chère, plus propre et plus efficace que les éoliennes traditionnelles.

En altitude, le vent est plus régulier qu'au sol, mais les éoliennes classiques n'excèdent pas les 200 mètres de haut. "Nous, nous évoluons entre 100 et 300 mètres d'altitude et nous pouvons aller beaucoup plus haut, a expliqué au Guardian (lien en anglais) Roland Schmehl, l'un des scientifiques du projet. Jusqu'ici, l'altitude record est de 9 740 mètres." Parce qu'il délivre un flot d'énergie stable, grâce à la régularité du vent , le système "coûte beaucoup moins cher. Il ne nécessite pas autant de matériel qu'une éolienne."


Associée à l’institut Fraunhofer pour les technologies de production et d’automatisation (IPA) de Stuttgart (Allemagne), la firme berlinoire NTS travaille déjà à développer ce type d'engins, explique l'agence Science Daily (lien en anglais). En mai, Google a également fait l'acquisition de la société américaine Makani Power, spécialisée dans l'éolien aéroporté. Cette dernière a rejoint le laboratoire de recherche Google X (à l'origine, entre autres, des Google Glass) afin de tester et de développer ses cerfs-volants.

 


2.Les panneaux solaires en spray

Les cellules qui composent traditionnellement les panneaux solaires sont faites de plastique ou de verre : des matériaux faciles à casser et compliqués à recycler. A cela s'ajoute l'utilisation du silicium, "dont l’extraction est très coûteuse, aussi bien financièrement qu’en énergie", rapporte cette étude du CNRS. L'avenir du solaire réside donc dans les celulles photovoltaïques organiques. Des panneaux plus naturels, en somme. Des chercheurs d'une université de Géorgie (Etats-Unis) sont parvenus à réaliser un mélange organique à partir de bois, capable d'absorber les rayons du soleil, relève le site américain Mother Nature Network (lien en anglais).

Seul problème : la capacité de ces cellules à convertir la lumière en énergie demeure encore trop faible. Mais parce qu'elles n'ont pas besoin de se structurer sur des panneaux rigides, elles offrent une infinité de possibilités dans l'avenir. Ainsi, des chercheurs anglais de l'université de Sheffield ont développé des cellules photovoltaïques organiques applicables en spray. "Peut-être qu'à l'avenir, les immeubles, ou même le toit des voitures, pourront générer de l'électricité", selon le professeur David Lidzey, cité par le site spécialisé Futurity (lien en anglais).

Du côté des entreprises, la start-up allemande Heliatek travaille déjà à développer cette technologie.


3.Les panneaux solaires imprimables


 



De leur côté, des chercheurs australiens du Victorian Organic Solar Cell Consortium (Vicosc) ont construit une machine pouvant imprimer 10 mètres de cellules solaires flexibles en une minute, a rapporté le site Wired.co.uk en mai dernier. Cette technologie devrait réduire considérablement le coût de fabrication.

4.Les vraies fausses feuilles d'arbres

Pour être parfaitement écolo, quoi de mieux que de s'inspirer de la nature ? Justement, le biomimétisme commence à faire ses preuves dans la quête d'une énergie propre. En 2011, des chercheurs américains ont créé une feuille artificielle capable de reproduire la photosynthèse : soit transformer la lumière du Soleil en hydrogène, lequel peut être ensuite converti en énergie pouvant être stockée. En mai, ils ont indiqué que les nouveaux prototypes de la feuille utilisaient non plus le rare et cher platine, mais un alliage de nickel, molybdène et zinc. De quoi rendre ces feuilles productrices d'énergie bien plus accessibles, écrivait alors 20 minutes.

Le potentiel de la "nanofeuille" (lien en anglais) ne fait plus de doute. En 2012, une équipe de chercheurs de l'université d'East Anglia, au Royaume-Uni, a bénéficié d'une aide de 800 000 dollars pour développer cette technique de photosynthèse artificielle. Et à Londres, l'entreprise Solar Botanic travaille depuis 2008 à la réalisation d'arbres artificiels équipés de "nanofeuilles", capables de collecter l'énergie solaire et éolienne. Le tout sans défigurer le paysage.

 


5.Les toilettes magiques

La méthanisation des fumiers, purins et autres crottes de chiens connaît un succès croissant. En France, le ministère de l'Agriculture encourage d'ailleurs les agriculteurs à s'équiper afin de subvenir à leurs besoins en énergie grâce aux rejets de leurs bêtes. Mais les animaux ne sont pas les seuls à pouvoir faire de l'énergie propre avec leurs déjections.

En 2012, la fondation Bill et Melinda Gates ont financé, à hauteur de 40 millions de dollars, un projet de toilettes du futur, rapporte le site Co.exist (lien en anglais). Cet objet, destiné à être envoyé dans des pays du tiers-monde, doit transformer en énergie les étrons : "Imaginez si vous pouviez utiliser le caca pour faire bouillir de l'eau, servir d'engrais, ou même produire de l'eau potable", suggère la vidéo de présentation du projet.

Une équipe de scientifiques de l'université technologique Nanyang, à Singapour, travaille également sur des toilettes qui prélève le méthane des solides pour le transformer en électricité. Ils devraient être commercialisés d'ici 3 ans, écrivait Gizmodo en 2012.

Parallèlement, grâce à un mécanisme inspiré des centrales hydroélectriques, un char de musique afro-reggae, qui paradait pendant le dernier carnaval de Rio (Brésil), a pu rouler sans polluer ni gaspiller d'électricité. Il marchait... au pipi.

 

 


Publié dans Les bonnes nouvelles

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OGM : vers une levée du moratoire sur un maïs Monsanto en France

Publié le par Gerome

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Le maïs MON810 de Monsanto et la pomme de terre Amflora de BASF sont les seuls OGM autorisés à la culture en Europe. Mais la France a interdit sa culture sur son sol. Une interdiction jugée « excessive » par le rapporteur public lors d’une audience devant le Conseil d’Etat vendredi.

 


L’interdiction de cultiver en France le maïs transgénique MON810 produit par la firme Monsanto a été jugée excessive par le rapporteur public lors d’une audience vendredi devant le Conseil d’Etat, a-t-on appris auprès de l’Union nationale des apiculteurs français (Unaf). « Le Conseil va désormais se prononcer, mais il suit généralement l’avis du rapporteur public », a indiqué à l’AFP Olivier Belval, président de l’Unaf.


«  Nous nous attendons donc à ce que l’arrêté d’interdiction soit cassé, mais nous demandons d’ores et déjà au ministère de l’Agriculture de prendre un nouvel arrêté sur des bases juridiques plus solides afin d’interdire cette culture », a ajouté le représentant des apiculteurs.

L’arrêté du 16 mars 2012 interdisant la culture du maïs MON810 est contesté devant le Conseil d’Etat par l’Association générale des producteurs de maïs (AGPM) et une société agricole (EARL de Commenian).


«  La mise en culture du maïs transgénique MON810 sur des millions d’hectares serait catastrophique pour l’apiculture », estime l’Unaf, qui met en avant le fait que « ce maïs produit durant toute sa vie un insecticide dont la toxicité sur les abeilles n’a jamais été évaluée selon le protocole imposé pour les insecticides agricoles ».

Quel danger pour les abeilles  ?

Greenpeace a immédiatement demandé « aux ministres de l’Agriculture et de l’Environnement de tout mettre en oeuvre immédiatement sur le plan juridique pour interdire la culture du maïs MON810 ». Pour l’ONG, « le principe de précaution doit s’appliquer avec la plus grande rigueur, les risques sanitaires, environnementaux et socio-économiques des OGM étant mal connus et surtout trop mal évalués ».


Le maïs MON810 de Monsanto et la pomme de terre Amflora de BASF sont les seuls OGM autorisés à la culture en Europe. La France, comme d’autres pays européens (Autriche, Hongrie, Grèce, Roumanie, Bulgarie, Luxembourg) a cependant interdit depuis 2008 la culture du MON810 sur son sol. Elle importe néanmoins des produits génétiquement modifiés pour l’alimentation animale ou l’industrie agro-alimentaire.


En 2011, à la suite d’une décision de la Cour de justice européenne, le Conseil d’Etat avait déjà levé la suspension de culture appliquée au MON810. Le gouvernement Fillon avait alors réagi en mars 2012 en produisant un nouvel arrêté interdisant temporairement le culture de ce maïs transgénique. C’est cet arrêté qui est aujourd’hui contesté. En septembre, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault avait réaffirmé sa volonté de maintenir ce moratoire.

 

 


Publié dans OGM j'en veux pas!

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Une nouvelle cartographie ultra-précise pour protéger la biodiversité

Publié le par Gerome

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Publiée en ligne dans PNAS, une étude américano-britannique a utilisé tous les ressorts de la technologie et de la science moderne pour établir une cartographie précise des zones biogéographiques à protéger en priorité.

 "Nous devons savoir où vivent les espèces, celles qui sont vulnérables, et où les actions humaines les menacent. Nous avons de meilleures données que par le passé - et de meilleures méthodes analytiques. Nous les avons mariées à des fins de conservation", commence le Dr. Clinton Jenkins, de l’Université d’État de Caroline du Nord. Avec des collègues américains et britanniques, il a cartographié les plus grandes concentrations mondiales d’amphibiens, d’oiseaux et de mammifères avec une précision 100 fois supérieure aux précédentes estimations.


  Les chercheurs ont également calculé le pourcentage de ces zones prioritaires faisant déjà partie de zones protégées existantes. Les résultats sont venus enrichir leurs cartes en couleurs, visibles sur le blog Saving Species. "Les zones de biodiversité les plus importantes présentent un taux plus élevé de protection que la moyenne mondiale. Malheureusement, il est encore insuffisant compte tenu de l'importance de ces zones", explique le Dr Lucas Joppé, de Microsoft Research à Cambridge (Angleterre), co-auteur de l’étude.

 "Il existe une inquiétude croissante [concernant le fait] que nous sommes à court de temps pour développer le réseau mondial d'aires protégées", poursuit-il. "Le choix des régions du monde bénéficiant d'une protection finira par décider quelles espèces survivent et lesquelles vont disparaître.

 

Nous avons besoin de la meilleure science disponible pour guider ces décisions", conclut le Dr Stuart Pimm, de l'Université Duke (Durham, Caroline du Nord), également co-auteur de l’étude.

 


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Italie: la mafia investit dans l'éolien pour blanchir son argent

Publié le par Gerome

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Les mafia italiennes ont considérablement diversifié leurs activités criminelles et investissent dans le secteur des énergies renouvelables pour blanchir leurs revenus illégaux et bénéficier des aides européennes, révèle le dernier rapport publié jeudi par Europol.


L'office de police de l'UE a analysé les opérations menées par les quatre mafia italiennes pour recycler l'argent de leurs activités criminelles.

"Les informations révèlent que les mafia italiennes investissent de plus en plus dans les secteurs des énergies renouvelables, notamment dans les parcs éoliens, pour profiter des prêts et des aides européennes généreuses accordées par les Etats membres, ce qui leur permet de blanchir les revenus du crime au travers d'activités économiques légales", souligne le rapport.


Il y a un an, la police italienne a ainsi saisi des biens appartenant à la N'drangheta, la mafia calabraise, d'une valeur de 350 millions d'euros, dont l'un des parcs éoliens les plus grands d'Europe dans la région de Crotone.

Le parc éolien composé de 48 aérogénérateurs avait été construit par le biais de prête-noms et d'une dizaine de sociétés écrans, dont plusieurs basées hors d'Italie, à Saint-Marin, en Allemagne et en Suisse, avaient expliqué les enquêteurs.

 

 


Publié dans Nature

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Eolien offshore: GDF Suez et Areva veulent s'allier

Publié le par Gerome

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Les groupes français GDF Suez et Areva sont prêts à s'allier dans l'éolien offshore, rapporte vendredi le quotidien Le Figaro sans citer ses sources.

Ils "étudient très sérieusement un partenariat pour candidater ensemble au second appel d'offres de l'Etat pour l'éolien en mer", écrit le journal.

Leur alliance porte sur l'implantation de quelque 1.000 mégawatts (MW) au large des côtes françaises, en raison de 500 MW chacun pour les sites de Noirmoutier (Vendée) et du Tréport (Seine-Maritime).


Les offres doivent être déposées avant la fin du mois de novembre et le verdict est attendu au cours du premier trimestre 2014.

Le duo GDF Suez-Areva, s'il devait se confirmer, serait confronté à EDF et Alstom, qui ont déjà annoncé leur candidature commune.

GDF Suez et Areva ont remporté ensemble, en mai, dans le cadre d'un consortium aux côtés du japonais Mitsubishi, un contrat majeur en Turquie portant sur la construction d'une deuxième centrale nucléaire.


GDF Suez n'exclut pas non plus un éventuel partenariat avec son rival EDF en Arabie saoudite où l'électricien, Areva et le CEA sont engagés dans de premières discussions sur la construction d'une centrale nucléaire.


"GDF Suez est prêt à coopérer, à condition qu'on nous fasse une place raisonnable", déclare dans une interview aux Echos de vendredi le PDG Gérard Mestrallet.

Le groupe, qui entretient des relations fraîches avec EDF, est en discussion sur le sujet, ajoute le journal.

La forêt indonésienne est une des plus importantes au monde derrière celle du Brésil. Cependant, ce trésor écologique est aujourd'hui menacé par la déforestation et ce, par ses propres habitants. Ceux-ci ont effectivement recours aux incendies afin de libérer des parcelles de terre pour la culture de palmier à huile. La déforestation massive de la forêt indonésienne en inquiète plus d'un, mais étonnamment pas ses habitants. Ces derniers contribuent même au phénomène, pratiquant depuis de nombreuses années, la culture sur brûlis. Cette technique agricole consiste à utiliser le feu afin de détruire des parcelles végétales et de les rendre cultivables. Elle permettrait ainsi un défrichement bon marché, rapide et une fertilisation des sols via les cendres. Cependant, le processus engage aussi une destruction massive des forêts.

En savoir plus: http://www.maxisciences.com/d%e9forestation/deforestation-les-incendies-deciment-les-arbres-indonesiens_art30071.html
Copyright © Gentside Découvertes
La forêt indonésienne est une des plus importantes au monde derrière celle du Brésil. Cependant, ce trésor écologique est aujourd'hui menacé par la déforestation et ce, par ses propres habitants. Ceux-ci ont effectivement recours aux incendies afin de libérer des parcelles de terre pour la culture de palmier à huile. La déforestation massive de la forêt indonésienne en inquiète plus d'un, mais étonnamment pas ses habitants. Ces derniers contribuent même au phénomène, pratiquant depuis de nombreuses années, la culture sur brûlis. Cette technique agricole consiste à utiliser le feu afin de détruire des parcelles végétales et de les rendre cultivables. Elle permettrait ainsi un défrichement bon marché, rapide et une fertilisation des sols via les cendres. Cependant, le processus engage aussi une destruction massive des forêts.

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