Plus d’un million de personnes mourraient chaque année de la pollution en Chine

Publié le par Gerome

On connait depuis des décennies les dangers de la pollution de l’air et son effet sur les habitants des grandes agglomérations. La Chine et ses habitants en font la difficile expérience, puisque plus d’un million de décès par an y seraient liés à la pollution.

 

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Suite à la diffusion au mois de janvier de photographies prises par la NASA et donnant une image particulièrement inquiétant de la pollution de l’air en Chine, une nouvelle étude a été réalisée et a démontré que plus d’un million de personnes mourraient prématurément à cause de la pollution dans ce pays.


Dans la région de Beijing, la pollution de l’air a longtemps été due au fonctionnement de nombreuses centrales à charbon. Au delà de la pollution liée à la présence de ces dernières, le fort développement économique et la croissance de la population viennent s’ajouter pour faire de l’air que respirent les chinois un véritable danger. La croissance de la consommation d’énergie des ménages engendre un sur-fonctionnement des centrales à charbon. Par ailleurs, la forte augmentation du parc de véhicules particuliers, lié à la croissance économique et à un effet rattrapage, contribue à la pollution urbaine.


Le résultat de cette étude n’étonnera malheureusement pas les Chinois. Près des deux tiers des décès liés à la pollution de l’air ont désormais lieu sur le seul continent asiatique. De quoi s’inquiéter encore un peu plus. Si la Chine semble aujourd’hui ne plus se cacher derrière son petit doigt et prendre la mesure du danger, il serait alors temps qu’elle prenne des décisions radicales et se fixe de vrais objectifs, au risque que les chiffres déjà dramatiques ne fassent que s’accroître.

 

 


Publié dans Pollution

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Nettoyage de la maison : crème à récurer au citron

Publié le par Gerome

Comment faire soi-même sa crème à récurer ?

Le nettoyage de la maison est impossible sans l’incontournable « crème à récurer ». Pour entretenir et faire briller sa salle de bain, son évier, son frigo … rien de mieux que de faire soi-même une crème à récurer naturelle. Avec son action abrasive, le mélange du bicarbonate de soude et du jus de citron vous permettront de nettoyer la maison facilement !

 

Recette de Grand-mère
  1. Mélangez dans votre bol le bicarbonate de soude et le jus de citron (une réaction chimique va se produire, c’est normal).
  2. Ajoutez-y l’huile essentielle. Puis mélangez à nouveau.
  3. Votre crème à récurer naturelle est prête !
  4. Déposez de la crème à récurer au citron sur votre éponge humidifiée, puis frotter.
  5. Ensuite, rincez à l’eau claire la surface nettoyée.
  6. Conservez le reste de votre crème à récurer dans votre pot.
Ingrédients
  • 10 c. à soupe de bicarbonate de soude
  • 5 c. à soupe de jus de citron
  • 10 gouttes d’huile essentielle de citron
Equipements
  • Un bol
  • Une éponge
  • Un pot hermétique

 

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Guadeloupe : monstre chimique

Publié le par Gerome

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A la Martinique, lundi 15 avril, plus d'une centaine de marins pêcheurs ont manifesté dans les rues de Fort-de-France. En janvier déjà, ils avaient bloqué l'accès du port jusqu'à ce que le gouvernement leur accorde 2 millions d'euros – qu'ils attendent toujours. La contamination due au chlordécone a rendu leurs langoustes impropres à la consommation. A la Guadeloupe, l'exaspération monte pour la même raison. Après avoir pollué les sols, ce pesticide poursuit ses dégâts en mer. Une catastrophe écologique qui prend la dimension d'un désastre économique aux Antilles françaises.


"Des pesticides, j'en avale depuis trente ans et je continue de manger mon poisson. Mais mes petits-enfants, qu'est-ce qu'il va se passer pour eux ?", soupire Franck Nétri, pêcheur depuis toujours sur la côte sud-est de la Guadeloupe. A 46 ans, il ne voit pas comment il pourra se reconvertir. Il sait qu'il n'a pas le choix : la zone où la pêche est interdite va encore être étendue. Un arrêté préfectoral de 2010 l'avait fixée à 500 mètres du rivage, elle doit passer à 900 mètres. Les derniers arbitrages en cours avec les experts et la préfecture ne laissent guère de doute.

Le chlordécone est un perturbateur endocrinien avéré, un neurotoxique classé cancérogène possible en 1979. Le littoral est l'ultime territoire contaminé : la molécule est arrivée progressivement dans l'eau des rivières. Vouée à la culture de la banane d'exportation, la région de Basse-Terre est l'épicentre de la pollution au chlordécone. Au fur et à mesure de la contamination, il a fallu stopper des élevages de ouassous – la crevette bleue chouchou de la cuisine caribéenne –, et la pêche en eau douce. Il a fallu cesser de consommer le crabe de la mangrove et les poissons d'estuaire. Le nouvel arrêté précisant quelles seront les espèces autorisées, pêchées au large, n'est pas encore paru.



Dans le petit port de pêche de Bananiers – quelques barques à l'ombre d'un bouquet de cocotiers, des casiers en vrac et une colonie de pélicans –, la consternation le dispute à l'amertume. A 10 heures, pourtant, les clients se pressent devant le poisson frétillant. C'est 10 euros le kilo, quelle que soit l'espèce. Contaminée ou non. Les pêcheurs reconnaissent qu'ils jouent au chat et à la souris avec les représentants des affaires maritimes, qui viennent couper sans ménagement les bouées des casiers. "Ils veulent nous foutre à la porte de la mer, laisser la place aux touristes", grincent-ils.


Environ 70 familles vivent de cette activité. "Il n'y a pas d'amélioration possible, déplore Nicolas Diaz, biologiste pour le comité régional des pêches de Guadeloupe : le chlordécone est piégé dans la vase des estuaires, il va être largué à chaque tempête. Il y en a pour des générations !" Depuis le 15 février, la préfecture a promis aux pêcheurs de faire réaliser une étude d'impact économique. Ils attendent surtout un dédommagement.


En 2009, l'Etat avait octroyé 10 000 euros maximum à chaque patron de pêche pour solde de tout compte – ces derniers s'étaient imaginé qu'il s'agissait d'une simple aide d'urgence. Leurs bateaux sont trop modestes pour aller travailler au large et Bruxelles, qui ne souhaite pas voir la puissance de la flotte européenne s'accroître, ne leur permettrait pas, de toute façon, d'acquérir des moteurs plus puissants.

Nombre d'Antillais voient comme un scandale d'Etat ce chlordécone épandu pour lutter contre un charançon amateur de bananes, de 1972 à 1993. L'outre-mer avait obtenu une dérogation spéciale, car la métropole avait officiellement banni cet insecticide en 1990, tandis que les Etats-Unis avaient stoppé net sa production et son utilisation dès 1976. Trop dangereux.


TOUTE LA CHAÎNE ALIMENTAIRE EST CONTAMINÉE

Les agronomes relativisent son impact : les sols des plantations n'avaient-ils pas commencé à se gorger de pesticides dès les années 1950 ? Certes, mais le chlordécone se révèle coriace, sa durée de vie est estimée à sept siècles. Il va falloir vivre avec ce "monstre chimique", comme l'avait qualifié Jean-Yves Le Déaut, député PS de Meurthe-et-Moselle, docteur en biochimie et auteur d'un des nombreux rapports sur cette catastrophe.


Avant les rougets barbets, les brochets de mer, les mérous, derniers contaminés, la présence de la molécule a été repérée dans l'eau de source en Martinique en 1999, puis dans les patates douces, les ignames, le manioc. Mais paradoxalement pas dans les bananes. Depuis, on découvre, analyse après analyse que le chlordécone a contaminé toute la chaîne alimentaire, y compris la viande des bovins et des poules – avec une concentration élevée dans les œufs. Le gibier local, la tourterelle à queue carrée et la grive à pieds jaunes, est touché. On voit mal comment le cochon élevé sous le manguier y échapperait. Chaque fois qu'on la cherche, on la trouve. Même dans le lait maternel.


Les familles modestes qui tirent une partie de leurs revenus de la vente informelle ou du troc des produits de leur jardin ont vu leur mode de vie bouleversé. Après deux années de diagnostic pour délimiter les zones les plus contaminées, l'équipe chargée du programme Jardins familiaux (JAFA) mène depuis 2009 une intense campagne d'information. Messages à la télévision et à la radio, séances théâtrales et "manifestations ludiques et didactiques" se multiplient. Ses membres sont allés rencontrer plus de 10 000 familles chez elles. "On leur dit de ne plus planter de tubercules ni de racines, d'en manger moins. On leur répète qu'ils peuvent cultiver des tomates, des fruits, mais ils ont toujours des doutes", résume Johann Agrapart, un des piliers de l'association.


Le choix d'un modèle intensif largement subventionné de production de bananes destinées à l'exportation a fait de Karukera ("l'Ile aux belles eaux", l'ancien nom de la Guadeloupe) un laboratoire grandeur nature d'une pollution diffuse. Malgré la mobilisation de plusieurs organismes publics de recherche, il ne se dégage aucune solution réparatrice pour la terre et l'eau.


SURRISQUE DE CANCER SIGNIFICATIF

Luc Multigner travaille, lui, sur les effets de l'organochloré sur la santé des populations. Médecin épidémiologiste à l'Inserm, il coordonne une équipe de chercheurs qui a commencé par se préoccuper, en 2002, de la fertilité des travailleurs des bananeraies – sans conclure à un effet manifeste. Sur la fréquence des cancers de la prostate en revanche, les chercheurs ont mis au jour un surrisque significatif lié à une exposition chronique.


Puis ils ont examiné une cohorte de 1 042 femmes et leurs enfants exposés au pesticide in utero. Avec un réseau international de scientifiques, cette équipe a étudié le développement de 153 de ces nourrissons âgés de 7 mois. Les conclusions publiées dans la revue Environmental Research en 2012 sont alarmantes : retard du développement psychomoteur, moindre appétence visuelle pour la nouveauté, réduction de la vitesse d'acquisition de la mémoire visuelle...

Une deuxième série de tests à l'âge de 18 mois a confirmé un retard de la motricité fine de la part des garçons de la cohorte, selon les résultats publiés en janvier par NeuroToxicology. Cette enquête nommée "Timoun" (enfant en créole) a fait beaucoup de bruit aux Antilles. Mais à Paris ?


Dans son bureau de l'université Antilles-Guyane, Luc Multigner attrape un vieux fascicule sur une étagère. "C'est le rapport d'Alain Kermarrec sur la contamination de la faune et de la flore de Guadeloupe. Métaux lourds, organochlorés... tout y est. Il date de 1980 et avait été envoyé entre autres au ministère de l'environnement." Pourquoi personne n'a-t-il entendu l'alerte ? En 2007, quatre associations et la Confédération paysanne ont déposé une plainte. Après quelques rebondissements judiciaires, une procédure est en cours au pôle santé du tribunal de Paris.


"ÇA VA DURER"

Ce dernier a mandaté Luc Multigner et le toxicologue Jean-François Narbonne comme experts dans cette affaire. L'épidémiologiste, qui doit rendre son mémoire en juin, a d'autres projets d'études sur la santé des enfants, les hépatites, le cancer de la prostate et celui du sein... "Le problème n'est peut-être pas de la même ampleur que la catastrophe de Fukushima, mais il est comparable dans sa complexité, analyse-t-il. Ce n'est pas une crise qu'on peut gérer, résoudre, pour passer ensuite à autre chose. Non, ça va durer."


S'il a tardé à faire face, l'Etat ne nie pas ses responsabilités. Plusieurs ministères ont concentré leurs actions dans deux plans gouvernementaux et engagé 33 millions d'euros lors de la première période de 2008 à 2010. Ces financements ont permis de mettre en place nombre de recherches, de publications, d'analyses, de contrôles des denrées alimentaires. Le deuxième plan chlordécone court jusqu'à fin 2013, mais rien ne dit qu'il sera suivi d'un troisième. La tentation des autorités est de faire rentrer la catastrophe antillaise dans le rang des programmes communs nationaux, comme les plans Ecophyto et Santé environnement, sans traitement spécifique.


Quelques associations se battent avec persévérance au nom de la santé des habitants ou de la biodiversité exceptionnelle de l'archipel, sans grande mobilisation de la part de la population, apparemment fataliste. Lassés peut-être, les élus locaux ne se font pas davantage entendre, ou alors pour défendre les intérêts des planteurs. Les Antilles expédient 270 000 tonnes de bananes par an en Europe, c'est la seule véritable filière exportatrice. Quant au ministre de l'outre-mer, Victorin Lurel, qui fut directeur de la chambre d'agriculture de la Guadeloupe, il connaît bien le dossier – mais n'est guère bavard.

Publié dans Nutrition & Santé

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Chine : les forêts de Hainan dévastées par le tourisme malgré l'opposition des habitants

Publié le par Gerome

Sur l'île de Hainan, en Chine, les autorités ont réduit au silence un militant écologiste qui luttait pour en protéger les forêts. Selon Greenpeace, il n’aura fallu que dix ans pour que l’île perde le quart de ses forêts au profit de résidence de luxe et autres parcours de golf. Actuellement, sur l’île de Hainan, les pelleteuses chinoises achèvent la construction d’un terrain de golf en bord de mer.

 

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Les plages de sable de l’île continuent à attirer les promoteurs qui poursuivent le déboisement pour y implanter des résidences et des hôtels de luxe destinés à booster le tourisme. Wang Jurong, une paysanne de Wanning se souvient : "ils ont coupé la forêt il y a à peu près un an".

 

Si la chose apparait désastreuse, elle est malheureusement aussi bien trop facile : comme cette habitant le précise, "si vous nous donnez une somme suffisamment élevée, vous pouvez faire ce que vous voulez de la terre". Ainsi, selon Greenpeace, Hainan a perdu en dix ans 25% de ses bois et forêts. Et ceux qui s’y sont opposés ont purement et simplement été réduits au silence. C’est le cas de Liu Futang, un ancien responsable de l'administration des forêts qui a vu son compte Sina Weibo (l'équivalent chinois de Twitter) fermé suite à un message de soutien adressé aux habitants de Yinggehai qui protestaient contre une centrale électrique au charbon.

 

 "Botter les fesses des responsables officiels"

 

 Il a ensuite été emprisonné et condamné pour avoir publié des livres contre la destruction de forêts (dont Le rêve vert et Les larmes de Hainan). Relâché après quelques mois et condamné à une peine de trois ans de prison avec sursis, il lui est aujourd’hui formellement interdit de parler aux médias. Ne mâchant pas ses mots, l'homme, cité par l'AFP, avait écrit que "pour protéger l'environnement de Hainan qui est déjà pratiquement détruit il faut botter les fesses des responsables officiels, leur faire sentir le pouvoir du peuple".

 

 Une phrase qui n'a pas été du goût des autorités chinoises qui l’ont arrêté quelques mois plus tard. Les procureurs de Haikou, la capitale de l'île, l’ont accusé d'avoir publié illégalement à compte d'auteur des livres sur les problèmes environnementaux à Hainan et d'avoir ainsi gagné 78 000 yuans (soit 9 640 euros). Une accusation absurde, selon ses avocats. Liu expliquait au tribunal, au bord des larmes, "si j'avais voulu faire de l'argent, je n'aurais jamais publié ces livres".

 

 L’avocat Zhou Ze est lui aussi connu pour son travail sur les affaires de droits de l'Homme. Malheureusement, il n'a pas été autorisé à représenter Liu et il affirme que "le bureau local de la sécurité publique lui a fait promettre de ne pas parler aux médias, ce qui constitue clairement une violation de ses droits". De leurs côtés, ni la sécurité publique ni le tribunal n'ont répondu aux questions de l'AFP.

 

 Des habitants menacés par les arrestations et les passages à tabac

 

 

Malgré tout cela, Liu Futang est devenu un symbole de la répression contre les militants écologistes en Chine. Mais cette condition n’est pas facile. A Yinggehai, une ville pauvre, les habitants se souviennent des arrestations et passages à tabac de ceux qui ont protesté contre la centrale électrique en octobre dernier. Un commerçant, qui témoigne anonymement, raconte que les autorités "ont arrêté ceux qui se trouvaient en premier ligne du mouvement de protestation".

 

Aujourd’hui "nous craignons d'être arrêtés, c'est pourquoi nous ne voulons pas parler de la centrale", ajoute-t-il en glissant discrètement à l'AFP le texte d'une chanson rap protestataire. On peut y lire : "Personne n'ose le rapporter, à cause de la pression du pouvoir central... et ceux qui défendent leur jolie maison sont réprimés", évoquant les médias chinois censurés et les expropriations forcées.

 

 


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En Antarctique, la fonte des glaces dix fois plus rapide

Publié le par Gerome

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Les glaces de l'Antarctique fondent dix fois plus vite qu'il y a 600 ans pendant l'été, la perte de banquise ayant été la plus rapide au cours des 50 dernières années, révèle une étude internationale à laquelle ont participé des laboratoires de Grenoble et Montpellier.


Les chercheurs ont foré à 364 mètres de profondeur sur l'île de James Ross dans le nord de la calotte antarctique afin de mesurer les températures il y a plusieurs centaines d'années.

Les couches successives dans les échantillons carottés révèlent le mouvement de fonte et de regel des glaces.

"Nous avons établi que les conditions les plus froides sur la péninsule antarctique et la plus petite quantité de glace fondue ont prévalu il y a 600 ans", a expliqué Nerilie Abram, de la British Antarctic Survey de Cambridge (Grande-Bretagne).


"A cette époque, les températures se situaient autour de 1,6 degré Celsius au-dessous des températures enregistrées à la fin du 20ème siècle et la quantité de neige tombée chaque année ayant fondu puis regelé était de 0,5%. Aujourd'hui, la quantité de neige tombée fondant chaque année est dix fois plus importante", selon elle.

Les températures ont régulièrement augmenté depuis des centaines d'années mais la fonte ne s'est intensifiée que vers la moitié du 20ème siècle, affirme cette étude parue dans la revue Nature Geoscience.

Cela signifie que le réchauffement dans l'Antarctique a atteint un tel niveau que même de légères augmentations de température peuvent causer une forte accélération de la fonte.


Jack Triest, du Laboratoire de Glaciologie et Géophysique de l'Environnement du CNRS de Grenoble et Françoise Vimeux, de l'Institut de Recherche pour le Développement, Laboratoire HydroSciences Montpellier et Laboratoire des Sciences du Climat et de l'Environment de Gif-sur-Yvette ont participé à cette étude.

 

 


Publié dans Nature

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