7 conseils pour jardiner sans pesticides

Publié le par Gerome

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Pendant les dix premiers jours du printemps, du 20 au 30 mars, se déroule la « Semaine pour des alternatives aux pesticides ». Cet évènement ouvert à tous propose plus de 700 animations dans toute la France et dans 15 autres pays.


Cette manifestation se déroule chaque année depuis 2006 en Europe, en Afrique Cameroun, Ouganda, Maroc, Tanzanie, au Canada, au Tadjikistan, à l’Ile Maurice, et en Géorgie. L’objectif est simple : montrer au grand public qu’il est possible de jardiner sans pesticides et promouvoir le maximum d’alternatives à ces produits chimiques toxiques pour l’environnement. 

 

Chaque année en France, les jardiniers amateurs utilisent environ 5 000 tonnes de pesticides dans leur jardin ou leur potager.  20%  d’entre eux pensent que cela ne présente aucun danger. Pourtant, non seulement ces produits sont ultra toxiques pour l’environnement en polluant les nappes phréatiques et en nuisant à la biodiversité mais ils sont aussi dangereux pour la santé et provoquent des irritations de la peau et des poumons.

Néoplanète a récolté une panoplie de tuyaux pour bannir les pesticides du jardinage:


1.       Pour commencer, élisez des variétés de plantes adaptées à votre jardin et à votre potager : sol, climat, exposition, etc. On ne cultive pas un sol dans le Cotentin comme dans le Pays Basque, une lapalissade que nous oublions souvent.

2.      Choisissez aussi des plantes en fonction de leur résistance ou de leur tolérance aux parasites et aux maladies. Et surtout des plantes locales.

3.       Mieux que les engrais chimiques, utilisez le compost, gratuit et bien meilleur.

4.       Préférez l’arrosage au goutte à goutte, c’est plus économe et moins favorable au développement des maladies.

5.       Vous pouvez mettre en place des barrières ou pièges contre les animaux parasites : pièges mécaniques contre les limaces, voiles anti-insecte, filets de protection contre les oiseaux ou sur les cultures du potager, colliers empêchant les fourmis de remonter le long des troncs

 6.       Et ne pas oublier les bons vieux tuyaux de nos grands-parents, comme la cendre qui repousse les limaces, c’est gratuit, efficace et sans danger !

7.       Contre les herbes indésirables, utilisez de l’eau bouillante.  Il vous en reste un peu quand vous faites votre thé ? Allez hop, un petit coup dans l’allée !



Vous retrouverez l’intégralité des manifestations surwww.semaine-sans-pesticides.fr
Cette chronique « Environnement » a été diffusée le jeudi 21 mars 2013 sur Europe1. Retrouvez chaque jour sur Néoplanète les chroniques « Bonne Nouvelle » et « Environnement » de Yolaine de la Bigne, enrichies de photos, de vidéos et de liens internet. 

 

 


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À 17 ans, elle crée du biocarburant dans sa chambre !

Publié le par Gerome

 

 

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Pour sa trouvaille, Sara Volz vient de recevoir le prix 2013 de l'Intel International Science and Engineering Fair.


Avancée majeure pour remplacer l'essence, le biocarburant à base d'algues vertes présente un inconvénient de taille: son coût trop élevé ne permet pas encore d'en faire une alternative économiquement viable.

L'invention de Sara Volz pourrait faire avancer la recherche. Cette jeune lycéenne américaine de 17 ans a développé une technique pour produire cet or vert à moindre coût.


Certaines variétés de micro-algues ont des teneurs en huile plus ou moins élevées que d'autres. L'apprenti chercheuse a donc trié les algues les plus riches en huile, avant d'y ajouter un produit chimique pour ne garder que celles qui sont les plus concentrées.


Si l'âge précoce de la jeune chercheuse est étonnant, son laboratoire improvisé l'est tout autant. Sara Volz a effectué la majeure partie de ses expérimentations dans sa chambre. "Je gardais les produits chimiques en bas", a-t-elle précisé.

 

 


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De l’électricité produite avec de l’eau et de l’alcool

Publié le par Gerome

L’Ecole polytechnique de Zurich a mis au point une molécule qui transforme l’eau et l’alcool en énergie. Les scientifiques espèrent pouvoir fabriquer une pile à combustible à partir d’elle.

 

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Il sera peut-être bientôt possible de produire de l’électricité avec de l’eau et de l’alcool dans une pile à combustible grâce à une molécule mise au point à lEPF Zurich.  Cette molécule pourrait aussi transformer le CO2 en carburant, a indiqué lundi l’EPFZ.

La molécule en question est un catalyseur. Si on ajoute ce catalyseur à un mélange de méthanol et d’eau, la réaction produit de l’hydrogène et du CO2.

On obtient aussi ce résultat avec les méthodes actuelles, mais celles-ci exigent de hautes températures et de fortes pressions. Avec la molécule mise au point par l’EPFZ, la réaction a lieu à moins de 100 degrés et à pression atmosphérique normale.


Monoxyde de carbone


Le processus zurichois a un autre avantage: la réaction produit du CO2 (dioxyde de carbone) et non du CO (monoxyde de carbone). Dans les piles à combustibles actuelles, le CO entrave le bon fonctionnement du catalyseur après une certaine durée.

L’EPFZ espère développer prochainement une pile à combustible fonctionnant avec la nouvelle molécule. Une première application pourrait être la fabrication d’une micro-pile à combustible qui produirait l’énergie nécessaire pour une montre.


Les scientifiques zurichois pensent qu’il est aussi envisageable d’inverser la réaction. A partir de CO2 et d’hydrogène, il devrait être possible de produire du méthanol qui serait ensuite utilisé comme carburant.

 

 


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Horrible! Tchad: 86 éléphants tués en deux jours par des braconniers

Publié le par Gerome

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Quatre-vingt-six éléphants ont été tués les 14 et 15 mars par des braconniers dans le sud du Tchad, près de la frontière camerounaise, ont rapporté mardi des organisations de défense des animaux qui redoutent que ce genre de massacres n'aboutisse à l'éradication des pachydermes d'Afrique centrale.

Le commerce d'ivoire en plein essor

 

Parmi les victimes de ce massacre imputé à des organisations criminelles alimentant le marché asiatique en ivoire figurent 33 femelles enceintes et 15 éléphanteaux. «Cette tragédie démontre une fois de plus la menace qui pèse sur les populations d'éléphants d'Afrique centrale», a déclaré Bas Huijbregts, qui pilote la campagne contre le braconnage en Afrique centrale du WWF.

 

Selon les autorités tchadiennes citées par le WWF, les braconniers se déplaçaient à cheval et parlaient l'arabe, tout comme les auteurs présumés d'un précédent massacre qui a coûté la vie à plus de 300 éléphants dans le nord du Cameroun en mars 2012. Les autorités camerounaises ont déployé des hélicoptères et des centaines de troupes au sol pour combattre ce fléau.

 

 


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La fin des éléphants d'Afrique d'ici dix ans ?

Publié le par Gerome

Au sortir de douze jours de débats, l'ambiance était plutôt à l'optimisme chez les défenseurs de la nature : les 178 pays qui ont participé, du 3 au 14 mars à Bangkok, à la 16e Conférence des parties (CoP16) de la Convention sur le commerce international des espèces menacées d'extinction (Cites) y ont accompli des pas importants pour la protection des requins, des tortues et des bois tropicaux.

Le ton était en revanche à la déception sur l'action menée en faveur des éléphants d'Afrique, victimes dans leurs pays d'origine d'un braconnage sans précédent et d'un commerce effréné en Asie.

 

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"La communauté internationale a échoué à protéger les éléphants", ont estimé la plupart des ONG impliquées dans ce combat. Un plan d'action pour l'éléphant d'Afrique – dont le financement reste à préciser – a été adopté. Les pays dans lesquels d'importantes saisies d'ivoire sont effectuées devront désormais soumettre des échantillons à des tests ADN, afin de mieux retracer l'origine et les itinéraires de ces produits de contrebande. Mais aucune sanction n'a été prise contre les huit pays accusés de ne pas être assez actifs dans la lutte contre ce trafic : l'Ouganda, la Tanzanie et le Kenya (pays d'origine), la Malaisie, le Vietnam et les Philippines (pays de transit), la Chine et la Thaïlande (principaux marchés).



Avant la conférence, le comité permanent de la Cites avait sommé ces pays de lui soumettre des plans d'action. Exception faite de la Chine et de la Tanzanie, ils se sont exécutés. Chacun devra remettre un plan définitif d'ici au 15 mai, et tenir la Cites informée de son développement d'ici à l'été 2014. Tous ces pays ont "manifesté un engagement déterminé à prendre des mesures immédiates et décisives", a affirmé le comité. Pour la plupart des ONG, toutefois, cette simple mise sous surveillance ne répond pas à l'urgence de la situation.

"La Cites se moque du braconnage des éléphants", estiment une dizaine d'associations dans un communiqué commun, en soulignant que la Chine, "où la représentation et la vente de l'ivoire sont florissantes, n'a même pas reconnu une part de responsabilité".



Carlos Drews, chef de la délégation du World Wildlife Fund (WWF), s'est déclaré "déçu par le manque d'empressement des gouvernements à accélérer le processus des sanctions". En tonnage, le trafic de l'ivoire a doublé depuis 2007, et plus que triplé depuis 1998.



CONSCIENTS DE LA GRAVITÉ DE LA SITUATION, LES PAYS AFRICAINS ONT À PEU PRÈS PARLÉ D'UNE MÊME VOIX

 

éléphants morts

 

Selon les enquêtes présentées à Bangkok, il reste entre 420 000 et 650 000 éléphants en Afrique : 25 000 ont été tués en 2011, sans doute près de 30 000 en 2012. Une autre étude, publiée début mars dans la revue scientifique PLoS One, précise que 62 % des éléphants de forêt ont été abattus pour leur ivoire au cours des dix dernières années. A ce rythme, les populations d'Afrique centrale pourraient avoir disparu en 2025. Et, si le braconnage continue, affirment les experts, c'est à terme tous les éléphants du continent qui seront menacés.



En ce qui concerne cette espèce, c'est là, peut-être, la seule vraie bonne nouvelle de la CoP16 : conscients de la gravité de la situation, les pays africains ont à peu près parlé d'une même voix. A Doha (Qatar), où s'était tenue la CoP15 en 2010, deux logiques s'étaient affrontées. La Tanzanie et la Zambie, soutenues par les pays d'Afrique australe, sollicitaient un assouplissement de l'interdiction du commerce international de l'ivoire instaurée en 1989 pour pouvoir écouler leurs stocks. Une coalition de 23 autres pays africains, emmenée par le Kenya, leur avait fait obstacle, mais la réunion avait été marquée par ces dissensions. Rien de tel cette année.



"Pour la première fois, les pays de l'aire de distribution de l'espèce se sont accordés sur le fait qu'il faut tout faire pour mettre en oeuvre le plan d'action pour l'éléphant d'Afrique", note Pierre Kafando, délégué du ministère de l'environnement du Burkina Faso et président de la coalition africaine, qui regroupe 27 pays. De part et d'autre, des efforts de compromis ont été faits. La Tanzanie a retiré sa proposition de déclasser ses éléphants de l'annexe I (commerce international interdit) à l'annexe II (commerce réglementé), ainsi que sa demande d'une vente unique de 100 tonnes d'ivoire. En contrepartie, le Burkina Faso et le Kenya ont renoncé à demander que les éléphants d'Afrique du Sud, du Botswana, de Namibie et du Zimbabwe, actuellement en annexe II, repassent en annexe I.



Ces deux blocs historiques amorcent-ils une démarche commune de lutte contre le trafic de l'ivoire ? Ce serait une avancée essentielle. Mais il ne s'agit que du premier maillon de la chaîne. "Aucun effort de répression ne pourra réussir si la demande d'ivoire ne diminue pas. Nous demandons à tous les Etats concernés de faire campagne pour la réduire", a insisté l'association kényane Save the Elephants. Or, sur ce point, ni la Chine ni la Thaïlande n'ont fait de propositions concrètes.



Pour plusieurs ONG, il n'est plus temps de tergiverser. "La seule manière de mettre un terme au massacre et de sauver les éléphants d'Afrique et d'Asie, c'est une suspension immédiate, totale et sine die du commerce légal de l'ivoire sur les marchés internationaux et nationaux", résume Charlotte Nithard, de l'association française Robin des Bois. L'aveu d'un délégué chinois, selon lequel son pays est incapable de distinguer l'ivoire légal de l'ivoire illégal, n'a fait que renforcer leur conviction.

 

 


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