Lumière sur : la forêt de Brotonne

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La forêt de Brotonne, en France, est située à l'ouest de Rouen dans un vaste méandre de la Seine, accessible par le pont de Brotonne. Elle fait partie du parc naturel régional des Boucles de la Seine normande qui a permis la sauvegarde et la mise en valeur d'un grand espace naturel s'étendant de la banlieue de Rouen jusqu'au marais Vernier. C'est un reste de la vaste forêt primaire qui recouvrait toute la région, l'antique forêt d'Arélaune.
Pont de Brotonne reliant Caudebec-en-Caux à la Forêt de Brotonne



Elle s'étend, aujourd'hui, sur 12 km de long et 10 km de large, et elle est quadrillée de multiples chemins forestiers. Plantée de chênes (notamment le célèbre chêne cuve) et de hêtres, et compte plus de quatre-vingt-dix espèces d'arbres. La partie domaniale couvre plus de 6 700 hectares (dans un ensemble de 7 200 ha). Cette forêt est l'une des plus grandes hêtraies de France, 62 % de sa surface est couverte de hêtres. Mais on y trouve aussi pins sylvestres, charmes et chênes.



Elle abrite deux bâtiments remarquables : le moulin-tour de Hauville et le four à pain communal de La Haye-de-Routot. Son flanc sud est longé par l'autoroute A131. Les 50 mares de la forêt ont presque toutes été pavées ou tapissées d'un lit empierré à l'époque gallo-romaine.

À l'époque romaine, les restes de la forêt primaire (probablement déjà bien entamée au milieu du néolithique) furent défrichés pour construire de vastes domaines, comportant de nombreuses fermes, reliés aux villes nouvelles qui s'édifient sur les bords de Seine et même un vaste palais -- le palais d'Arelaune. Certaines villas mesuraient jusqu'à 150 mètres de long et 80 mètres de large et étaient magnifiquement décorées et desservies par des voies romaines empierrées.

 

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À sa porte, de l'autre côté de la Seine, fut construite, à l'époque du roi Clovis II (635-657), l'abbaye de Saint-Wandrille, qui fut le point de départ de l'évangélisation de la région. Plus tard, à l'époque du roi Thierry III (657-691), le saint ermite breton Condède (cf. Liste des saints catholiques) s'y installa sur l'île de Belcinac, y bâtissant le monastère de Belcinac2 où il vécut quinze années, attirant à lui de nombreux pèlerins qui continuèrent après sa mort à venir se recueillir sur sa tombe.



Au Haut Moyen Âge, Grégoire de Tours rapporte3 que « (en 537) Childebert et Théodebert mirent sur pied une armée, et se disposèrent à marcher contre Clotaire ; celui-ci l’ayant appris, et jugea qu’il n’était pas de force à se défendre contre eux, s’enfuit dans une forêt et y fit de grands abattis, plaçant toutes ses espérances en la miséricorde de Dieu ». Frédégaire (auteur des Gestes des Francs), dans son chap. 24, nomme cette forêt « Aretaunum » (probable cacographie pour Arelaunum, erreur de scribe, ancien nom celtique de la forêt de Brotonne). Une bataille navale entre les vikings et les vaisseaux de Charlemagne, se termina avec la victoire du normand Godefrid (dit également Godfred ) et la mise à sac de la région par les troupes du normand Rollon.

Le nom d'« Arelaune » tombe peu à peu dans l'oubli pour être remplacé par celui, norrois, de « Brotonne », qui désigne peut-être un groupe de fermes à l'origine (c'est le sens du terme scandinave tuna ), d'ailleurs une « ferme de Brotonne » subsiste, ainsi que les toponymes Hautonne et Martonne dans les environs.



Propriété des ducs de Normandie, la forêt revint dans le domaine royal sous le règne de Charles VIII qui venait y chasser. Son statut de forêt royale la protège des défrichements du Roumois.

En 1540, le roi François Ier se fit construire une résidence de chasse à Vatteville-la-Rue. Il y travaille aussi ; de nombreuses ordonnances royales ont été signées à Vatteville. Les autres rois de France abandonnèrent ensuite le domaine. La forêt deviendra une forêt de production.



État écologique

 

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La naturalité du massif a été affectée par son histoire et ses modes de gestion et il est très fragmenté et localement très fréquenté.
Son isolement géographique est pour partie naturel (boucles de la seine) et pour partie artificiel (Autoroute de Normandie au sud et clôture électrique ceinturant la forêt pour limiter les dégâts du gibier sur les cultures) et il est un facteur d'insularisation écologique qui a été source d'appauvrissement génétique des cervidés. Les cerfs y sont porteur d'une tuberculose (52,5 % des cerfs tués à la chasse vers 2007, la zoonose ayant été détectée en 2001), probablement apportée par des bovins.

 

Les sangliers peuvent également la véhiculer, notamment après avoir mangé des restes d'abats suite à la chasse ou des animaux morts. Un plan de chasse prévoit d'éradiquer les cerfs (envoyés à l'équarrissage) de la forêt en 2008 ou 2009, et de fortement diminuer la population de sangliers, car la maladie a aussi touché 3 cheptels bovins élevés en périphérie de la forêt (en 2006 et 2007). Les chasseurs souhaitent que des corridors biologiques puissent être restaurés pour permettre aux sous-populations de cerfs d'échanger des gènes afin d'éviter les problèmes de consanguinité et de dérive génétique qui les fragilisent.

 

 


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Ouverture de la centrale solaire géante de Shams 1 aux Emirats

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Les Emirats arabes unis (EAU) ont inauguré dimanche la plus grande centrale solaire concentrée au monde, dont la mise en service est présentée comme une étape clé dans le développement des énergies renouvelables au Moyen-Orient.

Le groupe Masdar, détenue par l'émirat d'Abou Dhabi et dédié aux énergies renouvelables et ses partenaires français Total et espagnol Abengoa ont mis trois ans pour sortir la centrale Shams 1 de terre, au prix d'un investissement de quelque 600 millions de dollars (460 millions d'euros).

Le Moyen-Orient, à cause de ses ressources en énergies fossiles, accuse un fort retard sur l'Europe, les Amériques et l'Asie en matière d'énergies renouvelables.


"A l'image du reste du monde, la région est confrontée à des besoins croissants en énergie et s'efforce en même temps de réduire son empreinte environnementale", a déclaré Sultan Ahmed Al Jaber, PDG de Masdar, dans un communiqué publié à l'occasion de l'inauguration.

L'émirat le plus riche des EAU vise une proportion de 7% de son électricité provenant de sources alternatives à l'horizon 2020. A titre de comparaison, cet objectif a été atteint ou dépassé par 21 des 27 Etats membres de l'Union européenne il y a quatre ans.


Shams 1 aura une capacité de 100 mégawatts, dix fois supérieure à celle de la deuxième centrale la plus importante du pays et suffisante pour alimenter 20.000 foyers en électricité.

Cela reste modeste au regard des capacités installées de milliers de MW en Allemagne ou en Espagne ces dernières années, tandis que l'Inde a des capacités de 1.200 MW.

L'Arabie saoudite, qui ambitionne de devenir un gros producteur d'énergie solaire, dispose à ce jour de capacités de moins de 50 MW.

 

 


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Le Canada veut autoriser l’entrée d’OGM non approuvés par ses experts

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Le Canada pourrait devenir le premier pays au monde à autoriser l’importation d’aliments pour consommation humaine contenant de faibles quantités d’organismes génétiquement modifiés (OGM) non approuvés par ses propres agences de réglementation. Une décision économique pour le gouvernement fédéral, mais qui portera atteinte à notre système de salubrité alimentaire, disent les opposants.

 

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Ottawa vient de terminer une deuxième étape de consultation sur une politique de gestion de la «présence de faibles quantités» (PFQ) de cultures GM dans tous les grains et produits alimentaires importés destinés aux humains et aux animaux. Les PFQ renvoient uniquement à des OGM non autorisés par le pays importateur.


Les pourcentages d’acceptation proposés sont de 0,1% ou 0,2%, qu’Ottawa juge «non susceptibles de poser un risque». Mais pour le Réseau canadien sur les biotechnologies (RCAB), qui regroupe des organisations opposées aux OGM de tout le pays, rien ne permet de dire que cette dose est sans danger, puisqu’elle ne repose sur aucune étude scientifique.

Pour sa part, l’Union européenne accepte des doses d’OGM qu’elle n’a pas approuvés jusqu’à 0,1% pour l’alimentationanimale et dans certaines circonstances seulement.


Le RCAB s’inquiète de l’effet qu’une telle acceptation aurait sur la confiance des consommateurs à l’égard de notre système de salubrité alimentaire. On demande aux Canadiens «d’accepter des aliments GM comme étant des aliments sûrs, même si Santé Canada ne les a pas jugés sûrs pour la consommation humaine», peut-on lire dans son mémoire au Comité permanent de l’agriculture.

Ottawa invoque de son côté la hausse prévue des cultures OGM dans le monde, qui passeront d’une trentaine à plus de 100 d’ici 2015, ce qui accroîtra nécessairement les cas de PFQ.


Tolérance zéro


De nombreux pays appliquent une politique de tolérance zéro envers les cultures GM non approuvées par leurs agences. Dès que des quantités infimes sont détectées, ces importations peuvent être rejetées. «Cela entraîne une certaine imprévisibilité et peut avoir des retombées économiques néfastes sur les échanges commerciaux mondiaux [...]. Ces dernières années, certaines perturbations du commerce attribuables à la PFQ ont coûté des millions de dollars aux négociants de céréales et aux économies locales», explique Agriculture et Agroalimentaire Canada sur son site Internet.


Le RCAB estime pour sa part que la politique n’atteindra pas les objectifs économiques souhaités. «Plutôt que d’améliorer la position des produits canadiens dans les marchés internationaux, il est fort probable que l’acceptation de la PFQ portera atteinte à la réputation internationale du Canada à l’égard de sa réglementation sur la salubrité alimentaire et de l’intégrité de son système alimentaire – car elle ouvre la voie à la contamination de notre système alimentaire, sans assurer une surveillance réglementaire nationale», écrit l’organisme. Le projet de politique est accessible à http://goo.gl/m8GU6.

 

 


Publié dans OGM j'en veux pas!

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Pesticides: Des médecins du Limousin lancent l'alerte

Publié le par Gerome

Un texte rassemblant plus de 80 signatures de médecins appelle à réduire l'usage des pesticides...

 

PESTICIDES



C’est la première fois que les médecins s’emparent du sujet: à l’approche de la semaine pour les alternatives aux pesticides, organisée par l’association Générations Futures du 20 au 30 mars, 80 médecins du Limousin ont signé un texte appelant à réduire l’emploi des produits chimiques dans les pratiques agricoles.


Peu d’études mais des liens indéniables

Selon eux, «des liens sont établis entre l’utilisation de pesticides et certaines pathologies». Ils citent notamment des cancers, des troubles neurologiques comme la maladie de Parkinson, des leucémies et tumeurs cérébrales chez l’enfant. Ils rappellent également que «de nombreux pesticides sont des perturbateurs endocriniens, substances chimiques soupçonnées d'être l’une des  causes de la recrudescence de certains troubles (infertilité, cancers hormonodépendants, obésité, etc.)».


Même si encore peu d’études scientifiques ont établi des liens directs entre ces engrais, insecticides ou fongicides utilisés par les agriculteurs, certains cas commencent à faire jurisprudence, comme celui de Paul François, premier agriculteur à remporter un procès contre le fabricant de produits phytosanitaires Monsanto. Peu après, en mai 2012, la maladie de Parkinson a été classée comme maladie professionnelle par la Mutuelle agricole.
«Peut-on s’abstenir de prendre des précautions dès maintenant?»



«Il faudra beaucoup d’études, beaucoup d’argent et beaucoup de temps pour objectiver plus avant ces risques sanitaires que l’on peut craindre dévastateurs, écrivent les médecins. Aussi nous souhaitons poser deux questions simples: peut-on s’abstenir de prendre des précautions dès maintenant? Ce serait à nos yeux totalement inconséquent et irresponsable. Des alternatives, économiquement viables sont-elles possibles? Nous pensons que oui, et elles sont connues».


Ils appellent ainsi à interdire les épandages aériens et à réduire l’exposition des populations voisines des cultures utilisant des pesticides. D’autre part, ils se déclarent solidaires des initiatives permettant «une transition vers des filières agricoles n’utilisant pas de pesticides» et demandent à la région Limousin de «s’engager résolument vers l’objectif d’une réduction de 50% des pesticides à l’horizon 2020», comme prévu par le plan national Ecophyto.

 

 


Publié dans Nutrition & Santé

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L'étude russe qui prouve que les OGM stériliseront l'humanité au bout de 3 Générations

Publié le par Gerome

On soupçonnait déjà que la perte de la fertilité était au nombre des graves  dégâts occasionnés, une étude récente va dans ce sens. Une étude qui, si elle n'est pas étouffée, pourrait avoir un grand impact sur les décisions à prendre à l'avenir!
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En 2009, près de 3% des terres agricoles étaient couvertes d'OGM avec 134 millions d'hectares, selon l'ISAAA, qui, chaque année, fait état des cultures des plantes transgéniques dans le monde. Et le dossier des OGM alimentaires - dont de très nombreuses pages restent encore floues à ce jour - pourrait bien s'alourdir prochainement alors qu'une nouvelle pièce en provenance de Russie est sur le point d'y être ajoutée. 

 

Celle-ci prend la forme d'une étude, dont les résultats les plus frappants viennent d'être présentés à la presse en Russie dans le cadre de l'ouverture dans ce pays des Journées de Défense contre les Risques Environnementaux. Elle est même évoquée par Jeffrey Smith, fondateur de l'Institute for Responsible Technology aux Etats-Unis et auteur de référence dans le monde des OGM avec notamment son ouvrage Seeds of Deception (littéralement «les semences de la tromperie») publié en 2003. Menée conjointement par l'Association Nationale pour la Sécurité Génétique et l'Institut de l'Ecologie et de l'Evolution, cette étude russe a duré deux ans, avec pour cobayes des hamsters de race Campbell, une race qui possède un taux de reproduction élevé. Ainsi, le Dr Alexey Surov et son équipe ont nourri pendant deux ans et d'une manière classique les petits mammifères, à l'exception près que certains d'entre eux ont été plus ou moins nourris avec du soja OGM (importé régulièrement en Europe) résistant à un herbicide.

Au départ, quatre groupes de cinq paires (mâles / femelles) ont été constitués: le premier a été nourri avec des aliments qui ne contenaient pas de soja, le second a, quant à lui, suivi un régime alimentaire qui comportait du soja conventionnel, le troisième a été alimenté avec en complément du soja OGM et enfin le quatrième groupe a eu des plateaux repas dans lesquels la part de soja transgénique était encore plus élevée que dans ceux du troisième.

 

A la fin de cette première phase, l'ensemble des quatre groupes a eu en tout 140 petits. L'étude s'est poursuivie dans une deuxième phase par la sélection de nouvelles paires issues de chacun de ces premiers groupes. Et, dans la logique du déroulement, les nouvelles paires de la deuxième génération ont, elles aussi, eux des petits, créant de fait la troisième et dernière génération de cobayes. Ainsi, il y a eu au final 52 naissances parmi les spécimens de troisième génération qui n'ont pas consommé du tout de soja, 78 parmi ceux qui ont consommé du soja conventionnel.

 

Mais le troisième groupe, celui qui a été nourri avec du soja OGM, n'a eu que 40 petits, dont 25% sont morts. Et, pire, dans le groupe qui a mangé le plus de soja génétiquement modifié, une seule femelle a réussi à donner naissance, soit 16 petits au total, dont 20% sont finalement morts.

 

Ainsi, à la troisième génération, les hamsters qui, pour les besoins de l'étude, ont eu, dans leur menu, une part importante de soja OGM, n'étaient plus capables de se reproduire...

 

Mais une autre surprise de taille a été observée: certains de ces hamsters issus de la troisième génération se sont retrouvés avec des poils ... dans la bouche, un phénomène d'une extrême rareté.

Selon Jeffrey Smith, l'étude du Dr Surov et de son équipe pourrait bien «déraciner» une industrie qui vaut plusieurs milliards de dollars. L'affaire est donc à suivre, mais, quoi qu'il en soit, depuis l'introduction en 1996 dans l'environnement et dans la chaîne alimentaire de produits agricoles transgéniques (issus de semences dans lesquelles y sont ajoutées un ou plusieurs gênes étrangers afin de conférer à la plante une propriété spécifique), les risques qui y sont liés restent encore très largement inconnus car très peu observés, faute d'études suffisamment longues et indépendantes, mais aussi à cause du refus des semenciers de publier leurs propres études (sauf sous la contrainte juridique) pour des raisons de stratégies industrielles et commerciales.

 

Aussi surprenant que cela puisse paraître, le principe de précaution, dans ce domaine, semble effectivement illusoire, alors que les incertitudes scientifiques qui demeurent devraient justement le mettre au cœur du processus d'évaluation. Et, d'ailleurs, l'on peut même supposer que cette absence de précaution large et de manque de transparence vis-à-vis du public nuisent par la même occasion aux OGM agricoles expérimentaux (de seconde génération) qui ne peuvent pas être évalués dans les meilleures conditions puisque ceux qui sont actuellement sur le marché ne l'ont été que partiellement (voir le proverbe de la «charrue avant les boeufs»...).

 

Car l'ennui, au fond, c'est que nous tous, les consommateurs, sommes au bout de cette chaîne alimentaire: alors finalement dans l'histoire, qui sont réellement les cobayes?

  Source : Mediapart

 


Publié dans OGM j'en veux pas!

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