Disparition des abeilles : le cri d’alarme des apiculteurs

Publié le par Gerome

Et si les abeilles disparaissaient… L’hypothèse conduit les apiculteurs à pousser un véritable cri d’alarme. Selon eux, l’abeille est en danger de mort.

Des causes multiples. D’abord le frelon asiatique, cette grosse guêpe d’Asie du sud-est et qui décime les ruches. Le ministère de l’Agriculture vient de le déclarer «espèce nuisible».

 

abeille ruche


Mais il faudrait que le ministère de l’Ecologie en fasse de même pour que les préfets puissent prendre des arrêtés permettant d’intervenir sur les propriétés privées afin de détruire les nids. Les OGM ensuite. Si les cultures sont pour le moment encore interdites en France, de nombreux miels d’importation en contiennent, produits avec des plantes modifiées qui n’ont fait l’objet d’aucune étude d’impact sanitaire sur l’homme. Troisième cause à l’origine de l’hécatombe, et non des moindres : les pesticides.


La France championne d’Europe des pesticides. «Avec une consommation de 70 000 à 120 000 tonnes par an, la France se classe premier pays utilisateur européen», s’insurge Henri Clément, le porte-parole de l’Unaf (Union nationale de l’apiculture française). Et le troisième mondial après les Etats-Unis et le Japon. «A terme, toute la biodiversité de notre pays est en cause, avertit Olivier Belval, président de l’Unaf. Le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll vient de lancer un plan de défense de l’apiculture. Mais il est loin d’être suffisant pour contrer l’immense danger qui menace.

 

En participant à la pollinisation, les abeilles contribuent la pluralité des organismes vivants. D’un côté, le ministre affiche l’ambition d’installer 200 à 300 apiculteurs professionnels par an. Mais de l’autre, il annonce vouloir attendre la décision de l’Union européenne pour éventuellement interdire une famille d’insecticides particulièrement nocifs sur le marché français (les néonicotinoïdes, ndlr). Pourquoi attendre ? De nombreuses études ont démontré leur dangerosité. La moitié des colonies en France a déjà été décimée depuis la mise sur le marché de ces produits. Nous courons le risque de voir à terme de nombreuses espèces végétales disparaître de façon définitive.»


Les abeilles indispensables à la biodiversité. Car si les abeilles ont besoin des plantes pour se nourrir et produire leur miel, les plantes, et donc derrière les producteurs, d’arbres fruitiers par exemple, ont besoin des abeilles pour le processus de pollinisation. Petit rappel de science nat’ : la pollinisation, c’est le processus de transport d’un grain de pollen depuis l’étamine (organe mâle d’une plante) vers les stigmates (organe femelle, de cette même plante ou d’une autre plante de la même espèce). Or le transport se fait dans 80 % des cas… par les abeilles. Sans abeille, pas de pollinisation. Sans pollinisation, pas de reproduction des plantes. Adieu le miel donc, mais adieu également le blé du pain, les fruits ou les légumes…


Certains pays obligés de polliniser à la main. «Le problème est mondial, reprend Henri Clément. Dans certaines provinces de la Chine, les abeilles ont pratiquement disparu. La pollinisation des arbres fruitiers se fait désormais à la main.» Une partie du «miel» fabriqué là-bas serait coupé avec du faux miel, fabriqué sans abeilles, à base de sucre et de maïs. Certes la France n’en est pas encore là. Mais sa production a été divisée par deux depuis la mise sur le marché de certains produits, passant de 32 000 tonnes dans les années 90, à moins de 16 000 tonnes l’année dernière.


Les chiffres

16 000 tonnes, la production de miel en 2012, soit la plus faible jamais enregistrée (elle était de 33 000 tonnes en 1995)

26 000 tonnes, la quantité importé en 2012 (contre 6 000 tonnes en 1995)

60 000, le nombre d’apiculteurs en France (selon les estimations). Ils étaient 85 000 en 1995. Après une importante érosion, leur nombre tend à remonter

1,25 millions, le nombre de ruches dans tout le pays

117 millions, le chiffre d’affaires du secteur en euros, auxquels s’ajoutent 27 millions d’euros (30 %) en productions annexes (pollen, produits dérivés…)

3 Mds d’€, le chiffre d’affaire réalisé grâce à la pollinisation des abeilles

26 000 tonnes de miel produit en France chaque année

4,5 euros, le prix moyen du kilo de miel chez le producteur

 

 


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Italie: 33 baleines échouées en mois et demi. l'alarme est lancée. Aucune explication

Publié le par Gerome

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Alarme environnementale dans les mers italiennes. En janvier et début février, dans la mer Tyrrhénienne, une mortalité anormale de dauphins (dauphins bleus et blancs) a été repérée, avec 33 spécimens échoués sur les côtes de Toscane, de Latium, de Campanie, de Calabre, de Sicile, et de Sardaigne .


Le ministre de l'Environnement italien, Corrado Clini, parle de phénomène "préoccupant"  alors que la moyenne historique pour ce type d'événement est de moins de 4 animaux par an.

Le ministère de l'Environnement assure qu’il «surveille de près la situation avec le réseau scientifique spécialement commandé et financé par le ministère des Université de Pavie et de Padoue,  l’ASL, un institut pour la prévention des maladies animales.


D'après les premières investigations, la cause ne semble pas d’origine humaine (pollutions, schiste, recherches, ou exercices militaires).

 

 


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Bonne Nouvelle!!! Le Parlement européen vote pour une pêche plus durable

Publié le par Gerome

À une large majorité…

 

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La dégradation de la biodiversité marine est une évolution qui ne souffre plus aucune discussion et appelle d’importantes mesures de protection. Pressés par les pêcheurs, contraints de tenir compte des intérêts économiques à court terme, les pouvoirs publics se montrent néanmoins trop frileux aux yeux des associations de protection de l’environnement.


Déjà évoqué à maintes reprises dans ces colonnes, le cas de Maria Damanaki est une exception. La Commissaire européenne aux Affaires maritimes et à la Pêche est en effet une fervente partisane d’une réforme en profondeur de la politique commune de la pêche (PCP) dans le sens d’une plus grande protection des stocks. Interdiction des rejets en mer de poissons morts, instauration d’un permis à points, établissement des quotas en fonction des dernières études scientifiques : à défaut de faire l’unanimité, ses propositions vont incontestablement dans le bon sens.


Appelant de ses voeux une lutte accrue contre la surpêche depuis de longs mois,   elle a pu goûter en connaisseuse l’adhésion des eurodéputés à sa vision. Ainsi, par cinq cent deux voix pour, cent vingt-sept contre et vingt-sept abstentions, ces derniers ont adopté une réforme ambitieuse « qui affiche sa volonté de stopper le déclin des populations de poissons tout en freinant la dégringolade des emplois dans le secteur de la pêche », résument nos confrères du Monde.

 

 

Des quotas revus à la baisse à partir de 2015


Une réforme votée à une large majorité donc – ce qui a surpris les observateurs – et qui, hormis l’interdiction des rejets précitée, laquelle devrait entrer en vigueur entre 2014 et 2017 selon les espèces, pose aussi le « principe de ne plus outrepasser des quotas au-delà desquels on empêche les stocks de poisson de se reconstituer et de respecter au contraire les rendements maximum durable (RMD) », ajoute le quotidien.


Une revendication majeure des ONG, qui n’ont pas boudé leur plaisir et pour lesquelles cette issue constitue un exaucement du souhait de l’opinion publique. Greenpeace, elle, se félicite en particulier de l’adoption de deux amendements associant l’accès aux zones de pêche à des critères de durabilité.


L’association apprécie également, on l’imagine bien, la révision des quotas à la baisse à compter de 2015, l’objectif étant d’atteindre un renouvellement des stocks de poissons « au-delà » du RMD dès l’entame de la prochaine décennie. « L‘Union Européenne (UE) ne dispose pas à ce jour de la moitié des données sur ses stocks halieutiques », fait néanmoins valoir l’eurodéputée socialiste Isabelle Thomas qui, fidèle à la ligne gouvernementale, préconisait des délais plus longs.


D’aucuns pourraient rétorquer à Paris que l’écosystème marin ne peut plus attendre.

 

 


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Afrique: La moitié du bois exporté du Mozambique vers la Chine est illégal

Publié le par Gerome

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Près de 48 % des exportations de bois du Mozambique vers la Chine sont illégales et constituent un manque à gagner fiscal de 29 millions de dollars. 

 Selon les douanes du Mozambique, 350 000 mètres cube de bois ont été exportées vers la Chine. 

Pourtant, le pays africain, l’un des pays les plus pauvres au monde, a interdit l’exportation des grumes de 22 espèces sur les 118 qu’il commercialisait auparavant, il a aussi mis en place d’autres restrictions afin d’interdire le bois illégal, rapporte le site Mongabay le 7 février. 

Un rapport de l’ONG Environmental Investigation Agency met en lumière ces faits et le responsable forêt de cette organisation explique : « malgré les récents efforts du Mozambique pour contrôler le commerce illégal des grumes vers la Chine, notre enquête révèle une alliance entre des politiciens de haut-niveau et des commerçants chinois sans scrupules. Ils contreviennent aux lois forestières du pays mais en plus menacent l’exploitation soutenable de la forêt. »

 

 


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La scandaleuse histoire de la légalisation de l’aspartame

Publié le par Gerome

Saviez-vous que l’aspartame a été interdit deux fois par la FDA (l’agence américaine pour l’alimentation et les médicaments) ? Comment se fait-il que ce produit soit devenu légal aujourd’hui ?

 

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Tout commence au milieu des années 60 avec une société appelée GD Searle. Un de leur chimiste crée accidentellement l’aspartame en voulant inventer un traitement pour les ulcères d’estomac. Searle décide de faire passer l’aspartame par une procédure d’essai qui conduirait éventuellement à son agrément par la FDA. Peu de temps après, de graves effets de santé se manifestent et GD Searle est mis sur la sellette pour ses méthodes de tests. Il se révèle que ces méthodes étaient parmi les pires jamais vues par les enquêteurs et qu’en fait le produit était dangereux pour la santé.


L’aspartame déclenche en 1977 la première enquête criminelle de la FDA ciblant un industriel. Dès 1980, la FDA interdit l’utilisation de l’aspartame après une étude de trois chercheurs scientifiques indépendants sur l’édulcorant. Il fut déterminé que l’un des principaux effets sur la santé était le risque élevé de tumeurs cérébrales. A ce stade il était clair que l’aspartame n’était pas apte à être utilisé dans l’alimentation et il resta interdit, mais pas pour longtemps.


Début 1981, le président de Searle, Donald Rumsfeld (ancien secrétaire de la défense… surprise surprise) jura de remuer ciel et terre pour obtenir son agrément. Le 21 janvier 1981, le jour suivant l’investiture de Ronald Reagan, Searle fit les démarches pour obtenir l’agrément de l’aspartame par la FDA. Le nouveau délégué de la FDA sous Reagan, Arthur Hayes Hull Junior, nomma une commission scientifique avec 5 personnes pour réviser la décision du comité d’enquête. Il ne fallut pas longtemps au comité pour décider à 3 contre 2 en faveur du maintien de l’interdiction de l’aspartame. Hull décida alors de nommer un sixième membre dans le comité, ce qui créa une égalité de vote, à 3 contre 3. Hull décida alors de départager lui-même pour donner l’autorisation de l’aspartame.

 

Hull quitta plus tard la FDA, accusé d’allégations d’irrégularités, il devint brièvement Doyen du Collège Médical de New York, et trouva ensuite un poste chez Burston Marsteller . Burston Marsteller est la société principale de relations publiques à la fois pour Monsanto et pour GD Searle. Depuis cette époque, il ne parla plus jamais en public de l’aspartame.


Il est clair à ce stade que l’innocuité de l’aspartame semble incroyablement incertaine. Il a déjà fait l’objet d’une étude pour son interdiction et sans cette illégitime levée d’interdiction il ne serait pas utilisé aujourd’hui. On peut se poser des questions sur la somme de corruption et d’argent engagée avec des noms si lourdement impliqués comme Rumsfeld, Reagan et Hull. En 1985, Monsanto décide d’acheter le brevet de l’aspartame à GD Searle.


Rappelez-vous que Hull possédait un lien avec Monsanto. Ce dernier n’avait pas l’air trop inquiet des précédentes péripéties et de la mauvaise image que l’aspartame avait produites sur son passé. Je trouve cela personnellement comique car les produits Monsanto sont interdits dans de nombreux pays et parmi toutes les entreprises à acheter le produit, il semblait le meilleur vu qu’ils sont champions pour fabriquer des produits incroyablement dangereux non testés et s’assurer qu’ils restent sur le marché.


Depuis lors, l’aspartame a reçu beaucoup d’attaques de scientifiques, médecins, chimistes, et consommateurs concernant sa sécurité et ses propriétés neurotoxiques. On a effectué des paquets d’études approfondies qui montrent que l’aspartame est la cause de plus de 90 problèmes de santé sérieux tels que le cancer, la leucémie, les maux de têtes, les AVC, la fibromyalgie et l’épilepsie pour n’en nommer que quelques- uns. Nous avons écrit plusieurs articles étudiant les différents effets de l’aspartame.

 

 


Publié dans Nutrition & Santé

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