Le Père Noël, gros polleur bedonnant

Publié le par Gerome

La faute à une empreinte carbone astronomique.


On l’a dit et répété et la communauté scientifique est désormais quasi-unanime : le  combat pour atténuer le réchauffement climatique et ses impacts est (très) mal engagé. À ce stade, on voit mal en effet comment le seuil de deux degrés celsius pourrait ne pas être dépassé d’ici au milieu du siècle, voire plus tôt, d’autant que les Nations Unies tardent à s’entendre sur un accord contraignant et plus ambitieux que le Protocole de Kyoto en matière de réduction des rejets de gaz à effet de serre.

 

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En l'espace d'une nuit, le Père Noël émet autant de gaz à effet de serre que le Qatar en un an...


L’énergie durable ne se développe pas assez vite, les pays dits du Sud s’inquiètent des difficultés de leurs homologues du Nord à trouver un terrain d’entente pour leur accorder le soutien financier et logistique conséquent dont ils ont besoin pour pouvoir espérer surmonter l’épreuve climatique, la pollution atmosphérique ne diminue pas à l’échelle planétaire : le tableau est noir et les prophéties funestes. Dans cette triste affaire, il se trouve que le Père Noël a lui aussi une part de responsabilité étant donné son bilan carbone.


Calculé par Ethical Ocean et déjà évoqué l’an passé dans ces colonnes, celui-ci est tout simplement désastreux. « En une seule tournée de cadeaux, le 24 décembre, le père Noël émet autant de gaz à effet de serre que le Qatar en un an », résume ainsi le site Internet Youphil.com. Impressionnant.


Des alternatives écologiques sont possibles


Plus précisément, le Père Noël rejetterait près de… soixante-dix millions de tonnes de CO2 (dioxyde de carbone) dans la nuit du 24 au 25 décembre. Une nuit au cours de laquelle, à sa décharge, il parcourt environ cent quatre-vingt-seize millions de kilomètres pour distribuer aux enfants du monde entier quelque trois cent vingt-et-un mille tonnes de jouets. Indissociables de « Santa Claus » (NDLR : le Père Noël est appelé ainsi dans les pays anglo-saxons), les sept rennes qui tirent son traîneau, eux, produisent du méthane, un gaz à l’effet de serre vingt-trois fois plus puissant que le dioxyde de carbone, et rejettent plus de quarante mille tonnes dudit dioxyde dans l’atmosphère.


Et ce n’est pas tout : de la production des matières premières à leur distribution, l’ensemble des présents que les enfants retrouvent au pied du sapin ont généré un peu plus de soixante-huit millions de tonnes d’émissions de CO2, dont neuf cent quatre-vingt-trois mille sont rejetées par l’usine du Père Noël, installée au Pôle Nord. Quant à l’emballage papier utilisé pour confectionner les paquets cadeaux, il engendre à lui seul une émission de deux cent quatre-vingt-quatre mille tonnes de CO2 dans l’atmosphère.


Des chiffres pour le moins élevés, mais qui n’ont rien d’une fatalité. Le progrès technologique rend en effet possible – et souhaitable – un verdissement allant de l’installation de panneaux photovoltaïques sur le toit de l’usine précitée (à plus forte raison parce que le Pôle Nord est sujet à des périodes d’ensoleillement de vingt-quatre heures six mois sur douze) à l’installation de batteries au sodium rechargeables semblables à celles installées dans les véhicules hybrides sur le traîneau. Ces batteries permettraient de surcroît au Père Noël de se déplacer plus vite et de ménager les cervidés, forcément exténués après un aussi long périple.


Concernant les emballages cadeau, rien ne l’empêche d’opter pour du papier recyclé et biodégradable constitué de fibres naturelles. Soulignons enfin que les jouets éco-conçus sont de plus en plus répandus. Avec tout cela, le Père Noël peut atténuer son impact environnemental. Et, ce faisant, (re)commencer à vivre avec son temps.

 

 


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Un chercheur conçoit une éolienne lenticulaire extrêmement performante

Publié le par Gerome

Le professeur Yuji Ohya et son équipe de l'Université de Kyushu travaillent depuis plusieurs années sur l'optimisation d'une éolienne genre qui serait en mesure de produire 2 à 3 fois plus d'énergie que sa cousine tri pales.

 

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La structure fonctionne de façon similaire à une lentille optique qui concentre la lumière du soleil, sauf qu'il s'agit là, de l'écoulement du vent. En effet, le carénage cylindrique entourant les pales va créer une dépression à l'arrière de la turbine qui aura pour effet d’accélérer le flux d'air.

De plus, comparées aux éoliennes classiques, celles à « lentille » seraient également compétitives avec des vitesses de vent assez faibles.

 

Pour protéger cette innovation, des brevets ont été déposés par l'Université de Kyushu (ici) et (ici)

 

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Dans un premier temps, 2 turbines lenticulaires ('Wind Lens') ont été construites sur le campus de l'université de Kyushu. Chaque turbine d'une puissance unitaire de 100 kW possède un rotor de 12,8 mètres de diamètre pour un carénage cylindrique de 15,4 mètres. L'ensemble de la structure a été élèvé à une hauteur de 34 mètres au dessus du sol.

 

Dans une seconde phase, une série d'expériences en bassin a été réalisée en vue de construire un prototype de parc éolien offshore érigé sur une structure flottante située dans la baie de Hakata. L'alvéole flottante de 18 mètres de diamètre comprendra deux turbines éoliennes de 100 kW, ainsi que des panneaux solaires photovoltaïques.


En décembre 2011, le chantier de la plateforme était lancé. Dès janvier 2012, des tests ont permis de vérifier que les batteries de stockage reliées à des panneaux solaires (HIT - Sanyo) avaient été alimentées correctement par les éoliennes.

Le concepteur de la 'Wind Lens' veut maintenant passer à la vitesse supérieure pour développer un parc éolien d'une capacité installée de 500 MW.

 


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Une ville américaine interdit les petites bouteilles d'eau en plastique

Publié le par Gerome

La ville américaine de Concord (Massachusetts, nord-est) est devenue le 1er janvier la première à interdire la vente de petites bouteilles d'eau en plastique, par souci de l'environnement.

Depuis le 1er janvier, la vente de l'eau plate en bouteilles de plastique de moins d'un litre y est interdite et passible d'une amende maximale de 50 dollars, selon un arrêté municipal.

 

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La mesure avait été votée en avril dernier lors d'une réunion publique par 403 voix pour et 364 contre. Elle a été approuvée en septembre par le procureur du Massachusetts.

L'arrêté stipule cependant qu'elle pourra être suspendue, si sa mise en application s'avère trop coûteuse.


Cette interdiction a été poussée pendant trois ans par une octogénaire de cette petite ville de 16.000 habitants, à quelque 30 km à l'ouest de Boston.

Jean Hill, 84 ans, était soutenue par le mouvement "Ban the bottle" ("interdisez les bouteilles") qui dénonce notamment la pollution créée par les bouteilles en plastique dont beaucoup ne sont pas recyclées.

Le mouvement souligne également que l'eau en bouteille coûte plus de 1.000 fois plus cher que l'eau du robinet.


"Les marchands d'eau en bouteille assèchent nos aquifères et nous la revendent", avait expliqué Mme Hill en 2010 au New York Times. "Je me battrai jusqu'au bout", avait ajouté cette grand-mère sensibilisée au problème des bouteilles en plastique par son petit-fils de 10 ans, qui lui avait parlé de la plaque de déchets du Pacifique.


Selon "Ban the bottle", les Américains ont consommé plus de 50 milliards de petites bouteilles d'eau en plastique en 2007. "Avec un taux de recyclage de seulement 23%, 38 milliards ont fini dans des décharges".

A la faveur de ce mouvement, l'eau en petites bouteilles a également été interdite dans plusieurs campus, selon "Ban the bottle".

 

 


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Le pire moyen de manger des œufs

Publié le par Gerome

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L'histoire de la vache folle et des « farines animales » a tellement écœuré les populations que même les poulets sont aujourd'hui étiquetés « élevés au grain », comme si c'était un gage de qualité.

Mais vous, cher lecteur, qui aviez des grands-parents à la campagne, ou qui avez eu des « leçons de choses » à l'école primaire, vous savez que le poulet n'a jamais été un animal végétarien, et encore moins un consommateur de maïs !

Le snack préféré de la poule, c'est un ver de terre dodu. Donnez-lui la couenne de votre jambon, elle sera au ciel !

Si vous lui en laissez la liberté, votre poule passera sa journée à gratter la terre à la recherche d'asticots, d'insectes. Si elle n'en trouve pas, elle picorera des herbes, des plantes vertes, des petites pousses, des racines, et, occasionnellement seulement, des graines.

C'est ce qu'il faut à une poule pour être heureuse, en bonne santé, et faire de bons œufs. Mais encore faut-il pour cela qu'elle ait l'occasion de sortir !
Poulets d'usine « élevés en plein air »

Tout l'art du marketing est de jouer avec des expressions qui trompent le consommateur, sans en avoir l'air.

Ainsi, au supermarché, vous avez remarqué que vous pouvez acheter des œufs de poules « élevées en plein air ». Sur l'emballage, la photo d'une belle cocotte rousse picorant à son aise dans un pré d'herbe verte et grasse, par temps ensoleillé.

Or, voici ce qu'impose la législation pour avoir droit au label « élevées en plein air » :

« En journée, accès à un parcours extérieur en majeure partie recouvert de végétation (4 m2 de terrain par poule). »

Eh bien je prétends que seul l'expert en marketing détectera le piège caché sous cette formule.

Le débutant lui, même soupçonneux, s'inquiètera de ce que la poule ait droit à un accès, non à une prairie en herbe, mais à un simple « terrain » recouvert « en majeure partie » de végétation, le reste pouvant être des gravats ou du béton.

Il aura raison de s'inquiéter de ça. Mais en réalité, le vrai piège se trouve dans l'expression « accès à un parcours extérieur ».

Imaginez un hangar de 150 mètres de long en tôle ondulée, rempli de milliers de poules serrées comme des sardines. L'odeur est à vomir. Le bruit assourdissant. Les poules sont dans un état de stress, et d'agressivité tels, qu'elles se battent constamment, s'arrachant les plumes, se piquant les yeux et se griffant. Certaines ont des membres cassés. Vous ne pouvez-vous aventurer dans ce hangar sans protections spéciales.

Sur le mur de ce hangar, trois plaques amovibles de 40 cm de côté, au ras du sol, qui sont retirées chaque matin par l'exploitant. Eh bien voilà : cela suffit pour que les poules puissent être déclarées avoir « accès » à un « parcours extérieur » !!

Techniquement, on pourrait imaginer qu'un certain nombre de poules, en effet, sortent. Le problème est que, les poussins étant nés eux-mêmes dans des hangars fermés, ils n'ont jamais vu la lumière du jour et ils ont peur de sortir ! Malgré « l'accès » vers l'extérieur, il se peut que la très grande majorité des poules « élevées en plein air » n'oseront jamais mettre le bec dehors.
Manger des œufs bio ?

Depuis 2004, tous les œufs vendus dans le commerce sont obligatoirement codés. Un petit tampon est appliqué sur chaque œuf comportant notamment un numéro :

3 : poules élevées en cage, à éviter absolument.

2 : poules élevées au sol, dans un hangar sans voir le ciel une seule fois de leur misérable existence. A éviter également.

1 : poules élevées en plein air, nous avons vu ce que cela signifie. A éviter.

0 : œuf bio. Les poules ont pu sortir, elles ont bénéficié d'abris et de végétation sur le parcours extérieur ; à l'intérieur du hangar, le nombre de poules est limité, avec une densité plus faible ; enfin, elles ont bénéficié d'une alimentation biologique à 90 % minimum.

Désolé de vous décevoir mais, pour moi, le chiffre 0 ne suffit pas. De plus en plus, se développent des installations industrielles respectant sur le papier les critères du bio et produisant les œufs par millions.

On reste très loin de l'élevage traditionnel des poules, seul à même de garantir l'œuf véritable de nos grands-parents, reconnaissable entre mille dans l'assiette. En 1950, la France comptait des millions de fermes en activité. Dans chacune d'elles, il y avait un poulailler, avec quelques dizaines de poules, qui bien souvent pouvaient se promener aux alentours librement. Tous les œufs consommés dans ce pays étaient produits de cette manière.

La seule bonne manière de produire des œufs est celle-là. Cela signifie pour vous que l'idéal est d'acheter vos œufs chez un producteur bio que vous connaissez, et qui exploite en effet un élevage de poule à taille normale. Rendez-vous dans une ferme près de chez vous, si vous habitez la campagne : le fermier vous fera visiter ses installations avec joie, s'il n'a rien à cacher.

Un bon éleveur de poules surveillera la nourriture de ses poules, s'assurera qu'elles ont de l'eau fraîche et propre, assez d'espace, une bonne ventilation dans le poulailler. Celui-ci devra être nettoyé tous les jours.

Les poules bien soignées, elles, pondront des œufs dont le jaune est foncé. Grâce à leur bon système immunitaire, elles ne seront pas infectées par la salmonelle. Plus les œufs sont frais, plus le blanc est visqueux.
La meilleure façon de manger ses œufs.

Maintenant que vous avez acheté de vrais œufs, comment les préparer pour en conserver toutes leurs vertus nutritionnelles ?

La pire façon est de les cuire trop fort et trop longtemps, jusqu'à ce qu'ils deviennent caoutchouteux. Vous altérez la structure des protéines de votre œuf en le cuisant trop, ce qui peut provoquer des allergies.

La meilleure façon est de manger les œufs... crus.

Je vois d'ici les grimaces de dégoût, et de déception. Mais attendez la suite.

Cru ne veut pas dire que vous devez manger vos œufs tels quels. Vous pouvez les mélanger à une boisson comme un jus de fruit ou un smoothie.

Une recette célèbre et généralement très appréciée à base d'œufs crus est la mousse au chocolat :

Prenez 6 œufs et 200 grammes de chocolat noir bio. Faites fondre le chocolat tel quel au bain-marie. Séparez les blancs des jaunes, et montez les blancs en neige. Lorsque le chocolat fondu a un peu refroidi, mélangez-y les jaunes. Puis ajoutez à ce mélange les œufs en neige, délicatement, sans les casser. Versez dans des ramequins individuels que vous laisserez une nuit au frigo. Vous pouvez bien sûr rajouter des fruits secs, mais ni sucre, ni farine, ni beurre ne sont nécessaires.

Je certifie personnellement que cette recette est diététique, quoi qu'en pensent les terroristes qui voudraient nous priver de tous les bonheurs de l'existence « pour notre santé ».

Les autorités vous conseilleront au contraire de bien cuire vos œufs pour éviter la salmonellose. Mais ce risque concerne surtout les poules élevées dans de mauvaises conditions et, même dans ce cas, seul un œuf sur 30 000 est contaminé, ce qui fait que votre risque est vraiment faible.

Pas de quoi justifier de vous priver des bienfaits nutritionnels des œufs crus.
Si vous décidez malgré tout de cuire vos œufs

Si vous tenez absolument à manger des œufs cuits, la meilleure manière est de les manger à la coque, cuit à faible température (80 °C). Nul besoin en effet que l'eau soit bouillante, puisque l'œuf coagule entre 70 et 80°C. Suivant la taille de votre œuf, 4 minutes environ suffiront pour obtenir la texture parfaite : votre blanc d'œuf doit être crémeux, votre jaune juste chaud et onctueux.

Mais vous pouvez aussi faire des œufs brouillés, au bain-marie. Le résultat final doit être une crème à peine plus épaisse que la crème Montblanc, et vous pouvez y ajouter toutes sortes d'ingrédients pour la parfumer : champignons ou épices bien sûr, mais aussi fines herbes et petits légumes.

Je vous garantis que, après quelques tentatives, cette façon de préparer les œufs brouillés est un pur délice.
Spécial femmes enceintes

La consommation d'œufs crus n'est pas conseillée pour les femmes enceintes car le blanc d'œuf contient de l'avidine, qui se lie à la biotine, une substance dont les femmes enceintes sont souvent déficitaires.

Si vous êtes enceinte, vous pouvez faire des examens pour mesurer une éventuelle déficience en biotine et prendre des compléments alimentaires, ou alors ne manger cru que le jaune de l'œuf.
Pour les passionnés de nutrition

Voici enfin quelques informations qui intéresseront les passionnés de nutrition, et qui expliquent pourquoi manger des œufs crus est meilleur pour la santé.

Les œufs bios produits de façon traditionnelle contiennent un tiers de cholestérol en moins, un quart de graisses saturées en moins, deux tiers de vitamine A en plus, deux fois plus d'oméga-3, trois fois plus de vitamine E et sept fois plus de béta-carotène que les œufs de poules en batterie.

De plus :

Les protéines présentes dans un œuf sont des "protéines complètes", car elles contiennent les huit acides aminés essentiels, c'est-à-dire ceux que l'organisme ne peut fabriquer lui-même. Les acides aminés essentiels sont en proportions équilibrées (c'est la raison pour laquelle les œufs sont utilisés comme référence pour l'évaluation de la qualité des protéines et des teneurs en protéines des autres aliments).

Le jaune d'œuf de poule contient quant à lui de la lutéine et de la zéaxanthine, de la famille des antioxydants, qui protègent notamment les yeux de la cataracte. Ces substances risquent d'être détruites par la cuisson. Riche en choline, le jaune d'œuf augmente et protège la mémoire. Sa teneur en acide folique est intéressante surtout pour les femmes enceintes afin de prévenir de la spina bifida (malformation de la moelle épinière du bébé). Il contient enfin du phosphore et du zinc.

Le jaune d'œuf ne fait pas grimper le taux de cholestérol

Dans les années 80, le jaune d'œuf fut injustement accusé de faire grimper le taux de cholestérol. Aujourd'hui, on sait que le taux de cholestérol sanguin a peu à voir avec le cholestérol alimentaire, car il est fabriqué par le foie, à partir du sucre.

N'oubliez pas que le cholestérol n'est pas un poison : chaque cellule de votre corps a besoin de cholestérol. Il contribue à fabriquer de la membrane cellulaire, des hormones, de la vitamine D, des acides biliaires pour digérer les graisses. Le cholestérol aide aussi à former des souvenirs et il est indispensable aux fonctions neurologiques. Le cholestérol de l'alimentation est votre ami.

De plus, de nombreuses études concluent que les œufs ne font de toute façon pas monter le taux de cholestérol. Par exemple, des recherches publiées dans le International Journal of Cardiology (1) ont montré que chez les adultes en bonne santé, manger des œufs tous les jours ne déclenchait ni d'effets négatifs sur les fonctions endotheliales, ni une hausse des taux de cholestérol.

C'est donc en toute tranquillité d'esprit que vous pouvez manger six œufs par semaine en essayant des recettes variées et délicieuses.

 

 


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Roulette nucléaire - La vérité sur la source d'énergie la plus dangereuse sur Terre

Publié le par Gerome

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D'après l'interview de l'auteur avec Chelsea Green, éditrice du nouveau livre « Nuclear Roulette: The Truth About the Most Dangerous Energy Source on Earth » [Roulette Nucléaire - La vérité sur la source d'énergie la plus dangereuse sur Terre]. 

Chaque nouvelle catastrophe démontre que l'industrie nucléaire et le gouvernement mentent pour « éviter la panique » afin de préserver le mythe d'une énergie nucléaire « sûre et propre », et pour conserver les subventions du gouvernement. Tokyo et Washington ont chacun camouflé les risques radioactifs de Fukushima et - quand confrontés aux preuves - ils ont simplement élevé le niveau des risques « acceptables » pour que cela coïncide avec les plus forts niveaux d'exposition. 


« Roulette Nucléaire », démonte les arguments majeurs derrière le complexe industrio-nucléaire « Renaissance du Nucléaire ». Pendant que certaines critiques sont familières - l'énergie nucléaire est trop chère, trop dangereuse, et trop instable - d'autres sont surprenantes : « Roulette Nucléaire - La vérité sur la source d'énergie la plus dangereuse sur Terre » expose les liens historiques avec l'armement nucléaire, ses impacts sur les territoires et les vies des autochtones, et la façon dont la Commission de Régulation Nucléaire (CRN) se laisse trop souvent mener par l'industrie, ré-écrivant les règles pour que les centrales défaillantes restent conformes. Roulette nucléaire cite des archives de la CRN qui montrent comment des corporations diffèrent systématiquement l'entretien et ce qu'il y a à faire, dont le résultat sont des catastrophes évitées de justesse aux US, en moyenne plus d'une fois par mois. 

Truth Out a interviewé l'auteur du livre, Gar Smith 

Mark Karlin - La première partie de votre livre couvre quatorze arguments contre l'énergie nucléaire. Évoquons-en d'abord deux, en commençant avec celui incluant une partie de chacun des autres. Quels sont les dangers catastrophiques des centrales nucléaires que vous détaillez dans le chapitre quatre ? 

Gar Smith - L'énergie atomique est irréaliste à plusieurs niveaux. L'énergie nucléaire a prouvé qu'elle coûtait trop cher pour survivre sans l'aide du gouvernement et les renflouements des contribuables. L'énergie nucléaire est de manière inhérente peu fiable car les réacteurs doivent être régulièrement fermés pour remplacer les barres nucléaires de combustible usagé. Les réacteurs font aussi l'expérience de « fermetures imprévues », ce qui signifie qu'ils peuvent être hors service plus de 10 % du temps. En 2011, les propres archives de la CRN ont révélé qu'au moins 75 % des réacteurs US ont eu régulièrement des fuites de tritium. 

Les réacteurs nucléaires n'ont pas d'efficacité énergétique. Ils produisent bien plus de chaleur qu'ils ne peuvent en utiliser. Il faut au moins 500 000 gallons d'eau (1892 m3) par minute pour refroidir ces centrales. Même dans ce cas, environ les deux tiers de la chaleur est gaspillée et nécessite d'être évacuée dans les cours d'eau voisins ou dans l'atmosphère. Un réacteur est comme une voiture de sport construite pour voyager à 1 000 km/heure dans un monde où la vitesse est limitée à 100 km/heure. Pour la faire fonctionner en toute sécurité, vous avez besoin de garder en permanence le pied sur le frein. Et bonne chance si le frein casse. 

Le monde en est maintenant à trois catastrophes nucléaires en trente ans - avec explosions, incendies et fusions : Three Miles Island, Tchernobyl, et Fukushima. Ajoutez à cela le nombre croissant d'accidents avec les réacteurs vieillissants aux EU et dans le monde qui continuent de se fissurer, de fuir et de tomber en panne. Que l'industrie l'apprécie ou non, il est inévitable que des accidents nucléaires fassent de plus en plus la une des nouvelles du soir. 

Mark Karlin - Nous entendons tellement parler par l'industrie nucléaire de nouveaux réacteurs améliorés. Quelle est la réalité derrière cette affirmation ? 

Gar Smith - Alors qu'il y a de nouveaux modèles, pour l'instant aucun d'eux n'a été construit ou complètement testé. La plupart des soi-disant réacteurs de 4e génération ne seront probablement jamais construits. Les nouveaux réacteurs AP1000 en cours de construction en Georgie et Caroline du Sud ont des imperfections fondamentales de conception qui ont poussés le précédent président de la CRN à voter contre l'attribution d'une licence à ces réacteurs. La construction en Georgie de deux réacteurs AP1000 Vogtle (soutenus à coup de milliards de prêts garantis par les contribuables) a été perturbée par une construction bâclée et des matériaux de construction au rabais. 

En plus des nouveaux réacteurs proposés (qui opéreraient à des températures deux ou trois fois plus importantes que celles des réacteurs déjà existants), le Département de l'Énergie finance le démarrage de quelque chose appelé petit réacteur modulaire. Ces « mini-centrales », pourraient être hébergées dans un garage prévu pour deux voitures mais seraient probablement souterraines. Disperser ces petits réacteurs dans le paysage augmenterait les risques pour la sécurité, augmenterait les risques liés à l'approvisionnement et au transport, et ne ferait rien pour réduire le danger d'accidents des réacteurs et une libération habituelle de radioactivité. 

Soyons clairs: les centrales nucléaires ne génèrent pas d'électricité. Elles ne produisent que trois choses : une énorme quantité de chaleur (utilisée pour faire tourner les turbines qui génèrent l'électricité), des retombées radioactives (sous la forme de fuites « permises » qu'on peut relier aux tumeurs thyroïdiennes et aux leucémies infantiles) et des tonnes de déchets radioactifs 

L'énergie nucléaire a été récemment promue alternative propre aux énergies fossiles, mais même si l'énergie atomique fonctionnait sans carbone (ce qui n'est pas le cas), compter sur le nucléaire pour éliminer ne serait-ce que la moitié des émissions mondiales de CO2 produites par le soi-disant réchauffement climatique demanderait la construction de trente-deux nouveaux réacteurs par an. Cela ne rime à rien. 

Mark Karlin - Dans les années 50 et 60, il y a eu un grand mouvement anti-nucléaire en Europe et aux États-Unis avec de grandes manifestations contre les bombes et les centrales nucléaires. Qu'est-il arrivé ? On ne parle plus maintenant aux nouvelles de l'énergie nucléaire, sauf quand il y a un meltdown comme à Fukushima. 

Gar Smith - Hé bien, beaucoup de ces manifestations étaient présentés comme moyen de stopper la construction de nouveaux réacteurs. Une fois les réacteurs construits et en service, les manifestations n'avaient plus lieu d'être. Quant au manque général d'informations critiques, ceci pourrait être dû au fait que les réseaux d'informations majeurs sont des sociétés et qu'elles ont fusionné et il n'en reste donc plus que quelques-unes au fil des ans. Leurs intérêts sont ceux de société. 

Quand les retombées de Fukushima ont atteint la Côte Ouest, le public a été assuré que l'iode 131 de l'eau de pluie n'avait qu'une demi-vie de six jours. Mais si vous voulez savoir pendant combien de temps un isotope reste dangereux, multipliez la demi-vie par dix. 

Mark Karlin - Truth Out a récemment publié un extrait de « Roulette Nucléaire » concernant les relations publiques entre l'industrie et le gouvernement pour promouvoir l'énergie nucléaire. Comment cela se manifeste-t-il ? 

Gar Smith - Un ingénieur nucléaire a fait une fois la remarque suivante : « L'énergie nucléaire peut être sûre et l'énergie nucléaire peut être peu coûteuse. Seulement pas en même temps. » Les catastrophes nucléaires de Pennsylvanie, d'Ukraine et du Japon ont toutes démontré la même réponse de la part de l'industrie et du gouvernement - un orgueil démesuré, le déni et la tromperie. L'hypothèse de base est que la technologie ne peut jamais avoir d'échec. Quand elle est en échec, on nie l'existence du problème. Quand le problème se révèle hors de contrôle, on a recours à la tromperie pour éviter les responsabilités. 

Suite aux meltdowns de Fukushima, la Maison Blanche a faussement assuré au public que les retombées n'atteindraient pas les US. L'Agence de Protection de l'Environnement a ensuite omis de diffuser les preuves que ses moniteurs RadNet avaient détectées de l'iode et du césium radioactifs dans l'eau de pluie de la Côte Ouest. Au Japon quand le niveau de radiation s'est élevé au-dessus de niveaux « inoffensifs », Tokyo a répondu en élevant le niveau « acceptable » d'exposition aux radiations. Les US ont fait de même. Les US ont supprimé leur veille journalière de détection des retombées pour ne faire des tests que tous les trimestres. Avec les fusions à Fukushima toujours hors de contrôle, c'est indéfendable. 

Mark Karlin - Quelle est la position actuelle du président Obama sur le développement de l'énergie nucléaire ? 

Gar Smith - Ce fut George W. Bush qui tenta de créer une soi-disant « renaissance nucléaire » en accélérant les autorisations de réacteurs et en promettant à l'industrie des milliards de dollars par une aide financière du gouvernement. Obama a surpassé au début Bush, en offrant du gouvernement un montant double pour le renflouement nucléaire. Alors qu'Obama s'est engagé fortement dans des programmes de financement des énergies renouvelables, il reste toujours marié au lobby nucléaire. Fukushima en fournit l'exemple le plus flagrant. 

À la suite du triple meltdown, Tokyo a stoppé tous ses réacteurs (deux ont été ensuite redémarrés, mais leurs jours sont comptés depuis qu'on a découvert qu'ils se situent au dessus d'une faille sismique active.) Le Japon a publiquement annoncé ses plans pour fermer de manière permanente tous ses réacteurs d'ici 2030, mais a tout d'un coup changé son état d'esprit. Que s'est-il passé ? Selon des articles du Nikkei News Service, la secrétaire d'état Clinton a informé le premier ministre d'alors, Yoshihiko Noda que le plan anti-nucléaire japonais posait un problème à la « stratégie énergétique » américaine. On lui a conseillé de ne pas abandonner la voie nucléaire.(et le nouveau premier ministre Abe veut même faire construire de nouvelles centrales, NdT) 

Mark Karlin - Dans Roulette Nucléaire, vous abordez le danger des réacteurs vieillissants. Quelle est l'ordre de grandeur de ce danger aux États-Unis ? 

Gar Smith - En 2008, une étude du gouvernement a décelé que les « conditions dégradées » des réacteurs US vieillissants étaient responsables à 70 % de « problèmes de sécurité potentiellement sérieux » dans l'industrie. Malgré ces avertissements, l'industrie nucléaire a fait pression sur la CRN pour commencer à prolonger jusqu'à 60 ans la vie de 52 réacteurs américains vieillissants en service depuis 40 ans. En juin 2012, la CRN a envisagé de prolonger certains permis de fonctionnement jusqu'à 80 ans - deux fois la durée de vie prévue pour les réacteurs. 

Mark Karlin - Quel est le degré d'intimité de la CRN avec l'industrie qu'elle est censée réglementer ? 

Gar Smith - Quand Obama était candidat à la présidence en 2008, il appelait la CRN « l'agence moribonde...prisonnière de l'industrie qu'elle réglemente ». Il y a des gens corrects à la NRC mais, trop souvent, elle (comme les autres agences du gouvernement) agit moins comme gendarme et davantage en complice. Grâce à ce complexe industrialo-régulateur, la CRN a réécrit à plusieurs reprises le cahier des charges pour autoriser des centrales défaillantes à recevoir une accréditation. 

Une enquête de l'Associated Press de 2011 a révélé la manière dont la CRN « travaille en étroite collaboration avec l'industrie nucléaire pour perpétuer les normes de sécurité aux réacteurs actifs vieillissants de la nation en assouplissant au fur et à mesure ces normes ou simplement en oubliant de les appliquer. » 

Mark Karlin - Vous consacrez un chapitre aux catastrophes évitées de justesse et à d'incroyables incidents. Pouvez-vous nous en parler ? 

Gar Smith - Il y a eu dans le monde plus de 50 catastrophes nucléaires majeures depuis 60 ans - comme des incendies, des explosions et des meltdown qui ont causé des morts, des évacuations de masse et une contamination permanente de territoires sous le vent. 11 ouvriers au moins ont été tués dans des accidents de réacteurs aux États-Unis. Trois techniciens de l'armée ont été tués dans une explosion d'un réacteur d'état dans l'Idaho en 1961 (leurs corps ont dû être ensevelis dans des cercueils en plomb). Huit autres ouvriers ont été tués dans une série de trois explosions en l'espace de 14 ans au réacteur Surry en Virginie. 

En plus de ces décès, il y a eu un grand nombre de catastrophes évitées de justesse. En 1975, un ouvrier qui se servait d'une bougie pour détecter des fuites d'air a mis accidentellement le feu à la centrale Browns Ferry en Alabama. L'incendie a fait rage pendant plus de 7 heures et l'un des deux réacteurs est presque entré en fusion. 

En 1981, les deux réacteurs de San Onofre en Californie ont été stoppés pour réparer 6000 tubes de générateur de vapeur. Pendant le redémarrage la centrale a pris feu, mettant hors service l'un des deux groupes électrogènes de la centrale. En février 2012, un problème identique de tube de vapeur a entraîné une libération d'hydrogène qui a de nouveau fait stopper les réacteurs de San Onofre. Malgré une deuxième fuite d'hydrogène en octobre, les exploitants de la centrale ont demandé à la CRN la permission de redémarrer un réacteur et de le faire fonctionner pendant cinq mois à 70 % de ses capacités pour « voir s'il est sûr ». 

En 2002, des inspecteurs de l'Ohio ont découvert un « trou dans la tête » de la cuve d'un réacteur à la centrale Davis-Besse. La corrosion était tellement importante qu'elle risquait de déclencher une énorme explosion et des fuites de radiations. 

Il est important de savoir que les réacteurs de Fukushima ont été conçus et construits par General Electric (GE) et 23 de ces réacteurs dans le style de Fukushima sont actuellement installés sur 16 sites dans 12 états américains. Quand la super-tempête Sandy a frappé la côte est, elle a mis hors service cinq réacteurs dans son sillage - dont trois réacteurs de GE style-Fukushima. Un réacteur de Nine Mile Point a été fermé, un réacteur Fitzpatrick a pris feu, et un réacteur noyé d'Oyster Creek est passé à deux doigts de désactiver les pompes de refroidissement du combustible usagé. (si celles-ci étaient tombées en panne, le « dépannage » recommandé était d'utiliser un « tuyau à incendie » pour refroidir la centrale.) 

L'énergie nucléaire est exponentiellement plus dangereuse que toute autre source d'énergie. Les réacteurs ont été conçus pour fonctionner sur une planète plus bienveillante - et non dans un monde ravagé par d'importants séismes, des éruptions solaires épiques, des ouragans extrêmes, des inondations, des incendies et des sécheresses. 

Mark Karlin - Vous concluez avec un chapitre sur les alternatives à l'énergie nucléaire. Quelles en sont les principales et pourquoi ne nous dirigeons-nous pas vers elle avec énergie ? 

Gar Smith - Je suis content que vous me posiez cette question. Malgré toute l'attention portée aux inconvénients de l'énergie nucléaire, il est important de noter que le dernier tiers du livre est consacré aux solutions. 

L'éolien est le secteur énergétique mondial avec la plus rapide expansion. Le potentiel pour des éoliennes terrestres est estimé 20 fois plus grand que la consommation actuelle mondiale de courant électrique. Alors qu'il a fallu 24 ans pour construire le dernier réacteur américain, une turbine éolienne de 1,5 mégawatt peut être installée en une seule journée et produira de l'électricité en quelques semaines. En Californie, 100.000 panneaux solaires de toiture génèrent plus de 1 gigawatt d'électricité propre. 

Ces technologies sont soumises à des approches de structure nouvelles allant des micro-réseaux technologiques mixtes aux appropriations et à la production par les municipalités. Et il existe des options politiques qui promettent d'accroître leur efficacité, de réduire la consommation et d'inaugurer un âge de ''démocratie énergétique'' où l'énergie est produite localement par les propriétaires de maison à la place des services commerciaux. 

Il n'y a qu'à regarder en Allemagne, la chancelière Angela Merkel qui était partisan du nucléaire jusqu'à l'accident de Fukushima. Elle a aujourd'hui fait fermer huit des 17 réacteurs du pays et prévoit d'achever la transition vers un sans nucléaire d'ici 2022. En deux ans, l'Allemagne a ajouté au réseau plus de dix gigawatts d'énergie solaire et a fait ouvrir des parcs éoliens en mer. 

Quel est l'obstacle ? Une élite puissante et établie domine la politique énergétique américaine. Une disparité croissante de la richesse a transformé les US. Notre démocratie en difficulté a été remplacée par une ploutocratie étrangleuse. Comme tous les autres fournisseurs d'énergie, l'industrie nucléaire est profondément implantée dans la vie économique et politique des US. À chaque fois qu'on autorise une grande richesse et du pouvoir, ceux qui profitent de cette concentration cherchent inévitablement à défendre et étendre leur contrôle - peu importent le coût de la santé publique, la démocratie ou même le bien-être à long terme de la planète. 

Mark Karlin - Ernest Callenbach et Jerry Mander ont écrit dans la préface de Roulette Nucléaire : « Ce serait un départ de bon augure pour notre nouveau siècle si nous pouvions encourager un mouvement revitalisant pour stopper toute production nucléaire et fermer immédiatement toutes les installations nucléaires - militaires ou civiles. Puis nous pouvons utiliser nos compétences et ressources pour trouver de vraies solutions au vrai défi de notre temps : le changement vers une société durable, en paix et à l'énergie raisonnée. » Qu'est-ce qui rendrait possible une telle transformation de notre culture et de notre politique ? 

Gar Smith - Certains ont déjà commencé la transition entre les combustibles fossiles et les énergies propres. L'approche énergétique du style creuse-brûle-jette est mise au défi par de nouvelles technologies qui récupèrent une énergie propre et gratuite qui se déverse du ciel sous la forme de rayons de soleil et de brises. 

Le monde n'est plus seulement à court de combustibles fossiles obtenus à bas prix ; nous sommes aussi à court de minerai d'uranium à haute teneur. Comme toutes ces ressources minérales ne sont pas infinies, une sorte de transition est inévitable. La seule question est, combien de dégâts allons-nous entre-temps infliger à l'humanité et à la santé de la planète ? 

Nous avons vraiment besoin de tourner notre attention vers le démantèlement de nos réacteurs. Il est sûr qu'un démantèlement est un processus long et coûteux, mais il est infiniment plus accessible que celui d'une décontamination suite au meltdown d'un seul réacteur nucléaire. Le démantèlement d'un réacteur peut coûter 10 milliards de dollars sur 10 ans, mais nettoyer le chantier de Fukushima devrait coûter 137 milliards de dollars et prendre 30 ans. 

À quoi pourrait ressembler le futur ? Regardez l'Arabie Saoudite. Même la famille royale saoudienne a compris. Le royaume a récemment annoncé des programmes d'installation à grande échelle d'énergies renouvelables pour les
20 prochaines années.

 

 


Publié dans Pollution

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