A 17 ans, un malaisien invente une batterie sur le principe de l'estomac de l'animal

Publié le par Gerome

Inutile d’être ingénieur dans un laboratoire ultra-perfectionné de recherche et développement pour avoir les meilleures idées. Aujourd’hui, les batteries sont au centre de l’intérêt. A 17 ans, un Malaisien a trouvé une idée plutôt originale de produire de l’électricité. 


Lorsqu’il arrive à la Conférence Internationale de Sciences et d’Ingénierie d’Intel (ISEF) pour présenter son projet, le jeune Malaisien Mohammad Dzarul Hafiz Do Malek explique avoir eu l’idée de sa batterie organique lorsqu’il se rendait dans la ferme de canne à sucre de son grand-père.


Située loin de toute source d’énergie, Dzarul souhaitait utiliser les bouses de vache pour produire de l’électricité mais son père l’a encouragé à se servir plutôt du principe de l’estomac de l’animal où des enzymes décomposent les feuilles avalées pour produire de l’énergie.


En guise d’enzymes, Dzarul a utilisé du sucre roux. Après avoir testé et fait fermenter de nombreuses variétés de feuilles, la Chromoleana Odorata, une plante invasive dans la région, est celle qui offre le meilleur rendement. Même si son projetn’a pas pu être concrétisé immédiatement, Dzarul étudie aujourd’hui les sciences au lycée et espère bien un jour « faire de grandes et belles choses ».

 

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Une ferme éolienne géante au Kenya

Publié le par Gerome

Le plus vaste parc éolien d'Afrique, c'est pour bientôt : d'ici la fin 2014, 365 éoliennes au bord du lac Turkana devraient produire 300 MW, soit 20% de l'électricité du Kenya.

 

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Dans la région de Turkana, au nord du pays, soufflent sans discontinuer les vents les plus puissants du monde, jusqu'à onze mètre par seconde. Le terrain idéal pour planter un parc éolien. Un consortium européen y érigera 365 éoliennes sur 165 km2. Le constructeur a signé avec le fournisseur public Kenya Power un contrat de vente sur vingt ans à 7,52 centimes d'euros par kilowatt par heure. C'est bien meilleur marché que l'énergie hydro-électrique produite dans le pays


Ce projet à peine amorcé coûtera la bagatelle de 585 millions d'euros. Il faudra lever des obstacles. En effet, environ 520 nomades habitent la zone et y font paître leurs troupeaux. Leur mode de vie, fassis sur le troc, ignore pour l'instant l'électricité. Durant la durée des travaux, certains d'entre eux seront obligés de quitter leur village situé sur le tracé de la route d'acheminement du matériel.

Ce sera à coup sûr un grand chantier qui va changer l'Afrique. Bon vent ! 

 

 


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Le changement climatique est déjà visible dans toute l'Europe

Publié le par Gerome

Le changement climatique touche toutes les régions d'Europe et a de nombreux impacts sur la société et l'environnement. Selon la dernière évaluation publiée par l'Agence européenne pour l'environnement, d'autres impacts sont attendus, qui sont susceptibles d'entraîner des dommages très coûteux.

 

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Comme le montre le rapport intitulé « Climate change, impacts and vulnerability in Europe 2012 » (Changement climatique, impacts et vulnérabilité en Europe), on a observé en Europe des températures moyennes plus élevées, ainsi qu'une diminution des précipitations dans les régions méridionales et une augmentation de ces dernières en Europe du Nord. La calotte glaciaire du Groenland fond, de même que les glaces de l'Océan Arctique et de nombreux glaciers en Europe. Le manteau neigeux a diminué et une grande partie du permafrost s'est réchauffée.


Ces dernières années, des évènements climatiques extrêmes tels que vagues de chaleur, inondations et sécheresses ont entraîné des dommages de plus en plus coûteux en Europe. Il convient certes de disposer de davantage de preuves pour déterminer la part du changement climatique dans cette tendance, mais l'augmentation des activités humaines dans les zones à risque a été un facteur clé. L'évolution future du climat devrait augmenter cette vulnérabilité, car les évènements extrêmes devraient devenir plus intenses et plus fréquents. Si les sociétés européennes ne s'adaptent pas, le coût des dommages devrait, selon le rapport, s'accentuer.


Le rapport souligne que certaines régions seront moins à même de pouvoir s'adapter au changement climatique que d'autres, en partie à cause des disparités économiques en Europe. Les effets du changement climatique pourraient renforcer ces inégalités.

Comme Mme Jacqueline McGlade, directrice exécutive de l'AEE, l'a déclaré : "le changement climatique est une réalité à l'échelle mondiale, son étendue et sa rapidité deviennent sans cesse plus évidents. Ceci signifie que tous les acteurs de l'économie, y compris les ménages, doivent s'adapter ainsi que réduire leurs émissions."

Observation du changement climatique et projections - quelques résultats clés


La dernière décennie (2002–2011) a été la plus chaude jamais enregistrée en Europe, avec des températures du sol supérieures de 1,3°C à la moyenne de l'ère préindustrielle. Diverses projections modélisées montrent que la température moyenne de l'Europe pourrait être de 2,5 à 4°C plus élevée dans la seconde moitié de ce siècle par rapport à la moyenne enregistrée de 1961 à 1990.


Les vagues de chaleur sont plus fréquentes et plus longues, et ont causé des dizaines de milliers de décès au cours de la dernière décennie. Le rapport souligne que l'augmentation prévue de ces vagues de chaleur pourrait accroître le nombre de décès qui en découlent dans les prochaines décennies, à moins que les sociétés ne s'adaptent. En revanche, le nombre de décès causés par le froid devrait diminuer dans de nombreux pays.


Si les précipitations diminuent dans les régions méridionales, il est établi dans le rapport qu'elles augmentent en Europe septentrionale. Ces tendances devraient se poursuivre. Le changement climatique devrait augmenter la fréquence des débordements des cours d'eau et rivières, surtout dans le nord de l'Europe, car l'augmentation des températures intensifie le cycle de l'eau. Il est cependant difficile de discerner l'influence du changement climatique dans les données historiques concernant les inondations dans le passé.


L'assèchement des cours d'eau et rivières semble être devenu plus sévère et fréquent en Europe méridionale. Le débit minimal devrait diminuer notablement en été en Europe du Sud, mais aussi dans d'autres régions de l'Europe, à divers degrés.

L'Arctique se réchauffe plus vite que les autres régions. En 2007, 2011 et 2012, on a enregistré une diminution très importante des glaces de l'Océan Arctique, environ la moitié de l'étendue minimale constatée dans les années 1980. La fonte de la calotte glaciaire du Groenland a doublé depuis les années 1990, avec une perte annuelle moyenne de 250 milliards de tonnes de 2005 à 2009. Les glaciers des Alpes ont perdu environ les deux tiers de leur volume depuis 1850 et cette tendance devrait se poursuivre.


Le niveau des mers s'élève, ce qui augmente le risque d'inondations côtières lors de tempêtes. Le niveau moyen des mers a augmenté de 1,7 mm par an au cours du XXesiècle, et de 3mm par an au cours des dernières décennies. Les projections varient énormément, mais il est probable que la montée du niveau des mers au cours du XXIesiècle dépassera celle du siècle précédent. Cependant, l'augmentation du niveau des mers sur les côtes européennes varie, par exemple selon le mouvement isostatique à l'échelle locale.


Il est souligné dans le rapport qu'outre les impacts résultant de la chaleur, d'autres effets sur la santé humaine sont également importants. Le changement climatique intervient dans la propagation de certaines maladies, il permet par exemple à la tique Ixodes ricinus de se développer plus au nord, et le réchauffement pourrait aider certains moustiques et phlébotomes vecteurs de maladies infectieuses à mieux s'adapter à certaines régions d'Europe. La saison des pollens est plus longue et commence 10 jours plus tôt qu'il y a 50 ans, ce qui affecte également la santé humaine.


De nombreuses études ont constaté d'importants changements dans les caractéristiques des végétaux et des animaux. Par exemple, la floraison des plantes survient plus tôt dans l'année, tout comme le développement du phytoplancton et du zooplancton dans les eaux douces. D'autres animaux et végétaux migrent vers le nord ou en altitude car leur habitat se réchauffe. Mais la vitesse de migration de bien des espèces est insuffisante par rapport à celle du changement climatique, ce qui pourrait conduire à leur disparition.


Si l'Europe du Sud devrait disposer de moins d'eau pour l'agriculture, les conditions pourraient s'améliorer dans d'autres régions. Pour certaines cultures, la saison de croissance s'est allongée en Europe et cette évolution devrait se poursuivre, selon les projections,  parallèlement à l'expansion de cultures de saison chaude sous les latitudes plus septentrionales. Cependant, les rendements devraient diminuer pour certaines cultures en raison des vagues de chaleur et des sécheresses en Europe centrale et du Sud.


Avec l'augmentation des températures, la demande de chauffage  a également diminué, ce qui permet des économies d'énergie. Cependant, ce facteur doit être comparé avec l'augmentation de la demande d'énergie pour la climatisation durant les étés plus chauds.

Notes

Le rapport a pour but de montrer l'étendue des impacts du changement climatique en Europe, et de fournir également des informations pour la stratégie d'adaptation européenne de la Commission européenneen qui sera publiée en mars 2013. En outre, l'AEE soutiendra la stratégie par une évaluation d'une sélection d'actions d'adaptation en Europe, qui sera publiée au début de 2013.

Le site web Climate-ADAPT contient une grande quantité d'informations visant à aider au développement et à la mise en œuvre de l'adaptation au changement climatique.

 

 


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Des vélos 100 % recyclables

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Un grand merci à la start-up américaine Kickstarter…


On l’a dit et répété, et c’est un fait : l’époque est au retour en force des vélos, véritables piliers de l’éco-mobilité. En témoigne par exemple, dans les villes, la multiplication des systèmes de location de deux roues en libre-service. Des dispositifs qui rencontrent un franc succès, mais qui, il faut aussi le dire, peuvent parfois poser problème aux automobilistes, lesquels doivent modifier leurs habitudes de conduite en conséquence.

 

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La cohabitation n’est donc pas toujours sans heurts. Il n’en demeure pas moins que la prolifération des petites reines sert la protection de l’environnement pour la bonne et simple raison qu’elles n’émettent aucun gaz à effet de serre. Subsiste toutefois la question, comme pour n’importe quel autre objet périssable, de leur recyclage.


Basée à Los Angeles (Californie), la start-up Kickstarter y a magistralement répondu, concevant plusieurs modèles de vélos entièrement en aluminium et 100 % recyclables. Le meilleur moyen de réduire durablement les rejets carbone et la consommation de déchets.

 

Une maturation lente, mais sûre


« Je regardais un sac d’épicerie réutilisable, du genre de ceux que l’on peut ranger dans une de ses poches et sur lequel les “ingrédients” sont imprimés. En lisant la liste – aluminium recyclé, polyuréthane recyclé etc. -, je me suis dit qu’il était peut-être possible de fabriquer des deux-roues à partir de ce type de matériaux », relate son fondateur Bryce Edmonds, dont les propos ont été repris par le site Internet Good.is. La « mise au point » a duré deux ans et demi.


Entretemps, M. Edmonds a pu s’apercevoir que… près des trois quarts de l’aluminium produit depuis les années 1880 est encore en circulation (!) De même, « il est recyclable à l’infini, sans perte de force », souligne M. Edmonds, lequel est parvenu à s’entendre avec un producteur local qui a créé des « lingots » ayant ensuite été expédiés à une entreprise fabriquant des tubes pour vélos.


Il a ensuite fallu trouver un designer. Après un long travail de recherche, M. Edmonds a jeté son dévolu sur Michael Downes, diplômé de l’Art Center College of Design (Pasadena, Californie) et ancien designer pour Giant Bicycles. « Nous avions besoin d’une conception audacieuse », résume ce dernier, qui met en avant « l’utilisation responsable des ressources » et « le perpétuel souvenir de notre interdépendance ».


Des arguments irréfutables alors que la conjoncture écologique ne cesse de se dégrader et que, dans le même temps, les vélos jouissent d’une cote de popularité élevée. Ne reste plus qu’à porter un casque Kranium, évoqué dans ces colonnes il y a deux semaines et intégralement recyclable lui aussi, pour avoir toute la panoplie de l’éco-cycliste modèle.

 

 


 

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Panique sur l'Antarctique, qui se réchauffe plus vite que prévu

Publié le par Gerome

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Le doute semble levé. L’Antarctique, lui aussi, se réchauffe plus rapidement que prévu. Tout du moins, un point chaud apparaît dans sa partie ouest avec des températures très supérieures à celles des autres régions du continent. Dans l’article publié le 23 décembre dans la revue Nature Geoscience, David Bromwich de l’université de l’Ohio et son équipe déclarent, à la suite d’une analyse des données relevées par la station de Byrd : “Les enregistrements révèlent une croissance linéaire de la température annuelle entre 1958 et 2010 atteignant 2,4°C (+/- 1,2°C), ce qui établit que le centre de la région ouest de l’Antarctique est l’une des zones du globe dont le réchauffement est le plus rapide.”

 

Par rapport aux autres parties du continent, la partie ouest autour de la station de Byrd affiche une augmentation de température trois supérieure (+0,9°C contre +0,3°C sur la carte ci-dessus). Et si l’on compare les 2,4°C révélés par cette étude au réchauffement constaté sur le globe depuis le début de la révolution industrielle (+0,51°C), on constate que ce point chaud de l’Antarctique s’est réchauffé 5 fois plus au cours des 25 dernières années que le reste du globe pendant quelque 150 à 200 ans. C’est dire le niveau inquiétant atteint par cette zone.

 

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Est-ce, pour autant, dangereux ? Après tout, il ne s’agit que d’une partie limitée de l’Antarctique. Eh bien, oui, cela pose problème en raison des quantités très importantes de glace stockées au pôle Sud. En 2009, la Nasa notait que cette partie ouest est particulièrement vulnérable au réchauffement parce que la calotte de glace repose que un sol se trouvant en dessous du niveau de la mer. “Si la calotte de glace de l’ouest de l’Antarctique fondait totalement, elle provoquerait une montée des eaux sur le globe comprise entre 5 et 6 mètres”, notait alors la Nasa. L’ordre de grandeur de ces chiffres est très différent de celui que nous avons enregistré jusqu’à présent. Les dernières estimations tablent sur une augmentation du niveaux des mers de 11 mm en 20 ans.

Il apparaît donc que la fonte des glaces des l’ouest Antarctique pourrait, à l’avenir, jouer un rôle majeur sur ce phénomène qui compte parmi les plus préoccupants en matière de conséquences du réchauffement climatique. Les nouveaux relevés devraient ôter un argument aux climatosceptiques qui citaient souvent la situation en Antarctique comme, contrairement à l’Arctique, une preuve d’une stagnation de la température du globe au cours des 20 dernières années. Désormais, il apparaît comme certain que les glaces des deux pôles fondent rapidement et qu’elles joueront, avec le phénomène de dilatation de l’eau des océans, un rôle prépondérant dans l’augmentation future du niveau des mers.

 

 


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