Les parcs et réserves naturels stimulent l’activité économique

Publié le par Gerome

C’est notamment manifeste dans le Grand Ouest américain.

Le PNUE (Programme des Nations Unies pour l’Environnement) et les associations de protection de l’environnement dans leur ensemble prônent une augmentation de leur nombre, considérant l’érosion perpétuelle de la biodiversité. Par définition, les aires protégées, qu’elles soient terrestres ou marines, constituent il est vrai un bon sinon le meilleur moyen de préserver les écosystèmes.

 

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Elles seraient également un bon moyen de dynamiser les économies locales, assure l’organisme indépendant de recherche Headwaters Economics, auteur d’un rapport publié ce mois-ci, relayé par le site Internet Inhabitat.com et qui analyse la situation autour des réserves et parcs naturels du Grand Ouest américain. Ses conclusions sont sans équivoque : dans les comtés ruraux, où les terres ont en quelque sorte été placées sous protection fédérale, le nombre d’emplois aurait ainsi bondi de 152 % entre 1970 et 2010 ! Dans le même temps, il n’aurait augmenté « que » de 78 % dans le reste du pays.

Des salaires plus élevés à proximité des zones protégées


L’essor du tourisme vert explique en partie cette différence qui atteste que la conservation est un business juteux et une source de vitalité économique. Elle a également une incidence positive sur les salaires puisqu’en 2010, les revenus annuels des habitants de contrées comptant cent mille acres (environ quarante mille hectares) de surfaces protégées étaient en moyenne quatre mille trois cent soixante dollars (environ trois mille trois cents euros) plus élevés que dans les comtés sans « sanctuaire ».


La progression des réserves et parc naturels est aussi indissociable du développement d’activités sportives diverses (kayak, randonnée, ski etc.) qui font aujourd’hui bien mieux que résister à la dégradation de la conjoncture économique. « Dans la féroce compétition à laquelle se livrent les grandes puissances mondiales pour l’économie et les savoir-faire, l’Ouest américain dispose d’un avantage concurrentiel incontestable concernant ses terres publiques. Il accueille plus d’aires protégées (parcs, monuments etc.) que n’importe où ailleurs aux Etats-Unis et ces terres offrent un accès à la randonnée, à la pêche, à la chasse, au ski ainsi qu’à de nombreux autres loisirs, en plus de fournir une toile de fond pittoresque pour les communautés de la région », résume Headwaters Economics.


Puisque tout le monde y gagne, il faut souhaiter que les décideurs, et pas seulement américains, mettent tout en œuvre pour renforcer la protection de nos si précieuses ressources naturelles. Ils contribueraient ce faisant à atténuer les effets des crises écologique et économique.

Les deux grands défis auxquels l’humanité fait aujourd’hui face. Et qu’il lui faut relever.

 

 

 

 

 

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Transporter l’énergie éolienne et solaire sur de longues distances

Publié le par Gerome

Nous savons tous que nous avons un problème avec les émissions de carbone qui dégradent le climat. Mais changer par de l’énergie renouvelable n’est pas si facile. D’une part, parce que beaucoup d’endroits qui sont tout à fait adéquates pour fournir de l’énergie renouvelable - plaines venteuses ou déserts ensoleillés - ne sont pas nécessairement près des grandes villes, où l’énergie est nécessaire. Et d’autre part, parce qu’il est très difficile de transporter l’énergie sur des centaines de kilomètres à destination des grandes villes. L’énergie perd une partie de sa puissance. Ce qui fait que la forme dominante de l’énergie est le courant alternatif (AC). Cependant, Thomas Edison a défendu le courant continu (DC), et il semble que cela puisse être justifié.

 

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Jusqu’à présent, le courant continu n’a pas été utilisé sur les réseaux électriques importants en raison de l’énergie qu’il perd lorsqu’il est transporté sur de longues distances et par crainte, cela serait sujet à des pannes catastrophiques.

Mais un nouveau type d’énergie, le courant continu à haute tension (high-voltage DC ou HVDC) pourrait transporter de l’énergie avec des pertes minimales - et un nouveau appareil appelé un disjoncteur hybride HVDC (hybrid HVDC breaker) permettrait d’éviter les énormes pannes.


Développé par la société technologique suisse en énergie, ABB, le disjoncteur n’a été testé qu’en laboratoire, mais ABB affirme que le disjoncteur hybride HVDC rendra possible "le réseau du futur", décrit comme un gigantesque réseau super efficace pour la distribution de l’électricité qui reliera non seulement les nations, mais plusieurs continents

 

Qu’est-ce que le disjoncteur hybride HVDC et pourquoi c’est important ?


Un point essentiel au sujet de l’HVDC, ou de n’importe quel courant continu en la matière, est que contrairement au courant alternatif, le DC est toujours allumé. C’est pourquoi il est beaucoup plus difficile à réguler.

"Quand vous avez un grand réseau et vous avez un coup de foudre à un endroit, vous devez être capable de déconnecter cette section rapidement et d’isoler le problème, ou alors, de très mauvaises choses pourraient arriver au reste du réseau" comme une panne d’électricité catastrophique, précise Prith Banerjee, directeur technique chez ABB. "Mais si vous pouvez déconnecter rapidement, le reste du réseau peut continuer à fonctionner pendant que vous résolvez le problème."


Ce nouveau disjoncteur peut rediriger et arrêter un courant à l’aide d’une série d’appareils de disjonction mécanique et électronique. Et il peut le faire avec des décharges équivalentes à ce qu’une centrale électrique d’un gigawatt de puissance (assez grande pour servir un million de foyers) pourrait générer - le tout en quelques millisecondes.


A quoi le réseau pourrait ressembler ?


Ce nouveau disjoncteur peut rediriger et arrêter le courant à l’aide d’une série de mécaniques et électroniques de disjonction appareils. Et il peut le faire avec des pointes équivalent à ce qu’est une plante un gigawatt de puissance (assez grand pour servir un million de foyers américains) pourrait générer - le tout en moins de temps que le clin d’œil.


Et pour l’énergie renouvelable ?


La quantité d’énergie que les énergies renouvelables peuvent maintenant représentent une fraction de ce dont nous avons besoin parce que l’endroit où l’énergie est produite est trop loin de l’endroit où l’énergie est nécessaire. Mais Narain Hingorani, chercheur à l’Institut des ingénieurs électriciens et électroniciens (IEEE) qui fait des recherches sur la transmission d’énergie, affirme que les disjoncteurs hybrides HVDC pourraient nous aider à capitaliser sur les énergies renouvelables.


Des câbles CCHT pourraient être posés au fond du plancher océanique pour transporter l’électricité à partir d’éoliennes flottantes qui sont à des dizaines de kilomètres en de mer, loin de la vue des riverains. Les lignes HVDC équipées de disjoncteurs hybrides seraient aussi beaucoup moins chers que d’enterrer celles pour le courant alternatif, car ils nécessitent moins d’isolation


Cela pourrait donc rendre viables, les parcs éoliens et les installations solaires et les câbles HVDC pourraient fonctionner sous la terre.

 

 

 

 

 

 


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Combien de pesticides dans nos assiettes ?

Publié le par Gerome

Lorsque les observations ne sont pas très bonnes, il est parfois tentant de changer l’instrument de mesure. La Commission européenne a-t-elle cédé à cette tentation, s’agissant des mesures de pesticides dans l’alimentation ? C’est ce que dénoncent Générations futures et la branche européenne de Pesticide Action Network (PAN-Europe)

 

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Les deux ONG ont rendu public, mercredi 19 et jeudi 20 décembre, un document technique issu de la direction générale à la santé du consommateur (DG Sanco) qui conduit, selon elles, à sous-estimer de manière systématique les taux d’aliments contrôlés au-delà des limites maximales de résidus (LMR) de pesticides. Mais, comme souvent lorsqu’il s’agit d’harmonisation des pratiques communautaires, l’explication est un peu plus compliquée.

Le document mis en avant par les deux organisations non gouvernementales offre une série de recommandations de bonnes pratiques pour mesurer les quantités de produits phytosanitaires présents dans les fruits et légumes des producteurs européens.


C’est le paragraphe 94 du texte qui a attiré l’attention des deux associations. Celui-ci dispose d’abord qu’une incertitude équivalente à 50 % de la mesure doit être appliquée. Et que la valeur retenue pour être comparée aux LMR n’est pas la valeur mesurée elle-même, mais la limite basse de la fourchette d’incertitude, c’est-à-dire la moitié de la valeur effectivement mesurée. Par exemple, si la concentration d’un produit est mesurée à 2 mg/kg du produit testé, la valeur retenue sera de 1 mg/kg.


« Il faut donc que les résidus de pesticides atteignent deux fois la limite autorisée pour qu’ils soient considérés comme dépassant effectivement la limite autorisée ! », tempête François Veillerette, porte-parole de Générations futures. Le principe, formulé par la DG Sanco depuis 2007, n’est appliqué par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) que depuis 2010.


UN EFFET SENSIBLE SUR LES STATISTIQUES


L’effet sur les statistiques officielles est sensible. Entre 2008 et 2010, le pourcentage d’échantillons contrôlés contenant des résidus mesurables de pesticides est passé de 38,2 % à 40,7 %, mais le pourcentage d’échantillons excédant les LMR montre au contraire une nette amélioration, passant de 4 % à 1,5 %…

A la DGCCRF, on ne nie pas que l’application des recommandations de Bruxelles a joué un rôle, mais on précise qu’il peut être trompeur de comparer ces chiffres dans le temps, car les « LMR, qui sont propres à chaque pesticide, peuvent changer d’une année sur l’autre ».

Quant au choix de prendre la limite inférieure de l’incertitude de mesure pour fixer le dépassement de la limite autorisée, il est justifié par la nécessité d’harmoniser les mesures et de mettre sur pied un référentiel commun aux Vingt-Sept.


Mais, comme toute mesure scientifique, celle des résidus de pesticides dans l’alimentation est sujette à une fourchette d’incertitude. Or celle-ci varie en fonction des laboratoires… « La Commission européenne a donc fait mener des essais dits d’ »intercomparaison » de mesures entre les laboratoires des différents pays membres de l’Union, explique-t-on à la DGCCRF. Un même échantillon est analysé dans plusieurs établissements et les résultats sont comparés pour obtenir une fourchette de valeurs qui englobe tous les résultats obtenus par les laboratoires participant à l’essai. »


Le document-guide de la Commission évite ainsi qu’un produit soit déclaré conforme ici, et non conforme là. L’adoption de la limite inférieure de la fourchette d’incertitude comme valeur de référence permet aussi de s’assurer qu’aucune sanction ne sera prononcée à tort contre un producteur.

Le commerce au détriment de la santé ? « Les seuils sanitaires sont situés au-dessus des LMR, répond-on à la DGCCRF. Les LMR sont plutôt des seuils qui s’assurent que les bonnes pratiques d’utilisation des pesticides sont bien respectées par les producteurs, notamment pour protéger l’environnement. »

 

 


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Le soutien du gouvernement à la Renault Zoe se veut sans réserve

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Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a reçu les clefs de la première ZOE en début de semaine.

 

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C’est le quatrième et dernier modèle de la gamme de voitures électriques de Renault. Citadine destinée aussi bien aux particuliers qu’aux professionnels, la ZOE n’émet donc aucun gaz à effet de serre sur les routes et participe de facto à la protection de l’environnement.


Elle fait à ce titre l’objet d’un bonus écologique particulièrement avantageux. Rappelons en outre que celui-ci a été révisé à la hausse cet été par le gouvernement, lequel compte sur les modèles électriques et hybrides pour contribuer à la relance d’une filière automobile française aujourd’hui très mal en point. Après « ristourne » de sept mille euros, la ZOE sera commercialisée dans nos frontières au printemps à partir de treize mille sept cents euros TTC.


Un tarif qui pourrait dissuader plus d’un usager de la route, mais qui se justifie par l’intégration d’une technologie de pointe conférant à la ZOE, produite sur le site de Flins (Yvelines), une belle autonomie. Et nos confrères du site Internet Enerzine.com de souligner sa « simplicité d’utilisation, grâce à l’installation d’une borne de recharge au domicile ou sur son lieu de travail ».

 

 

L’Etat montre l’exemple

Déjà soutenu financièrement par le précédent, cet opus est aussi dans les petits papiers de l’actuel gouvernement, le très médiatisé ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg s’étant vu remettre lundi les clefs de la toute première ZOE par Carlos Tavares, directeur général délégué aux opérations du groupe Renault, dans la cour d’honneur de Bercy. « Cette livraison fait suite à la commande passée par le ministre lors du Mondial de l’Automobile à Paris », précise Enerzine.com.


Elle constitue par ailleurs « une étape clef dans l’offensive véhicule électrique de Renault, qui va permettre de rendre accessible au plus grand nombre (l’éco-mobilité) », a commenté M. Tavares, cité par Enerzine.com. « L’engagement du gouvernement et de M. Montebourg (…) est un atout précieux pour faire de la France un socle robuste de développement du véhicule électrique, permettant à Renault de réaffirmer sa position de champion français à l’international », a-t-il ajouté.


Cet engagement, d’autant plus ferme qu’il a résisté à un changement de majorité, se traduira aussi par une forte augmentation du nombre de bornes de recharge publiques et privées à travers la mission pilotée par Philippe Hirtzman. Celle-ci est principalement destinée à favoriser leur déploiement dans les grandes agglomérations, où elles sont encore très marginales.

Rappelons enfin que des bornes vont également être installées dans les ministères et des voitures électriques intégrées aux différentes flottes publiques. Il est vrai que l’exemple doit venir d’en haut.

 

 


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