30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 14:23

Un rapport de l’OCDE révèle qu’il reste assez d’uranium pour environ un siècle supplémentaire d’énergie nucléaire.

 

Uranium.jpg


La matière première de l’énergie atomique pourrait néanmoins disparaître dans le courant du siècle prochain si notre consommation reste telle quelle, assurent des experts de l’AEN (Agence pour l’Énergie Nucléaire), l’organisation intergouvernementale appartenant à l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Économique), et de l’AIEA (Agence Internationale pour l’Énergie Atomique). Sur son site, l’AIEA affirme ainsi que les « ressources identifiées sont suffisantes pour plus de 100 ans d’approvisionnement par rapport aux exigences actuelles ».


Mais comme le pétrole avant lui, l’uranium devra faire face au développement massif du nucléaire civil (et même militaire) de certains pays émergents – ou prétendus tels – comme la Chine, l’Inde et la Corée du Sud. Dans ces Etats, la demande énergétique croissante impliquerait une augmentation de la production du parc atomique mondial de 44 % à 99 % d’ici 2035. De même, la production globale a déjà augmenté de 25 % entre 2008 et 201, notamment grâce à la production effrénée du Kazakhstan, l’actuel premier producteur mondial, et au retraitement des combustibles usagés.

 

Le problème majeur, c’est que l’uranium n’est ni éternel, ni renouvelable. Cela signifie qu’il faudra donc trouver des réponses pertinentes assez rapidement à la hausse perpétuelle de la demande énergétique. Dans le nucléaire, les réacteurs à neutrons rapides, des turbines de quatrième génération qui devraient permettre de consommer moins d’uranium naturel que celles d’aujourd’hui, pourraient avoir les faveurs de nombreux décideurs. Ils sont néanmoins chers à construire et le traitement des déchets atomiques demeure très perfectible.


De quoi légitimer une nouvelle impulsion en faveur des énergies vertes, qui par définition éliminent toute pollution radioactive en aval et sont renouvelables. De moins en moins coûteuses à construire et de plus en plus efficaces, elles devraient être l’alternative la plus viable et la moins dangereuse pour l’environnement. À bon entendeur…

 

 


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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 08:27

Des animaux meurent un peu partout à travers le monde depuis 2010, et le rythme des décès est exponentiel ! En juillet, nous battons tous les records, nous parlons d’un « mois de l’horreur » pour la biodiversité. En effet, plus de deux millions d’animaux auraient péri dans nos océans, rivières, lacs…  un chiffre à peine croyable rapporté par le site  poleshift.

 

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Alors, que se passe-t-il réellement ? La communauté scientifique ne s’explique toujours pas. Cause naturel ? Rejet de méthane suite au mouvement des plaques tectoniques ? Diminution du magnétisme terrestre ? C’est fort probable puisque l’activité sismique comme volcanique est également en hausse marquée et que le magnétisme terrestre s’éteint à un rythme inquiétant. Allons-nous vraiment vers un basculement des pôles imminent ?

Le fait que nous n'ayons aucune réponse de la part d'experts ne laisse présager rien de bon.

 

DESCRIPTION       AMOUNT          LOCATION                                DATE              SOURCE

------------------------      -----------------        ----------------------------------------      ---------------      ----------------

Penguins                     ~500                     Sao Paulo, Brazil                       July                   Source

Fish                             ~100000               Nakhon Ratch.,Thailand          July                  Source

Fish                             ~1000                    Florida                                         July                   Source

Crabs                          ~1000000            Oahu Beaches, Hawaii              July                   Source

Fish                             ~1000000             Sri Lanka                                     July                   Source

Fish                             ~1000                   Andhra Pradesh, India              July                   Source

Fish                             ~50                        Prince Edward Island                July                    Source         

Fish                              ---                          James River, Usa                        July                    Source

Fish                             10000                   Phoenix, Carolina                      July                    Source

Green Turtles           100                       Queensland, Australia              July                    Source

Swan                           30                         Welsh, Cardiff                             July 7th             Source

Fish                            ~10000                  Salt Lake, AZ                             July 6th             Source 

Fish                            ~1000                    Roosewelt, AZ                           July 6th             Source        

Fish                            ~10000                  Hecla, S.Dakota                        July 6th             Source

Fish                            ~10000                  Dexter City, Missouri               July 6th             Source

Fish                              10000                  S.Knoxwille, Tennessee            July 6th             Source

Fish                            ~1000                    Silver Lake, DE                           July 4th             Source

Fish                            ~2300                    Lake Jackson,GA,USA             July 4th             Source

Fish                            ~1000                    Havana, IL                                   July 2th              Source

Fish                            ~100                      Grant County, Oklahoma        July                     Source

 

 


 


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29 juillet 2012 7 29 /07 /juillet /2012 07:13

La start-up française Ennesys prépare un nouveau concept de bâtiments verts composés de murs d'algues pour produire directement chaleur et électricité.

 

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Créer des bâtiments auto-producteurs d'énergie, tel est le défi que s'est lancé Ennesys, start-up française dont le siège se trouve à Nanterre, en banlieue parisienne. Le concept est simple, il s'agit de "produire de l'énergie en dépolluant les eaux usées, et le faire sans utiliser de surface au sol" comme l'explique à l'AFP Pierre Tauzinat, président de la jeune entreprise.


Pour ce faire, Ennesys a créé une sorte de "photoréacteur" en plastique rempli d'eau souillée et de déchets, servant de base alimentaire à des micro-algues qui se reproduisent de manière fulgurante sous l'effet de la lumière. Or, déposés sur les murs d'un bâtiment, ces immenses panneaux pourraient réduire la consommation d'eau et d'énergie primaire de 80%, d'après Ennesys. Des factures qui se chiffrent en centaines de milliers d'euros par an, voire plus, pour des tours de bureaux.


"Les algues ont à peu près la même valeur énergétique que le charbon", souligne Jean-Louis Kindler, directeur scientifique d'Ennesys. "D'ailleurs une grande partie du pétrole qu'on découvre aujourd'hui, ce sont des algues fossilisées". Avec quelque 10.000 mètres carrés de ces panneaux, la start-up estime pouvoir produire jusqu'à 150 tonnes d'algues par an qui peuvent également être utilisé pour fabriquer un biocarburant avec environ 70 tonnes d'huile.


Un premier prototype bientôt installé


Par ailleurs, les eaux traitées par le processus peuvent être réutilisées pour alimenter les chasses d'eau de l'immeuble par exemple. Et outre l'énergie produite par les algues, les panneaux d'Ennesys ont l'avantage d'offrir un "bouclier thermique", qui évite trop de chaleur en été et trop de froid en hiver. Une alternative à des coûteux dispositifs d'isolation ou aux panneaux photovoltaïques, fait valoir la start-up cité par l'AFP.


Un premier prototype devrait, dès septembre être installé sur les murs des locaux de l'entreprise qui espère ainsi faciliter les contrats. Pour l'heure, la petite société en a quatre en vue, dont un, le plus avancé, avec un "grand promoteur" pour une tour dans l'ouest parisien, un contrat estimé autour de 3 millions d'euros. Une levée de fonds de 5 millions auprès d'investisseurs est espérée vers la fin de l'année.


Mais les bâtiments n'est pas le seul créneau qui s'annonce prometteur. Les décharges qui produisent des quantités énormes de lixiviat, du "jus de poubelle" pourraient aussi être intéressées par les algues d'Ennesys qui adorent recycler des "cafés" de déchets hautement toxiques et à l'odeur répugnante en se gavant de CO2 pour se reproduire.

 

 


28 juillet 2012 6 28 /07 /juillet /2012 14:12

Longtemps attendu, le vin bio vient d'être labellisé par l'Union européenne. Jusque-là, seule la culture du vignoble pouvait être qualifiée de bio. Le label pourra s'appliquer aux vendanges 2012.

 

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L'Union européenne va pouvoir vendanger ses premiers vins bio cette année, avec la mise en place d'un label et de nouvelles règles harmonisées censées apporter davantage de transparence et tenir tête aux vins bio du Nouveau Monde, a-t-on appris auprès de la Commission.

Des règles existent déjà dans l'UE pour le « vin obtenu à partir de raisins issus de l'agriculture biologique ». « Mais elles ne couvrent pas les pratiques œnologiques, c'est-à-dire l'ensemble du processus d'élaboration, du raisin jusqu'au vin », précise la Commission dans un communiqué.


Le nouveau label, dont la réglementation entre en vigueur le 1er août 2012, s'appliquera à partir du millésime 2012, que les viticulteurs vont commencer à vendanger cet été. Pour bénéficier de l'indicatif bio, les vins devront respecter certaines pratiques œnologiques. L'acide sorbique et la désulfuration ne seront pas autorisés et le niveau des sulfites devra être très bas.

L'UE veut s'assurer que les consommateurs puissent être certains que tout vin biologique aura été produit sur la base de règles de production plus strictes, précise Bruxelles.

 

Sus aux sulfites pour le vin bio


Il s'agit aussi de renforcer la position des vins biologiques européens au niveau international, étant donné que de nombreux autres pays producteurs de vin (Afrique du Sud, Australie, Chili, États-Unis) ont déjà mis en place des normes applicables aux vins biologiques.

Les vins bio européens devront notamment avoir « une teneur maximale en sulfites fixée à 100 mg par litre pour le vin rouge (150 mg/l pour le vin non bio) et 150 mg/l pour les vins blanc et rosé (contre 200 mg/l), avec un différentiel de 30 mg/l lorsque la teneur en sucre résiduel est supérieure à 2 g par litre », précise la Commission européenne. Ils devront évidemment être élaborés à partir de raisins produits dans des conditions biologiques, avec des règles très strictes concernant le recours aux pesticides notamment.


La production de vin biologique dans l'UE est estimée à quelque 75.000 hectares de vigne, sur une surface totale de 3,5 millions d'hectares. Les plus grandes surfaces bio se trouvent en Italie (30.341 ha), suivies de la France (21.403 ha) et de l'Espagne (17.665 ha).