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L’huile de palme clouée au pilori

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Présente dans la plupart des produits que nous mangeons quotidiennement, l’huile de palme est depuis plusieurs mois la cible de vives attaques de la part des ONG et des associations de consommateurs en raison de ses effets néfastes sur la santé et l’environnement. Les industriels ont toutefois bien du mal à se passer de cette huile bon marché qu’ils plébiscitent aussi pour ses propriétés de conservation et de cuisson.

 

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Vous n’avez jamais acheté d’huile de palme ? Détrompez-vous ! D’après une étude britannique réalisée par Les amis de la Terre elle serait présente dans un produit sur dix si vous faites vos courses au supermarché et dans un produit sur deux pour des produits de consommation courante comme les biscuits, les céréales, les pâtes, les gâteaux apéritifs, le pain de mie, le poisson pané ou encore le lait pour bébé.


L’huile de palme est en fait la plus consommée au monde (25%) devant les huiles de soja (24%), de colza (12%) et de tournesol (7%), et pour cause : elle coûte environ 625 euros la tonne à Kuala Lumpur, contre environ 1 000 euros la tonne pour l’huile de tournesol. Un coût attractif qui explique pourquoi la production a été multipliée par huit en 30 ans et a atteint près de 45 millions de tonnes en 2009. Le consommateur semble néanmoins à peine découvrir cette matière première omniprésente dans l’alimentation et les cosmétiques. A sa décharge les étiquettes ne portent que très épisodiquement la mention « huile de palme », souvent remplacée par « huile végétale ou 100% végétale », sans plus de précision.


 

Un silence coupable


 

Si la plupart des industriels et des distributeurs préfèrent rester discrets sur l’origine de leur huile, c’est parce que les ONG – Greenpeace en tête – et les associations de consommateurs ont menés des campagnes de mise en garde sur les dangers qu’elle représente, pour la santé notamment, mais aussi pour la planète. Elle est en effet à l’origine d’une déforestation massive en Indonésie, en Malaisie, à Sumatra et à Bornéo, un phénomène dont on sait qu’il favorise aussi le réchauffement climatique et la fragilisation de la biodiversité.


Greenpeace, avec l’appui des internautes, a ainsi attaqué les pratiques de Nestlé à travers une campagne de parodies des pubs Kit Kat et prévoit maintenant de s’attaquer à la banque HSBC qui finance les industriels de l’huile de palme. Parallèlement des sites Internet ont entrepris un recensement des produits « palm free ». A rebours de ces velléités d’ostracisation, la plupart des industriels continuent la politique de l’autruche et refusent plus de transparence.


L’huile de palme n’est pas nocive en soi mais à forte dose. Elle est constituée de 45% de gras saturés (solides à température ambiante), soit trois fois plus que l’huile d’olive. « Consommée sur le très long terme, elle provoque des dépôts de graisse dans les artères, qui grossissent, forment des caillots et favorise les infarctus », décrypte Raphaël Gruman, nutritionniste. L’huile de palme est donc à éviter pour quiconque est en proie à des problèmes cardio-vasculaires. L’alimentation dans les pays développés est par ailleurs déjà trop chargée en gras saturés par rapport aux gras monoinsaturés ou polyinsaturés, or il faut un peu de chaque types de graisses pour que l’organisme trouve l’équilibre nutritionnel, sinon il y a risque d’obésité en plus des problèmes cardiaques.


 

A petit pas


 

Désormais exposés sur la place publique, les méfaits de l’huile de palme ont toutefois incité certaines entreprises à prendre l’engagement de ne plus en utiliser dans leurs produits. C’est le cas des marques de cosmétiques comme Lush et Essentiel care, de Findus mais aussi de Casino. Le distributeur a ainsi promis il y a deux mois d’éliminer d’ici la fin de l’année l’huile de la palme de 200 de ses produits alimentaires commercialisés sous marque de distributeur. Le groupe vise sa proscription de la totalité de ses 750 références d’ici 2 à 3 ans, sans que cette mesure n’ait d’incidence sur le prix. Il continuera en revanche à utiliser de l’huile de palme certifiée durable dans les produits non alimentaires, par exemple les cosmétiques.


Le groupe Auchan pourrait emboîter le pas de son concurrent : «Après avoir signé une charte d’engagement de progrès nutritionnel avec le ministère de la Santé, nous avons commencé à travailler cette initiative il y a 2-3 ans », a ainsi déclaré Philippe Imbert, directeur qualité.


Reste qu’il est en réalité difficile d’obtenir et de croire au renoncement des groupes agroalimentaires, les propriétés thermiques et nutritionnelles de l’huile de palme étant uniques. Aux dires de nombreux industriels, l’huile d’arachide provoquerait en outre trop d’allergies et les allergies au lait empêchent l’utilisation du beurre. Le point de fusion serait ainsi plus élevé et idéal pour les fritures. De plus l’huile de palme, solide à température ambiante, serait facilement conservable et transportable, en plus de donner un goût et une texture unique. L’association de lutte contre les maladies cardio-vasculaires Hearst Association s’inquiète quant à elle d’une mise à l’index trop rapide, car « il ne faudrait pas non plus la remplacer par une huile posant des problèmes similaires, comme l’huile de soja, qui est également associée à la déforestation ».


 

Vers une huile de palme durable ?


 

A défaut de pouvoir totalement se passer de l’huile aux œufs d’or, les entreprises se tournent vers des fournisseurs dont les exploitations ont été certifiées durable par la RSPO (Roundtable on Sustainable Oil), une association créée en 2004 qui vise à favoriser des méthodes de culture plus respectueuses de l’environnement et des populations locales.


Cette «Table ronde sur la production durable d’huile de palme» a été conjointement organisée par des ONG – dont le WWF – et des industriels comme Unilever. Elle a notamment élaboré des directives qui interdisent les procédés les plus néfastes comme la déforestation de forêts primaires. Sur le plan social, la RSPO devrait contribuer à donner des garanties aux exploitants et petits producteurs locaux comme l’interdiction du travail des enfants.


La première plantation a été labélisée en 2008 et aujourd’hui seulement 5% des huiles de palmes sont estampillées « durables ».  Selon l’association Les amis de la Terre, les critères d’obtention seraient en outre insuffisamment contraignants parce que décidés entre producteurs et industriels. Le porte-parole d’Oxfam souhaite pour sa part que « 50 % du commerce mondial de l’huile de palme soit certifié «durable» d’ici 2013 ». « Les gouvernements, les négociants, les investisseurs, les fabricants, les détaillants et les consommateurs doivent à présent soutenir cette initiative pour qu’elle puisse réussir», estime Adrie Papma, selon laquelle « la RSPO ne réglera cependant jamais les problèmes liés à l’huile de palme (NDLR : le principal étant la non maîtrise de la demande mondiale) mais les petits exploitants et les ouvriers agricoles devraient toutefois pouvoir en profiter ».


Tandis que Casino s’est engagé à progressivement éliminer l’huile de palme du processus de fabrication de ses produits, Nestlé met la pression sur ses partenaires: «Nous avons clairement stipulé par écrit à nos fournisseurs d’huile de palme mélangée, notamment Cargill ou Sinar mas, que nous ne tolérerons pas la présence d’huile en provenance de sources non durables dans nos achats», a indiqué la porte-parole du groupe Mélanie Kohl, qui précise : «Nous nous sommes engagés à nous approvisionner en huile de palme uniquement certifiée durable dès 2015 ».


Une bonne nouvelle pour la planète mais pas pour notre cœur. Seule solution pour limiter les risques sur la santé : exiger plus de transparence dans l’étiquetage et prendre le temps de le lire afin de varier sa consommation d’huile. Mélangée à de l’huile de noix et de soja, on obtiendrait même une huile très équilibrée.

 

 


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L'Iran prêt à provoquer une marée noire dans le Golfe

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Selon "Der Spiegel", ce serait une façon de forcer l'Occident à suspendre les sanctions envers l'Iran

 

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  Les Gardiens de la Révolution en Iran ont mis au point le projet de couler un pétrolier dans le Golfe pour provoquer une marée noire qui stopperait le trafic et obligerait l'Occident à participer à une grande opération de nettoyage, affirme dimanche 14 octobre le magazine allemand Der Spiegel.

 

Citant des sources occidentales du renseignement, le magazine précise que les Gardiens de la Révolution voient dans ce projet, au nom de code "Eau sale", une façon de forcer l'Occident à suspendre les sanctions envers l'Iran, qui commencent à toucher vraiment l'économie iranienne.

 

Le projet, mis au point par le chef des Gardiens de la Révolution, le général Mohammad Ali Jafari, et l'amiral Ali Fadavi, chef de la division navale des Gardiens, vise également à punir les pays arabes riverains du Golfe pour leur soutien à l'Occident et à Israël, toujours selon le Spiegel.

 

L'opération de nettoyage devrait forcément être menée avec la coopération technique de l'Iran, ce qui obligerait à la suspension des sanctions imposées pour forcer l'Iran à abandonner son programme nucléaire.

 

Le projet a été présenté au guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, qui devra décider de son éventuelle mise en œuvre, ajoute le Spiegel.

 

 


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Quatre villageois nigérians poursuivent Shell pour pollution

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Quatre villageois nigérians ont accusé jeudi Royal Dutch Shell d'avoir pollué les terres et les eaux du delta du Niger devant un tribunal civil de La Haye en espérant que leur plainte fera date dans l'histoire de la défense de l'environnement.

Les plaignants, des agriculteurs et pêcheurs soutenus par l'organisation écologiste Les Amis de la Terre, réclament que le groupe pétrolier soit tenu pour responsable de trois fuites de pétrole qui ont dévasté leur région entre 2004 et 2007.

 

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Le procès a lieu à La Haye, où Royal Dutch Shell a son siège. C'est la première fois qu'une entreprise néerlandaise est poursuivie devant un tribunal des Pays-Bas pour des faits présumément commis par une de ses filiales.

Les Amis de la Terre espèrent que cette plainte, si elle débouche sur une condamnation, ouvrira la voie à d'autres poursuites contre des groupes multinationaux, en attaquant les maisons mères dans leurs pays d'origine. Le verdict, prononcé par trois juges, est attendu l'an prochain.


"Ma communauté est une terre fantôme. Nous avions une belle végétation. Aujourd'hui, les gens ont des problèmes respiratoires et tombent malades", a expliqué un des plaignants, Eric Dooh, de la communauté Goi, qui vit entre deux oléoducs.

"Shell est au courant de cette catastrophe. Je veux qu'ils paient des indemnités, qu'ils nettoient la pollution pour que nous puissions à nouveau cultiver et pêcher", a-t-il dit à Reuters avant l'audience.


Shell répond que la pollution a été avant tout provoquée par des voleurs qui pompent illégalement le pétrole en sabotant les oléoducs et estime avoir payé sa part concernant le nettoyage.

L'avocate des quatre villageois, Channa Samkalden, a déclaré au tribunal que le groupe n'avait pas suffisamment entretenu les oléoducs. "C'est une maintenance insuffisante et non le sabotage qui est à l'origine de ces fuites", a-t-elle dit.


Avec 31 millions d'habitants, le delta du Niger constitue l'un des plus précieux écosystèmes de mangrove de la planète.

L'an dernier, les Nations unies ont estimé dans un rapport que le gouvernement nigérian et les groupes pétroliers, dont Shell, étaient responsables depuis cinquante ans de la pollution qui a dévasté l'Ogoniland, l'une des régions du delta.


La filiale de Shell au Nigeria, Shell Petroleum Development Co (SPDC), est la plus grande compagnie pétrolière et gazière du Nigeria, avec une capacité de production de plus d'un million de barils de pétrole équivalent par jour.

Elle gère une coentreprise avec la compagnie publique Nigerian National Petroleum Corp, qui est actionnaire majoritaire. Elf Petroleum Nigeria Ltd, filiale de Total, possède également des parts dans cette coentreprise.

 

 


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Les enseignes lumineuses tardent à s'éteindre en France

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Opération nuit noire : samedi 13 octobre, de nombreuses municipalités françaises éteindront une partie de leur éclairage public à l'occasion de la quatrième édition du "Jour de la nuit". Cette opération vise à sensibiliser le public à la pollution lumineuse et à la protection de la biodiversité nocturne, alors que la France peine à réduire l'éclairage la nuit, notamment celui dû aux enseignes commerciales.

 

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Il y a un an, le 26 septembre 2011, Nathalie Kosciusko-Morizet, alors ministre de l'écologie, fustigeait sur France-Inter les commerces dont les enseignes restaient allumées la nuit. Son ministère travaillait à la rédaction d'un décret sur leur extinction de 1 heure à 6 heures du matin. Les associations écologistes et les astronomes amateurs étaient ravis.


Plus d'un an après les promesses de la ministre, et trois mois après la publication de ce décret, où en est-on ? "Les choses vont dans le bon sens", selon Tom, qui coordonne le collectif d'activistes Zérowatt de Niort. Les militants de Zérowatt mènent des actions nocturnes d'extinction des enseignes. Leur prochaine opération est annoncée pour le 26 octobre. "C'est globalement positif pour Grenoble, Niort ou Poitier", assure Tom.

Selon Zérowatt, ce ne sont pas les grandes enseignes qui sont les plus réticentes, mais plutôt les petits commerçants indépendants, qui avouent souvent leur ignorance du décret.


Une mesure populaire


La mesure est populaire. A la question : "Faut-il obliger les commerces et bureaux à éteindre la nuit ?", posée sur le site participatif Newsring, 89% des 415 votants ont répondu oui. Pourtant, entre le texte publié le 1er juillet et les effets d'annonces du précédent gouvernement, selon lequel la mesure permettrait d'économiser "la consommation d'électricité annuelle de 370 000 ménages et d'éviter le rejet de 120 000 tonnes de CO2 par an", il y a un gouffre.


Finalement, la mesure ne s'applique pas aux immeubles de bureaux et ne concerne plus les vitrines des magasins mais seulement leurs enseignes lumineuses. Inévitablement, certains panneaux lumineux ont migré derrières les vitrines des magasins et restent donc allumés toute la nuit.

De plus, l'obligation d'éteindre la lumière a été circonscrite aux commerces situés dans les agglomérations de moins de 800 000 habitants, excluant la plupart des grandes villes françaises où la pollution lumineuse est importante.


 

Mais le principal reproche fait à la législation est l'absence de sanctions pour les contrevenants dont l'enseigne resterait allumée toute la nuit. Le problème qui se pose est celui de la difficulté pour les forces de l'ordre de faire appliquer la loi sans un arsenal répressif efficace.

En l'absence d'accord à l'amiable entre la collectivité et le commerçant, ce type d'affaire "peut aller jusqu'au contentieux et est souvent classé par des tribunaux débordés", dit Jean-Charles Valladier, le responsable de l'aménagement des espaces publics et de la publicité de Toulouse. La ville applique sa propre charte puisque l'agglomération compte plus de 800 000 habitants.

 

Les panneaux publicitaires en procès


Autre point faible de la loi, il n'y a pas d'obligation d'extinction pour les panneaux publicitaires. Pourtant selon Bernard Devau, le directeur de l'aménagement de l'espace public à la mairie de Montpellier, "l'image que l'on se fait d'une ville repose souvent sur ses entrées autoroutières, lesquelles sont encombrées de panneaux allumés même la nuit". Mais les recettes très importantes qu'ils apportent "les rends inattaquables".

Pourtant un consensus semble exister pour limiter le nombre de nuisance lumineuse et même George Sorel, le président de la Fédération française des association de commerçants, se déclare favorable à l'extinction nocturne des panneaux indiquant la direction d'un magasin.

 

 


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