2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 08:24

Les Etats-Unis et une quinzaine de pays ont renouvelé mercredi leur "forte opposition" à la taxe européenne sur les émissions de CO2 des compagnies aériennes, craignant que ses bénéfices puissent servir à payer les dettes souveraines et non un fonds pour l'environnement.

 

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"Les fonds collectés ne seront pas forcément affectés à des objectifs environnementaux et peuvent en réalité servir à remédier à la crise de la dette en Europe", estime le groupe de pays, réunis cette semaine à Washington, dans un communiqué commun.


"En résumé, la réunion a confirmé l'opposition très solide et forte au système d'échange de quotas d'émissions (de CO2) tel qu'appliqué aux compagnies étrangères", a déclaré un haut responsable.

La réunion avait commencé mardi au département américain des Transports et a rassemblé des représentants d'Australie, du Chili, du Brésil, de Colombie, du Canada, de Chine, d'Inde, du Japon, du Nigeria, de Russie, d'Arabie Saoudite, de Singapour, d'Afrique du Sud, de Corée du Sud et des Emirats arabes unis.


La taxe carbone mise en place par l'UE est entrée en vigueur le 1er janvier, mais les compagnies aériennes ne commenceront à recevoir leurs factures qu'en 2013, une fois que leurs émissions de CO2 pour 2012 auront été évaluées. Sans attendre, plusieurs pays dont les Etats-Unis l'ont contesté.

De précédentes éditions du type de cette réunion de deux jours à Washington s'étaient déroulées à Moscou et New Delhi.

"L'objectif de la réunion est de voir s'il est possible d'envisager une solution mondiale pour résoudre la question des émissions de gaz à effet de serre produits par l'aviation", avait déclaré un haut responsable américain en début de semaine.


Il avait assuré que Washington n'était pas hostile au principe d'un système d'échange des droits de polluer comme celui mis en place par Bruxelles mais qu'un tel système ne devait pas être imposé aux transporteurs hors-UE.

Le groupe de pays opposés la taxe européenne espère désormais travailler au sein de l'Organisation internationale de l'aviation civile pour dessiner un projet parallèle qui s'applique à la planète entière.


Mais "cela va prendre un certain temps" avant qu'un tel système mondial soit adopté, a prévenu un haut responsable à l'issue de la réunion.

 

 


Published by Gerome - dans Pollution
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1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 00:06

Un site à visiter!!


http://terresacree.org

 

 

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Published by Gerome - dans Nature
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31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 15:17

La pollution chimique et la santé des enfants : Révélations sur un scandale en France.

 

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En France nous sommes le troisième consommateur mondial de pesticides et le premier en Europe avec plus de 90.000 tonnes par an. Fort de ce constat, le gouvernement a pris l’engagement, lors du Grenelle de l’environnement, de réduire de moitié l’usage des pesticides d’ici 2018. C’est ainsi que trente produits phytopharmaceutiques parmi “les plus préoccupants” ont été retirés en 2008 dans l’objectif de “Généraliser les pratiques agricoles soutenables et productives.” Dix autres pesticides devraient être interdits d’ici 2010.


Un problème de santé publique notamment pour les enfants !


Les pesticides posent un véritable problème de santé publique pour la population. Leurs effets sur les personnes exposées se manifestent à travers un risque plus élevé de développer de nombreuses maladies telles que cancer, malformations congénitales, problèmes d’infertilité, problèmes neurologiques ou encore système immunitaire affaibli…

 
Évoqué lors du récent Grenelle de l’environnement, ce sujet interpelle à la fois le grand public et les spécialistes des univers médicaux et de la petite enfance.
Les travaux menés ces dernières années font, en effet, apparaître une forte augmentation des malformations congénitales chez les enfants exposés à ces produits. Des observations montrent également une explosion de cancers génitaux (prostate et testicules) avec une hausse de 300% chez les 25-35 ans et une diminution de moitié de la spermatogénèse depuis les années 50.

 

Deux experts apportent leur éclairage sur le sujet
Face à cette situation, l’évaluation des pesticides et de leurs dangers ainsi que la mise en œuvre d’une diminution de leur usage s’imposent. Deux experts apporteront leur éclairage sur ce sujet d’actualité, engageant chacun à prendre la mesure de cette question :


Fabrice Nicolino, journaliste écrivain. Il a vécu à l’étranger plusieurs années, en Italie et en Amérique centrale notamment. Après une carrière d’enseignant, il est devenu journaliste. Il a notamment travaillé pour Politis, Géo, Télérama et le Canard enchaîné. Il collabore aujourd’hui au magazine Terre Sauvage. Il est actuellement conseiller éditorial du groupe de presse Bayard. Il est auteur de huit livres, dont Pesticides, révélations sur un scandale français et La faim, la bagnole, le blé et nous ainsi que différents livres pour enfants.


Charles Sultan, professeur de pédiatrie et d’endocrinologie au CHU de Montpellier. Il est vice doyen de la Faculté de médecine de Montpellier, président du Congrès Mondial de Gynécologie de l’Adolescence qui se tiendra en 2010. Il a déjà rédigé plusieurs travaux pour des revues internationales et publié une étude dans “Environmental Research” sur les malformations génitales d’enfants d’agriculteurs suggérant un effet de perturbation hormonale dû à une exposition aux pesticides.

 

Les interventions seront suivies d’un débat au cours duquel la population comme les scientifiques pourront obtenir des réponses à leurs questions.
Conférence : 17 Septembre 2009 à 20h30, Théâtre Interlude dans la ville Cholet (Ouest de la France).

 


31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 15:07

Un projet industriel polluant a été définitivement arrêté en Chine après une manifestation devant le siège du gouvernement local de Qidong.

 

 

 

 

 

Pour la deuxième fois en un mois, un projet industriel polluant a été définitivement arrêté en Chine après une manifestation durant laquelle le siège du gouvernement local de Qidong, près de Shanghai, a été mis à sac par des protestataires qui ont affronté la police.

 

Samedi, tôt dans la matinée, des milliers de personnes s'étaient rassemblées pour protester contre un pipeline transportant jusqu'à leur ville située en bord de mer les eaux usées d'une usine du groupe japonais Oji Paper Group, éloignée d'une centaine de kilomètres. Au siège du gouvernement, les manifestants se sont emparés de bouteilles d'alcool et de vin ainsi que de cartouches de cigarettes, des articles reçus fréquemment comme pots-de-vin en Chine par les fonctionnaires, selon un témoignage recueilli par téléphone.

 

Certains de ces articles étaient exhibés à l'extérieur du bâtiment gouvernemental, selon une photo publiée sur Sina Weibo, le principal service de microblogging chinois qui compte plus de 250 millions d'abonnés et sur lequel le terme de recherche "Qidong" a rapidement été censuré samedi.

D'autres images, dont il est difficile dans l'immédiat de vérifier l'authenticité, montraient une voiture de police renversée.

 

Sur deux d'entre elles, un homme identifié par des internautes comme le secrétaire du Parti de la ville, Sun Jianhua, apparaît entouré de policiers, le torse dévêtu alors qu'il se serait fait arracher ses vêtements, et escorté par les forces de l'ordre.

 

SUSPENSION DÉFINITIVE

 

En milieu de matinée, des affrontements violents ont opposé manifestants et policiers venus en grand nombre. Dans le même temps, les autorités faisaient savoir que le déversement des eaux usées de la papeterie, qui avait déjà été provisoirement suspendu, le serait définitivement. Malgré cette annonce, également été diffusée par la télévision locale, plusieurs protestataires interrogés au téléphone restaient sceptiques sur les intentions réelles des autorités.

 

Les rejets d'une conduite d'évacuation de la papeterie du groupe japonais Oji Paper Group auraient atteint 150 000 tonnes d'eaux usées par jour quand cette usine, dont la construction a démarré en 2007, fonctionnait à plein rendement, selon des habitants cités par le quotidien étatique Global Times vendredi.

 

"Nous ne rejetons pas d'eau polluée. L'eau que nous rejetons a été purifiée et est conforme aux normes locales de protection de l'environnement", a assuré de son côté un responsable des relations publiques d'Oji Paper, cité par l'agence japonaise Jiji Press.

 

Les mouvements de protestation se multiplient depuis l'an dernier en Chine contre la dégradation de l'environnement, victime de trois décennies d'industrialisation à marche forcée. Début juillet à Shifang dans la province du Sichuan (sud-ouest), des manifestants avaient affronté pendant plusieurs jours les forces de l'ordre avant d'obtenir l'assurance de l'abandon définitif d'un projet d'usine métallurgique polluante. Durant l'été 2011, une usine fabricant des panneaux solaires avait été provisoirement fermée à Haining (est) après des manifestations, tandis que les habitants de Dalian (nord-est) avaient obtenu le déménagement d'un complexe pétrochimique qui devait être implanté dans leur ville.