4 août 2012 6 04 /08 /août /2012 14:23

La Cour interaméricaine des droits de l’homme a statué en faveur des Indiens kichwa d’Equateur dans une affaire contre un projet pétrolier controversé qui a déjà détruit une partie de leurs terres.

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L’opposition entre les Sarayaku et l’Equateur est née après que la compagnie pétrolière d’État PetroEcuador eut signé un accord avec un consortium d’entreprises étrangères pour autoriser la prospection pétrolière dans le sud de l’Amazonie équatorienne.

Bien que ces terres appartiennent aux Kichwa, ils n’ont pas été consultés avant les activités d’exploration, lesquelles ont laissé sous terre des centaines d’explosifs non explosés et détruit les forêts et les cours d’eau utilisés par les Indiens.

Mercredi dernier, le tribunal a ordonné au gouvernement de payer des dommages et intérêts aux Kichwa et de débarrasser la région de tous les explosifs.

L’Equateur a ratifié la Convention 169 de l’OIT en 1998. En ratifiant cette Convention les Etats s’engagent à consulter les peuples autochtones concernés avant tout projet qui pourrait les affecter ou affecter leurs terres.

Humberto Cholango, leader de la CONAIE , la Confédération des nationalités indigènes d’Équateur, a déclaré : ’C’est une victoire pour tous les peuples et toutes les nations d’Equateur et d’Amérique latine … nous continuerons à défendre les droits des peuples autochtones face à la menace des compagnies pétrolières et minières qui privilégient les intérêts financiers au détriment des droits de l’homme et de l’environnement’.

 

 


4 août 2012 6 04 /08 /août /2012 07:45

Le ciel américain est pollué par des poussières en suspension et des particules d'aérosols qui traversent l'océan Pacifique depuis l'Asie et accentuent peut-être les effets du réchauffement climatique, révèle une étude publiée jeudi.

 

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Environ la moitié des particules d'aérosols en Amérique du Nord proviennent de l'étranger, et la plupart sont d'origine naturelle et non dues à la consommation de charbon ou d'autres énergies fossiles, précise l'étude parue dans la revue Science.

En raison du réchauffement climatique, dont la conséquence est un climat de plus en plus sec, des sécheresses plus fréquentes et d'une désertification qui s'étend, les émissions de poussières en suspension devraient s'accroître, rendant insuffisants les efforts des seuls Etats-Unis pour réduire la pollution aérienne.

Les nations doivent ainsi toutes ensemble prendre des mesures pour lutter contre ce phénomène et limiter les émissions nocives dans l'atmosphère, affirme l'étude. Les particules d'aérosols importées d'Asie pourraient se révéler nocives pour l'environnement en absorbant des radiations solaires, affecter la formation de nuages et donc la pluviométrie et l'enneigement, et accélérer la fonte des neiges dans les montagnes de l'Ouest américain, selon cette étude.

Ces travaux s'appuient sur des données d'un satellite américano-français baptisé CALIPSO et qui permet de distinguer les particules issues de poussières naturelles et celles dues à des polluants. Ils ont été réalisés par des chercheurs de l'université du Maryland (est), de la Nasa et de l'Association américaine des centres de recherche universitaires sur l'espace.

"Les émissions de poussières peuvent évoluer en fonction des changements climatiques, de variations des vents, des précipitations et de la végétation. Il est donc essentiel de mieux comprendre les interactions entre ces poussières et le climat", insistent les auteurs.

Ces derniers ont souligné le fait que leurs travaux ont porté sur les poussières "importées" de l'étranger aux Etats-Unis et au Canada, mais que de la même manière, les particules d'aérosols émises en Amérique du Nord doivent affecter d'autres régions du monde.

 

 


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4 août 2012 6 04 /08 /août /2012 07:37

Hier, les autorités de Hong Kong ont demandé aux habitants de rester chez eux en raison d’une pollution de l’air record. C’est la première fois que la pollution atteint un tel taux depuis 1999, année des premiers relevés.

 

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Alors que la pollution de l'air en Chine suscité depuis plusieurs années de nombreuses inquiétudes, c'est un nouvel épisode préoccupant qu'a connu hier Hong-Kong. Malgré une météo clémente et un soleil radieux, les gratte-ciels de la ville étaient enveloppés d'un nuage blanchâtre et le ciel montrait une teinte grisâtre. Des perturbations dont la pollution était une nouvelle fois responsable et pour cause. "Il s'agit de la pollution aérienne la plus élevée notée à Hong Kong depuis que [le territoire] effectue ces relevés en 1999", a déclaré Y. F. Chau, porte-parole du département de la protection de l'environnement cité par l'AFP.


Les spécialistes ont en effet annoncé que le niveau atteint de pollution avait dépassé tout ceux enregistrés jusqu'ici depuis que les relevés sont effectués. En guise de prévention, "les personnes souffrant de maladies cardiaques ou respiratoires, les personnes âgées et les enfants doivent réduire leurs activités à l'extérieur et leurs activités physiques", a ainsi conseillé le porte-parole. Il faut tout de même savoir que selon les chiffres, la pollution à Hong Kong est responsable de 3.000 décès par an. Mais cette fois-ci, la situation est d'autant plus sérieuse que cette pollution record a été aggravée par la présence du typhon Saola à Taiwan (situé à 700 kilomètres à l'est de Hong Kong, ont précisé les autorités.


En effet, une haute pression atmosphérique est susceptible d’augmenter la température et l'ensoleillement, ce qui se traduit par une hausse des niveaux d'ozone. Pour autant, les militants écologistes du territoire (considéré comme indépendant de la Chine) estiment que Hong Kong doit prendre ses responsabilités et cesser de mettre cette pollution sur le dos des conditions météo et des usines chinoises. "Si Hong Kong ne produisait pas de pollution, les conditions météo ne pourraient pas envenimer ainsi la situation", a souligné auprès de l'AFP Erica Chan, directrice de la campagne Réseau air pur. Selon elle, les émissions des voitures sont la principale cause de la mauvaise qualité de l'air.

 

 


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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 08:29

Un scientifique, ancien climato-sceptique, a déclaré que les activités humaines étaient à l’origine du réchauffement climatique, comme le confirme tous les récents résultats sur l’élévation des températures sur Terre.

 

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C’est dans un journal américain que le Professeur Richard Muller a déclaré être un climato-sceptique repenti. Ce chercheur a mené le Berkeley Earth Project qui rassemblait 10 scientifiques (pour la plupart physiciens dont des sommités comme le prix Nobel de physique Saul Perlmutter) et qui a utilisé une nouvelle méthode et de nouvelles données pour confronter les théories avancées par les chercheurs qui dénoncent le changement climatique. Contrairement à ce que s’attendait à prouver le Pr Muller, les résultats confirment le réchauffement évoqué par les autres équipes scientifiques. L’étude, qui a été dévoilé hier, montre en effet que ces 250 dernières années, la température sur Terre s’est élevée de 1,5 °C (dont 0,9 °C ces derniers 50 ans).


Le Pr Muller va même plus loin, "les humains sont presque uniquement les seuls responsables", affirme-t-il désormais. Lui et son équipe indiquent que la correspondance entre les nouveaux enregistrements de température et les données historiques concernant les émissions de CO2 montrent que l’activité humaine est "la plus évidente explication" du réchauffement.


Le Pr Muller fait donc amende honorable en reconnaissant ses erreurs qui remontent à trois ans. S’il y a un an déjà il reconnaissait qu’il s’était trompé concernant le réchauffement climatique auquel il ne croyait pas, il est maintenant convaincu que ce réchauffement est causé par l’homme. La chose est d’autant plus intéressante que le Berkeley Earth Project a été en partie financée par des entreprises qui militent pour lutter contre l’affirmation selon laquelle le réchauffement climatique est dû à l’homme.


Toutefois, une des collaboratrices de l’étude, Judith Curry (de l’Institut de technologie de Géorgie) n’a pas souhaité être inclus dans les auteurs de l’étude. Elle estime que les analyses de l’étude sont simplistes et ne l’ont pas convaincue. Elle a également indiqué au New York Times avoir réexaminé le document final et avoir fait part de ses critiques.

Selon elle, ce nouveau rapport n’apporte rien de plus sur notre compréhension concernant le réchauffement climatique.