Argentine: 1er procès contre des pesticides causant des tumeurs

Publié le par Gerome

Un premier procès pénal ouvert en Argentine, pour l'utilisation de pesticides soupçonnés d'avoir provoqué des malformations et des dizaines de cas de cancer, entrera mardi à Cordoba dans sa dernière phase, a-t-on appris lundi auprès de l'accusation. 

"Nous sommes impatients de voir sortir un verdict favorable", a déclaré à l'AFP Sofia Gatica, 44 ans, l'un des nombreux citoyens qui ont porté plainte conjointement. "Ce procès peut faire jurisprudence en Argentine et en Amérique latine", a-t-elle assuré. 

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L'accusation veut prouver que le recours massif à des pesticides dans des champs de soja transgénique a provoqué, entre 2001 et 2010, une augmentation des cas de cancer atteignant 193 cas pour 6000 habitants à Ituzaingo, dans la banlieue sud-est de Cordoba. 

Le verdict interviendra "lundi ou mardi de la semaine prochaine", a précisé à l'AFP Miguel Martinez, avocat de l'accusation. 

Sont poursuivis comme instigateurs deux producteurs de soja, Francisco Parra, 57 ans, et Jorge Gabrielli, 51 ans, et comme auteur matériel un pilote d'avion, Eduardo Pancell, 54 ans. 

Ils risquent des peines de 3 à 10 ans de prison, selon l'avocat de l'accusation. 

La contamination a été prouvée par l'Organisation panaméricaine de la Santé (OPS) dans un rapport datant de 2007, tandis qu'une commission d'enquête gouvernementale avait indiqué en 2009 que "33% des habitants du quartier (d'Ituzaingo) mourraient des suites d'une tumeur", selon Sofia Gatica. 

La quatrième fille de Sofia Gatica, née avec une malformation au foie, est décédée fin 2001 à l'âge de trois mois. 

"Je demande que justice soit faite", a-t-elle annoncé. "Même si je sais que personne ne me rendra ma fille, ni la santé de mon autre fille âgée de 17 ans, qui a des produits chimiques dans le sang, ni la santé de mon fils, qui a passé un certain temps sans pouvoir marcher", a-t-elle poursuivi.

 

 


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Près de 12 millions de Français exposés aux particules fines

Publié le par Gerome

Près de 20% des Français (12 millions) ont vécu en 2011 dans des zones où la pollution aux particules fines, émises notamment par les voitures diesel, excède les normes européennes, selon le bilan du ministère de l'Ecologie et du Développement durable.

La ministre, Delphine Batho, promet de se pencher sur ce problème de santé publique lors de la Conférence environnementale prévue à la mi-septembre.

 

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Si les émissions de certains polluants dans l'air, comme le monoxyde de carbone et le dioxyde de soufre, ont continué à décroître légèrement en 2011, il n'y a pas eu d'amélioration notable pour les particules fines.

Pour ces dernières, qui pénètrent profondément dans les poumons, aucune tendance ne se dégage depuis le début des années 200 et les variations pourraient s'expliquer d'une année sur l'autre "par des acteurs externes comme la météorologie", dit le ministère dans un communiqué.


"En 2011, les températures froides du premier trimestre associées à des conditions anticycloniques relativement stables ont ainsi favorisé les émissions dues au chauffage", écrit-il.

Pour l'ozone, un seul événement de pollution photochimique d'ampleur nationale a été relevé vers la fin du mois de juin 2011 marqué par un bref épisode de fortes chaleurs, souligne le ministère.


Dans un communiqué, Denis Baupin, adjoint écologiste au maire de Paris, souligne que la pollution aux particules fines "induit environ 40.000 morts chaque année et une multiplication des maladies respiratoires affectant prioritairement les enfants et les personnes âgées."

"Cette situation spécifiquement française est la conséquence d'une dieselisation unique au monde du parc automobile", affirme-t-il.

"Plutôt que de consacrer près de 8 milliards d'euros en niches fiscales 'pro-diesel', affectons-les à une aide à la conversion propre et sobre de l'industrie, aux collectivités actives pour réduire la pollution, et aux consommateurs près à abandonner leur véhicule polluant", dit-il.


Delphine Batho a annoncé le 13 juillet son intention de revoir les modalités des zones d'accès restreint aux véhicules les plus polluants qui doivent être expérimentées par sept villes volontaires.

Ces Zones d'actions prioritaires pour l'air (Zapa) avaient été annoncées début 2011 par le précédent gouvernement à l'issue du Grenelle de l'environnement.

Pour Delphine Batho, "ce dispositif s'est avéré trop rigide et socialement injuste".

 

 


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Les biocarburants sont-ils aussi écolo qu'on a bien voulu nous le faire croire ?

Publié le par Gerome

Parmi les énergies renouvelables, les biocarburants de première génération ont suscité de très grandes attentes. Samuele Furfari constate que, soudainement, les écologistes eux-mêmes les ont voués aux gémonies. Extraits de « L’écologie au pays des merveilles »

 

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Les biocarburants de première génération utilisent la partie noble de la plante. Le bioéthanol est produit à partir du sucre de la betterave sucrière, la canne à sucre, du blé ou du maïs par un proces­sus de fermentation tout comme est produite la bière ou le genièvre. Le biodiésel est fabriqué par une réaction chimique entre de l’huile tirée de plantes oléagineuses – comme la graine de tournesol ou le colza – et du méthanol produit par la pétrochimie.

 

Les biocarburants de seconde génération seront produits par des réactions chimiques en tentant d’exploiter cette fois toute la plante. Travailler un sol pour ensuite ne tirer qu’une petite partie qui va servir comme carburant conduit à des surcoûts, de sorte que les biocarburants de première généra­tion ne sont viables que parce qu’il y a des subsides octroyés à l’agriculture et des exemptions fiscales sur leur utilisation.

 

Par contre, travailler la terre qui va donner une plante qui sera entièrement transfor­mée en carburant pourrait conduire à une réduction du prix de revient. Cette production se base sur la technique de gazéification du charbon, déjà hors de prix si elle est réalisée avec du charbon, une énergie pourtant concentrée ; en l’appliquant à la biomasse, une énergie diluée, les inconvénients seront plus grands encore…


Pourtant, la production de ce biocarburant de seconde génération est attendue avec intérêt. Mais il n’arrive pas sur le commerce, malgré des décennies de recherche… L’Italie a soulevé cette question lors du conseil « énergie » du 24 novembre 2011, en deman­dant s’il ne fallait pas reporter l’obligation de la directive européenne, puisque le texte légal le permet. Mais cela n’a pas soulevé l’enthousiasme des autres États membres qui estiment qu’il ne faut pas revenir sur la décision prise.


Mal aimés, à juste titre ?


Les écologistes considèrent que les biocarburants sont le fruit pourri dans la magnifique corbeille des énergies renouvelables. L’hostilité des associations envers cette filière est énorme. Nombre d’études démontrent leur « non-durabilité ». Mais il faut se méfier des études, car il est aisé de leur faire dire ce que l’on veut démontrer. L’une d’entre elles, cependant, demandée par le G20 de novembre 2010, doit retenir notre attention.


Elle a été préparée par dix organi­sations internationales, dont la Banque mondiale et diverses agences des Nations unies, dont la FAO. Ce travail rapporte qu’entre 2000 et 2009, la produc­tion de bioéthanol a quadruplé, et celle de biodiésel a été multipliée par dix, une croissance exponentielle due à la volonté des gouvernements de rendre obli­gatoire leur usage et, partant, de subventionner leur production. Selon cette étude, le prix des graines, des oléagineux et des huiles végétales devrait augmenter respectivement de 13 %, 7 % et 35 % par an entre 2013 et 2017.

 

Comme les agriculteurs sont stimulés par ses prix subventionnés, ils abandonnent leur production de blé pour ces produits, nécessaires aux carburants synthétiques. La production de bioéthanol absorbe 20 % de la production mondiale de sucre de canne et 4 % de celle du sucre de betterave. En estimant que cela a des conséquences sur l’alimentation des popu­lations des pays pauvres, cette étude conclut que les dirigeants du G20 devraient mettre fin aux méca­nismes de soutien ou d’obligation de consommation des biocarburants ainsi produits. Mais reconnaître ses erreurs et revenir en arrière est difficile. Le G20 a préféré ne pas se prononcer.

 

 


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Alerte à tous les futurs cancéreux que nous sommes : L’AGROTERRORISME EST DANS NOS ASSIETTES !

Publié le par Gerome

L’agriculture et sa logique de mort


Comment le monde paysan s’est laissé pervertir par celui des affaires, au détriment de la santé publique et de l’environnement. Un portrait peu flatteur de l’agriculteur et de sa logique de mort. Un impitoyable règlement de compte avec les paysans voyous.

 

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En rage contre l’agriculture mercenaire des industries chimiques et contre le paysan bourreau des animaux, j’ai écrit ce livre l’automne dernier. Après quelques batailles avec “les censures”, il vient de paraître.

« J’ai autrefois craché le sang à la suite de traitements chimiques avec lesquels j’empoisonnais moi-même les autres… Tout le monde sait que les produits chimiques sont cancérigènes. » 30 juillet 1972, 20 h, première chaîne de télévision, le présentateur Philippe Gildas relate le congrès international de la défense de la Nature, tenu à Fleurance (Gers), dont le maire était alors l’illustre Maurice Mességué.


Chaque jour, chaque fois que vous ingérez un aliment, une boisson, vous risquez de contracter un cancer. L’agriculture et son complice capitaliste l’agro-alimentaire nous tuent à petit feu. C’est probablement le plus grand scandale du troisième millénaire.

Le monde agricole ne va guère apprécier cette dénonciation et le rejet, pour première fois global, de ses pratiques spécistes et pesticidaires : cruauté envers les animaux, consommateurs pris pour des cobayes et chaque fois plus exposés aux empoisonnements chimiques (dont les exploitants agricoles sont eux-mêmes les victimes kamikazes !), détérioration de la qualité biologique des sols, gestion courtermiste et éminemment capitaliste alors que l’agriculture demande évidemment une démarche respectueuse dans un souci d’avenir. La FNSEA, vecteur de l’horreur agricole française, cherchera à interdire la publication.


Ce livre est dédié aux animaux non-humains qui souffrent plus et davantage depuis l’avènement de l’agriculture industrielle et de son corollaire l’élevage concentrationnaire, ainsi qu’aux victimes humaines des produits agricoles pétris de résidus chimiques. Mais pas seulement. Je le dédie aussi à la pétro-tomate sans saveur, au poivron en deuil de son sol, à la pomme de terre aux gènes de poulet, de phalène, de virus et de bactérie, au maïs aux gènes de luciole, de pétunia, de blé, de scorpion, au riz aux gènes de haricot, de pois, de bactérie et d’humain, à la fraise-melon et au melon-fraise ou kiwi, à la banane empoisonnée, à l’abricot qui ne murira plus, à la cerise qui pourrit rien qu’en la regardant. Et à tous les « fruits » de notre antimonde aux terroirs perdus.


Alors, les futurs cancéreux que nous sommes, avant de passer à table, feraient désormais mieux de se souhaiter “bonne chance” que “bon appétit” !

S’il est plus question que jamais de faire payer les pollueurs, il serait grand temps de présenter la facture qui revient aux gangsters de l’agrotoxique.

L’agroterrorisme dans nos assiettes dit très fort ce que tout le monde pense tout bas !


« La vie avant la domestication. L’agriculture était en fait largement une vie de plaisir, de contact avec la nature, de sagesse des sens, d’égalité sexuelle, et de bonne santé. »John Zerzan


L’AGROTERRORISME DANS NOS ASSIETTES vient de paraître !

Michel Tarrier, 256 pages, Éditions LME

Commander le livre chez Amazon, Fnac ou l’éditeur :

http://www.amazon.fr/Agroterrorisme-dans-assiettes-Michel-Tarrier/dp/2360260391

http://livre.fnac.com/a3995918/Michel-Tarrier-Agroterrorisme-dans-nos-assiettes

http://www.lamaisondeditions.fr/livre-agroterrorisme-tarrier.html

 

 


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Bientôt des palmiers en Antarctique?

Publié le par Gerome

Le monde à l'envers: des palmiers pourraient pousser en Antarctique, assurent des scientifiques dans une étude parue mercredi dans la revue Nature. Pendant l'Eocène, il y a plus de 50 millions d'années, le climat tropical qui régnait sur les pôles a permis à ces arbres d'y pousser, assurent les scientifiques. Avec le réchauffement climatique, les palmiers pourraient bien y refaire leur apparition.

 

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«La période Eocène peut donner un aperçu de la manière dont le climat et la biosphère réagissent à des niveaux élevés de dioxyde de carbone, comme ceux que l'on anticipe dans un futur proche à cause des émissions de gaz à effet de serre d'origine humaine», écrivent les chercheurs. Avec plus de concentration record de CO2 dans l'atmosphère et des températures élevées été comme hiver, l'Eocène est une époque clé pour comprendre ce qui attend la planète dans les prochaines années. «En termes d'atmosphère, nous retournons très rapidement vers la situation de l'Eocène», alertent les chercheurs.

 

 

 

Publié dans Nature

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