IKEA, bien pire qu'un marchand de meubles

Publié le par Gerome

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Pour 99 euros, IKEA propose la table JOKKMOKK et ses quatre chaises en « pin massif, un matériau naturel qui embellit avec l'âge ». Pour assumer une vente annuelle mondiale de 100 millions de meubles, l'entreprise suédoise a des besoins gigantesques en bois : 12 millions de mètres cubes par an ! La nature en paie le prix.  

Prix bas pour les meubles, coûts élevés pour la nature

Une grande partie des bois utilisés dans les meubles d'IKEA proviennent de l'extrême nord de la Russie, comme le révèlent leurs très fines cernes. Dans le froid climat subarctique, les arbres poussent très lentement. La filiale d'IKEA Swedwood possède un bail en République de Carélie (Russie) sur 300.000 hectares de forêts naturelles, dont certaines zones encore vierges.

Des arbres plusieurs fois centenaires abattus en quelques secondes : à la cadence de 800 arbres par jour, les abatteuses coupent, ébranchent et empilent les troncs d'arbres avant leurs transport vers l'usine de meubles. Du haut de leurs pneus gigantesques, les machines sillonnent les marais. Ils leurs faudra des décennies pour s'en remettre. Jour après jour, IKEA détruit de nouvelles forêts primaires et leurs riches écosystèmes. Les coupes rases ne cessent de s'étendre. 

Coupes à blanc certifiées par le FSC

IKEA considère la destruction de la taïga (ou forêt boréale) comme manifestement responsable, puisque cette zone de Carélie a reçu le label FSC (Forest Stewardship Council). Les organisations écologistes condamnent depuis longtemps la supercherie de la certification par le FSC. 

Soutenons les revendications des associations Protect the Forest et Spok. IKEA doit cesser immédiatement la destruction des forêts naturelles. 

 

 


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Les derniers éléphants de Sumatra sont assassinés au nom des biocarburants

Publié le par Gerome

12 éléphants ont été empoisonnés ces derniers mois sur l’île de Sumatra (Indonésie) parce qu’ils venaient sur les plantations de palmiers à huile. Leur habitat naturel (comme celui de l’Orang-outan) a été détruit pour laisser place à d’immenses plantations stériles.

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L’organisation WWF propose que les compagnies qui possèdent les grandes plantations empruntent au ministère des Forêts des éléphants dressés pour effectuer des patrouilles et repousser les éléphants sauvages qui menacent les palmiers. Il faut aussi, selon Nazir Foead, directeur du bureau indonésien de panda.org, cesser de développer des plantations dans les couloirs de migration des éléphants, sinon les conflits se multiplieront et tout le monde, hommes et bêtes, en sortira perdant.

 

Les immenses plantations de palmiers à huile qui couvrent presque la totalité se Sumatra et de Bornéo répondent à une demande internationale toujours croissante. L’augmentation du prix de l’huile prive les populations locales de cette ressource vitale (la cuisson se fait exclusivement à l’huile de palme sur ces îles d’Indonésie). L’augmentation de la consommation d’huile de palme pour la fabrication de « biocarburant » aggrave dangereusement ce phénomène de destruction et de déforestation.

Seul le consommateur peut vraiment influencer les compagnies à d’avantage respecter la nature qui nous fait vivre. Si vous préférez rouler pour « pas cher » en voiture plutôt que de protéger quelques milliers d’éléphants et d’orang-outans en voie de disparition, je vous conseille de quitter ce site et d’enfoncer votre tête dans le sable pour ne pas voir notre planète sacrifiée au nom du modernisme et de la consommation acharnée.

 

 


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32,5 millions d'appareils électroménagers recyclés en 2011

Publié le par Gerome

En 2011, quelque 32,5 millions d'appareils électriques ont été recyclés, à près de 80%, par l'éco-organisme Eco-systèmes chargé de la collecte et la valorisation de ce type de déchets. Grâce à ce recyclage, ce sont 298.000 barils de pétrole brut qui ont été économisés l'année dernière.

 

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Eco-systèmes, l'organisme à but non lucratif chargé de la collecte et la valorisation des appareils électriques et électroniques, vient de publier son bilan de l'année 2011 en matière de développement durable. Dans un communiqué, il annonce avoir recyclé l'année dernière quelque 32,5 millions d'appareils, à 80%, et souligne l'impact de cette valorisation sur la préservation des ressources naturelles.


"Le recyclage et la valorisation de tous les appareils électriques et électroniques, allant du plus petit téléphone au plus gros réfrigérateur, se traduisent par des résultats concrets à l'échelle du développement durable" affirme l'organisme. Les millions d'appareils pris en charge l'année dernière par Eco-systèmes ont ainsi permis d'économiser 298 000 barils de pétroles bruts. Une quantité qui représente l'équivalent de 447.000 pleins de carburant d'un véhicule, tandis que l'émission de quelque 188 000 tonnes de CO2 a également pu être évitée, précise le communiqué.


Eco-systèmes indique en outre avoir extrait 134.000 tonnes de ferrailles des appareils qui ont été collectés. Une production de fer recyclée qui a permis de réaliser une économie équivalente à la consommation énergétique de 4.100 ménages sur un an. Cette énergie aurait été dépensée par une production puisant dans les minerais, souligne l'éco-organisme avant d'expliquer ce que deviennent toutes ces matières recyclées.


Une nouvelle vie pour les déchets recyclés


Nous les retrouvons dans notre quotidien, indique-t-il. L'aluminium, par exemple, est utilisé dans la fabrication de pièces automobiles, à l'instar des plastiques qui peuvent être transformés en pièces cachées. Les métaux ferreux, eux, deviennent essentiellement des armatures métalliques pour la construction, tandis que le verre extrait des tubes cathodiques permet de fabriquer de nouveaux tubes mais aussi des matériaux abrasifs ou être utilisés dans la conception de certains matériaux de construction et céramiques.


En outre, en recyclant les DEEE (déchets d'équipements électriques et électroniques), éco-systèmes extrait et neutralise les substances dangereuses qu'ils contiennent. Plus de 490 tonnes de condensateurs, qui peuvent renfermer des PCB polluants, ont ainsi été neutralisés, de même que 410 tonnes de gaz CFC. Ceux-ci étaient utilisés dans l'isolation des réfrigérateurs et congélateurs avant d'être interdits en 1994 en raison de leur contribution à la destruction de la couche d'ozone et au réchauffement climatique.


Enfin, Eco-système travaille avec les associations Emmaüs et Envie, grâce auxquelles 450 appareils ont pu être réemployés après s'être vu offrir une seconde jeunesse.

 

 


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Une étude prédit un effondrement planétaire irréversible imminent

Publié le par Gerome

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En se basant sur des théories scientifiques, des modélisations d'écosystèmes et des preuves paléontologiques, une équipe de 18 chercheurs, incluant un professeur de la Simon Fraser University (SFU, Vancouver), prédit que les écosystèmes terriens vont faire face à un effondrement imminent et irréversible.

Dans un article récemment publié dans Nature, les auteurs examinent l'accélération de la perte de biodiversité, les fluctuations climatiques de plus en plus extrêmes, l'interconnexion grandissante des écosystèmes et le changement radical dans le bilan énergétique global. Ils suggèrent que tous ces éléments constituent des précurseurs à l'apparition d'un état planétaire de seuil ou encore d'un point de basculement. Si cela s'avérait exact, ce que les auteurs prédisent pour le siècle en cours, les écosystèmes de la planète, en l'état de connaissances actuelles, pourraient rapidement et irréversiblement s'effondrer.

"Le dernier point de basculement dans l'histoire de la Terre est apparu il y a 12.000 ans, lorsque notre planète est passée de l'âge de glace, qui a duré 100.000 ans, à un état inter glacial", dit Arne Mooers, professeur de biodiversité à SFU. "Alors, des changements biologiques les plus extrêmes menant à notre état actuel sont apparus en seulement 1000 ans. C'est comme passer de l'état de bébé à l'âge adulte en moins d'une année. Et la planète est en train de changer encore plus vite aujourd'hui".

"Il y a une probabilité élevée que le prochain changement d'état global sera extrêmement perturbateur pour nos civilisations. Souvenez-vous, nous sommes passés de l'état de chasseurs-cueilleurs à celui capable de marcher sur la Lune dans une des périodes les plus stables et anodines de toute l'histoire de la Terre", précise Moeers. "Lorsque le seuil sera atteint, ce sera un point de non-retour. La planète ne possède pas la mémoire de son état précédent".

Ces projections contredisent une croyance populaire répandue selon laquelle la pression de l'Homme sur le changement climatique qui détruit notre planète est encore contestable, et qu'un effondrement serait alors graduel et étalé sur plusieurs siècles. L'étude conclut que nous serions avisés de ne pas transformer la surface de la Terre de plus de 50%, ou nous ne serions plus capables d'inverser ce processus.

 

Nous avons aujourd'hui atteint 43% de ces changements, en convertissant les paysages en zones agricoles et urbaines. "En un mot, les hommes n'ont rien fait réellement d'important pour éviter le pire car les structures sociales existantes ne sont juste pas les bonnes", dit Mooers. "Mes collègues qui étudient les changements climatiques induits à travers l'histoire de la Terre sont plus qu'inquiets. En fait, ils sont terrifiés".

 

 


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La pollution plastique touche de plus en plus d’oiseaux de mer

Publié le par Gerome

Le plastique se retrouve partout sur la planète. Il a envahi les terres et ses forêts, mais il a également investi les mers et les océans, formant notamment un gigantesque « continent » de déchets de plus de trois millions de kilomètres carrés dans le Pacifique. Cette pollution recouvre progressivement la nature et pose la question de la survie des animaux concernés.

 

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Ficelles, emballages, mousse de polystyrène… D’immenses quantités de matières plastiques se retrouvent dans l’environnement, d’où une grave (et croissante) menace pour la biodiversité marine. Certains animaux comme les poissons et les tortues de mer peuvent en effet être blessés par les déchets de cette gigantesque pollution marine.


Une équipe de chercheurs a entrepris d’étudier le contenu de l’estomac d’oiseaux de mers de la côte nord-Ouest du Pacifique. Le verdict de leurs travaux est sans appel.

Rapportés par ScienceDaily, ils font ainsi état d’une forte augmentation de la pollution plastique au large de la côte nord-ouest du Pacifique au cours des quatre dernières décennies. « La quantité de plastiques ingurgitée par le fulmar boréal fournit un aperçu des déchets qui échouent dans une grande partie de l’océan Pacifique », précise Stephanie Avery-Gomm, auteure principale de l’étude et chercheur à l’University of British Columbia (Canada).

 

Les nécropsies de 67 fulmars échoués réalisées entre octobre 2009 et avril 2010, provenant des côtes de Colombie-Britannique, de l’Etat de Washington et de l’Etat de l’Oregon ont montré que 93% d’entre eux avaient l’estomac rempli de matières plastiques. « Un oiseau s’est même retrouvé avec 454 morceaux de plastique dans son intestin », déplore Mme Avery-Gomm.


Très poussées, les investigations de son équipe permettent de se rendre compte de l’ampleur des dégâts environnementaux. La pollution plastique n’a eu de cesse d’augmenter, sachant qu’une étude consacrée aux oiseaux et à la pollution plastique effectuée au sud de l’Alaska en 1980 avait déjà révélé que 58% des oiseaux expertisés entre 1969 et 1977 avaient ingurgité du plastique. Vu son extension territoriale phénoménale, le phénomène mériterait une surveillance passablement renforcée pour tenter de le juguler. Quant aux populations, elles doivent savoir ou se souvenir que « tout ce qui infiltre une rivière, un système d’eaux usées, tout ce qui est jeté sur la plage, tout termine droit dans l’océan».


Les petits ruisseaux faisant les grandes rivières, on rappellera donc ici, une nouvelle fois, l’importance d’un bon recyclage et du tri des déchets…

 

 


Publié dans Pollution

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