Les énergies renouvelables coûtent de moins en moins cher

Publié le par Gerome

Le coût de production d'électricité par source d'énergies renouvelables baisse tous les ans, selon une étude de l'Agence internationale des énergies renouvelables. Le coût des panneaux solaires aurait notamment baissé de 60% en deux ans.

 

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Le coût de production d'électricité par source d'énergies renouvelables baisse tous les ans, selon une étude rendue publique par l'Agence internationale des énergies renouvelables (Irena), allant contre l'idée reçue que les énergies propres sont trop coûteuses.

Selon cette étude d'Irena, publiée mercredi soir, les coûts relatifs à la production d'énergie par panneaux solaires (photovoltaïque) ont baissé de 60% au cours des deux dernières années. Le coût de production avec d'autres sources d'énergie renouvelable, dont le vent, l'énergie solaire concentrée, l'énergie par biomasse et l'hydroélectricité, est également en baisse, selon cette organisation basée à Abou Dhabi.


Idée reçue: les énergies renouvelables son trop chères

"L'une des (idées reçues) perpétuées par les lobbies industriels est que l'énergie renouvelable est trop chère", indique le directeur général d'Irena Adnane Amine. Mais "les coûts baissent énormément et cela va continuer dans l'avenir", a souligné M. Amine expliquant que la production d'électricité "est à présent compétitive avec beaucoup de technologies de carburants fossiles (....) traditionnelles".


Selon Dolf Gielen, directeur du Centre d'innovation et de technologie d'Irena, les investissements dans les énergies renouvelables ne sont plus un marché de niche mais représentent "la masse des investissements dans le domaine de la production d'énergie", représentant la moitié des nouvelles capacités dans le monde.

"Les marchés croissent très rapidement (...) et d'autres réductions de coût sont fort probables", a-t-il indiqué. Une deuxième étude d'Irena publiée mercredi a estimé que les énergies renouvelables vont créer au moins 4 millions d'emplois dans le seul secteur de l'électricité dans des zones rurales des pays en développement. Aujourd'hui, il y a 5 millions d'emplois dans le monde dans le secteur de l'énergie renouvelable et plus de 1,3 milliard de personnes, essentiellement en Afrique et en Asie, n'ont pas accès à l'électricité, selon Irena.


Fondée en 2009, Irena est une organisation intergouvernementale destinée à promouvoir l'utilisation de sources d'énergies renouvelables. Elle compte 155 Etats membres et son siège est à Abou Dhabi.

 

 


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Les livres scolaires de plus en plus verts

Publié le par Gerome

Shanghai Printing, un des principaux imprimeurs du pays, a lentement maturé une nouvelle technologie verte. La société a signé des contrats en masse avec des maisons d’édition pour offrir des manuels scolaires plus responsables à la rentrée scolaire 2012-2013.

 

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Des années d’études

En septembre 2012, un tiers des livres des écoliers de Shanghai sera imprimé avec des encres vertes. C’est le résultat de plusieurs années de recherche, d’expérimentation et de déploiement graduel de la part d’un des leaders nationaux de l’impression CSPGC.

Shanghai Printing a adapté le procédé de flexographie, répandu dans l’impression d’emballages, à l’édition scolaire. C’est la première fois que ce procédé permettant l’utilisation d’encres moins polluantes, est appliqué à l’édition en Chine.

Une avancée progressive

En 2010, un premier livre scolaire était imprimé avec ce procédé. Une dizaine de livres l’était à la rentrée 2011. En 2012, ce sont 11 maisons d’édition distribuant des manuels pour les élèves allant de l’école maternelle au lycée qui ont signé pour adopter ce procédé plus durable.

Un million de livres sera concerné, environ 30% des manuels seront écoulés à Shanghai avant la rentrée. Les acteurs du secteur pensent que la technologie aura conquis l’ensemble du marché d’ici un ou deux ans.

Une bonne nouvelle pour l’environnement et la santé des petits écoliers !

 

 


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Deux « super maïs » OGM tuant 6 ravageurs et résistant à deux herbicides…

Publié le par Gerome

Ca continue leurs manips du vivant…Et toujours autant de morts de faim, ce qui démontre bien que ce n’est pas fait pour sauver le monde de la famine.

 

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Deux grosses pointures chez les semenciers, Dow AgroScience et Syngenta, ont annoncé le 17 mai 2012 avoir signé un accord de licence pour commercialiser du maïs à plusieurs évènements transgéniques.

En empilant leurs transgènes dans une même lignée, les deux entreprises annoncent vouloir commercialiser deux maïs. Le premier, nommé Agrisure 3220, est modifié pour exprimer les protéines Vip3A, Cry1Ab et Cry1F afin de tuer le ver de l’épi de maïs (Helicoverpa / Heliothis zea), la pyrale (Ostrinia nubilalis), le ver gris occidental du haricot (Loxagrotis albicosta Smith) et le ver gris (Agrotis ipsilon Hufnagel).


Il disposera également d’une résistance aux herbicides à base de glyphosate et glufosinate. Le second, le maïs 3122, est modifié pour exprimer les protéines Cry1Ab, mCry3A, Cry34/35Ab1 et Cry1F pour tuer la pyrale, la chrysomèle du maïs, et résister également aux herbicides à base de glyphosate et de glufosinate.

Ces maïs sont donc conçus pour tuer différents insectes ravageurs. De tels empilements de transgènes permettent, selon les entreprises, de réduire la taille des zones refuges dans les champs de culture.

Les zones refuges sont des zones de culture au sein d’un champ de plantes génétiquement modifiées (PGM), cultivées avec des plantes non GM afin de diminuer l’exposition des insectes cibles aux toxines transgéniques et donc de limiter l’apparition de résistance.


Cette politique de réduction de la taille des zones refuges du fait de l’empilement de gènes a été remise en cause en 2011 par des scientifiques aux États-Unis.  

Cette année-là, un cas d’insectes résistants à la protéine Cry3Bb1 (protéine non présente dans les deux maïs de Dow AgroScience et Syngenta) avait amené 22 entomologistes à tirer la sonnette d’alarme auprès du gouvernement étatsunien afin d’éviter, tant qu’il est encore temps, d’importants problèmes agricoles.


Car pour ces scientifiques, « l’utilisation généralisée de maïs hybrides Bt dans des zones où cela ne se justifie pas économiquement, l’utilisation répétée d’hybrides exprimant la même toxine année après année, les violations des règles de mise en place de zones refuge et la disponibilité décroissante d’autres modes de gestion des parasites » sont autant de facteurs alarmants même si le cas de résistance ne concerne aujourd’hui qu’une seule espèce d’insectes.

 

 


Publié dans OGM j'en veux pas!

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La forêt amazonienne survivra-t-elle au boom économique brésilien ?

Publié le par Gerome

Du 20 au 22 juin se tiendra à Rio de Janeiro une nouvelle Conférence des Nations unies sur le développement durable. Sous fond de tensions entre le lobby environnementaliste et celui de l’agro-industrie, le Brésil doit jongler entre son souci de faire bonne figure sur le plan écologique et son processus inéluctable de développement économique.

 

A quelques jours de l’ouverture du très attendu sommet Rio+20 des Nations Unies sur les développement durable, le débat autour du « Nouveau Code Forestier » brésilien laisse les écologistes et les organisateurs du sommet perplexes quant à l’avenir de la forêt amazonienne.


Après plusieurs années d’âpres négociations et de tensions entre d’un côté le lobby environnementaliste (soutenu par la communauté internationale) et celui – non moins puissant – de l’agro-industrie (rappelons que ce secteur représente près du quart du PIB brésilien), c’est finalement un texte assez largement en faveur de ce dernier qui a été adopté par la chambre des députés en avril dernier. Le texte prévoyait en effet d’amnistier tous les propriétaires ruraux ayant déforesté jusqu’en juillet 2008 et de réduire très sensiblement les exigences de reboisement, considérées par le tenants de l’agro-business comme « improductives ».


Devant ce nouveau camouflet infligé aux environnementalistes, de nombreux acteurs de la société civile s’étaient mobilisés – notamment à travers les réseaux sociaux – pour exiger de la présidente Dilma Rousseff qu’elle tienne sa promesse électorale et appose son veto présidentiel à cette version de la loi qualifiée de « poison » par les milieux environnementalistes.


Après quinze jours d’interminables discussions, la chef de l’État a finalement fait usage de son précieux droit d’opposition, mais en partie seulement – sur 12 paragraphes-, puisqu’elle a tout de même signé le texte controversé. Et si Dilma Rousseff a remis en question le principe d’amnistie générale, beaucoup considèrent sa signature comme « un retour en arrière écologique » considérable, qui fait tâche à quelques jours de la tenue, à Rio de Janeiro, de la conférence de l’ONU.

C’est d’ailleurs en cette conférence mondiale que les écologistes brésiliens fondent maintenant leurs derniers espoirs.


« Rio+20 pourrait constituer le début d’une nouvelle étape une fois que l’on admettra que l’agro-business brésilien est fondé sur un modèle productif insoutenable à long terme, fondé sur la déforestation et des modes de productions sales. On pourrait imaginer qu’une série de mesures de restrictions et de barrières commerciales soit adoptées afin que le Brésil revoie sa position en ce sens », affirme Kenzo Ferreira spécialiste en politiques publiques de WWF au Brésil.

 

Si l’adoption de telles mesures semble peu probable tant les conférences internationales peinent à mettre en œuvre de réelles mesures coercitives, ce sommet sur son sol tombe véritablement mal pour le gouvernement brésilien. N’oublions pas qu’après avoir été amplement décrié, le Brésil fait aujourd’hui figure de « bon élève » écologique, notamment du fait de la drastique réduction de son niveau de déforestation, passé de 27.772 km² en 2004 à 7.464 km² en 2009. Un statut que le géant sud-américain souhaite malgré tout préserver, comme en témoignent ces « 12 vetos » de Dilma Rousseff.


Des vetos qui pour certains s’apparentent plus à une opération de communication gouvernementale qu’à une véritable volonté politique environnementale, et qui symbolisent à eux-seuls toute l’ambiguïté d’un Brésil soucieux de faire bonne figure sur le plan écologique, mais également engagé dans un inéluctable processus de développement économique.

 

 

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Australie: La grande barrière de corail menacée par le boom de l'exploitation minière

Publié le par Gerome

L'Unesco a exhorté samedi l'Australie à prendre des mesures urgentes pour protéger la Grande barrière de corail du boom de l'exploitation minière et du gaz, menaçant de l'ajouter à la liste des sites «en danger» du patrimoine de l'humanité. La plus grande barrière de corail du monde n'est pas encore suffisamment touchée pour être déclarée en danger, mais l'Unesco estime que le nombre et l'importance des projets, y compris ceux concernant le gaz naturel liquéfié (LGN), de tourisme et l'exploitation minière représentent une réelle menace.

 

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Vers un déclassement du site par l’Unesco?


Le comité a menacé de classer le site «en danger» si certains des plus grands projets n'étaient pas abandonnés, accordant huit mois à l'Australie pour adopter une charte de développement plus soutenable. L'Australie a lancé un programme d'investissements sans précédent dans l'exploitation des ressources énergétiques pour répondre à la demande croissante de l'Asie, avec un projet de pipeline de 450 milliards de dollars australiens (435 milliards de dollars).


Le ministre australien de l'environnement Tony Burke a reconnu que la barrière de corail était exposée «aux risques du changement climatique et à l'impact du développement côtier» et que Canberra en était «tout à fait conscient». «Malgré la complexité de ces questions, nous sommes déterminés à y faire face en prenant une série de dispositions sur la côte et l'environnement marin», a ajouté Tony Burke. Campbell Newman, le Premier ministre de l'Etat du Queensland, qui est localement responsable de la barrière, a rappelé lui que sa région vivait de l'exploitation du charbon et qu'il n'était pas question de mettre en danger l'avenir économique du Queensland mais qu'il protégerait l'environnement.


Une «honte nationale»


Les défenseurs de l'environnement ont appelé à une prise de conscience du gouvernement, l'Australian Conservation Foundation (ACF) considérant que le risque d'être épinglé par l'Unesco serait une «honte nationale» pour le pays. Une mission de l'Unesco venue en mars estimer l'impact du projet d'exploitation de gaz naturel sur l'île Curtis a conclu à des conséquences sérieuses pour l'environnement du boom «sans précédent» du développement minier. Le port de Gladstone --un hub pour l'exportation du charbon vers le Japon, l'Inde, la Corée du nord et la Chine-- a entrepris d'énormes travaux d'expansion qui selon les défenseurs de l'environnement, détruisent la vie marine.


L'Unesco a estimé que les mesures environnementales prises par le gouvernement à Gladstone et sur l'île Curtis, avec un projet de LNG visant une production annuelle de 12 millions de tonnes, étaient nettement insuffisantes pour protéger le récif. Tony Burke a admis qu'il y avait des «décisions significatives» à prendre concernant l'avenir de la barrière de corail, mais a rappelé que certains projets inquiétant l'Unesco avaient été revus à la baisse depuis leur visite.

 

 


Publié dans Pollution

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