Des députés britanniques appellent le Brésil à sauver la tribu la plus menacée au monde

Publié le par Gerome

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Plusieurs personnalités politiques britanniques ont appelé le Brésil à se porter au secours des Awá en endiguant l’invasion et la déforestation illégale de leur territoire.

Exprimant leur ‘préoccupation’ et leur ‘inquiétude’ devant le Parlement britannique, les députés ont déclaré que le gouvernement brésilien devait prendre des mesures avant que les Awá ne soient amenés à disparaître.

Dans une motion parlementaire, les députés ‘exhortent [le Brésil] à mettre un terme à l’exploitation forestière illégale et à faire cesser les invasions du territoire awá’.

Les Awá, qui ne sont plus que 460, vivent dans l’Etat du Maranhão, au nord-est du Brésil. Chasseurs-cueilleurs nomades, ils dépendent étroitement de la forêt pour leur survie. Le taux de déforestation de leur territoire est beaucoup plus élevé que celui des autres territoires indigènes d’Amazonie.

‘Les bûcherons détruisent tout notre territoire… C’est une terre indienne… Je suis en colère, très en colère contre les bûcherons. Il n’y a plus de gibier et mes enfants ont faim’, a dénoncé un Awá.
Depuis que Survival a lancé sa campagne en faveur des Awá, une enquête sur la déforestation illégale a été ordonnée et la FUNAI, le département des affaires indigènes du gouvernement brésilien, s’est engagée à traiter le cas des Awá en priorité.

Cependant, malgré de telles promesses, des milliers de bûcherons clandestins opèrent encore dans la région, et le début de la saison sèche, propice à la déforestation, fait naître de nouvelles craintes.

Les Awá appellent le ministre brésilien de la Justice à prendre davantage de mesures pour protéger leurs territoires qui, bien que reconnus légalement, continuent d’être ravagés par la déforestation.

 

 


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Les pesticides illégaux envahissent nos cultures

Publié le par Gerome

La France est victime d’un nouveau genre de trafic : celui des pesticides ! Un business juteux bien rodé dont les agriculteurs ne soupçonnent par toujours l’existence.

 

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 La France championne d’Europe… dans l’utilisation de produits phytosanitaires ! Pas étonnant donc qu’elle soit le lieu idéal d’installation d’un trafic de pesticides, un business criminel estimé entre 100 et 200 milliards par an. Les agriculteurs seraient attirés par des prix alléchants (5 à 10% moins chers), sans systématiquement connaitre la provenance et des caractéristiques des produits.

Dans l’Hexagone, le taux de pesticides illégaux est estimé entre 5% et 10% du marché européen, mais Jean-Charles Bocquet, directeur général de l’UIPP (Union des industries de la protection des plantes), explique au Parisien que « dans certaines régions comme le Sud-Est, le taux de fraude peut atteindre 20 à 25% ! Ce phénomène touche les cultures maraîchères, l’arboriculture et les vignes. »

Des risques sanitaires et écologiques

Les composés toxiques comme le métolachlore (désherbant), la simazine (herbicide), et autres oxadixyl (insecticide), sont de véritables poisons pour l’environnement, les cultures, et le consommateur. L’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée et Corse a ainsi établi dans son rapport sur la qualité des eaux que 60% des rivières et 45% des nappes phréatiques du quart sud-est de la France sont polluées par 6 pesticides interdits depuis 2003 !

Comme souvent, c’est par manque de réelle sanction pénale que ces trafics se développent. La contrefaçon n’est punie que de 3 ans d’emprisonnement et de 300 000 € d’amende, alors que, parallèlement, l’Oclaesp* a récemment saisi 80 tonnes de pesticides non homologués d’une valeur marchande de 3 millions d’euros.

 

 


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Le Cruiser interdit, son producteur saisit la justice

Publié le par Gerome

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La France a annoncé vendredi l'interdiction du pesticide Cruiser OSR, soupçonné de contribuer au déclin des abeilles, une mesure saluée par des associations écologistes mais contestée par la société productrice Syngenta, qui saisit la justice.


Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, a décidé de retirer l'autorisation de mise sur le marché du Cruiser OSR, utilisé pour l'enrobage des semences de colza, à la suite d'un rapport de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses), qui évoque des risques pour les abeilles.

"Il faut avoir la volonté de porter le débat à l'échelle européenne pour essayer de le faire avancer. C'est un vrai sujet", a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse, soulignant qu'un avis négatif des autorités européennes ne modifierait pas son choix.


La France est le premier pays à interdire ce produit en Europe, mais plusieurs pays mèneraient des réflexions sur l'interdiction de pesticides.

Interrogée par Reuters, la nouvelle ministre de l'Ecologie Delphine Batho a jugé cette décision très positive.

"C'est l'application du principe de précaution au regard des informations sur la dangerosité de ce produit. Donc, c'est une décision qui est un signal fort", a-t-elle déclaré.


Les producteurs ont désormais l'interdiction d'utiliser des semences contenant du Cruiser OSR pour le colza, dont la période des semis va débuter au mois d'août.

La société suisse Syngenta, qui produit et commercialise ce produit, a annoncé son intention de contester cette décision en procédure d'urgence, avec l'espoir de la faire annuler avant la fin de l'été.

"Nous considérons que c'est une décision pénalisante pour l'agriculture française, qui utilise comme seul argument une seule expérience non-validée et très éloignée de la pratique", a déclaré Laurent Péron, directeur de la communication de Syngenta en France.


"On va déposer dans de très brefs délais un recours en référé-suspension devant le tribunal administratif", a-t-il ajouté.

Près de la moitié de la surface de colza cultivé en France est traitée au Cruiser OS, selon la société.

 

"CE N'EST QU'UN DÉBUT"


"Le colza, c'est la première plante butinée par les abeilles (...). Donc c'est une très bonne nouvelle, mais ce n'est qu'un début", a dit à Reuters Benoît Hartmann, porte-parole de France Nature Environnement, une fédération qui regroupe 3.000 associations environnementales.

D'autres versions du Cruiser, qui existe notamment pour le maïs, ne sont pas concernées par cette interdiction et devraient être elles aussi évaluées afin de protéger totalement les abeilles, selon France Nature Environnement.

Les populations d'abeilles ont fortement et mystérieusement décliné ces dernières années dans le monde, un phénomène déstabilisant pour l'écosystème qui a renforcé les critiques contre l'utilisation massive des pesticides.


Le rapport de l'Anses avait fait état en juin d'effets néfastes du Cruiser OSR sur ces espèces, notamment sur leur capacité à s'orienter et à retrouver leur ruche.

Le ministère de l'Agriculture avait alors souligné que les abeilles sont indispensables pour 80% des plantes cultivées.

Interrogé sur l'impact possible des pesticides sur la santé humaine, Stéphane Le Foll a estimé que d'autres produits que le Cruiser suscitaient des interrogations et qu'une réflexion sur les modèles de production devait être menée.

 

 


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Le Gabon ne laissera aucune chance aux braconniers

Publié le par Gerome

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Un message on ne peut plus ferme leur a été envoyé.

Les stocks de défenses d’éléphants confisqués et détenus par le Gabon sont littéralement partis en fumée. Afin de marquer l’engagement du pays dans la lutte contre le braconnage illégal, qui décime l’écosystème local, le président gabonais Ali Bongo a allumé un bûcher d’ivoire à Libreville, la capitale.


C’est un stock de 4 825 kg d’ivoire qui a été détruit par les flammes, comprenant notamment 1 293 pièces de matières brutes, principalement des défenses. « Le Gabon a une politique de tolérance zéro envers les crimes contre la faune et nous mettons en place des institutions ainsi que des lois pour s’assurer que cette politique soit appliquée », a déclaré M. Bongo, cité par nos confrères du Guardian et mieux placé que quiconque pour savoir que cette initiative constitue un symbole fort de la lutte pour la sauvegarde de l’éléphant.

 

Grande première en Afrique Centrale, elle a été saluée par le WWF, qui par la voix de Stefanie Conrad, du programme régional d’Afrique Centrale de l’ONG, rappelle que « livoire d’origine illégale ou de provenance inconnue ne peut être vendu légalement au niveau international ». « Le Gabon a agi louablement en décidant de mettre son ivoire hors état d’utilisation », a-t-elle estimé. Il est vrai que 2011 a été une année catastrophique en termes de braconnage et que les stocks d’ivoires confisqués par les gouvernements d’Afrique ont étrangement disparu pour se retrouver au marché noir asiatique.


Ce bûcher illustre également l’accord signé par dix pays d’Afrique centrale dont le Tchad, le Cameroun et la Centrafrique pour mieux combattre internationalement le braconnage dans cette région du globe. On attend maintenant qu’il soit suivi d’avancées concrètes.

 

 


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Une journée végétarienne par semaine, c’est bon pour la planète

Publié le par Gerome

L'association Bioconsomacteurs nous incite à nous passer de viande une fois par semaine afin de réduire notre impact écologique.

 

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Pourquoi ?

La fabrication de produits animaux a un coût élevé (le prix en est la preuve !). Produire 1 kg de viande de bœuf nécessite 7 kg de protéagineux (soja, fèves, lentilles, pois…). Consommer directement des protéines d’origine végétale au lieu d’animaux qui les consomment permettrait donc de nourrir 7 fois plus d’humains !


Pourtant, l’élevage continue son développement, avec 1,3 milliard d’animaux élevés et abattus en France. Symbole de réussite sociale, la consommation de viande a augmenté de 60% depuis 50 ans en Europe et prend des proportions vertigineuses dans les pays en développement. Au rythme de la croissance démographique mondiale, elle pourrait avoir doublé d’ici 2050. L’élevage est l’activité humaine la plus productrice de GES (gaz à effet de serre).

 

D’après la FAO (organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), la consommation de viande et de poisson représente 18% des émissions, soit plus que les transports.

 

 


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